19 août 2008

La voix

 

Mon corps est l'alambic alchimique de ma voix, ma voix dépend de ce que je bois, de ce que je mange, ma voix dépend du lieu ou j'habite, des pensées qui se meuvent dans mon cerveau, ma voix dépend de mes mouvements dans l'espace, ma voix dépend de ce que je lis, de ce que je regarde. Je voudrais mettre dans ma voix tout ce que je suis, ma voix sera unique si je suis moi, si je me suis, si je suis mon exact chemin. Je veux que ma voix révèle l'entièreté de que je suis,  je veux que ma voix soit réellement moi, je veux que réellement ma voix soit ma voix et pas la voix d'un autre. Je veux suivre ma voie.


Julos 19 août 08

 

 

Babel 0

La tour de Samana en Irak

 

23:50 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

Le climat et les gênes O voix chaude des bords de mer
Même les baleines arrêtent
De chanter tellement
Vous les hantez

nayan

Écrit par : nayan | 20 août 2008

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Ta voix... La poésie demande un guetteur en vigie, ouvert à l'espace étoilé et solitaire d'où montent les voix. Un tel homme peut déchiffrer l'écriture secrète du temps. J'ai cherché celui qui réalisait les lointains relais. Il devait être sourcier de la langue, un passeur inspiré, se penchant pour aimer. Pour étancher nos soifs malgré l'obscur et la brûlure. Partant des textes pour mieux y retourner il démultipliait l'écho. Il savait d'expérience que le souffle peut se tarir et qu'il doit circuler d'une bouche à l'autre en une respiration sans fin. (S.FABRE.G, Le Passeur.)
Tes mots coulent à nos oreilles et bercent de ton souffle le son. Ta voix fluide comme l'eau...

Écrit par : sylviane | 20 août 2008

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Merci Merci Julos, pour tes pérégrinations poétiques, merci pour ta gymnastique rhétorique, qui nous maintient dans une forme olympique. Au détour d'une construction syntaxique, nous admirons ton paysage fantasmagorique aux vagues polysyllabiques. Tu es notre ambassadeur dithyrambique qui, malgré nos différends linguistiques, nous rends fier de notre petite Belgique.

Écrit par : Bernard | 21 août 2008

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La voix nue. "Elle reviendra sur le front de la chanson
La voix nue dans sa beauté métaphysique..."
Je me rappelle,Julos, ce beau poème dans "Mon terroir..."et un concert à Bobino -était-ce en septante -huit?- ou au Théatre de la Gaité-Montparnasse, peut-être?

Écrit par : Gilles Poulou | 26 août 2008

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