15 octobre 2008

Mandala

 

Tu te souviens de la roue initiatique: ce mandala qui purifie et éclaire les yeux des chercheurs d’harmonie, tu te souviens de ce mandala brodé sur le dos d'une veste trouvée dans l’aéroport de Montréal du temps où il était encore à Mirabel, tu m'avais reconduit jusque là, dis moi, te souviens tu de ce mandala? Te souviens tu de toi à ce moment-là, de ta vie au delà du réel, tu te demandais si l'au-delà du réel, c’était encore le réel, je te répondais que je n'en savais rien, je ne savais même pas si moi, j'étais dans le réel ou dans le rêve.

Il y a quelques jours, j'ai chanté dans une grande maison au bord d'une grande forêt, je me rappelle les visages de celles et de ceux qui étaient présents. Je me rappelle du fils de la maison qui jouait du saxophone mais un saxophone tout petit qui jetait dans l'assemblée un très joli son, beaucoup plus grand que l'instrument; il y avait de l'amour dans cette pièce principale, de l'attention, des rires, une écoute parfaite, pas de sonorisation... la voix nue dans sa pureté métaphysique, un vrai concert pour front de libération de l'oreille, les gens étaient si proches qu'ils pouvaient se regarder dans les yeux, il y avait une amie à qui les médecins avaient dit qu'elle n'en avait plus pour longtemps, je lui demandai «Comment les médecins peuvent-ils être sûrs que tu es au bord de culbuter dans l'autre monde?» «Les médecins me disent que chaque tournant est dangereux» me dit-elle, il faudrait être devin ou voyant, me disais-je pour être sûr que quelqu'un va partir avec le prochain train. Je te souhaite de rester encore longtemps sur cette boule ronde, lui murmurai-je.

Barbara déployait sa longue chevelure de fée, quand elle chantait chacun, chacune écoutait avec attention et parfois chantait avec elle. Après les chansons ce furent les vins, les bières, les gâteaux, et aussi les réflexions qu'inspiraient le moment présent: on venait d’apprendre que le capital avait capoté, que nous étions en équilibre sur une poutre au bord du vide et pourtant le rire n'avait jamais été aussi fort, on avait vu à la télévision les hommes d'affaires tout dépenaillés, la cravate de travers qui suivaient l'enterrement du capital, il y avait des pleureuses et des chefs d'état qui essayaient de rendre le moral à tous ces anciens richards jadis cotés en bourse, la bourse était plate et les châtelains étaient obligés de vendre leurs châteaux, mais il ne restait plus de personnes assez fortunées pour les acheter. On chuchotait «Rien ne sera jamais plus comme avant» les directeurs de banque campaient sous les ponts de Paris, c'était la déchoulure totale, les épargnants manifestaient dans les rues des capitales, les états étaient en faillite, les états étaient dans un drôle d’état. Les actionnaires brandissaient leurs actions, horrifiés qu'elles ne soient plus que du papier!....... Je me souvenais que je cherchais la joie parfaite à travers tous ces évènements quoiqu'il se passe, me disais-je, il faut que je m'apprête à rebondir sur la trampoline de la Vie. Facile à dire, me disaient les spéculateurs qui avaient mal spéculé sur les conseils soi-disant éclairés des magnats de la finance. On sonne le glas des argentiers, Wall Street est au fond du panier. L'hiver sera chaud, tiens bon la barre, matelot.

Encore une fois, il sait assez celui qui sait s'il sait qu'il ne sait rien. Tout est rien et rien est tout. Donc ne désespérons pas. Le vieux monde est presque mort, le nouveau va entrer en scène, on vient juste d'entendre les 3 coups, achetez des graines chez Kokopelli et renvoyez Monsanto aux Etats-Unis. 

Julos 13 octobre 08 T.L.G

P1090081



10:06 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

"Le vieux monde est presque mort..."
Puisses-tu dire vrai,Julos.

Écrit par : Gilles Poulou | 15 octobre 2008

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