06 septembre 2010
Ysokras premier

19:42 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (8)
05 septembre 2010
Semaine du Commerce Equitable

22:59 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)
03 septembre 2010
Luc Genot

15:16 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)
30 août 2010
J'ai planté des antennes
J'ai planté des antennes pour te rejoindre et te toucher et si possible te parler en secret, je voulais envoyer mes messages au large, mes messages aux astres à la périphérie de toutes ces vibrantes vies qui se croisent et se décroisent et se défient dans des connexions infinies.
Je voulais m'envoler comme un grand oiseau blanc, souriant, est-ce que les oiseaux blancs sourient parfois ou bien de temps en temps?
Je voulais, à force de dire, me perdre dans le dédale des voeux secrets qu'on a oubliés de réaliser et qui reviennent intenses, tenaces et denses, sortis des alambics magiques que sont ces sortes de fleurs sauvages rares et plus puissantes et plus fortes encore que le curare, ce poison violent dont je voudrais retourner définitivement la peau.
J'aurais aimé parfumer vos vies, j'aurais voulu être un parfumeur textuel, tremper ma parlure dans un bain d'algues vertes en provenance de la mer des sargasses, j'aurais aimé être sagace, polyglotte et troglodyte, j'aurais aimé être un turboréacteur à double flux équipé d'un silencieux pacifique.
J'aurais aimé être un parfum tendre qui donne envie d'aimer à pierre fendre.
Julos lundi 2 août 2010 TLG 7h54 du matin
15:09 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)
12 août 2010
Yasmine
Elle s'appelle Yasmine
Elle va juste sur ses 6 ans,
Elle entend son papa raper, raper tout le temps
Dans le ventre de sa maman
Elle tendait l’oreille pour écouter
Pour écouter, pour écouter pour écouter
son papa raper raper raper raper
Elle connaît par coeur tout ce qu’il chante, tout ce qu’il écrit
Elle zonzonne des chansons qu’elle a elle-même inventées
Et quand elle les chante à son papa
C’est juste pour l’inspirer
Yasmine est la muse de Manza
Elle s’amuse à jouer de sa p’tite voix
Manza l’écoute
Quand tu ne seras plus une gamine
quand tu ne seras plus une gamine, Yasmine
Que veux-tu devenir? Que veux-tu devenir?
Je serai une rapeuse comme toi mon papa
Quand je serai grande c’est ça que je fera
Longue, longue vie à la muse de Manza.
« Ma fleur au bout du fil »
Un seul de tes sourires suffit à faire éclater tous mes verrous
Jusqu’au bout de moi-même, tu resteras mon petit bout que j’aime
Et ce, même si après coups, les jours défilent trop flous
Et ne se ressemblent plus du tout…
Au bout du compte, c’est tout de même,
La fin d’un tout qui a justifié tous ces comptes à rebours entre nous-mêmes
Et je t’avoue quand même qu’un week-end sur deux à tes côtés
Ça malmène tellement que j’en vois trop vite venir le bout,
Désormais y’a comme un trop peu de toi dans mon beaucoup…
C’est vrai, tout va trop vite,
Depuis que leurs lois ont décidé de nos rendez-vous !
Et comme pour réussir à joindre nos deux bouts
J’ai plus qu’un numéro de portable, un tas de dessins et des mots doux…
À l’intérieur de mes remous, un peu de partout,
Ça pleure de toi, esquisse un sourire malgré tout,
Quand tu t en vas…
Au diable les calendriers,
Un week-end sur deux, je te vis et même pas à moitié
Alors qu’en vérité, t’es bien plus que ma moitié.
