27 janvier 2010

Quand le soleil entre dans ma maison

 

quand le soleil entre dans ma maison (1)

 

Quand le soleil entre dans ma maison, je pense que c’est toi et je me fais une raison. Ça fait tant de temps que tu es partie, que quelqu’un t’a ôté ta vie, je ne sais pas encore pour quelle raison.

Et le pourquoi est resté dans ma maison. Faut-il se méfier des fous pour un rien, pour un mot, ils vous cassent tout et... hélas les fous sont partout, la planète, elle-même, est folle comme à Haïti, elle s’affole, elle a presque tout détruit, tant d’âmes se sont envolées vers où, vers quoi, vers qui, pourquoi? Dis le moi. Le sais tu? Qu’en savons nous? 

Je t’appelle de temps en temps avec mon téléphone télépathique et tu me réponds dans mes rêves, mais je m'endors parfois si fort que je ne peux t’entendre. Ceux qui sont partis ont-ils la réponse à ces “pourquoi”, à ces “pour qui”? J’ai beau tendre l’oreille, c’est comme un furtif petit bruit qui zonzonne au bord de mes oreilles assoupies. Qui me répond? « My name is nobody » dit la voix à haute et intelligible voix et je marche dans la nuit sans savoir ni vers qui ni pourquoi. Je marche vers je ne sais qui, je marche vers je ne sais quoi, vers toi peut-être alanguie dans la grande féerie de la nuit de ce lundi 25 /1/2010 à 0 heure 25. 

Julos

 

"Quand le soleil entre dans ma maison" est le début d'une chanson de Pierre Perret.


18:30 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (21)

26 janvier 2010

"Tu me fais souci, Haïti" voix de Julos

23:50 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

Christophe Beaucarne

 

Christophe Beaucarne, directeur de la photographie en cinéma, est nominé pour les César 2010 pour son travail dans « Coco avant Chanel » le film d’Anne Fontaine.

Voici un article où il répond aux questions d’un journaliste du journal « Vers l’avenir » en Belgique.

 

Christophe Beaucarne, faiseur de lumière.

Portrait d'un passionné de l'image, rencontré en 2004, dans un café de Montmartre. On lui doit la photo sur « Peindre ou faire l'amour » et sur « Le Parfum de la dame en noir ».

C'est un matin de 14 juillet à Paris. Sous les drapeaux tricolores, déjà quelques notes d'accordéon percent le brouhaha des moteurs. La rumeur de la ville n'atteint pas le quartier des Beaucarne. C'est comme si elle butait sur les flancs de Montmartre. Beaucarne? Le nom sonne comme une chanson au coeur des Wallons.

Mais ce n'est pas Julos le poète qui vit ici, dans ce grand loft ensoleillé. C'est son fils Christophe, la quarantaine, son épouse et leurs deux enfants. « Nous ne sommes ici que depuis un an : avant nous étions en banlieue », lâche ce fort gaillard comme pour s'excuser d'habiter l'un des plus beaux endroits de la capitale.

Lui aussi est poète. C'est la lumière qu'il fait chanter. Au cinéma, il est directeur photo. Il est celui qui, avec l'éclairage, crée l'atmosphère du film. « Moi, après mes études secondaires, je voulais faire du cinéma, sans vraiment savoir quoi ». Dans la maison familiale de Tourinnes-la-Grosse, près de Wavre, Christophe et son petit frère Boris ont baigné dans un univers artistique. Sans être vraiment cinéphile, leur père leur a fait partager quelques coups de coeur : « des films de la Nouvelle vague, quelques vieux films ». « Nous avons toujours eu des caméras à la maison », se souvient Christophe.

"Je fuyais cette ville"

Un ami lui conseille de s'inscrire à l'Institut national supérieur des Arts du Spectacle (INSAS) à Bruxelles. « J'y ai tout appris », confie-t-il. « Il se cherchait : du sport à la nature, ses centres d'intérêts étaient multiples mais c'est ce qui fait de lui un cinéaste équilibré », se rappelle son professeur d'alors et ami d'aujourd'hui, le réalisateur Jaco Van Dormael.

En 1990, diplôme en poche, le jeune cinéaste file chercher du travail à Paris. « Il ne se tourne pas beaucoup de longs-métrages en Belgique. Et puis, je me sentais marginal à Bruxelles. Quand je sortais après une nuit de travail, je trouvais des rues désertes car tout le monde était au boulot. Je n'ai pas su résister à cette pression du petit bourgeois. A Montmartre, je ne culpabilise plus d'aller au cinéma en plein jour ou même de ne rien faire. Ici tout le monde fait comme ça. » Parisien alors ? « Avant notre arrivée sur la butte, je fuyais cette ville. Je suis un campagnard ». Dès qu'il le peut, il part toujours se mettre au vert en Ardenne ou à Tourinnes. Ou plus loin encore, comme cet été qu'il va passer à pêcher en Suède, puis en Patagonie.

"Je ne suis pas brutal, je suis concret"

De stagiaire, le voici vite deuxième assistant puis premier. Dans les cinq années qui suivent sa sortie d'école, il fait une vingtaine de films. « Un parcours classique », selon lui, mais qui lui permet de travailler aux côtés d'Yves Robert ou de Claude Lelouch. Un jour en 1995, sur le tournage des Anges gardiens, une dispute éclate entre le réalisateur Jean-Marie Poiré et le directeur photo. « J'ai dû remplacer mon patron avec toutes les tensions que cela suppose ». Il fait face. « Sa grande qualité, c'est sa force morale, c'est un roc inébranlable», témoigne son ami depuis l'INSAS, le réalisateur Benoît Mariage. Il rempile pour la comédie Les Visiteurs 2 puis décide de se cantonner à des films plus intimistes pour exprimer son talent.

