01 décembre 2007

Coqs et Lions ou le scandale du Waterzooi

 

Jadis coqs et lions (1)
Etaient liés ensemble;
Maintenant le lion
A la patte moins tendre,
Le lombric se fait rare
Et le coq décharné
Risque fort de crever
Sur son fumant fumier.


Le lion profitant de sa
déliquescence,
Lui donne des coups de pattes
Avant que de l'étendre
Avant de faire de lui
Un final waterzooi, sur l'air « Mon coq est mort »,
Je mange sa dépouille
Oui mais ça n'va ni d'aller insi
savé (oui mais ça ne va pas aller ainsi) (2).


Ce pays n'est point plat
Bien que de presque Flandre,
Et il n'est point français
Bien que de presque France
On y parle wallon, latin venu à pied
Du fin fond des âges
Jusqu'à l'éternité.
Le sens y est dans le son
Et les mots font danser.


L'Oncle Sam profitant
De nos déliquescences,
Envahit nos oreilles de mots,
De sons qui dansent,
Avant de faire de nous
De bons Américains,
Copies, duplicata,
Fac similés demain
Oui mais ça n'va ni d'aller insi savé.


Les quatre fils Aymon
Sont toute notre culture,
Excusez-nous du trop,
Messieurs les beaux esprits,
Ceux qui prennent leur cul
Pour l'entrée d'une grande ville
Ne peuvent pas saisir
Ce qui se trame ici.


Mais la cause première
De nos déliquescences
C'est un mal mondial,
Le cancer de l'absence,
Et nous courons grand risque
De mourir constipés
A force d'attendre après l'cul
D'un autre pour chier.
Oui mais ça n'va ni d'aller insi savé.


(1) Le symbole de la Wallonie est le coq et le symbole de la Flandre est le lion. Le «waterzooi» est une recette flamande de cuisine, c'est un bouillon de poulet.
(2) Les petites phrases entre chaque couplet sont en wallon (Oui mais ça ne va pas aller ainsi)

 

45 tours original de Coqs et Lions

45 tours original de "Coqs et Lions" - 1984

pochette imaginée par Marianne de Grasse


 

On retrouve cette chanson sur le disque "L'avenir a changé de berceau".

L'avenir a changé de berceau

 

pochette Josse Goffin

L'orchestral en ragtime se trouve dans le numéro 6 de l'intégrale Baillemont.

Ces deux disques sont disponibles en téléphonant au 00 32 10 41 73 74

18:36 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

je l'écoute souvent ces jours …cette chanson-là.
Dommage que la force, la puissance des usines, des diamants des ports, des récoltes ait précédé l'union. Car quand la force ne fait plus l'union, au vin d'honneur, quelle union sera la force ?

Écrit par : babel | 01 décembre 2007

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j'ai peur j'ai peur pour notre pays, Julos, bien peur.
aurélie

Écrit par : aurélie | 02 décembre 2007

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T'es quoi toi ? Qui c'est celui-là ? Cette histoire est d'autant plus ridicule que les flamands, les wallons, ça n'existe pas, ça n'existe plus. Quelle pantalonade. A Bruxelles, ce sont des centaines de nationalités et de langues qui sont parlées ! C'est un homme politique bruxellois, flamand, wallon, je ne sais pas, je ne sais plus, ça ne compte pas, c'est lui-même qui me l'a dit tantôt à la radio. Je suis wallon de sang (rouge, quoi), elle est titalienne (attention, italienne du nord, faut pas confondre avec les autres, ceux d'en bas... chez eux aussi, c'est parfois pire qu'içi !), et nos enfants que sont-ils, bruxellois ? Quelle langue, pas toi ? Je ne suis ni belge, ni wallon, ni flamand, ni bruxellois, en ce moment je ne suis qu'un tinternaute comme un naute, un virtuel du kabel, un astronaute de la tour de babel, bref un navigateur solitaire comme nous aut. Amen.

Écrit par : Bernard F | 05 décembre 2007

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