14 février 2009

Texte pour la Saint Valentin


Femmes et hommes de la texture

De la parole et du vent

qui tissez des tissus de mots

Au bout de vos dents, ne vous laissez pas attacher

Ne permettez pas qu’on fasse sur vous

Des rêves impossibles

On est en amour avec vous

Tant que vous correspondez au rêve que l’on a fait

sur vous alors le fleuve Amour coule tranquille

Les jours sont heureux sous les marronniers mauves

Mais s’il vous arrive de ne plus être

Ce personnage qui marchait dans le rêve.

Alors soufflent les vents contraires

Le bateau tangue, la voile se déchire

On met les canots à la mer

Les mots d’amour deviennent des mots couteaux

Qu’on vous enfonce dans le coeur

La personne qui hier vous chérissait

aujourd’hui vous hait.

La personne qui avait une si belle oreille

Pour vous écouter pleurer et rire

Ne peut plus supporter le son de votre voix

Plus rien n’est négociable

On a jeté votre valise par la fenêtre

Il pleut et vous remontez la rue

Dans votre pardessus noir.

Est-ce aimer que de vouloir que l’autre

quitte sa propre route et son propre voyage

Est-ce aimer que d’enfermer l’autre

Dans la prison de son propre rêve.

 

Femmes et hommes de la texture

de la parole et du vent

Qui tissez des tissus de mots

Au bout de vos dents

Ne vous laissez pas rêver

Par quelqu’un d’autre que vous-même

Chacun a son chemin

Qu’il est seul parfois à comprendre.

 

Femmes et hommes de la texture,

de la parole et du vent

Si nous pouvions être d’abord toutes et tous

Et avant tout et premièrement

Des amants de la Vie

Alors nous ne serions plus ces éternels

questionneurs, ces éternels mendiants

Qui perdent tant d’énergie et tant de temps

A attendre des autres, des signes

Des baisers, de la reconnaissance

Si nous étions avant tout et premièrement

Des amants de la Vie

Tout nous serait cadeau

Nous ne serions jamais déçus

On ne peut se permettre de rêver que sur soi-même

Moi seul connais le chemin qui conduit

Au bout de mon chemin

Chacun est dans sa vie et dans sa peau

A chacun sa texture, son tissage et ses mots.

 

Julos Beaucarne

01:36 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

Commentaires

grazie vi voglio bene
tous les matins.....baci

Écrit par : lilia | 14 février 2009

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Week end à Gauchy, qui sera rempli d'émotion, encore et toujours.
Je pense très fort à tous ces gens rassemblés au nom de l'amour, lettre "M" pour combatrre sa voisine "N", 13ème et 14ème lettres de l'alphabet, juste au milieu des 26, qu'elles partagent. J'ai reçu une jolie leçon de sémantique hier et je ne sais pourquoi tu étais présent.

13

Écrit par : jeanne | 14 février 2009

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Is it to love? It is to love to want that Other
To leave their path and their journey
It is to love to lock up that Other
In the prison of your own reverie.

Quel plaisir de travailler à la traduction de ce texte en préparation du spectacle de Brighton ! Intimidant aussi. Je n’ai pas encore réussi à traduire sans trahir la si essentielle ‘texture’. Francophones anglophilés, vos suggestions sont les bienvenues.
Agnès

Écrit par : Agnès | 14 février 2009

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Lettre d'amour Je voudrais descendre avec toi les pentes douces qui mènent au val fleuri de la tendresse. Je voudrais t'aimer de tout mon coeur, de tout mon corps, de toute mon âme. Je voudrais marcher à tes côtés pour ôter de tes yeux ce voile de tristesse qui y traîne encore quelquefois, comme une brume qui s'attarde. Je voudrais être ton âme soeur, l'autre aile de notre ange...

Écrit par : Moinette | 14 février 2009

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Le plus beau cadeau que l'on puisse faire à l'être aimé, c'est la liberté...

Écrit par : Moinette | 14 février 2009

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Tellement ... tellement que ça sonne vrai, tellement que ça sonne juste, tellement que tes mots sont beaux...

Écrit par : Maryvonne | 16 février 2009

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