19 avril 2008

Les mouettes avaient délaissé la mer

 

Textes_MouettesRieuses


 

Les mouettes avaient délaissé la mer, elles marchaient sur le toit du monde. La mer s’ennuyait sans elles, « le bruit des vagues, ce n’est pas assez », disait-elle, « revenez mouettes rieuses, faites-moi rire, moi la mer qui m’ennuie à me balancer mollement sur des étendues infinies avec dans mon ventre des poissons de plus en plus pourris, oui, je m’ennuie d’aller tout le temps vague vaguelant. C’est répétitif, c’est lassant ». Le toit du monde ne voulait pas lâcher les mouettes rieuses parce que, le saviez-vous, on ne riait plus sur le toit du monde. Dites ? Le toit du monde va-t-il s’effondrer et toutes ces expériences humaines au bord du ciel seraient-elles perdues à jamais? Le toit du monde ne voulait pas s’effondrer sous le poids de la neige du désespoir. Les moines avec sous les bras des déguisements de soldats de l’armée terriblement rouge psalmodiaient la nuit des temps et mangaient des tartines aux beurre rance sur les térasses de Lhassa. Dans le temple principal, des lamas psalmodiaient et des soldats frappaient à la porte première du temple: « Ouvrez nous, nous sommes des faux moines déguisés, nous venons d’Olympe avec la flamme olympique, mais elle vient de s’éteindre auriez-vous un briquet? Nous avons l’envie de léviter avec vous, nous en avons assez de l’armée rouge ». Quand ils eurent réussi à ouvrir la porte, ils virent les moines flotter dans l’air comme des mongolfières et tenter d’ouvrir les fenêtres pour prendre leur envol, les soldats les mirent en joue avec leurs fusils mais les balles une fois tirées revenaient vers eux comme des boomerangs, ils s’enfuirent à bord de leur 4X4=16 poursuivis par des escadrilles de moines volants qui jouaient à la balle avec les balles et les renvoyaient illico à la soldatesque perplexe au plus haut point, les 4X4=16 filaient à toute allure et frôlaient les précipices.  Dans son rétroviseur le conducteur voyait des nuées de moines volants qui riaient et s’esbaudissaient joyeux de s’être libérés de la pesante pesanteur. Ce qui effrayait les militaires, c’était tout simplement l’inexplicable et l’inexpliqué ou peut-être tout simplement le spirituel, ils n’étaient pas très spirituels, il faut en convenir, ils ne riaient pas souvent, leur rire étaient devenu un rictus effrayant. Les moines cessèrent de les poursuivre et s’envolèrent vers le mont Kailash. Pendant ce temps Benoit 13 et trois: 4x4=16 jouait aux cartes avec Bush dans les salons de la maison terriblement blanche qui, vous le savez, est bâtie sur des cimetières. Clara servait du djin et Benoit le très étroit envoyait des bénédictions urbi et orbi partout et sans discernement, ça ne le gênait pas de cotoyer un étouffeur de monde. Comment pouvait-il frôler le monstre sans sentir la patte du diable. De la bouche de Bush sortaient des flammes, il faut savoir que pour eux deux, le monde n’était qu’un jeu, un jeu de monopoly, oui, monopoliser toutes les consciences, être les plus riches, entretenir le monde dans l’ignorance, si quelqu’un en sait trop, le bousiller, garder l'hégémonie, que vivent éternellement les 4X4=16, laissons aux moines l’ascèse. Bush, Benoit et co jouent aux échecs dans le salon blanc de la maison blanche. Ils jettent dans le feu ouvert les livres de Darwin, ils ne peuvent imaginer qu’ils n’ont pas évolué. Ils montent dans l’immense limousine-corbillard visiter Washington, acclamés par la foule des suiveurs. Bush jette des liasses de dollars à la foule qui se bat pour le moindre billet. L’empereur est à l’apogée de sa décadence. Son règne désastreux est presque fini... Dites, chers lecteurs, est-ce que l’extrême paisibilité des astres vous rassure?
 
Julos Beaucarne samedi 19 avril 08

11:30 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

B & B Ces deux-là commencent par B Bush et Benoît. Comment peuvent-ils encore dormir ? Ils me rendent malade,
Ton B de Beaucarne est un B de bébé Julos, inoffensif,souriant ! et si humain

Écrit par : Anouk | 19 avril 2008

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Réponse à Julos : oui ...

Écrit par : Jilber | 19 avril 2008

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rassurée Oui, Julos, je suis tout à fait rassurée
Tant qu'il y aura sur cette terre des faiseurs d'arcs en ciel, nous serons protégés
bises

Écrit par : aurelie | 19 avril 2008

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si c'était vrai,j'aurai mouru amour paisible,liberté chérie
puisque nous sommes,faisons comme l'oiseau,jasons
4x4=la différence de hier et de maintenant
hier était,maintenant portait
ma porte est ouverte,derrière se trouve l'espoir de la vie et le désespoir de vie.l'homme est ainsi,l'évolution évolue,turlututu

Écrit par : j-ph | 21 avril 2008

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