Carrément le continent de mes îles à en oublier
Même que je marche sur des bouts de fil
En fait, suffit que je te vois battre des cils
Et d’un coup de fil, je me sens battre des ailes
De cime en cimes, de ciel en ciel, comme côte à côte avec Jibril
Possible que pour elle ou il, tout ça parait si puéril
Mais divorcer m’a comme projeté à mille bornes de toi
Alors qu’on vit pourtant dans la même ville
Même si c’est plus vraiment sous le même toit…
Ma foi, j’encaisse la sentence, rase les murs de ma souffrance
Comme pour ne pas que transparaissent les fissures de ma détresse
Laissées par ton absence en mes labyrinthes de forteresses…
À chaque visage d’enfant que je croise,
le manque de toi m’écrase
Y’a que dans tes flammes, que ma joie s’embrase…
Et quand apparaît le dimanche soir où tu repars,
Même en mes phares, je fais que broyer du noir,
Même mon appart se remplit de vide
Vas savoir, même mon chez moi semble avoir besoin de toi,
Lui aussi se vide de vie, « Allo, ma fille ?»
Je veux qu’on me laisse tranquille !
Quand j’ai ma fleur au bout du fil…
En gros, c’est 6 jours par mois que je te vis quasi « volatile »
Et encore moins que du temps partiel,
J’ai trop de peine de ne pas voir assez tes jolies prunelles
J’aimerai tant que le ciel me tombe sur la tête
Pourvu que me prières parviennent au plus vite à l’Eternel…
Grâce auquel tu es parce que je suis plus que ton paternel
Ce qui nous lie, des liens comme soudés par un alliage sempiternel…
Refrain :
Y’a pas d’avocat pour le parti des larmes,
Et pour leurre, un jardinier pleure sa plus belle fleur
Quand t’es plus là, sur le toit de mon cœur
Il neige des flocons de sans toi…
C’est dans mes silences que je t’entends à tout va,
Et le reste du temps au bout du fil,
Dans tes pétales d’éclats, je me noie,
Ma fleur au bout du fil, ça reste toi…
Manza
10:23 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)
02 août 2010
Herbert Rolland
Loulou et moi, nous avons vécu avec Nicole et toi les débuts du théâtre de la Vie que vous aviez inventé tous les deux.
" Avoir su! " comme on dit chez nous.
Julos
le 2 août 2010 à Tourinnes-la-Grosse
17:17 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)
Arbritude
Il a tant de choses à dire le vent, il lui faut des arbres pour parler car il n’a ni langue ni palais, ni dents, le vent, alors il souffle dans les arbres ses injures, ses hurlements face aux comportements guerriers de certaines gens, parfois il déracine, il n’a pas de discernement, le vent.
Ne parlez pas trop fort, il ne faut pas réveiller le vent.
Julos
15:02 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)
18 juin 2010
Colombie
Pourquoi les multinationales détruisent-elles les forêts ? Pour installer sur ces sols fertiles des cultures intensives qui rapportent vite et beaucoup. Et comment s’emparent-elles de ces terres ? Par des méthodes abominables. Des firmes présentes dans nos supermarchés européens se rendent coupables de crimes contre l’humanité…
Ainsi, la firme Del Monte a pratiqué illégalement l’agrobusiness du bananier sur vingt-deux mille hectares dans les hameaux de la Balsa, San José Varsova et Bendito Bocachica. Pour déplacer les populations qui occupaient ces terres, elle a recouru à des milices privées. Les ‘paramilitaires’ comme on dit, ont chassé deux mille cinq cent Afro-Colombiens. Durant cette Opération Genesis, ils ont torturé, fait disparaître et exécuté plus de 85 civils de cette communauté. Afin de semer la terreur, ils ont égorgé Marino López Mena, puis ont joué au football avec sa tête devant la communauté. Les victimes ont été enterrées dans des fosses communes.
Comment élimine-t-on les arbres ? Grâce à la dispersion aérienne de l’herbicide Round-Up Ultra de Monsanto. La firme est également accusée d’avoir affamé les civils comme méthode de combat et d’avoir attaqué des biens indispensables à la survie de la population civile : produits alimentaires, récoltes, bétail, réserves d'eau potable et travaux d’irrigation. En vendant au gouvernement colombien des substances toxiques souvent utilisées comme arme de guerre, Monsanto est devenue complice d'une guerre chimique contre la population civile.
Depuis 1984, un programme massif d'éradication de cultures a été la stratégie principale du Plan Colombia exécuté par l'Etat colombien et les Etats-Unis. En effet, 80% des ressources naturelles (eau, minerais, pétrole, biodiversité) sont concentrées sur les 27% du territoire détenus en propriété collective inaliénable par les indigènes.
