28 décembre 2007

Le dernier rouge à lèvres de Benhazir Bhutto

La libération de l’homme et de la femme se fera le jour où tous les hommes et toutes les femmes marcheront le front dans le front comme une armée de roses  qui embaument l’espace. Un jour, tout de suite, icitte.
Je ne marche plus sur les épines de la violence  et je passe à travers les bancs de neige et la poudrerie de bombes et de balles pour aller construire ma maison dans l’amour. Car l’Amour est la totale totalité, totalisant totalement le tout, tout le temps.

Texte de Raoul Duguay
 


 Benhazir Bhutto à 18 ans avec à sa droite son père Zulficar Ali Bhutto

J'ai tenté à distance de pacifier le lieu où fut déplantée de ce monde Benhazir Bhutto ce jeudi 27/12/07 à Rawalpindi dans la banlieue d'Islamabad au Pakistan. Comment était le visage de celui qui s'est fait bombe, quel âge avait-il? Comment a réagi sa mère quand elle l'a su? Savait-elle déjà qu'il allait se faire sauter. Pourquoi l'a-t-il fait? Pourquoi ne l’a-t-elle pas empêché? Quelle détermination occulte l’a conduit à agir dans le sens de la mort plutôt que dans le sens de la Vie. Quel est le visage de son instructeur: celui qui lui a appris comment il fallait faire, comment déclencher le détonateur? Quel est le visage du précheur qui l'a persuadé? Quels arguments a-t-il developpé pour le convaincre? Que signifie cette épidémie de gens très jeunes, souvent, qui s'envoient en l'air pour qui, pour quoi? Tuer pour apprendre à vivre est-ce cela l'argument massue en cet absurdisthan. J'ai vu une photo où Benhazir Bhutto se met du rouge à lèvres avant de parler à la foule. C'est à la sortie du lieu où elle avait parlé que le jeune homme s'est approché..... tout a été très vite... l'explosion 21 22 23 vies fauchées... on a roulé Benhazir dans un linceul blanc ensuite, on l'a mise dans un cercueil avec une petite fenêtre pour qu’on puisse l’apercevoir et le corbillard a roulé vers son village natal: Larkana où repose déjà son père alors Musharraf s'est mouché et c'est du sang qui a coulé de son nez et Bush aussi s'est mouché à des milliers de kilomètres de là et ce fut pareil, c'est du sang qu'il a mouché, un sang rouge comme le dernier rouge à lèvres de Benhazir Bhutto, les Etats-Unis sont les alliés-clef de Musharaff. 20 cercueils, peut-être plus, ont quitté aujourd'hui Rawalpindi, ce sont les cercueils de ceux qui accompagnèrent Benhazir sur le chemin de l'ailleurs, il s'est fait un grand silence après le Chaos. Les mères, les soeurs, les frères, les pères, les enfants après ce désastre, après ce massacre, après ce séisme marchaient en titubant, ils se tâtaient pour vérifier qu'ils étaient encore vivants. C'était le 27 décembre de l'an 07.
Souviens-t-en.

Julos

18:20 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (8)

27 décembre 2007

Le “Slam”

 

Le “Slam” ou assumer sa slamitude sans créer la lassitude.


