10 mars 2009

Le retour du Dalaï-lama

Ce 10 mars, c'est le 50ème anniversaire de la fuite de Lhassa du 14ème Dalaï-Lama.

Il paraît qu'c'était le pays
Le plus haut d'altitude d'esprit
Ce serait bien que tu t'y rendes
Toi qui t'envoles vers l'Asie
A la recherche d'une autre vie
L'Tibet bien sûr est toujours là
Il manque juste le Dalaï-lama.

Le grand Océan de sagesse
A quitté Lhassa, il ne reste
Là-bas qu'une poignée de moines
En tout 50.000 Tibétains
Traités, dit-on, comme des chiens
Par des envahisseurs de l'Est
Venus d'empires jadis célestes.

Ca t'étonnera peut-être un peu
Des vrais Tibétains, y en a peu
5 millions sur le territoire
Mais 7 millions d'inquisiteurs
Campent désormais sur les hauteurs
Ils ont jeté par-dessus bord
Plus d'un million deux cent mille corps.

Cela fait plus de 40 ans
Que ces colons montrent les dents
Tout en haut sur le toit du monde
Interdisant tout enfantement
Sans le permis de l'occupant
Qui étouffe systématiquement
Toute vie en son commencement.

De même on donne des permis d'chasse
A quelques richissimes rapaces
Amateurs fous de trophées rares
Contre un gros paquet de dollars
Ils tuent leur content les richards
Yacks sauvages, moutons argali
Sont gommés au fil du fusil.

Les plus grands fleuves de l'Asie
Prennent source au coeur du pays
Mais la terre est devenue chauve
On a mis la chimie aux champs
L'eau charrie les fertilisants
Beaucoup d'arbres ont été coupés
Le désert broute la forêt.

Milliers de monastères détruits
Plus de 20 siècles d'art et de vie
Ont été réduits en poudre
Toute une civilisation
Raffinée, passée au pilon
Assassinat d'une mémoire
Trop vive pour la laisser voir.

Le 14ème Dalaï-lama
S'inquiète de savoir s'il pourra
Avant la fin de ce siècle
Réintégrer son pays
Sans violence et sans conflit
Voir après cette longue nuit
Le soleil se lever chez lui.

Julos Beaucarne
Vendredi 18 juin 93

La chanson se trouve sur le disque
"Tours, temples et pagodes".

18:08 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

et si la frontière est bloquée Ce serait bien que l'on s'y rende par la pensée, ce véhicule haut et combien rapide : quand on pense vraiment, quand tout ce qui vit en et par nous se centre sur ce là-bas, et qu'alors, là : on y va.
"Vieux moine démagogue et illuminé" a dit le Pouvoir Central de la Chine, peut-être, mais, Fils du Ciel Communiste de Beijing, nommez-moi un de vos ennemis encore vivant et non-violent après plus de 50 jours, 50 mois et même 50 ans de conflit.
Dans l'escalier de la tour de Babel, on chante tibétain parfois, chinois aussi.
C'est très laid, Fils de la Tien An Men, de la Porte du Ciel, ce que vous faites au visage blanc fardé de rouge de la fille des éléments, de l'empire du Milieu.
Plus grande est une chose, plus terrible est sa perversion, vous le savez...

Écrit par : babel | 11 mars 2009

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