21 août 2008

Congo River

 

Affiche_CongoRiver

 
http://www.congo-river.com/

 

Sur TV Deux Belgique, il y avait un film magnifique et touchant ce mercredi 20 août dans la soirée: ”Congo River” de Thierry Michel. Dans ce film on voit voguer une arche de Noé avec veaux, vaches, cochons, couvées, chèvres, bébés, enfants, femmes, jeunes filles, troncs d’arbres. Comme ça fait longtemps que les voies ferrées n’existent plus, c’est le grand fleuve qui marche: le fleuve Congo (4600 kilomètres) qui  fait office de TGV flottant avec ses barges pleines à ras-bord. Parfois la barge est arrêtée par des bancs de sable et les sondeurs sur le pont sont toujours la perche à la main à tâter le fond et ils signalent en permanence au capitaine la profondeur de l’eau pour éviter que le bateau ne soit immobilisé dans les bancs de sable. Dans ce film on parle de tout, des enfants soldats, des militaires qui pullulent, on nous montre les ruines de Gbadolite envahies par la végétation luxuriante. (Gbadolite ce fut le palais de l’empereur Mobutu qui s’y rendait en hélicoptère depuis Kinshasa). On parle de Kisangani, on voit les enfants qui travaillent tant que le jour est long à la recherche d’or pour rapporter quelques kopeks à leur mère, le père ayant disparu. Une femme sur son lit d’hôpital raconte son viol par des militaires, on parle d’une petite fille qui a été violée ainsi que d’une jeune fille qui a subi le même sort et n’arrive plus à sourire. On parle de la mouche tsé-tsé et de la maladie du sommeil. La musique de Lokua Kanza est magnifique et les chants sont splendides. Tout ce film est poignant. On y croise la barbarie et la beauté, la magie et la sorcellerie. Un film sans concession qui parle “des vraies affaires” comme on dit au Québec, du vrai documentaire qui donne à penser et on suit ce bateau surchargé qui vogue à qui mieux mieux au milieu de paysages grandioses.

Julos le 20 août 08

le jour où les cendres de mon ami  Etienne Delmas
se sont envolées au bord de l’île de Port-Cros 
sur la plage de la Palud.
  
 

 

09:54 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

J'ai vécu au bord de ce fleuve de sang...C'est ainsi qu'on l'appelle à Mbandaka suite aux massacres de 1998 contre les Hutus...
C'est un endroit magnifique...mais j'avais parfois, le soir, l'impression d'entendre le cri des suppliciés...
Je parle beaucoup d'u Congo dans mon blog...Si tu as l'occasion, viens donc me faire un petit coucou
De tout coeur,
Marinou

Écrit par : Marinou | 28 août 2008

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.