Le “Slam”: des poèmes courts jetés à la figure des auditrices et des auditeurs comme des épluchures, de courtes séquences de mots, de phrases, de virelangues qui tanguent et taguent l’espace sonore du sud et du nord, encore et encore. Une boisson en échange d'un poème, cette bière vaut bien un poème sans doute! Et cela dans une limite précise de temps, une manière de troc : un demi litre de liquide en échange de phrases rapides, en échange de labiales percutantes et décisives, c'est une belle pub pour les mots que le slam et cela je le proclame haut et fort, de toute mon âme. “La pipe au papa du pape pie pue” . Les mots sont très sympathiques, ils gagnent à être connus. Le slam fut inventé pour déboucher les oreilles et les bouches de tous les " Bush":  pour bousculer les groupuscules d'enfonceurs de portes ouvertes, de dictateurs de playliste, d'automates de l'audimat arrêtés sur leur propre image, figés dans leurs fantasmes de pouvoir. Salam au slam qui fut inventé pour bousculer les Pinochets du son, les assassins de la mémoire, les retrécisseurs de comprenette. Le slam, c'est enfin la mise en oralité totale de l'âme sans souffleur, une concision proche de l'hai-ku et de l'aphorisme et sans la moindre musique juste la musique naturelle de la voix:   juste les sons qui sortent  du gueuloir  des sons tout nus, sans support : juste des voix nues  directement perçues par les oreilles sans le secours du moindre porte-voix, sans le secours  du moindre amplificateur, la voix sauvage comme autrefois, la voix nue  qui encourage l'art de la litote, l'art de dire peu pour exprimer davantage. Pratiquer le slam: slamer en quelque sorte, c'est tatouer les oreilles de mots frais et fringants qui mettent en branle les neurones languissants et bloqués des bloqués sur  l’image sonore fixe et fixée, figées dans la fixité  des prêcheurs à la vue courte, prisonniers d’une langue  pas du tout aérée aux frontières, à la lisière du lisier  du langage fourbe  des antipanoramiques,  slamer, c'est pactiser avec les mots et leurs sens pour activer les connexions fondamentales du cerveau droit pour mettre en branle les cerveaux lents, recréer le branchement primordial au cosmos fondamental en totale et globale expansion. La nouvelle parlure textuelle du slam enflamme les bars et les salons et les appartements de ceux qui jettent à la face des plus coriaces au langage bétonné, la souplesse de leurs personnelles textures. Le slameur est un acrobate verbal, un clameur qui surpasse la rumeur. Le slam, c'est le brame du cerf urbain verbal perdu dans la forêt bruitale et brutale, le slam, c'est le sésame du charme... L'exorcisme textuel. Rendez-vous à Slamabad: la mecque du Salamalecland,Slamabad, la ville qui s’autoproclame ville du Slam.

Julos Beaucarne  26 décembre 2007

20:22 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

25 décembre 2007

Noël 07

 

