08 février 2009

Valeria, la petite punaise

Valeria, la petite punaise.

 

 

Tu te rappelles, j’avais une petite punaise apprivoisée.

Elle toquait toujours à ma porte car elle ne voulait pas toucher la sonnette.

Le chat me disait: « Attention ! il y a quelqu’un qui toque à la porte » et il faisait mine de se sauver.

« Non, reste là, lui disais-je, c’est ma petite punaise ».

 

Ma petite punaise s’appelait Valeria.

Je l’avais rencontrée chez Silvia, tout près de l’Equateur, vous connaissez?

Elle aimait se balader sur les chemins, escalader les montagnes.

Parfois, elle relevait ses longs cheveux et l’on voyait son long cou tout blanc.

Elle était très coquette Valeria.

Elle était très jolie aussi, elle avait deux longues jambes fines.

Quand nous partions ensemble dans ma vieille voiture rouge, elle s’allongeait parfois pour faire un petit somme. Et l’on voyait ses deux jolies jambes qui dépassaient par la vitre arrière.

S’il m’arrivait de conduire un peu brusquement, elle entrouvrait les yeux, regardait où on se trouvait, puis, rassurée elle refermait les yeux avec délectation et se rendormait sur son petit coussin bleu.

Valeria avait un secret: elle savait confectionner des gâteaux-crumble comme personne n’a jamais su jusqu’à ce jour, tout le monde se régalait.

Je me demandais comment en si peu de temps elle pouvait faire naître un dessert aussi délicieux.

Et dire qu’il y a des hommes et des femmes qui dépensent des fortunes dans des pâtisseries de luxe pour des gâteaux qui n’ont même pas de goût ! Dites !

 

Des punaises, il y en a des dizaines dans les rosiers, mais aucune vraiment aucune

comme ma petite punaise Valeria.

Elle aimait me faire plaisir et prenait soin de ma santé.

Quand j’étais un peu souffrante, elle me portait des bonnes plantes qui soignent pour faire des tisanes parfumées de soleil.

Il n’est de si belles rencontres qui n’aient, hélas, une fin.

Un jour que nous nagions ensemble, je la perdis de vue, et j’eus beau accélérer, accélérer, je ne pus la rattraper et perdis sa trace.

Je revins plusieurs fois scruter les profondeurs bleues mais je ne retrouvai pas sa trace.

 

Et puis, un jour, le chat tout essoufflé accourut et me dit :

« C’est elle, c’est ta petite punaise qui a touché la sonnette! ».

Je lui ouvris; lorsqu’elle entra dans la maison, ce fut comme si le soleil en personne pénétrait dans tous les murs.

Et, depuis ce jour, je ne perdis plus jamais la trace de ma petite punaise.

Et son sourire est devenu une jolie fleur couleur de l’Amitié.

 

 

Pour ma punaise Valeria, le 26 janvier 2008

Paula Marquet

22:21 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

bravo paula je ne te savais pas poete pourtant ton poeme sur ton chat aurais du me mettre la puce à l'oreille moi mon chat il a disparu depuis hier et je suis bien triste surtout que nos quatres petits enfants l'on reclame en arrivant ce soir
bisous à toi et bientot pour applaudir julos les places sont retenuesbisous partages

Écrit par : patricia gerard | 08 février 2009

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Valéria, la petite punaise punaise, fourmi, ...les marchands d'insecticides pollueurs auront-ils mauvaise conscience ? Maintenant que je sais entrer dans le blog, il y aura un commentaire de plus chaque fois que paraîtra un article.

Écrit par : jeanne | 09 février 2009

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Au suivant !!!
Quelle belle histoire !!! même que c'est pas pour de faux !!!
Laissez-moi vous raconter que je suis témoins !!!
Cette année là (2007), nous allions à BARJAC et même que le Julos était programmé !!!
Je suivais effectivement cette voiture rouge qui filait, et non moi qui filait cette voiture !!!
Qu'est-ce que je voyais effectivement passer par la portière !
C'était bien les pieds de Valéria !!!
Faut faire attention, car derrière ça vous ferait rouler comme un pied, avec quelques troubles émotionnels !!!
Tout ce que vous raconte là, PAULA, c'est pour de vrai, ce n'est pas une légende !!! Et même que le PABLITO de PAULA, il ne se sauve pas quand il voit Valèria !!!

Écrit par : POMMIER Marc ENCIELgrisounet | 09 février 2009

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Que beau texte, plein de douceur, de prévenance et un tantinet
poétique, proche du conte féérique mais proche du réel,
bravo PAULA ! Vraiment tu écris très bien.
Tu as bien fait de me mettre sur la piste du blog de Julos, j'y reviendrai car il est riche et intéressant!
Yves se joint à moi pour t'embrasser, Françoise.

Écrit par : Françoise Bonal | 10 février 2009

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