11 septembre 2007

11 septembre

 

Le 11 septembre cette année-là,
il pleuvait des hommes et des femmes
du haut des hautes tours en flammes
Et Dubble you comprenait pas
pourquoi-t-est-ce qu’on l’aimait pas
depuis ce jour de 2001, il a démontré
avec arrogance
l’IMPUISSANCE DE LA PUISSANCE.

Le 11 septembre d’une autre année Allende
et avec lui la révolution chilienne ont été anéantis
à Santiago du Chili


LETTRE A KISSINGER

J’veux te raconter Kissinger
L’histoire d’un de mes amis
Son nom ne te dira rien
Il était chanteur au Chili
Ça se passait dans un grand stade
On avait amené une table
Mon ami qui s’appelait Jara
Fut amené tout près de là
On lui fit mettre la main gauche
Sur la table et un officier
D’un seul coup avec une hache
Les doigts de la gauche a tranché
D’un autre coup il sectionna
Les doigts de la dextre et Jara
Tomba tout son sang giclait
6000 prisonniers criaient
L’officier déposa la hache
Il s’appelait p’t’être Kissinger
Il piétina Victor Jara
Chante dit-il tu es moins fier
Levant ses mains vides des doigts
Qui pinçaient hier la guitare
Jara se releva doucement
Faisant plaisir au commandant
Il entonna l’hymne de l’U
De l’unité populaire
Repris par les 6000 voix
Des prisonniers de cet enfer
Une rafale de mitraillette
Abattit alors mon ami
Celui qui a pointé son arme
S’appelait peut-être Kissinger
Cette histoire que j’ai racontée
Kissinger ne se passait pas
En quarante deux mais hier
En septembre septante-trois

 
Julos Beaucarne
Extrait de l'album Chandeleur 75

18:02 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Bonsoir Cette chanson a marqué une période de ma vie.
Tu vois, il ne faut pas êtregrand ni intelligent pour devenir dirigeant ou plutôt dictateur.

Écrit par : Les sources du Nil | 11 septembre 2007

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