07 septembre 2009

Ode au coquelicot

 

coquelicot_si_beau

 

 
O coquelicot si tant beau, si tant rafraîchissant, tu vas bientôt devenir rare, l’automne et l’hiver viennent.
Cher coquelicot, tu es émouvant dans ta nudité rouge ouvert et souriant comme un lever de soleil en ce matin gris, tu illumines mon âme.
Quand Christophe était petit, cela fait 45 ans (ô temps, tu roules trop vite), il appelait les coquelicots « Coquliclots ».
O Coquelicot, tu ouvres ton cœur dans 10 directions,  est-ce toi qui a inventé la couleur rouge?
Je me prosterne devant toi en ce matin frais qui donne le frisson. Sais tu comment font les libellules pour changer brusquement de direction en plein vol comme le font  d’ailleurs les mystérieux ovnis dont les pilotes en savent sans doute bien plus que nous sur les énergies subtiles (Les ovnis, entre nous soit dit, sont plus omniprésents qu’on ne croit).
O coquelicot sacré, je rougis devant toi, je rougis devant ta beauté. J’ai le secret souhait de te voir encore fleurir    pendant 999 ans, c’est à dire presqu’un siècle et même, je souhaite te voir fleurir jusqu’à la consommation des siècles. Dites moi, comment peut-on consommer un siècle? Les siècles se consomment-ils comme on savoure avec des amis un vin précieux et alchimique sorti des vignes de Vacqueyras ou celui encore plus rond de Gicondas en Vaucluse où culmine le Ventoux : le grand Paracatoa sacré qui mérite que l’on se prosterne devant lui à l’aube de chaque matin, le grand ancêtre, l’oeil paisible et souriant, regarde du haut de ses 1912 mètres vibrer l’immense plaine jusqu’Avignon et bien plus loin encore. Jusqu’à la fine pointe de l’âme du vent.


 
Julos le  vendredi 4 septembre 09

 

15:51 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (9)

Commentaires

les coquelicots sont comme les phares du végétal, témoins intermittents de l'impermanence, et nous les observons du coin de l'oeil.....jac

Écrit par : jakez | 08 septembre 2009

Répondre à ce commentaire

merci Merci à toi,Julos,pour cet ode aux coquelicots,fleur que j'adore,si belle et si fragile.
A demain,
Bisous
Majo

Écrit par : aurelie | 08 septembre 2009

Répondre à ce commentaire

Julos,

Mon petit dernier, 6 ans, dit quant à lui "coquilicot", oh oui cela passe vite, ma grande à déjà presque 18 ans. Quant à moi, mon premier concert avec toi, j'avais 19/20 ans, date de 1981/82 à Bobino.

À demain
Pascal

Écrit par : Pascal | 08 septembre 2009

Répondre à ce commentaire

Ah que c'est beau... Une fois encore, tu es ma bouffée d'oxygène mon bon poète.
J'adore les coquelicots car ils sont rouges, comme les petits pois, si,si ! (voir sur mon blog)
Amitiés,
lrl

Écrit par : le Râleur.na | 08 septembre 2009

Répondre à ce commentaire

Salut julos. Heureux de saluer un nouveau texte. Les coquelicots, fleur fragile et sauvage, méritaient bien la patte du poète... Amitiés.

Écrit par : ysengrin45 | 09 septembre 2009

Répondre à ce commentaire

Salut Julos il est 22h54 et tu dois faire la fête là-bas en Belgique avec tes proches. il est loin le temps où je m'abreuvais de tes textes mais il reste dans mon coeur un souvenir émouvant de petit royaume et cette phrase si juste : à force de péter trop haut le cul prend la place du cerveau. A ta santé, toi qui a su mettre en poésie le bon et même le mauvais de ce qui nous fait humain.

Écrit par : jacques | 09 septembre 2009

Répondre à ce commentaire

coquelicots...
comme les bleuets, ils ont parfois du mal à survivre aux pesticides...mais que seraient nos champs de blé sans bleuets, sans coquelicots? et puis, parfois, pour faire plaisir à un enfant, on se permet d'en cueillir un et de le transformer en demoiselle avec une belle jupe rouge et du coup, les petits enfants n'ont plus de "problèmes" pour les nommer!
mon doux Julos, tu devais être tellement pris dans le décompte avant le 09/09/09 que les minutes te paraissaient des siècles (ou des secondes avec tout ce qu'il y avait encore à organiser?) que tu voudrais nous faire croire que 999 ans ne font qu'un siècle! il est vrai qu'avec toi, le poète, on perd toute notion du temps...
Et donc pas le temps d'attendre un article approprié pour te dire combien j'étais heureuse de cette magnifique soirée que tu (avec toute ton équipe: bravo et merci) nous a offerte: chaleur de l'amitié, de la tendresse, beauté de tes textes: tous mes encouragements à ceux qui tentent de se les approprier pour les transmettre et propager ton message!
vivement le prochain 09/09/09! dans un siècle? mais bien sûr, on y sera!

Écrit par : Irène Pergent dite "la Perjeanne" | 10 septembre 2009

Répondre à ce commentaire

cocolico ! C'est l'eccho de mon réveil trop tôt ... bof... jeu de son -de- mot du si beauCocolico !

Écrit par : patricia | 15 septembre 2009

Répondre à ce commentaire

jusqu'à jusquà la fine pointe de l'ame du vent
jusqu'a la fine pointe de l'ame du vent, ...
te rends tu compte de l'expression ?
je savais pas, à ce point,
merci, j'y vais
si possible...
jac

Écrit par : jakez | 21 septembre 2009

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.