12 août 2009

Etat d'alerte du mot au cri du cri à l'écrit crié qui s'écrit et s'écrie pour un non ou pour un oui

 

l'état d'alerte

 

hêtre tortillard arbre de la région de Reims envoi de Nadine Vincent

 

photo d'un hêtre tortillard de Nadine Vincent de Warmeriville region de Reims

19:07 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (8)

Commentaires

Un mal des Mots Délivrez-nous du mal , ne nous délivrez pas des mots.
Il y a des mots qui libèrent les sources cachées de nos émotions en eaux bondissantes, des mots qui sauvent, des mots qui font sauter le bouchon caché de nos inhibitions, des mots qui courent comme des rigoles pour irriguer le champ de nos vies. Il y a des mots qui créent ce que nous sommes, des mots-biles qui créent des univers.
Il y a des motets que l'on chante à l'église, et des mots qu'on tait. Ces non-dits maudits, on les enferme dans des placards avec les cauchemards et les cadavres jusqu'à ce qu'ils vous étouffent. C'est pourquoi l y a des mots vifs pour les faire exploser...On a toujours des bons mots-tifs pour parler...sauf peut-être dans la vie mo-nastique. Mais parfois il faut les tailler à coups de ciseaux, ou à coups de dents, comme les mots-losses.
Cependant les cadavres peuvent être exquis. Ces délicieux cadavres sont faits de mots éveillés qui se déroulent au vent, comme des paperoles, des papilottes, des cerfs-volants, des rubans qui n'ont pas de linceuls.
Il y a des mot-îses sans berceau et des mot-llusques prêts à rentrer dans leur coquille au moindre souffle. Il y a des mots légers comme des plumes, des plume-mots, si légers qu'on les appelle des" indicibles"...et il y a le poids des mots pour accentuer le choc des images. Ce ne sont pas forcément des mots -valises dans lesquels s'empilent le poids des histoires, mais des mots lourds de conséquences. Un mot de trop peut tuer, un mot qu'on n'a pas dit, c'est une blessure qu'on traîne toute sa vie. Il faut savoir peser ses mots. Il faut aussi les lâcher comme des papillons pour qu'ils s'envolent et courent, d'une oreille à l'autre, réjouir les visages maussades...
Allons ! Ne mot-lissons pas. Les mots-racines, tous les jours, donnent de nouvelles fleurs et dans notre famille indo-européenne, cousins, cousines, les mots nous font des signes.
Claire METZGER ma compagne d'écriture a écrit ce texte dans notre atelier de mots...Les mots des autres nous motivent quand les nôtres ont parfois du mal à sortir...

Écrit par : sboujeant@voila.fr | 12 août 2009

Répondre à ce commentaire

et même si m'aiment Le seul état c'est l'urgence,
il n'y a pas de carnet assez leste
pour, pressant le citron de la pleine lune,
pour saisissant tous les mots au vol
émincer le zeste drainer le jus des rêves
le seul état c'est l'urgence
il n'a pas de président
et même que m'aiment ces blancs
lucioles sur la toile du soir
au point de m'éveiller avant de s'envoler
la nuit est une page blanche
dont l'encre vient d'anis étoilé
le seul état c'est l'urgence
tous les autres sont des comptes
et des déomptes à dormir debout
à dormir debout

Écrit par : babel | 13 août 2009

Répondre à ce commentaire

superbe, je ne trouve pas les mots. Merci

Écrit par : jeanne | 14 août 2009

Répondre à ce commentaire

pour un cri pour un non , pour un cri
l'écrit se dit
etre
tortillard ou pas
gueulez vos dires
vos alertes, vos états
écriez vous
vivez
dans l'encrier de vos vies
vivez
taquinez vos gueuloirs
pour mieux
partager

Écrit par : jakez | 16 août 2009

Répondre à ce commentaire

moi ...les mots viennent trop vite et parfois aux endroits des plus inattendus

Écrit par : Zabou | 18 août 2009

Répondre à ce commentaire

alerte contagion Comme l'état de grippe , l'état d'alerte est contagieuse
mais en beaucoup plus mieux,en tellement délicieux
l'éveil constant aux mots qui passent,parfois si vite à tire d'ailes
que pour nous pouvoir les attraper,il faut savoir s'envoler
mais le vertige est là qui nous guette
alors fermer les yeux ne plus avoir peur
car si on se laisse glisser au pays des conteurs,des rèveurs ,des gueuleurs
c'est des instants de félicité qu'on découvre à se partager
Alors vive la contagion, entre petits êtres tortueux qui à l'instar des hêtres tortillards mêlent et entrelacent les branches de leur labeur
a la recherche de petits et grands bonheurs

Écrit par : petitprez | 18 août 2009

Répondre à ce commentaire

alerte contagion Comme l'état de grippe,l'état d'alerte est contagieuse
Mais en beaucoup plus mieux,en tellement délicieux
L'éveil constant aux mots qui passent,parfois si vite à tire d'ailes
que pour nous pouvoir les attraper,il faut savoir s'envoler
Mais le vertige est là qui guette
alors fermer les yeux , ne plus avoir peur
car si on se laisse glisser au pays de conteurs,des rèveurs ,des gueuleurs
c'est des instants de félicité que l'on découvre à partager
pour nous petits êtres tortueux,
qui comme les hêtres tortillards mêlent et entrelacent leurs branches du labeur
a la recherche de petits et grands bonheurs

Écrit par : petitprez | 18 août 2009

Répondre à ce commentaire

Quel arbre magnifique,Julos!
Dieu me préserve de devenir aussi tortillarde que lui!
à bientôt

Écrit par : aurelie | 19 août 2009

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.