31 décembre 2009

Que reste-t-il de la mélodie après que la voix s'est tue ?

 

Que reste-t-il de la mélodie
Après que la voix s'est tue ?
Et de l'enfance quand les poils ont poussé au menton ?
Et de l'année, quand la main distraite
A froissé la dernière feuille du calendrier ?

Benjamin Fondane



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Photo Marie Vanderveken

 

 


 

23:46 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

30 décembre 2009

Les embelliseuses et les embellisseurs

 

Les embellisseuses et les embellisseurs sont en route, ils peignent les paysages de la nuit et les douceurs tendres de l’amour, ils jettent de la poudre de perlimpinpin sur les plaies ouvertes.

Ils sourient quand le soleil se lève et le remercient quand il se couche, ils donnent des fleurs à celles et à ceux qui apparemment ont disparu, ils gardent leurs voix enregistrées sur les microsillons incassables de leurs âmes toujours enfantines et si tant éternelles que c’est peu de le dire à haute et intelligible voix.

S’il vous plaît ne dites pas n’importe quoi sur elles et eux car du fin fond de l’éternelle éternité, ils vous écoutent chanter et rire et pleurer, reliés qu’ils sont à vous plus que vous ne le pensez. 

Julos 

Le 28 décembre 2009

 

Nathalie Clment  Valser

 

"Valser"
Nathalie Clément



 

18:52 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (7)

28 décembre 2009

FLO 63

 

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16:32 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

27 décembre 2009

2010

 

Laponie

 

 

Belle traversée de l'an 10

à toutes et à tous

à bord du vaisseau spatial terre  

 

Julos


 

22:56 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (15)

22 décembre 2009

Guy Arnoux

 

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Je suis descendu tout au bout de la France pour saluer un ami qui ne s’est pas réveillé un matin dans le sud, il a glissé dans l’autre monde dans le silence d’une nuit d’hiver, il s’appelait Guy Arnoux .... couturier indépendant. Signe particulier: il faisait à longueur de jour et de nuit des robes qui amplifiaient la beauté des corps des femmes et les faisaient rayonner davantage encore. Pour ce faire, il allait chercher des tissus de couleur, de la soie en des pays lointains. Les robes qu’il confectionnait à même le corps de ces beautés gardaient en mémoire la caresse de son regard tendre. Je l’avais rencontré, il y a longtemps à Venasque dans le lumineux Vaucluse quand je chantais à la cantonade sur la place des villages. Il habitait à ce moment là dans le moulin à huile. J’y ai chanté moultes fois dans le bonheur premier de la découverte et de l’émerveillement.

Je ne me fais pas de souci pour toi, mon cher Guy, tu voyages maintenant sans ton corps dans la belle utopie de la liberté de la mort. 

 

Julos Beaucarne

Tourinnes-la-Grosse

mardi 22 décembre 09


 

22:51 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (11)

09 décembre 2009

Max van der Linden dit "Miqui"

 

L'homme qui faisait des étoiles avec de la boue est parti sur la pointe des pieds un soir, comme du lait qui se sauve de la bouilloire.

Celui qui était né dans un château à la « Walt Disney » en Nodebais en ce Brabant terriblement wallon était, dès sa naissance, une légende.

C'est avec de la terre aux pieds et aux mains qu'il a modelé son monde de saintes et de saints, de pauvres et de riches, de jeunes et de vieux. Il a transfiguré  avec ses doigts la terre familière des fermiers et des fermières de son pays de beurre frais, de vaches, de veaux et de pommes. « Le souvenir est fragile et allumé comme un coquelicot dans le brouillard » écrivait Paul Claudel. Max dit « Miqui » a côtoyé tous les mondes, il marche encore dans nos mémoires à la lisière de souvenirs impérissables dans l'odeur du lisier et des fumiers fumants des fermes si tant brabançonnes. Dire ce qu'il a fait prendrait quelques volumes, l'étincelle de ses petits yeux rieurs est toujours là éclairant nos songes de voyageurs impénitents et sa voix résonne encore comme une radio lointaine captée en ondes courtes un soir à minuit quand tout dort. 


Julos Beaucarne

Tourinnes-la-Grosse, le 25 septembre 2009

 



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Tourinnes-la-Grosse

22:33 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)