« Ils entrent en coupant des têtes »
Le Tribunal des Peuples a été créé par diverses personnalités européennes. En mars 2007, il a tenu une session en Colombie pour écouter les témoignages de la population : « Ils entrent en coupant des têtes, en torturant pour qu'ils puissent eux, garder les terres et exécuter leur macro-projet. Ils nous disent de nous en aller. Qu'ils ont besoin, eux, de la terre nettoyée pour combattre la guérilla, mais la guérilla n'est pas là. »
Durant les quatre premières années de la présidence Uribe (2002-2006), 1.190 indigènes, dont de nombreux leaders communautaires, ont été assassinés, indique l’Organisation nationale indigène de Colombie. Selon Amnesty, deux tiers des trois millions de Colombiens déplacés de force l’ont été pour libérer des terres situées dans des zones minières ou à fort potentiel agricole.
A elle seule, la Colombie compte plus de 90% des assassinats de syndicalistes commis dans le monde. Ces quinze dernières années, Amnesty a recensé « 2.245 homicides, 3.400 menaces et 138 disparitions forcées à l’encontre de syndicalistes. Dans plus de 90% des cas, les responsables n’ont pas été jugés. En 2005, environ 49% des violations de droits humains envers des syndicalistes furent l’œuvre des paramilitaires, et 43% directement par les forces de sécurité. »
La guerre en Colombie n’est pas une guerre contre les guérilleros des FARC. C’est d’abord une guerre contre la population. Pour la chasser de ses terres convoitées avec frénésie par les multinationales. Le Tribunal des Peuples en a rassemblé les preuves.
Les multinationales sont-elles compatibles avec l’avenir de l’Amazonie ?
Ce n’est pas un hasard si cette exploitation sauvage de l’Amazonie s’accompagne de crimes aussi graves. Le « modèle » économique que les multinationales prétendent imposer à cette région est en complète contradiction avec des valeurs essentielles : la survie des populations locales, la souveraineté alimentaire de ces pays, la préservation du poumon de notre planète et la démocratie tout simplement.
Le Tribunal a aussi établi l’impact de la destruction de la Nature : « Des preuves apportées au Tribunal, il résulte que les politiques favorisées et imposées par l'Etat colombien attentent gravement contre la biodiversité agricole et forestière sauvegardée de manière durable pendant des siècles par les communautés indigènes, afro-colombiennes et paysannes. Le déplacement de populations indigènes, afro-colombiennes et paysannes implique la perte d’espèces et de variétés biologiques mais aussi la disparition des savoirs traditionnels qui leur sont associés. L'expulsion des communautés traditionnelles et la substitution de monocultures industrielles à l'agriculture de subsistance affectent la souveraineté alimentaire locale et nationale. L'application massive et indiscriminée d'herbicides a des conséquences sur la destruction des forêts et des cultures ainsi que de la faune associée. L'implantation de monocultures de bananier, pin, eucalyptus, cyprès et palme africaine substitue des déserts verts d'une seule espèce à des écosystèmes d’une énorme biodiversité. L'application massive de plaguicides dans les monocultures affecte les quelques espèces animales qui réussissent à survivre dans les monocultures. Le volume de produits agrochimiques utilisés affecte aussi les ressources hydriques, ce qui produit un impact sur la santé des populations locales, de la flore et de la faune associées aux fleuves, ruisseaux, lagunes et terrains humides. »
Une paysanne colombienne exprime bien l’étranglement: « La palme africaine est engraissée par le sang de nos frères, de nos amis et de nos familles... Nous n'avons pas où travailler car le territoire est couvert de palmiers. » De plus, les pratiques commerciales de Monsanto, en imposant le monopole de ses produits biologiquement modifiés, entraîne l'extinction de semences utilisées de façon ancestrale par les populations indigènes, afro-colombiennes et paysannes. La culture du maïs fait partie de l’univers culturel des populations traditionnelles et la maîtrise des techniques de production est une des expressions de leur identité en tant que peuples, en plus d'être un facteur qui garantit leur autonomie.
