10 octobre 2008

 

Cloche de protection en fil de fer pour se protéger efficacement des émanations radioactives au Tricastin, à Tihange et ailleurs.

Tricastin

Avril 86 Tchernobil.
Avant cela je n'avais jamais entendu parler de cette ville, à ce moment là, le bruit courrait que les radiations avaient été arrêtées à la frontière française par des douaniers nucléaires. En Belgique, les radiations ont traversé la frontière parce qu'à ce moment là les douaniers étaient en train de manger.


A vous mes beaux messieurs.

Texte de Nazim Hikmet mis en musique par Julos
(CD "Front de libération des arbres fruitiers")

Celles qui font de nous des hommes sont les mères
Elles vont devant nous comme clarté des cieux
Aux mères ne devez vous point d'être sur terre
Alors ayez pitié des mères, beaux messieurs
Que les nuages ne tuent pas les hommes

Un enfant de 7 ans court dans les pâturages
Et par dessus les bois vogue son cerf volant
N'avez vous point connu ces jeux du premier âge
Alors ayez pitié, beaux messieurs des enfants
Que les nuages ne tuent pas les hommes

En peignant ses cheveux la jeune fiancée
Au fond de son miroir cherche un visage doux
Ne vous a-t-on cherché de même un jour passé
Alors ayez pitié ,beaux messieurs, des époux
Que les nuages ne tuent pas les hommes

Lorsqu'on vieillit et que la vie atteint sa grève
L'on doit toujours penser aux souvenirs heureux
Vous aussi vieillissez, votre époque s'achève
Alors mes beaux messieurs ayez pitié des vieux
Que les nuages ne tuent pas les hommes .
 

 

18:28 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Moustaki a également écrit, en 72, une belle chanson sur le même thème :Hiroshima. (Il est d'ailleurs citoyen d'honneur de la ville.
Par la colombe et l'olivier
Par la détresse du prisonnier..
..A Hiroshima ou plus loin
Peut-être viendra-t-elle demain
LA PAIX.

Écrit par : Gilles Poulou | 10 octobre 2008

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cette chanson-là Jamais je ne te remercierai assez pour m'avoir si bellement fait découvrir ce magnifique poème (et ceux de M. Elskamps...).
Un poème est un chant, tout le problème est de le chanter. Et quand on y parvient [b]la nécessité absolue de la poésie[/b] s'entend d'elle-même.

Écrit par : babel | 11 octobre 2008

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