Le sais tu? Je vis éperdu parfois au milieu de la foultitude des êtres dont j’entends les chuchotements et les cris même à travers le silence,  j’ai mesuré l’épaisseur du silence  après l’explosion d’une bombe,  ce silence était suivi de cris stridents, de gens qui avaient mal ensuite venaient les ambulances et ceux qui courageusement essayaient de réparer l’irréparable, essayaient de ramener à la vie. Depuis ce jour je travaille plus que jamais à la paix, à la réconciliance entre les êtres. Je sais, mes mots ne sont que des mots, je voudrais qu’ils soient des caresses pour les oreilles mais en ce monde de violents, de violence et de viol  les mots “Douceur” et “Amour” semblent  n’être plus de saison. Découragez-vous pas pour autant voyageurs intermittents sur cette boule ronde  car il faut qu’il reste encore  quelques voyageurs du possible pour réchauffer celles et ceux qui ont froid à l’âme. On a dépassé le solstice d’hiver  les jours vont s’allonger, nous allons marcher heureux dans les jours qui s’allongent. Chaque jour l’éternite nous fait des petits signes  avec nos amis qui tout à coup se taillent et se taisent, ils sont là paisibles dans leur fauteuil en train de lire un livre passionnant et le livre leur échappe des mains soudainement, le livre choit, tombe par terre, quelqu’un a entendu le bruit mat, il s’approche, il crie le nom du lecteur, il croit que s’il crie fort son nom,  son ami l’entendra et reviendra, il est peut-être parti juste pour quelques minutes, il dort peut-être, il a eu un malaise,un évanouissement......   mais le lecteur est ailleurs déjà, il court dans l’autre monde à toutes jambes, on ne peut plus le rattraper, il lit un autre livre, il a largué les amarres,  le grand bateau de l’éternité le transporte illico presto hors des eaux territoriales de son quotidien de vivant, il  est parti en une picoseconde, l’être si sûr de lui, si plein de santé, si jovial, chavire et sombre. Il est parti aussi vite qu’une pensée qu’on envoie dans l’espace et qui se rend directement chez celui ou celle à qui elle est destinée. O le profond silence  et les souvenances qui montent à la surface de la mémoire du coeur. La voix de l’en-allé résonne comme un écho dans un tunnel, on essaie de se ressouvenir des derniers mots qu’il a dit, des dernières phrases qu’il a proféré, on essaie de savoir s’il y avait dans ses dernières parlures la moindre prévision de partance, le moindre au revoir. Oui le moindre “au-revoir”, il nous a brulé la politesse, on ne sait pas où on va le revoir sur quelle île, en quel continent perdu des au-delà du monde? Nous reverrons-nous quand nous aurons à notre tour dépassé le cap de toute espérance de vie ? Je suis sur la table d’écoute de toutes les en-allées, de tous les en-allés et le vent d’hiver passe sous la porte férocement comme s’il hurlait des injures. Pourtant tout un monde gronde dans les villes pavoisées pour Noël, y a de la lumière partout, les avenues sont illuminées, la féérie lumineuse est-elle dans ton propre coeur? Toi qui t’interroges sur l’avenir des mondes,  tu penses à un village de la bande de Gaza, tu penses aux enfants de là-bas, tu penses aussi à ceux qui les  harcellent et les assiègent,  la loi du plus fort est toujours la loi du moindre effort, il n’y aura pas le moindre cadeau pour les enfants perdus dans les guerres inventées par des menteurs et des marchands. Tu lis dans ton quotidien que le ministère de l’intérieur aurait reçu un fax comme quoi Ajax un homme de Sfax totalement désaxé aurait posé une lapin en basse Saxe sous prétexte de lutter contre l’axe du mal et le mal pour lui sais-tu que c’est ton bien, ça tombe mal...... Le paisible se retourne 9 fois dans son lit en dormant car le vacarme  des fusillades lui parvient  du Pakistan, de l’Irak, du Kurdistan, l’absurdhistan est en marche, il est tout près, parfois, dans une rue voisine de la tienne,  un jaloux tue sa femme et ses enfants  et se déplante lui même de ce monde  par la même occasion... Joyeux Noël ! Que faire devant le massacre quotidien des saints innocents ? Nous restons prostrés dans notre impuissance  devant cette avalanche d’apocalypses. Mais alors que faire?  Il reste l’arme de la paix:  la pensée d’amour  qu’on envoie aux 4 points cardinaux  et aux 4 coins de son propre corps et l’espérance opiniâtre  qu’un jour toutes les pensées d’amour deviennent  plus fortes que les pensées de haine, de destruction, de désamour. Si les pensées d’amour dépassaient de loin le nombre des pensées de discordance  et de scission.... ce serait le grand changement, le grand chambardement à l’envers  tout redeviendrait possible  et ça.... ce serait le vrai printemps du monde.

Julos Beaucarne Noël 07

 

Guernica de Pablo Picasso 

13:31 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

23 décembre 2007

Julos en Egypte vu par Ben Goffart


 

Dessin_BenGoffart_Egypte1

Dessin_BenGoffart_Egypte2

Dessin_BenGoffart_Egypte3

Dessin_BenGoffart_Egypte4

 

21:52 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

21 décembre 2007

Etiquette


 

Etiquette_AForcePeter

20:23 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

La grande féérie des arbres givrés


 

Ce matin du 21 décembre 07 c'est la grande féérie des arbres givrés, je marche dans l'enchantement et le froid pince. C'est l'hiver comme dans mon enfance à Ecaussinnes. Le marronnier du docteur Bastenier notre voisin de la rue Victor Cuvelier n'était que blancheur. Je pense à ce splendide texte : "Ah comme la neige à neigé" du poète québecois Emile Nelligan qui se trouve dans le disque : "20 ans depuis 40 ans". Je vais l'écouter en boucle en ce matin d'hiver. Il me revient en mémoire aussi "L'hiver" du Shakespeare qui se trouve dans le disque : "L'enfant qui veut vider la mer". J'avais mis ce texte en musique pour la pièce: "Peines d'amour perdues" dans laquelle je jouais comme comédien et comme musicien avec un luth fabriqué par le luthier Bassero qui par le plus grand des hasards m'a téléphoné hier.... C'était au printemps 64 au Rideau de Bruxelles, la mise en scène était de mon ami Pierre Laroche. J'ai l'impression de devenir un disc-jockey, comment pourrait-on dire traduire ce mot en français?

