27 décembre 2008

Brigitte de Crawhez

 

ArbresEntreCielTerre

 

Brigitte de Crawhez qui avait fait les photos
du livre ”Les arbres chemins entre terre est ciel”
a fait le saut dans l’autre monde un peu après Noël.
C’est mardi qu’elle sera mise en terre en même temps
que 150 palestiniens qui ont trouvés la mort
dans la bande de Gaza aujourd’hui même.

Ce samedi 27 décembre 08
j’étais à manger chez André Goosse
le grammairien et France Bastia,
son épouse à Hamme-Mille,
la radio était allumée et la nouvelle est tombée
comme un couperet.
Allumez vos bougies mes amis de tout partout
que les en allées et les en allés se sentent soutenus.
Le monde est toujours une triste boutique
et j’ai toujours chevillé au corps et à l’âme
l’espérance folle que le 9 du 9 /09 le monde sera enfin 9.

Julos Beaucarne

17:00 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

25 décembre 2008

Les sans-papiers

 

SansPapiers

 

Les sans-papiers


Tu as débarqué chez nous
avec dans ton maigre bagage
une grande espérance,
tu sais que si on te renvoie chez toi,
tu seras emprisonné, torturé
peut-être ou bien tu disparaitras
et plus personne, peut-être,
n'entendras parler de toi.
A peine es tu arrivé chez nous
qu'on t'enferme,
parfois avec femmes et enfants.
On te tabasse, on te refait
ce que tu as déjà enduré chez toi.
Tu supplies qu'on te donne un laisser- passer,
un visa pour la vie pltôt que pour l'éternité,
tu es un demandeur d'asile,
si tu ne trouves pas asile ici,
tu trouveras asile de l'autre côté,
tu attends un billet pour la mort ou pour la liberté.
Mon voisin me dit:
"Qu'est-ce que tu racontes.
Ce que tu dis ça se passe ailleurs, pas ici ?"
Hélas mon voisin ça se passe tout près,
à deux pas de chez toi et toi,
tu marches libre dans le soleil.
Sais-tu que rien n'est sûr sur cette boule ronde,
sais-tu que ce qui est certain
c'est que rien n'est certain
et que nous pourrions devenir
toi comme moi des sans papiers?
Que sait-on de l'avenir dans le tohu-bohu de ce temps?
Si cela arrivait par malheur,
alors il ne faudrait pas nous étonner
que nous soyions traités comme nous avons traité
chez nous les sans-papiers.

Julos Beaucarne

 

