30 août 2007

Ce vendredi 31 août: clôture du Festival Scènes à Seneffe

  

Discours de Fadila Laanan
 

La deuxième raison de ma présence ici, c’est la présence d’un autre artiste: Julos Beaucarne. Un jeune septuagénaire qui s’est offert une cantate pour son anniversaire, avec laquelle le festival clôture sa saison 2007. Julos Beaucarne  n’est pas seulement poète, auteur, compositeur, interprète, c’est aussi un artiste aux convictions vissées au corps et au coeur, par lesquelles, il a acquis un statut international en restant ce qu’il est. En parlant d’où il est. Je dirais pour faire simple, qu’il a été qu’il reste, une chance et une figure de la grande francophonie tout en étant un emblème de la Wallonie. A côté de cela c’est un humain au milieu de tous les autres. Il revendique pour chacun une place: une vraie place, sa place, toute la place. Les artistes sont là pour ça: pour apprécier les choses et les êtres à leur juste valeur. Ils font du sens avec des sensations. C’est pour cette raison qu’ils sont des êtres indispensables. Je voudrais terminer en citant Julos Beaucarne. Un homme qui symbolise aussi la figure du pardon, et ce n’est pas la moindre. Dans une univers aux tournures inquiétantes, où les mots: tendresse, intelligence, sensibilité, passent souvent pour “des gros mots”, à une époque où le cynisme est triomphant, Julos Beaucarne a osé écrire et dire à tous, dans des circonstances terrifiantes: ”Je pense de toutes mes forces qu’il faut s’aimer à tort et à travers”.

C’était il y a longtemps. Et Julos est là. Intact. Fidèle. Présent et neuf. Cet homme est un phénix et il vaut bien une cantate.

 

 

 


Soirée exceptionnelle de clôture du Festival Scènes à Seneffe
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Cantate profane autour de textes de chansons de Julos Beaucarne
à l'Orangerie du Château

 

Par Pierre BODSON (chanteur), Séverine DELFORGE (chanteuse), Éric PARISIS (récitant),
Henri WELLENS (directeur d’orchestre), Caridad GALINDO (piano), Christine DEBAISIEUX (flûte),
Camille DOORE (basse), Philippe PERREAUX (synthétiseur),le chœur Nuovo Marco et le chœur de Boendael
Mise en scène : Bambina LIBERATORE Scénographie : Valérie LECLERCQ
Arrangements musicaux : Norbert OTT et Philippe PERREAUX

En parcourant l'œuvre du poète, nous avons rassemblé des textes, des poèmes et des chansons en une cantate que nous avons intitulée File-moi un fil. L'argument de cette œuvre développe les thèmes chers à Julos Beauucarne : la protection de notre environnement et la défense des valeurs humaines, d'accueil, de fraternité et d'amour, le tout servi par la poésie tendre du compositeur-parolier.

Les chœurs de Boendael d'Ixelles et du Nuovo Marco d'Uccle ont choisi de s'entourer de musiciens, de solistes, de comédiens et d'autres professionnels confirmés du monde du spectacle, pour donner à leur prestation tout l'éclat auquel ils aspiraient.

Au cœur du spectacle, la Terre et l'Humain pour une prestation vivante et lumineuse.


RESERVATIONS

http://www.theatrepoeme.be/Accueil/seneffeaccueil.htm

Tarif unique pour cette représentation de 15,00€

10:52 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Le spectacle hier...tout en douceur... et bien plus.... un des rêves de Julos réalisé. Depuis le temps qu'il nous dit "« Je rêve d'un concert que je donnerais, où je pourrais me taire pendant deux heures... ».«...je rêve de me taire et de passer mon temps à vous écouter vous raconter ... Je rêve de m'asseoir dans les fauteuils de tout le monde, ».... Julos s'est assis au premier rang pour écouter ses paroles et sa musique interprétées dans cette cantate orchestrée de mains de maître. C'était bien plus qu'un spectacle, il s'agissait d'un hommage de la plus grande envergure à notre poète attaché au coeur de notre Wallonie, rayonnant dans le monde entier et peut-être même au delà.

Un discours remarquable de la Ministre de la culture et de l'audio-Visuel, Fadila Laanan qui serait bien a propos de retranscrire sur ce blog et puis, un fil tiré à travers les textes les plus engagés envers la tendresse, l'amour des hommes, des femmes, de la fête, de la nature. Quelques rares autres moins connus, et l'envie de toujours découvrir, d'aller au plus profond de l'âme d'un homme exceptionnel, source intarissable de bonheur. Le bonheur, voilà le premier mot qui a jailli de la bouche émue de Julos après qu’il se soit mêlé à la troupe pour reprendre « le petit royaume » C’était un pur bonheur a-t-il dit….au moment des remerciements à tous les acteurs, musiciens, chanteurs et organisateurs.

L’orangerie du château était pleine à craquer et les applaudissements n’en finissaient pas. Oui….l’émotion était à son comble…. C’était un pur bonheur au petit royaume.


Écrit par : Françoise | 01 septembre 2007

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