Julos

 

Images_Givre

 

 

Ah comme la neige a neigé

Ah comme la neige a neigé
Ma
vitre est un jardin de givre
Ah comme la neige a neigé
Qu’est-ce que le spasme de vivre
Ah la douleur que j’ai que j’ai!
Tous les étangs gisent gelés
Mon âme est noire où vis-je où vais-je
Tous mes espoirs gisent gelés
Je suis la nouvelle Norvège
D’où les blonds ciels s’en sont allés.
Pleurez oiseaux de février
Au sinistre frisson des choses
Pleurez oiseaux de février
Pleurez mes pleurs pleurez mes roses
Aux branches du genévrier.
Ah comme la neige a neigé
Ma vitre est un jardin de givre
Ah comme la neige a neigé
Qu’est-ce que le spasme de vivre
Ah tout l’ennui que j’ai que j’ai.

Émile Nelligan



 

12:53 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

20 décembre 2007

Mon blason

 

 julos_armoiries

 

Moi qui ne monte point à cheval, voici néanmoins mon blason de Chevalier, vous reconnaîtrez le tipi terriblement post-industriel avec mon arc-en-ciel préféré, vous reconnaitrez ma devise opiniâtre: ”mon terroir, c’est les galaxies”, vous reconnaîtrez les 2 couronnes: celle du pays du nord en haut surmontée de la libellule qui représente Loulou ma bien aimée en voyage en l’oultre-monde et la couronne du sud surmontée de 4 perles et autour de laquelle s’enroule un collier de petites perles fines comme des gouttes de rosée qui expriment l’aspiration profonde de tous les êtres, des êtresses et des mondes, des petites perles qui expriment l’aspiration à l’unité totale du vivant dans la clarté limpide d’un lever de soleil sur la mer dans l’infinie rondeur de la joie partagée de celles et de ceux qui parlent toutes les langues avec et y compris la langue des gestes car “la seule langue naturelle est le langage corporel” disait Alain Jadot. Viennent ensuite les 2 comètes inversées qui au lieu de se mesurer l’une à l’autre éclairent de leurs lumières conjugées tout l’univers proche et les univers aux frontières de l’infinitude elle-même et éclairent aussi à 20.000 lieues sous les mers ou vivent et persistent, les pieuvres, les baleines, les cachalots, les dauphins qui aiment les calineries et les calins... Du corps du blason partent des branches de je ne sais quel arbre secret qui pousse presqu’invisible dans l’imprévisible joie de pousser, de se déployer et de grandir. On dirait que la bouche du blason est baillonnée comme si les mots de la liberté ne pouvaient être dits sous peine de déranger l’ordre établi. Il n’y a rien à craindre cependant, la Vie avec un grand V gagne toujours si pas tout de suite en tout cas dans un temps très court. Découragez vous pas, passagers de la terre, même si le jour est court et le voyage long, on arrive même si on dérive, on arrive toujours quelque part.Julos 20/12/07 Le blason a été réalisé par Monsieur Brose

22:55 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (7)

Lettre pour mettre du coeur au ventre des Wallons



BRABANCONNE WALLONNE sur l’air de la petite gayole

On nous l’avait toujours promis
Un pays grand ouvert
Un pays grand ouvert
On nous l’avait toujours promis
Un pays grand ouvert sur l’univers
Avec des habitants heureux
De vivre sur cette terre
De vivre sur cette terre
Avec des habitants heureux
De vivre sur cette terre
Les yeux grands ouverts
Ce ptit bout, D’terre qui bout
C’est la Wallonie
C’est à nous, C’est à nous
De lui donner Vie.