22:25 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

23 décembre 2008

Le monstre du gain


MonstreDuGain

Le monstre du gain


Savez vous, ô vous les habitués de ce blog qu’en papouasie, le gouvernement indonésien veut interdire aux papous  de vivre nus comme le faisaient leurs ancêtres depuis la nuit des temps. On le sait les papous depuis toujours revendiquent leur nudité et la nue propriété de leur corps. Dites-moi, la nudité, n’est-elle pas le plus beau des costumes? Depuis qu’ils existent, et ça fait quelques siècles déjà, les papous sont nus, juste vêtus de leur étui penien, jusqu'ici personne n'y avait trouvé à redire, les papous apprécient d’être nu, on les comprend, c’est tellement plus facile de se faire des papouilles quand on a pas de vêtements mais voilà... signe des temps actuellement, on préfère la coercision à la liberté et si cet arrêt contre nature devait être promulgé par la cour suprême indonésienne les papous  pourraient déterrer la hâche de guerre et recourir hélas à la violence, tout le monde y perdrait car les papous n’auront plus ce contact intime avec l’air, avec le prana, on veut les empêcher d’être constamment en contact avec le cosmos par  tous les pores de leur peau. Aujourd'hui le gouvernement indonésien veut  interdire aux papous ces tenues plus que légères à la manière d'Adam qui jusqu'à plus ample informé est considéré comme le père premier de tous les pères et cette tenue, cet uniforme premier, cet acoutrement sans couture simplet et original cet « abacos » total, cette tenue si antique, si ancienne, si séante, peu coûteuse et si saine, facilement nettoyable si on dispose d’eau, cette tenue ne pourrait plus être tenue? Cette tenue, ce plus simple appareil, les sacro-saints censeurs du gouvernement indonésien l'appellent tout simplement « obscène », ne serait-ce point ces censeurs  eux-mêmes qui seraient en pleine obscénité ? Comment peuvent-ils sans rire proclamer nulle et non avenue la pratique quotidienne du nu, de la nudité  fondamentale et cette interdiction inadéquate et dictatoriale du gouvernement indonésien ne va-t-elle pas provoquer la révolution et la rébellion des papous?  Le gouvernement indonésien va-t-il obliger tous les habitants de l’Indonésie à prendre des douches habillés?  En proclamant  cette risible interdiction ne va-t-il pas faire rire de lui  dans le monde entier...  ils veulent interdire aux papous de goûter la caresse du vent et de l’eau sur leur corps et en y réfléchissant n’est-ce pas le costard-col-cravate qui est la plus obscène des tenues? Affublés d’un col et d’une cravate, les hommes d’affaires affairés s’étouffent eux-mêmes, étranglés qu’ils sont par leurs cravates-garot qui empêchent leur sang de voyager dans leur corps et de pulser jusqu’à leurs cerveaux  et c’est sans doute pour cette raison  que les gentlemen du gouvernement indonésien prennent des décisions semblables et veulent uniformiser les tenues de tout le monde, vous  rendez-vous compte que l’uniformisation totale du monde est allée se loger jusqu’en papouasie? Vraiment, il n’y a pas de quoi pavoiser. On assiste à la mort des croyances collectives  et traditionnelles. Le gouvernement central du monde veut que tous les humains marchent au pas selon leur diktats vestimentaires, bientôt, on obligera les papoux  de se vêtir bien sûr... mais uniquement avec un vêtement de « marque » au nom du sacro-saint commerce. Pourquoi le gouvernement indonésien se fait-il remarquer de la sorte ? Cette décison prête à rire, à s’esclaffer! Ceux qui proclament cette loi contre l’innocente nudité des habitants de papouasie  sont vraiment des obsédés sexuels qui refusent de voir la vérité en face. Parallèment et en suivant la même logique, ils osent insinuer que la nature est mal faite: « Cachez ce sexe que je ne saurais voir », ces révisionnistes d’un nouveau genre veulent nier l’originalité de chaque être humain, de la même façon qu’on a décidé dans les hautes sphères de l’Europe que l’homéopathie serait bientôt interdite ou presque... toujours l’uniformisation mondiale décidée par quelques blancs becs représentant de grosses multinationales en ce cas les grosses boîtes pharmaceutiques qui veulent qu’on se soigne avec les médicaments qu’ils produisent et rien d’autre: hors de l’allopathie point de salut, crient-ils aux 4 vents. Monsanto veut intoxiquer toute la planète au nom du commerce. « Monsanto subito met la terre sur le dos ». Et les OGM? Les OGM que les fonctionnaires de l’Europe hésitent à interdire toujours au nom du pèse et du fisc et du saint bénéfice et de la pression des hommes d’affaires américains, ceux-là même qui viennent de prendre la plus fameuse tatouille financière du siècle à cause de leur bêtise et de leur appât du gain? Les patrons de Monsanto sont les tueurs des abeilles et des êtres humains. Il en est de même des grands semenciers qui veulent être les seuls à règner et à vendre des semences. Celles qu’ils vendent sont trafiquées et hybrides et empoisonnent la terre. Qu’on se souvienne du procès qu’ils on fait fait à Kokopelli, ces marchands de semences anciennes, tout ça juste pour être les maîtres du marché de la semence. Comment peut-on supporter ces produits toxiques qui mettent la terre sur les genoux et sans dessus dessous, ces produits toxiques qui tuent les êtres humains et enrichissent quelques richards obèses qui veulent posséder toute la planète et qui veulent, on ne sait pourquoi, la mort de l’humanité et la leur aussi par la même occasion. Monsanto est le plus grand terroriste de la planète, al Qaida est un enfant de choeur à côté de lui, Monsanto prépare le plus grave attentat suicide de la planète. Vous avez sans doute remarqué que les boss de Monsanto ne sortent jamais de leurs bureaux que coiffés et avec un masque à gaz  car ils connaissent très bien l'immensité de la toxicité de ce qu’ils vendent.

Julos Beaucarne

19 décembre 08 TLG

22:33 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

21 décembre 2008

Allô Gaza

 

Masque



 Gravure de Maryline Coppée

 

 

