30 décembre 2009

Les embelliseuses et les embellisseurs

 

Les embellisseuses et les embellisseurs sont en route, ils peignent les paysages de la nuit et les douceurs tendres de l’amour, ils jettent de la poudre de perlimpinpin sur les plaies ouvertes.

Ils sourient quand le soleil se lève et le remercient quand il se couche, ils donnent des fleurs à celles et à ceux qui apparemment ont disparu, ils gardent leurs voix enregistrées sur les microsillons incassables de leurs âmes toujours enfantines et si tant éternelles que c’est peu de le dire à haute et intelligible voix.

S’il vous plaît ne dites pas n’importe quoi sur elles et eux car du fin fond de l’éternelle éternité, ils vous écoutent chanter et rire et pleurer, reliés qu’ils sont à vous plus que vous ne le pensez. 

Julos 

Le 28 décembre 2009

 

Nathalie Clment  Valser

 

"Valser"
Nathalie Clément



 

18:52 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (7)

Commentaires

Nous sommes là ce 31 décembre. Merci la vie Terminer l'année avec ton beau message, avec cette image.
Merci Julos, merci Nathalie.

Écrit par : Jeanne | 31 décembre 2009

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Merci Julos pour cette belle année passée et que l'an neuf nous rassemble encore.
Bisous
Aurélie

Écrit par : aurelie | 31 décembre 2009

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l'ancien neuf Merci Julos de nous redire la vigueur des racines. L'an "neuf" a pris un coup de vieux, on va le remplacer par du "dix", qui ne tiendra pas plus longtemps. Parce que disent ceux qui écrivaient enluminés, le neuf n'est pas le récent. Le récent peut à tout moment se faner, se démoder. Mais le nouveau, le neuf, n'est nouveau, neuf, que parce qu'il innove, rénove encore et toujours. Il jaillit à chaque instant du rien, du néant comme un lapin de magicien sort du chapeau, et pointe son museau devant nous, présent. Pur jaillissement perpétuel, sobre élan vers le tout depuis le rien : le neuf, chaud pondu depuis le coeur des choses, rend périmé ce qui n'est que récent. Et sur mon phonographe Pathé 1906, au joli pavillon en bois, j'entends craqueter des voix neuves, qui jamais ne se tairont....
Bel an neuf pour toi Julos qui as rénové nos façades et apparences, nos vues sur la rue, avec grande patience, au long de tes ans neufs...

Écrit par : babel | 31 décembre 2009

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Quel beau texte ! Il nous dit d'une autre façon qu'il est préférable d'allumer une lueur dans la nuit plutôt que de maudire l'obscurité. A vivre de janvier jusqu'en décembre et même au-delà !
"La grande paix sous les arbres" habite depuis ce matin mon blog ... J'espère que ce ne sera pas un sujet de "querelle" entre nous ... Très belle année à toi, dont je connais les chansons depuis 1976. Amitié.

Écrit par : Lily | 01 janvier 2010

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Ecouter les embellisseurs A celles et à ceux qui apparemment ont disparu et aux embellisseurs et embellisseuses tous et toutes proches et pourtant si éloignés parfois et cependant reliés qu’ils sont à nous plus que nous ne le pensons. Comme le temps passe et pourtant qu'est-ce que le temps face à l'éternité. Merci Julos pour ce beau texte.

Écrit par : chiendent | 03 janvier 2010

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Et lorsque les embellisseurs de la vie partent aussi vers l'ailleurs nous espérons aussi percevoir des signes de leur belle présence. Peut-être effectivement que nos défunts sont là, bien plus proches qu'on ne le pense...Certains signes sont troublants lorsqu'on leur demande encore conseil et une aide de clairvoyance en nos souffrances en ce monde et ils continuent à prendre soin de nous , faisant tomber des cadeaux du ciel qu'il nous faut aussi voir tout occuppés que nous sommes à poursuivre de vaines chimères ou nécessités matérielles...Il faudrait comme l'écrit Christian Bobin " accueillir les morts bien aimés dans le salon d'honneur du coeur, devant les grandes tapisseries de sang rouge et que la réception dure toute la vie. C'est une grande chance que de pouvoir garder une voix enregistrée sur terre car les circuits imprimés de nos mémoires sont fragiles.
" Il écrit aussi que "les vivants ont besoin des mêmes attentions que les mourants dont rien ne les distingue"...
" Le temps qui passe est un ami précieux qui nous dépouille du superflu" fleurs, poudre de perlimpinpin ou farine qui poudre les cheveux du meunier nous avons besoin d'attentions et de douceur qui rassurent sur la vie et sur l'au-delà"... Sylviane.

Écrit par : Boujeant Sylviane | 07 janvier 2010

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Nos attachements égocentrés à ces voix disparues résulte d'un déni profondément humain de notre propre finitude qui complique le chemin des âmes vers la lumière. La grande chance, c'est percevoir de son vivant l'immensité de l'envers du décor qui rend inutile toute forme d'égocentrisme.

Écrit par : Midone | 07 janvier 2010

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