L’Etat colombien se comporte avec férocité, quels que soient les présidents successifs. Mais il n’agit pas pour son compte propre. Il s’agit plutôt de la guerre de son ‘parrain’. Les Etats-Unis sont tellement intéressés par ces richesses amazoniennes (et par le contrôle du canal de Panama) qu’ils ont investi dans ce pays trois milliards de dollars d’aide militaire (en six années à peine), huit cent ‘conseillers’ militaires, une dizaine de bases et des milliers de mercenaires payés par divers organismes US.[6] La Colombie est numéro trois, après Israël et l’Egypte, sur la liste des pays qui reçoivent les subsides militaires de Washington.
Le plus grave, c’est que cette sale guerre menée en Colombie par les Etats-Unis et leurs multinationales n’est pas un phénomène isolé. Elle préfigure, elle annonce la militarisation de la bataille pour les ressources naturelles, qui pourrait frapper d’autres pays d’Amérique Latine…
Michel Collon

RIO BOBONAZO près de Sarayacu
21:00 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)
13 juin 2010
Julos au Théâtre de la Vie - 21 juin

Atelier Théâtre de la Vie
Témoins de notre temps
Inauguré lors de la saison 2006-2007,
le cycle "Témoins de notre temps" accueille:
Julos Beaucarne et Sophie Creuz
pour un dialogue avec le public le
21 juin 2010 à 20h15
Tél : 02 219 60 06
Mesdames et messieurs je m'appelle Julos, toute ressemblance avec des personnages ayant déjà vécu est purement fortuite. Je vis en compagnie de 6 milliards et demi de femmes et d'hommes, j'espère que je n'ai oublié personne, à bord du vaisseau spatial "Terre" à Tourinnes-la-Grosse, longitude 4° 44' 55'', latitude 50 ° 46' 45" en brabant Wallonie, Belgique. Les rayons du soleil (quand il y en a) mettent 8 minutes pour me parvenir... Voilà, vous savez presque tout sur moi maintenant.
Je pense qu'autant de fois les autres sont, autant de fois je ne suis et en même temps, autant de fois je suis. Nous sommes faits, vous et moi, chacun, chacune, de la même matière que l'univers. Chaque personne est l'univers lui-même, en son entier, aussi mon histoire est-elle aussi l'histoire de l'univers en son entier, avec et y compris l'alpha du centaure, le "W" du Cassiopée : la constellation des wallons et la grande et la petite Ourse et la constellation d'Orion et la pléiade et tous les astres et les astéroïdes qui traversent allègrement le ciel, l'univers et le mégavers au-delà même de l'univers. J'ai conscience que je ne suis rien et qu' en même temps, je suis tout.
Je suis très heureux d'être vous et très content d'être moi. Je suis très content de faire partie du grand tout. Nous avons vous et moi commencé au commencement des mondes et nous finirons à la fin des mondes, à moins qu'il n'y ait point de fin. Peut-être aussi qu'il n'y a pas eu de commencement, voyez-vous... Je suis en même temps très content d'être vous et très content d'être moi, je crois que plus vous serez "vous-même", plus je serai moi.
Chaque personne par sa présence sur terre nous apprend un fragment du grand univers, personne n'est plus grand ni plus large que l'autre, ni plus petit. Nous sommes nés chacun, chacune d'une femme et à notre naissance nous avons reçu une feuille de route particulière à suivre. Cette route est unique, c'est notre route personnelle, c'est notre tâche unique, celle dans laquelle nous allons nous réaliser totalement et qui est ancrée en nous depuis notre naissance, ancrée en nous peut-être depuis le commencement des mondes...
Si nous ne suivons pas notre propre route, nous sentons que nous manquons notre vie, que nous sommes à côté de ce que nous devons faire, nous devenons faibles, malades, nous sentons bien que nous ne nous accomplissons pas car en plus le monde autour de nous essaie perpétuellement de nous distraire de notre propre route. Si chacun révélait aux autres ce pourquoi il est né, le plan général serait un succès. La création de chacun pourrait aider tout le monde. Mais en général, on essaie de détourner chaque personne d'elle-même afin qu'elle achète ceci ou cela. Chacun n'est rien et en même temps chacun se trouve être tout et être le tout.