Allô! Ici Gaza, dit la voix dans le téléphone, ici, il n’y a plus de trêves et s’il y en a, elles  meurent vite dans les combats. Ici il n’y a plus de rêves, ici se trouve être le coeur de l’absurdhistan mondial entretenu savamment depuis si longtemps déjà par qui? Par les marchands d’armes et les snipers? Ici, il n’y a plus de trêves, et s’il y en a, elles sont si brèves qu’on ne s’en  souvient pas, on croit que ça va finir et ça repart et ça s’éparpille et le bruit des armes nous vrillent les oreilles, nous percent les tympans et le corps et la tête et nous, nous vivons tant bien que mal dans l’entre deux, entre Vie et mort.  Tu me dis: "nous sommes enfermés dans la bande de Gaza, nous sommes juste une petite bande qu’ils appellent des "hors la loi" mais c’est ceux qui nous encerclent et qui nous visent, c’est eux qu’on devrait appeler des “hors la loi". Quelle est la loi des tueurs? Si ce n’est de tuer, le tunnel que nous avons creusé, me dit-il, près de la frontière a été fermé au bulldozer, plus d’issue, plus une seule voie ouverte vers la liberté, nous sommes faits comme des rats,  nous sommes enfermés à double tour dans la bande de Gaza  pour qui ? Pourquoi? Quelle absurdité! Nous vivons au plein coeur de l'absurdhistan. "Le ‘cessez le feu’ a-t-il vécu ?. Les nouvelles sont contradictoires mais nous ne sommes plus disposés à nous laisser assassiner. J’entends dans le téléphone le bruit sempiternel des armes automatiques, j’entends des cris au téléphone et les sirènes des ambulances du croissant rouge mon ami, me dit, il est possible que  tel sera notre Noël dans la  bande de Gaza “. Je regarde les photos des enfants tués... D’un côté, on assassine un peuple à qui on reproche de se défendre, et de l’autre, on tue des enfants et des femmes et des jeunes gens et des vieillards, pourquoi, comment ? Quelle est la logique de cette guerre qui n’en finit pas de faire semblant de finir....”Pendant ce temps, me dit mon ami au téléphone, vous buvez du champagne et vous faites la fête? Vous, vous avez le droit de rêver. Gardez au moins, si c’est possible, ajoute-t-il au téléphone, gardez un vide, un endroit un rien, derrière la fête un peu de silence étroit pour penser à nous, à toutes celles et à tous ceux, enfants, femmes et hommes, qui sont enfermés dans cette prison à ciel ouvert de la bande de Gaza. Nous vivons dans des ruines, ici, chaque homme, chaque femme, chaque enfant peut à chaque minute devenir une cible. Ne dites pas que c’est nous qui avons commencé...". La communication est très mauvaise, puis elle se coupe.

Julos, 20 décembre 08

 

09:56 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

15 décembre 2008

Article paru dans Vers l'Avenir

 

JB - VA 13-12-08

 

 

article paru dans "Vers l'Avenir" du 13 décembre 08

17:30 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

14 décembre 2008

Le livre de ma vie

 

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J'ouvre en panoramique le livre de ma vie, j'y vois des fonds et des bosses des tristesses si profondes parfois qu'il m'a fallu quelques années, non pas pour les oublier..... ça me semblait impossible et dangereux, mais pour essayer de comprendre, de percer le secret de l'absurdité qui fondait sur moi sans crier gare et me foudroyait, cependant malgré ces froids qui traversaient de part en part mon âme ,j'ai tenté de garder le cap de l'amour, de l'amitié et de la douceur nécessaire pour continuer à marcher sur ma propre route malgré le chiffre de mon âge qui s'affichait sur le compte-tours de mes jours.

A part le chiffre de mes jours je n'ai pas réussi à "faire du chiffre" comme disent les prêtres de la "marchandise" et du merchandising. Mais j'ai essayé d'envoyer aux 4 coins du monde des oiseaux de paix. Je ne voulais être qu'un parfumeur psychique. Ma mère bien aimée qui m'a débarqué sur les quais de ce monde le 27 juin 1936 ma mère qui m'a donné vie, est née, elle, en l'autre dimension en 1960 pendant que j'étais dans les Afriques et mon père, lui, en 1974  a laissé ses outils, son poste à souder et toute sa clientèle de fermiers bons vivants qui venaient le voir et piquaient volontiers une jasette avec lui dans l'atelier devant l'enclume ou autour du grand soufflet de la forge qui faisait rougir l'acier.

Me reste par bonheur ma grande soeur aînée et mon grand frère et je savoure le bonheur de les croiser au hasard la chance et nous rions ensemble et nous nous souvenons. 

Chaque minute est précieuse et se savoure comme un grand vin millésimé, savoureux qui nous donnerait des nouvelles du soleil.