Julos © 2000

Image_GayolleCollant





Ce petit bout de terre qui bout c’est la Wallonie, j’aimerais bien qu’elle fasse partie de l’Europe sans pour autant perdre toutes ses racines: les pistolets du dimanche matin, les cuberdons, les macarons de Beaumont, la langue française, le wallon, toutes les bières brassées chez nous.
Jadis nous avons été les premiers à travailler le fer, les premiers à exceller dans l’extraction du charbon, les premiers à travailler la pierre, c’est pour cela que certains mots wallons sont passés dans le français comme coron, grisou, estaminet, rescapé, benne, chef porion etc, il importe que nous soyons les premiers à faire des choses que personne n’a faites auparavant.
Nous sommes acculés pour nous en sortir à l’ originalité.
Pour cela, il est important, à mon sens, de garder chez nous nos cerveaux, d’encourager les inventeurs, "Des chercheurs qui cherchent on en trouve, des chercheurs qui trouvent on en cherche" et il y en a beaucoup en Wallonie qu’on laisse partir aux États-Unis ou au Québec.
Il est important de donner aux enfants qui sont des inventeurs avant la lettre, de leur donner les outils pour qu’ils deviennent eux-mêmes et non quelqu’un d’autre, pour qu’ils deviennent leur propre rêve et non le rêve de leurs parents, de la société ou de la mode.
Si nous voulons que le chômage n’existe plus, il est de la plus haute importance que chaque enfant puisse s’inventer lui-même et accéder dès que possible à l'autonomie et pour cela la création de pistes cyclables pour que les enfants puissent aller à l’école en vélo est un pas vers cette autonomie.
À sa naissance chaque enfant reçoit une feuille de route.
La société, l’argent, la radio, la télévision, (L’école cathodique) font tout pour détourner l’enfant de lui-même. De 20H à 22H les films qui passent en ”prime time “ comme on dit sont des films où l’on tue, où l’on zigouille bref des films publicitaires pour sociétés de pompes funèbres et marchands d’armes.
On s’étonne naïvement qu’il puisse y avoir des vols à mains armée, des viols, des assassinats alors que ces films donnent quotidiennement le mode d’emploi.
Nous sommes un pays colonisé par l’argent par la nouvelle religion au nom du pèse et du fisc et du saint bénéfice. Seulement 6% de chansons francophones passent à la radio, le wallon tient encore moins de place sur les ondes, c’est important de garder notre identité face à l’Europe grandissante où l’anglais devient la langue de toutes et de tous.
Comment un pays peut-il s’unifier s’il n’a pas de culture propre, si sa culture quotidienne distillée par la télé et la radio vient d’ailleurs ?
Nous ne pourrons avoir notre place dans l’Europe que par notre originalité et pas par une imitation servile des sociétés riches et dictatoriales. Les programmateurs de radio sont d’aveugles conducteurs d’aveugles, des enfonceurs de portes ouvertes, des amnésiques qui ont trahi leur pays par snobisme et par arrivisme et parce que la loi du plus fort est toujours la loi du moindre effort. La programmation devient un modèle d’imbécillité, après une très belle entrevue avec un écrivain qui écrit en français, on passe une chanson en anglais qui n’a aucun rapport avec ce que vient de dire l’auteur. Est-ce cela de la radio intelligente? Et ces chansons interrompues abruptement par la sacro sainte publicité dictatoriale (comme si les potentiomètres n’existaient pas) Ne passent à la radio aux heures de grande écoute que des chanteurs qui ont vendu des millions de disques. Au lieu de faire connaître d'autres créateurs et faire bouger la comprenette du monde. "Pourquoi appelle-t-on les chansons à succès des tubes?" parce qu’ils sont creux. Ces chanteurs de grande écoute monopolisent les ondes