Je suis fait de 500 milliards de cellules, excusez du trop... J'essaie chaque matin de saluer chacune de mes 500 milliards de cellules mais ce n'est pas de tout repos, il faut se lever tôt. Je suis très content d'être vous et d'être tous les gens de tout partout, nous faisons tous et toutes partie du grand tout.
Si l'on fait du mal à une seule personne du monde, si on l'humilie, si on la frappe, si on la tue, on tue toute l'humanité : tout est répercuté.
Je voudrais vous en dire plus mais j'ai beau penser 800 mots à la minute, je ne peux en dire physiquement que 135 à la minute. Le commencement de chacun n'est pas le jour et l'heure où il est né, il est peut-être né quand l' univers est né. Au moment où nous naissons, nous avons peut-être déjà beaucoup vécu et voyagé dans l'espace. Contrairement à ce que l'on croit, Gagarine n'est peut-être pas le premier homme de l'espace... Notre apprentissage prend naissance au commencement des mondes et continue jusqu'au bout de l'éternité, mais comme l'éternité n'a point de bout ni de fin nous ne finirons jamais. "L'homme est la mémoire de l'univers". La mort physique, c'est peut-être passer dans une autre état de conscience et qui sait, ainsi, gagner la haute mer de nous-mêmes... connaître un autre état de conscience - à moins que les guerres et les conflits nous empêchent d'aller au bout de notre propre trajectoire, comme ces étoiles filantes qui sont lancées à la vitesse grand V dans le ciel et éclairent subitement la nuit et disparaissent dans l'obscurité.
Il paraît qu'on s'exprime 7 % par les mots, 37 % par la façon dont on les dit et 56% par le corps.
Nous avons tous et toutes 211 os creux et mon vélo MBK est fait de 1500 pièces. Je suis équipé de 455 muscles ; lorsque je souris, je fais travailler 17 muscles. Le sourire est un remède à beaucoup de maladies et à beaucoup de conflits.
Je me présente devant vous ce soir et vous constaterez que mon altitude, le point culminant "du pays de mon corps" s'élève à 1m54 et mon envergure est de 1m70. Je fais de la musique avec 6 notes et pour écrire, je dispose d'un alphabet de 26 lettres.
Je crois que la vie de chacun est un roman qu'il ne doit même pas de se donner la peine d'écrire. A chaque seconde nous jouons notre rôle dans une pièce de théâtre, cette pièce dont nous sommes l'auteur ou l'auteure, à notre corps défendant.
Pour la pièce que je joue depuis plus de septante ans (je vais en effet sur mes septante quatre ans, excusez du trop), pour mon entrée en scène, vous saurez qu'on a frappé les 3 coups à Bruxelles, au square Marie-Louise le 27 juin 1936, à 9 heures du matin. Ma mère s'appelait Angèle Varlet, elle était originaire de 7090 Steenkerque, près de Braine-le-Comte. Je suis le seul enfant à être sorti d'elle ce jour-là mais ma sœur et mon frère avaient préparé le chemin avant moi. Je ne sais quand ma pièce se terminera, ni s'il y aura des prolongations, si c'est demain, après-demain ou dans 100 ans que je prendrai le chemin des étoiles filantes, qu'en sais-je? Qu'en sait-on ? En attendant j'aimerais être heureux jusqu'au bout de mes cheveux qui sont les dernières ramifications de mon arbre circulatoire. J'ai appris récemment que le diamètre de chacun de mes cheveux était de 50.000 nanomètres (un nanomètre ou bien "MN", c'est un milliardième de mètre - vous ne le saviez pas, j'en étais sûr, il faut vraiment tout vous dire !). Je crois qu'il faut sortir voir du monde... A ce propos, merci d'être venu au Théâtre de la Vie ce soir.
Julos Beaucarne
07:46 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (7)




