10 octobre 2008

Veille d'une crémation dans un petit village de l'île enchanteresse et calme de Bali

 

Nous étions partis pour aller voir un temple et pour nous plonger dans une source volcanique d'eau chaude et nous avons rencontré un cortège merveilleux où tous les habitants petits et grands étaient présents dans leurs plus beaux atours, un homme était mort et..... tout le village se préparait pour la crémation. Ce n'était pas triste du tout, ce n'était que sourires et explosions de joie et de musiques.

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                               Musiciens de Bali portant et jouant du gamelan.

 

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            Des femmes portent sur la tête des offrandes pour que les dieux accueillent
le nouveau venu dans l'autre monde.

                                                      
 
Cortege fille
   
Un cortège coloré précède la pagode portée par des jeunes gens.
  
la pagode pour le rituel de crémation que les jeunes gesn portent et font mine de faire tomber

Des jeunes gens portent à bout de bras une pagode qu'ils essaient de faire tomber, ils rient et s'amusent beaucoup.

On danse

Plusieurs femmes dansent en suivant la pagode et on joue du tambour.

rires 2

Un personnage masqué fait rire toute l'assemblée.

porteur de gong


Les porteurs de gongs officient.

petites filles cort



Les petites filles à l'éventail font partie du cortège.

3 jeunes filles coiff%C3%A9es

 

Tout le monde s'est mis sur son 31.

 

 

23:07 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Conte traditionnel balinais
Il était une fois un gecko très gros qui vivait dans la belle île de Bali. Les insectes y étaient abondants et Gecko les attrapait d’un coup de langue rapide quand ils passaient près du grand banyan où il avait élu domicile.

Gecko pouvait, quand il en avait le désir, se promener du haut en bas des arbres et s’accrocher n’importe où du bout des orteils pour se réchauffer au généreux soleil balinais. Si d’aventure il perdait sa queue, il lui en poussait une nouvelle, plus vigoureuse que la précédente. Son " geck-o, geck-o " puissant réveillait souvent les autres animaux et ils trouvaient Gecko un peu sans gêne, un peu égocentrique. Mais voilà, Gecko était surtout fatigué. Parfois le bec de Pic tambourinait toute la nuit sur le grand banyan et empêchait Gecko de dormir. D’autres fois, juste au moment où il était sur le point de s’assoupir, des centaines de coquines lucioles illuminaient de leurs flammèches jaunes et rouges tout l’alentour de l’arbre.

Un soir de pleine lune, les lucioles avaient, encore une fois, décidé de danser près du grand banyan. Elles arrivèrent en vagues de lumière et l’air était si clair qu’on se serait cru en plein jour.

Gecko, épuisé d’insomnies, escalada lentement Gunung Agung pour discuter de son problème avec Radeng, le Chef de la Jungle Balinaise.

"J’espère que tu as de bonnes raisons pour me réveiller" dit le Chef.
" De très bonnes raisons, Chef " répondit Gecko. " Les étincelantes lucioles ont entouré mon banyan toute la nuit ". Radeng sourit "Nous partageons cette contrariété, mon frère, les lucioles m’empêchent de dormir, moi aussi ".
Un peu gêné, Gecko répondit "Je ne me plaindrais pas, mais j’ai besoin de mon sommeil "
"Je vais m’en occuper" promit Radeng.

Le lendemain, Radeng s’adressa aux lucioles : "Pourquoi donc dansez-vous toute la nuit ? Je désire que les nuits soient paisibles ". Les lucioles répondirent " Le Pic a tambouriné toute la nuit. Nous voulions simplement répandre ses nouvelles ".

Radeng n’eut aucun mal à repérer le Kecak sonore du Pic.
"Explique-toi " dit Radeng.
"Scarabée Luisant a rempli tous les sentiers de boulettes malodorantes et je voulais avertir les autres de surveiller leurs enfants parce qu’ils pourraient attraper des maladies en les mangeant" dit le Pic.

"C’est un risque, en effet, et je m’en vais en parler au Scarabée".
Radeng trouva le radieux Scarabée, luisant comme du cuivre neuf, très occupé à rouler ses boulettes insalubres. Tout de suite, Scarabée comprit pourquoi Radeng était venu le voir : "Je sais, je sais, vous avez reçu des plaintes. Les buffles se promènent le long du sentier et déposent des bouses sur leur passage. Ce serait agir contre ma nature, Sire, de ne pas nettoyer le sentier sur mon passage".

Quelques minutes plus tard, un couple de buffles passait justement sur le sentier. Dès qu’il vit le Chef, l’un d’eux expliqua : "Personne ne comprend l’importance de mon travail. La Pluie fait des fondrières profondes dans les sentiers et je les remplis pour faciliter la marche des femmes en habits de fête qui portent sur la tête des paniers d’offrandes quand elles vont, parfumées des fleurs du Frangipanier, célébrer chaque pleine Lune".

Radeng se sentait las, très las de toutes ces plaintes mais se décida tout de même d’aller à Gunung Batur, la montagne souvent visitée par la Pluie. Quand il atteignit le sommet de Gunung Batur, il cria : "Pluie, pourquoi donc pleus-tu si fort ? "

En attendant la réponse de la Pluie, Radeng s’assit, épuisé. Quelques gouttelettes de pluie rafraichirent son corps fatigué et gentiment, le Vent l’aidait à éloigner les soucis qui préoccupaient tant le Chef. Il fut rempli d’émotion en voyant sa belle île où cascadait l’eau limpide et abondante des rivières. Quelques nuages flottaient dans le bleu du ciel, par-dessus les terrasses vert vif des rizières. Entouré de chants d’oiseaux, il voyait tout autour de lui l’ harmonie des liens de la vie. Radeng comprit qu’il avait posé à la Pluie une question biscornue.

Rentré chez lui, il fit d’abord venir Gecko et lui expliqua que sans la Pluie, il n’y aurait pas de moustiques et qu’il serait affamé et malheureux. Il convoqua ensuite tous les animaux et décréta "Je vous ordonne de ne plus vous plaindre. Rentrez chez vous et vivez en paix".

Les lucioles sont toujours aussi fofolles mais elles font attention à ne pas danser trop près de grand banyan et, après avoir souhaité la bonne nuit au Gecko, le Pic s’en va ces temps ci, tambouriner sur un grand jaquier.


Écrit par : Agnès | 12 octobre 2008

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Traditions Merci de nous faire partager ces traditions si lointaines et si différentes des nôtres !
Que de belles photos multicolores,

Écrit par : Anouk | 15 octobre 2008

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