31 juillet 2009

Bouddha

Bouddha Bis 3


En remontant le courant de mon fleuve intérieur, j’ai retrouvé un vieux Bouddha en pierre qui souriait derrière une végétation sauvage au milieu d’éboulis d’ un ancien temple, je ne savais où... Non ce n’était pas un Bouddha qui boudait, c’était un Bouddha oublié dans un champ de pierres qu’un rideau de lianes tentait de cacher. Il regardait à l’intérieur de lui avec persistance et il souriait... son sourire en disait long sur son bonheur intérieur, il contemplait en silence, dois-je le dire? (Dieu sait combien les pierres sont muettes et silencieuses !), il contemplait en silence le peuple de ses 500 milliards de cellules à tout jamais arrêtées sur l’image. Il était là, tranquille depuis quelques siècles, peut-être, allez savoir? Je demandai à un voyant extra lucide dans quel pays pouvait se trouver cette statue et il me répondit que ce Bouddha était un habitant silencieux d’Amarapura en Birmanie, c’était un Bouddha du pourtour de la pagode Patadawgyi. Voila qui est singulièrement précis. S’il m’arrivait un jour - il n’est pas interdit de rêver - s’il m’arrivait un jour de me rendre en Birmanie pour libérer Aung San Suu Kyi qui subit actuellement un procès infâme, je tenterais, c’est sûr, d’aller saluer le Bouddha au milieu de ses broussailles. J’aimerais écouter le bruit de la jungle qu’il habite depuis si longtemps  et m’entretenir avec lui sur les songes des pierres. Victor Hugo a écrit: “il n’est de sein si dur qu’on ne puisse y loger un songe”. Le bouddha rougirait-il? Il n’y a que les volcans qui réussissent à faire rougir et à liquéfier les pierres. Les pierres sont elles émues lorsque passe la déesse de l’Amour sur la route de la soie?

 

Julos 8h 35 du matin à TLG le vendredi 31 juillet.

16:09 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Magnifique,Julos!
Et pendant ce temps là, le 31 juillet, mon mari et une vingtaine d'amis,nous chantions autour d'un feu,dans une vieille gare rachetée.
Nous n'avions plus 60 ans, nous étions redevenus des adolescents. Nous avons observé que nous avions encore tous notre coeur de quinze ans,mais que nous n'avions plus la sérénité de Boudha.
A bientôt le 09-09,bises
Majo

Écrit par : aurelie | 02 août 2009

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Hommage au boudha qui a les formes de la matière
de la nature et de l'esprit, tout en étant impersonnel
Il fut un roi
surpassant tous les princes, craint de ses ennemis
et dont la gloire brillait aux 4 coins des terres
mais le bien principe de la vie s'épuise
et le monde se meurt au dernier âge : ainsi se mourait son peuple
voyant que la terre était opprimée par la mort
il voulut trouver le remède qui rendrait aux mortels leur immortalité
il souffrait des maladies de ses sujets plus que des siennes et expliquait les ravages des maladies par les méfaits du temps ainsi établit-il ici cet hôpital et ce temple
l'homme et la femme de bien désirant honorer les divinités peuvent entrer avec les offrandes proportionelles à leur fortune
Les plus démunis s'ils sont riches par la foi peuvent entrer avec une simple fleur. (Kambuja, Y Di Manno)
Message décripté sur les stèles d'un temple de l'empire khmer.
En hommage au boudha qui dans son silence de pierre se contente de l'offrande d'une simple fleur...

Écrit par : sboujeant@voila.fr | 08 août 2009

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Oui "les pierres sont émues lorsque passe la déesse de l'Amour sur la route de la soie"....elles aiment à être dérangées
L'Amour qui circule est un cadeau du ciel...il nous suffit d'un signe....pour le suivre...car il se donne...et celui qui sait le recevoir est béni des dieux à jamais. Je souhaite à tous de capter l'inoui.
Je vous embrasse. Anne Marie

Écrit par : Anne Marie | 09 novembre 2010

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