hertziennes. Les programmateurs de radio mettent les chanteurs de chez nous au chômage (Pourtant Dieu sait s’ils sont nombreux et talentueux), l’état demande à chaque personne de payer une redevance pour écouter la radio et regarder la télévision (en Wallonie en tout cas) mais personne n’a son mot à dire sur les programmes qui passent. Est-ce là une société démocratique ? Quand on passe des chansons en anglais, on ne donne même pas la traduction, ça nous permettrait au moins de savoir ce que disent des gens qui vivent à 8.000 kilomètres de chez nous. Quand un groupe américain sort un nouveau disque aux États-Unis, on le sait le lendemain dans le monde entier et dans notre pays, par contre très peu de chansons en langue française passent aux Etats-Unis, il n'y a pas d'échange, ni de réciprocité. Et si un chanteur sort un disque à Houtsiplou, on le saura dans 10 ans ou quand il sera mort, et encore... Les jeunes n’ont plus de mots français à mettre sur leurs sentiments nous sommes envahis par une culture qui n’est pas la nôtre, nous ne soutenons pas nos poètes, nos créateurs.
Nous devrions être les premiers à populariser les voitures non polluantes, les voitures au gaz (un effort a déjà été fait dans ce sens) les voitures hybrides (Essence électricité) je sais que ces modèles sont plus chers que les autres mais les gens riches s’ils étaient originaux pourraient mettre leur point d’honneur à montrer l’exemple. On dépense des fortunes pour faire de la pub pour des voitures très belles mais qui polluent et on pleure comme des vaches malades (on sait ce que c’est) quand il y a un pic de pollution à Bruxelles, il faudrait savoir ce qu’on veut. Pour les transports cargo ne serait-il pas utile d’innover, de privilégier les péniches et les dirigeables qui sont des transports non polluants et plus silencieux et les routes seraient désencombrées.
Des milliers de personnes emploient des herbicides alors que d’autres moyens écologiques existent, on peut brûler les herbes par exemple. Si nous ne faisons rien les nappes phréatiques se pollueront et nos enfants et petitsenfants n’auront plus d’eau potable. Nos rivières et nos ruisseaux qui sont le sang de la terre sont pollués, quand j’étais enfant on jouait dans le ruisseau on se baignait dans la rivière, les rivières et les ruisseaux étaient nos jouets grandeur nature.
Nous n’aurons d’intérêt pour l’Europe que si nous trouvons des solutions avant les autres, que si nous sommes des inventeurs perpétuels, des trouveurs de solutions, l’homme n’a pas été au bout de tous ses possibles. La Wallonie est le pays le plus riche en inventeurs et en poètes mais qui défend les inventeurs et les poètes de chez nous ? Qui connaît les poètes, les chanteurs, les écrivains de notre pays ? Nous ne défendons pas ce qui nous est proche. C’est pourtant l’esprit qui mène la danse.
Mettre la Vie avec un grand V à la mode chez nous me semblerait un objectif primordial pour cette Wallonie en plein essor au sein de l’Europe. Les jeunes qui veulent créer leur propre entreprise devraient être encouragés plutôt que d’être découragés par des fonctionnaires dictateurs qui malheureusement souvent défendent leur petit pouvoir et sont comme des “abs”, des freins puissants à tout progrès, des gens moisis et acariâtres qui n’ont pas l’envie que le monde change puisqu’ils ont chaque mois leur salaire fixe et qui abusent de leur pouvoir pour écraser le pauvre monde. Ils ne sont pas tous semblables mais il faut reconnaître qu’ils sont encore nombreux dans notre pays de travaux inutiles.
Heureuses initiatives que ces pistes cyclables qui se tissent dans toute l’Europe, chez nous le Ravel obtient un franc succès et je rêve d’une piste cyclable d’ici à la méditerranée...

