30 septembre 2009

Absurdisthan

 

Êtes vous déjà sorti de votre corps pour le suivre quand il marchait sur une route déserte de campagne? Vous avez ouvert une porte de vous et vous vous êtes senti dehors au beau milieu de l’air frais, en pleine flottaison au gré du vent, frêle esquif en pleine goûtance de cet état incertain et pourtant précis de la vision extra-moléculaire, celle de l’au-delà des sens et des sons.

Vos yeux volaient au-dessus de vous et supervisaient votre marche panoramiquement, vous étiez conscients de tout et de tous, vous étiez “à votre maximum” vous goûtiez la hauteur, la largeur et la profondeur de votre envergure jusqu’aux limites de l’univers qui est lui-même sans limite, dites, comment voulez vous parler? C’était comme si vous aviez deux paires d’yeux qui voletaient au-dessus de vous, vous étiez en pleine voyance à traverser l’espace et le temps en pleine liberté et jubilance, de là-haut comme ils sont petits les petits présidents qui ne savent même pas freiner les mots couteaux et blessants qui crépitent hors de  leur bouche comme des missiles et déclarent la guerre à tout bout de champ à tout quiconque n'est pas de son avis. Ils renvoient les sans-papiers chez eux sans la moindre humanité.

Avez vous perçu en vous la présence de la vision prémonitoire: ce rétroviseur à l’envers. Reconnaissez vous ce regard qui viendrait de nos ancêtres lointains et remonterait le temps à la vitesse grand V, avez vous perçu la présence à peine voilée de notre père présupposé Adam, qui serait sorti de la nuit des temps, qui serait sorti... du verbe qui lui existerait encore bien avant, une parole incantatoire pourrait-elle donner naissance?

Avez vous perçu la présence d’Eve notre présupposée mère, avez vous vibrer 7 fois, en prononçant 7 fois le mot Eve, avez vous senti ce prénom vibratoire fleurir sur vos lèvres?

Il parait que les mots vibrent. C'est bon de boire aux sources du langage et de la voix, de sentir la force des mots ces mantras qui peuvent nous guérir de la solitude et habiter joyeusement nos 500 milliards de cellules.

C'est bon de se réciter à soi même des poèmes puissants afin que se construise notre univers personnel textuel qui nous protégera de l’envahissement pernicieux des fausses paroles, celles qui peu à peu nous endorment et nous mettent à mort, ah! s'endormir sur le lit d’eau des mots tendres et traverser la nuit en souriant aux étoiles qui n’ont pas fini de jacasser, de jaser, au zénith du ciel et aussi au-dedans de nous.

Il paraîtrait que tout est un, allez savoir? Ce serait bon d'embarquer sur le radeau de la conscience aiguë, suprême et universelle, on dit que rien n’est inutile et que tout est important.

En attendant, les enfants meurent de faim à Kinshasa, le monde est traversé de haine, de viol, l’excision continue, l’homme est un barbare. Une banque explose à Dinant, les dynamiteurs ont aménagé eux-mêmes leur tombeau.

La Vie est en danger. Il y a des bombes atomiques américaines entreposées à Kleinebrogel en Flandre et on ne nous a jamais demandé notre avis, nous sommes les larbins de l’Amérique, les esclaves du fric et de la fricaille.

L'Otan qui prétend vouloir notre bien ne nous demande pas notre avis. Il y a quelques mois, Strasbourg a été assiégé par les militaires de l'Otan, plus personne ne pouvait marcher dans la ville, seuls les chefs d'états et les marchands d'armes tenaient le haut du pavé, les militaires avaient volé leur ville à leurs habitants, nous sommes assis sur des volcans.

Globalement on fait régner la peur pour grossir les profits des firmes pharmaceutiques. Ils veulent nous administrer leurs vaccins de force, nous sommes les jouets de quelques mafiosi, les enfants sont rackettés par d’autres enfants à la sortie des écoles. De plus en plus de parents gardent leurs enfants chez eux. A certains endroits les écoles sont surpeuplées. On a fermé les petites écoles de village sous prétexte que ce n'était pas rentable. Rentable: le mot à la mode qui pourrit toute la planète.

Il y a encore des enfants soldats. Il y a la sécheresse en Afrique... Quel mic-mac, quelle pétaudière! Le monde est intégralement voilé et se voile la face. Les cartels de la drogue continue à distribuer leur venin à toute l’humanité, chaque jour dans nos boites aux lettres nous recevons des prospectus sur papier glacé avec une foule de nouveaux modèles de voitures qui vont encore davantage réchauffer la planète. Les voitures qui polluent le moins sont celles qui coûtent le plus cher en un mot, nous sommes en plein ABSURDISTHAN.  

La Vie avec un grand V est menacée.

 

 

Julos Beaucarne 27 septembre 2009 6h 29 du matin

 

 

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28 septembre 2009

dernieres nouvelles de Garene

 

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23:16 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

07 septembre 2009

Ode au coquelicot

 

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O coquelicot si tant beau, si tant rafraîchissant, tu vas bientôt devenir rare, l’automne et l’hiver viennent.
Cher coquelicot, tu es émouvant dans ta nudité rouge ouvert et souriant comme un lever de soleil en ce matin gris, tu illumines mon âme.
Quand Christophe était petit, cela fait 45 ans (ô temps, tu roules trop vite), il appelait les coquelicots « Coquliclots ».
O Coquelicot, tu ouvres ton cœur dans 10 directions,  est-ce toi qui a inventé la couleur rouge?
Je me prosterne devant toi en ce matin frais qui donne le frisson. Sais tu comment font les libellules pour changer brusquement de direction en plein vol comme le font  d’ailleurs les mystérieux ovnis dont les pilotes en savent sans doute bien plus que nous sur les énergies subtiles (Les ovnis, entre nous soit dit, sont plus omniprésents qu’on ne croit).
O coquelicot sacré, je rougis devant toi, je rougis devant ta beauté. J’ai le secret souhait de te voir encore fleurir    pendant 999 ans, c’est à dire presqu’un siècle et même, je souhaite te voir fleurir jusqu’à la consommation des siècles. Dites moi, comment peut-on consommer un siècle? Les siècles se consomment-ils comme on savoure avec des amis un vin précieux et alchimique sorti des vignes de Vacqueyras ou celui encore plus rond de Gicondas en Vaucluse où culmine le Ventoux : le grand Paracatoa sacré qui mérite que l’on se prosterne devant lui à l’aube de chaque matin, le grand ancêtre, l’oeil paisible et souriant, regarde du haut de ses 1912 mètres vibrer l’immense plaine jusqu’Avignon et bien plus loin encore. Jusqu’à la fine pointe de l’âme du vent.


 
Julos le  vendredi 4 septembre 09

 

15:51 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (9)