Derrière nous dans les ans une forêt d'enfants grimpe vers la lumière et le bonheur est encore dans le pré malgré cette sourde peur de la déferlante violence du monde. Je pense beaucoup aux enfants aux petits comme aux grands que l'on tue ou qui se donnent mort à eux-mêmes ou qui deviennent soldats à l'âge ou d'autres vont encore à l'école, je pense à celles et à ceux qui se mutilent et s'enlaidissent, je pense à eux le soir à la solitude de celles et de ceux qui ont perdu leurs parents dans d'absurdes guerres et que plus aucune maman ne vient border et embrasser au seuil de la nuit. Ils sont à la merci des violeurs, des tortionnaires et leur petite âme n'est pas en mesure de surmonter leur peine. C'est à elles, c'est  à eux que je pense quand je m'endors tranquillement dans mon lit, dans ma maison, dans mon pays.

Je leur envoie des pensées d'amour. Je sais que c'est peu mais je sais aussi que c'est beaucoup.

 

Julos le 12 décembre 08

 

00:36 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (5)

11 décembre 2008

Julos en spectacle - Le P'tit Jésus

 

 

"Le P'tit Jésus"

 

Julos en spectacle à Wavreilles ce 06 décembre 08

 

PtitJesus

 

 

extrait du disque "Front de Libération des arbres fruitiers"

10:37 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

10 décembre 2008

Disparition au Québec

 

Hélène Pedneault a pris la route de l’autre monde ce 1er décembre 2008. 

« Cette enfant avait l’énergie de la Manic et le dos large comme un pays à faire, elle le porta en criant « eau secours », en écrivant des livres chauds comme des volcans et tranquilles comme des lacs » dit d’elle Denise Boucher.

 

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14:02 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

08 décembre 2008

Gardiens de la pègre II

 

 

Gardiens de la pègre II

 

Réaction d'un professeur suite à l'intrusion
de la police dans sa classe en France

 

19:42 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (11)

07 décembre 2008

Un vélo roule dan le ciel

 

un vélo roule dans le ciel

Photo de Ben Goffart

 

Rouler en vélo au dessus dans l'immense espace, se dégager du poids des choses, tel est le travail des chercheurs de rêves. Le tapis volant des mots et des images nous emmène bien plus loin que nous en un lieu où tout serait possible..... même l'impossible. Le monde aujourd'hui s'écrit souvent, hélas, en négatif! Comment faire pour retourner la peau des forces déployées pour détruire?

Un être qui meurt sous les balles, c'est bien plus qu'un livre qu'on ne lira jamais, c'est une partie de nous qui s'échappe en fumée. Au départ, nous étions chacun, chacune l'univers en son entier, mais voilà que des forces obscures nous grignotent peu à peu l'âme et le corps et aussi la terre sur laquelle nous marchons qui ne peut plus nous donner des fruits purs pour nous donner force et joie, les chevaliers de l'Apocalypse ricanent dans leur rictus devant l'innocence des fleurs. Comment garder l'espoir devant ce démontage organisé de la Vie avec un grand V?

Des bûcherons maussades déplantent les arbres humains et déboisent d'immenses forêts, à chaque arbre qu'on coupe, on me coupe en dedans, un vaisseau, une veine, c'est un peu de mon sang, chaque arbre humain qui tombe nous laisse incomplet. Comment souffler sur les braises de notre devenir quand les faiseurs de bombes, de fusils et de balles envoient leurs messagers de mort aux 4 coins des mondes?

"Garder le roseau vert entre les dents?"... oui.... mais comment? A ce jour, il ne nous reste que notre "petit lopin de peau" dont nous sommes momentanément les princes et les princesses stagiaires, "notre petit lopin de peau" c'est vrai que c'est juste ce qu'il nous reste pour nous occuper de nous et nous pousser vers la lumière au milieu de ce déferlement mondial de balles, de bombes, de bazookas, de missiles sol-air, de bêtises formatées et industrialisées, d'insecticides et de fongicides qui sont des armes de destruction totale et massive de notre planète "Terre".

Toute arme aussi perfectionnée soit-elle est anachronique. L'intelligence de l'homme sert de plus en plus souvent à le détruire à le pourrir.

"Notre petit lopin de peau", c'est juste ce qu'il nous reste pour nous occuper de nous, pour nous conduire vers la lumière, pour réussir à nous mettre en joie. "Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là" à remonter le courant sous les huées des gens bien en place, des suiveurs et des enfonceurs de portes ouvertes, je voudrais être ce derviche tourneur qui crée sa protection en tournant sur lui même. Je voudrais aller au bout de moi, je voudrais aller au bout de ce que j'ai à faire et je suis persuadé que tous et toutes nous avons quelque chose de particulier à faire et si chacun, chacune allait au bout de ce qu'il a à faire...... le plan général serait un succès, je nous souhaite à tous et à toutes d'aller au bout de notre propre chemin.  

 

Julos Beaucarne

le 6 décembre 08 jour de St Nicolas.........