Julos Beaucarne


julos

 

17:47 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

Le Jaseur Boréal - Québec

 

Aujourd'hui au Québec, le Devoir inclut le Jaseur Boréal
parmi les dix meilleurs disques francos de 2007

"Le Jaseur boréal, Julos Beaucarne. Le bon Julos est non seulement le Vigneault des Belges mais le plus lucide des troubadours. Son humanisme, fait d'émerveillement comme d'indignation, est chanté en toute connaissance de cause, avec un fond de tristesse dans le regard et de la vraie joie dans la voix. Ça vaut pour cet album-ci comme pour les précédents. Admirable. "

Lire tout l'article:

http://www.ledevoir.com/2007/12/20/169322.html

 

 

12:54 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

Chronique de ce 19 décembre

 

Chronique de ce 19 décembre
 
Le marronnier a été mis en pièce à Tourinnes-la-Grosse dès ce matin. Les tronçonneuses ont vrombi très tôt, les habitants de Tourinnes, ses proches voisins, ont eu le droit d’emporter chez eux un petit morceau de leur arbre bien aimé. Pendant le découpage de notre arbre,  il y avait un enterrement à l’église romane toute proche, c’était celui de Gaby Peeterbroeck, ma voisine, elle était née le 7 septembre 1932 et elle est partie pour l’autre monde le 13 décembre 2007. C’est son mari Marcel et elle qui nous ont vendu à Loulou et à moi la maison où j’habite encore maintenant, espérons pour beaucoup de temps encore car le temps est impitoyable, hier, je suis allé à Sart Eustache à l’enterrement de Marianne De Grasse une autre Tourinnoise née, elle, en 1960 et partie en les ailleurs le 14 décembre 07. Il n’y a pas que des mauvaises nouvelles après 192 jours d’absence, on nous annonce un gouvernement provisoire pour la Belgique jusqu’au 6 mars 08, après ce sera un vrai gouvernement, dit-on, dans les couloirs du parlement.

 

Arbres_Marronier1

 

pendant le découpage

 

 

 

Arbres_Marronier2

la place, sans l'arbre, il reste la vieille pompe

 

00:10 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (5)

18 décembre 2007

Exposition d'Els Vermandere


ELS VERMANDERE EXPOSE
DU 8 DECEMBRE AU 20 JANVIER
AU LABYRINT

ELSBLOG

 


Els_1

 


Els

 photos ben goffart

15:25 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

Retour d'Egypte

 

Images_JulosPharaon

 

Retour des Egyptes, il voulut se faire pharaon, c'est un beau métier pensait-il. Y a-t-il des écoles pour devenir un pharaon fameux et fanfaronnant bien plus que peu? Y-a-t'il des écoles pour devenir un genre de Ramses I II ou même III, un Aménophis IV ou même son fils? Y -a-t-il des écoles pour devenir un Toutmosis VI, un Kéops, un Kephrem, un Mykérinos, il y a bien un Mickey, une Milquet, pourquoi pas un Mykérinos? Il doit bien y avoir une école quelque part pour devenir un TOUT-en-Camion pour transporter à longueur de jours des tonnes de pierre dans les sables du désert pour construire des temples immenses et honni soit qui mal y pense. Mais oui au fond pourquoi ne pas devenir un jour, pas trop lointain, un pharaon pas trop hautain,c'est vrai qu'un Pharaon, franchement parlé ce n'est quand même pas rien. Dans Pharaon, il y a phare mais il y a aussi fard, il faut s'y faire et que vient faire la femme de Pithivar dans ce récit? Bizarre sa venue ici ? Ecoutez, ne vous inquiétez pas, elle passe son chemin et s'en va: "Au revoir, madame Pithifar et à plus tard à votre bonne convenance". Y-a-t-il eu des Pharaons farceurs, espiègles et blagueurs, blogueurs peut-être même? Un Pharaon ne peut-être ni faquin ni faraud. Y a -t-il un vrai Pharaon qui lit ce texte sur son écran plat ce soir en mangeant un plat de lentilles ou des bananes provenant de l'ex-Yougoslavie? S'il reste un Pharaon éveillé à cette heure qu'il se fasse connaître, qu'il quitte son sarcophage et vienne nous saluer, il ne faut pas qu'un Pharaon reste secret, il doit festoyer, se donner à voir, se promener couronné, tiens un sarcophage qui passe ......Qu'est-ce qu'il se passe encore ? O que les pharaons sont imprévisibles, maintenant je cesse d'écrire en hiéroglyphes et vous annonce que la Compagnie des wagons-lits vous dit:" bonsoir".

Julos

10:01 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)