 

11:10 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (5)

04 décembre 2008

Julos dans la collection Espace Nord

 


MonTerroir_Couverture



JULOS DANS LA COLLECTION ESPACE NORD
aux éditions Luc Pire
- sortie le 16 février 09 -


Les éditions Luc Pire ont proposé à Julos
de publier une de ses oeuvres phares
dans la collection Espace Nord qui regroupe
les grands noms du ‘’patrimoine littéraire belge’’.

Ils ont choisi de rééditer ‘’Mon terroir c’est les galaxies’’
avec une préface d'André Goosse
une lecture commentée de Thierry Coljon
et un cahier d’illustration de 8 pages
avec des images d’archives
et des photos inédites.

Conclusion, ces jours-ci nous avons tourné
et retourné les tiroirs de Tourinnes
pour retrouver la photo du Gros Parrain,
la cabane sur la Pointe-du-Lac,
l’improbable photo du service militaire
et la voiture ‘terriblement’ solaire
photographiée par on ne savait plus trop qui
dieu seul sait quand.

Bref, nous avons remplacé les photos
introuvables par d’autres photos retrouvées
et les non-retrouvées
nous les avons toutes renouvelées,
si bien que le Julos que vous connaissez
avec sa paire d’isolateurs en 1978
se retrouve en 2008
avec une paire de pignons
sur roue dans l’exacte
et même position...

Ca vous tente ?

Si ça vous tente, vous pouvez commander
le livre chez Claude Duchateau
au prix de 8 € (+ les frais d'envoi)
en téléphonant à ce numéro : +32 (0)10 41 73 74
ou bien par e-mail : clduchateau@swing.be

Sortie prévue en Belgique le 16 février
et le 26 février dans toute la France.

 

JulosReeditionLuiMeme


Julos en pleine réédition de lui-même
ce vendredi 28 novembre

 

 

AVIS AUX COLLECTIONNEURS
il reste quelques exemplaires du livre original
pour ceux qui voudraient comparer les deux éditions.

 

Bonne lecture à tous,


Laurence Latour

16:05 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

02 décembre 2008

Dogan 0zgüden

 

oeuf_retouche

 

Que c’est doux de rentrer dans un immense oeuf, fut-il troué tout partout, c’est comme si on rentrait dans le ventre de sa mère, que c’est doux de marcher dans un oeuf: on se sent protégé en ce monde où l’on est à la merci de tout, au nom d’une religion, d’une idée fixe, au nom du pèse, au nom du fisc. Je pense aux voyageurs occidentaux de Bombay en Inde, massacrés la semaine dernière dans l’hôtel Taj Mahal, la barbarie est partout et des innocents paient de leur vie les arrêts sur l’image d’êtres détournés d’eux mêmes par des idéaux destructeurs, c’est chaque jour le massacre des innocents.

Je songe à mon ami Turc Dogan Ozgüden journaliste qui a du quitter la Turquie en 1971 et s’est réfugié chez nous parce que ses articles parlaient de justice, d’égalité, de fraternité et parler de tout cela en Turquie ne plaisait pas aux maîtres du pays qui n’aiment pas qu’on trouble leur eau. Une fois arrivé chez nous Dogan a créé “info-Turk“. En exil, il a continué à combattre l’injustice, l’antisémitisme et la xénophobie qui gangrènent son pays la Turquie et bien d’autres pays du monde.

A cause de ses idées de paix, Dogan est actuellement menacé de lynchage, ces menaces qui pèsent sur lui sont téléguidées par les maîtres d’Ankara qui n’en sont pas à leurs premiers écarts avec les droits de l’homme et de la femme qu’on se souvienne des raids aériens turcs contre des cibles kurdes dans le nord de l’Irak, qu’on se souvienne de la situation des femmes prisonnières dans les prisons turques.

Il n’y a pas qu’enTurquie que les droits de l’homme et de la femme sont bafoués, chez nous aussi, les sans-papiers souffrent et ils souffrent aussi en France. Les journaux racontent tous les viols quotidiens perpétrés par des militaires de n’importe quel bord en République du Congo. Alors quand aurons nous la paix?

En attendant ce jour nous marchons dans l’oeuf avec l’impression fausse, peut-être, d’être protégés comme si on était dans le ventre de sa propre mère.

 

 

Julos le 2 décembre 08

 

Oeuf

 

"Le grand ovoïde" est une oeuvre de Mostafa Hadi et Pol Marchandise

tel 0477 691 518.

L'oeuvre était sur la place de Beauvechain pendant

le mois de novembre.

21:20 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)