En 1998, il tourne La Dilettante de Pascal Thomas. L'année suivante, La Vie moderne de Laurence Ferreira Barbosa avec Isabelle Huppert. Il y aura encore le très réussi Stade de Wimbledon de Mathieu Amalric en 2001 ou, deux ans plus tard, Chemins de traverse de Manuel Poirier. «Il y a moins de moyens, ça oblige à être plus subtil », explique-t-il. « Avec trois-quatre projecteurs, des astuces, il parvient à faire des lumières superbes », explique le réalisateur Bruno Podalydès avec qui il vient de transposer à l'écran une aventure de Rouletabille. Les contrats pleuvent. Fin août 2004, Beaucarne enchaîne sur le tournage de « Peindre ou faire l'amour » avec Daniel Auteuil, Sabine Azéma et Sergi Lopez.

Et il a sa petite idée sur les raisons de son succès. « Je ne tergiverse pas, c'est un petit côté belge que les réalisateurs apprécient, ironise-t-il gentiment. Je ne suis pas brutal, je suis concret, alors que les Français ont tendance à s'écouter parler. Autre atout, tout en étant à l'aise dans la culture française - ne serait-ce que par cette langue que mon père m'a fait aimer - , j'apporte aussi un autre bagage culturel : celui du Wallon. Quand je rentre à Tourinnes, c'est un sentiment d'appartenance plus fort encore, celui d'être chez moi ».

« Je suis très fier de mon père »

Après le Mystère de la chambre jaune en 2002, Bruno Podalydès a permis une nouvelle fois durant l'été 2004 à Julos et Christophe Beaucarne de se retrouver sur un tournage, celui d'une autre adaptation de Gaston Leroux : Le Parfum de la dame en noir. « Jusqu'alors, c'était le fils qui assistait aux récitals de son père. Là c'est Julos qui pénétre dans le monde de Christophe », explique le réalisateur. « C'est très stressant de savoir mon père entouré de comédiens aguerris. Les gouttes de sueurs me coulaient sur les tempes quand il ratait une prise. Je lui faisais des grands signes pour le guider », explique Christophe Beaucarne. « En Belgique, mon père est établi comme poète. Faire du cinéma en France, ça le remet au pied du mur. Je suis très fier », conclut le fils, prêt à remettre cela une troisième fois.

 

Article paru dans « Vers l'Avenir » en juillet 2004

 

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Christophe, Anne Fontaine réalisatrice du film "Coco avant Chanel", Boris, Julos et Benoit Poelvoorde.

Les films auxquels a participé Christophe (source Wikipedia):

1990 La Gloire de mon père d'Yves Robert

1993 Le Condamné (court-métrage) de Xavier Giannoli

1994 Terre Sainte (court-métrage) de Xavier Giannoli

1994 Bonjour (court-métrage) de Guillaume Malandrin

1995 J'aime beaucoup ce que vous faites (court-métrage) de Xavier Giannoli

1995 Arthur (court-métrage) de Félicie Dutertre et François Rabes

1995 Les Anges gardiens de Jean-Marie Poiré

1997 Nous sommes tous encore ici d'Anne-Marie Miéville

1998 L'Interview (court-métrage) de Xavier Giannoli

1998 Riches, belles, etc. de Bunny Godillot

1998 Les Couloirs du temps: Les visiteurs 2 de Jean-Marie Poiré

1999 La Guerre dans le Haut Pays de Francis Reusser

1999 Tout baigne ! d'Eric Civanyan

1999 La Dilettante de Pascal Thomas

2000 La Vie moderne de Laurence Ferreira Barbosa

2000 Après la réconciliation d'Anne-Marie Miéville

2001 Mercredi, folle journée ! de Pascal Thomas

2001 De l'amour de Jean-François Richet

2001 Le Stade de Wimbledon de Mathieu Amalric

2002 Les Femmes... ou les enfants d'abord... de Manuel Poirier

2002 Le Nouveau Jean-Claude de Didier Tronchet

2003 Un homme, un vrai d'Arnaud et Jean-Marie Larrieu

2003 Le Mystère de la chambre jaune de Bruno Podalydès

2004 Chemins de traverse de Manuel Poirier

2005 Bye Bye Blackbird de Robinson Savary

2005 Peindre ou faire l'amour d'Arnaud et Jean-Marie Larrieu

2005 Le Parfum de la dame en noir de Bruno Podalydès

2006 Quelques jours en septembre de Santiago Amigorena

2007 La Vie intérieure de Martin Frost de Paul Auster

2007 Irina Palm de Sam Garbarski

2008 Paris de Cédric Klapisch

2009 Coco avant Chanel d'Anne Fontaine

2009 Mr. Nobody de Jaco van Dormael

2010 Tournée de Mathieu Amalric

2010 Hors-la-loi de Rachid Bouchareb

 

14:28 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

21 janvier 2010

Tu me fais souci, Haïti


Comment allons-nous faire le deuil de toutes nos amies et tous nos amis d’Haïti partis écrasés, broyés en l’espace de quelques picosecondes quelque part là-bas loin au bord de la mer des Antilles?

Comment allons nous faire pour oublier les enfants qui ont perdu leurs pères et mères, leurs frères, leurs sœurs? Comment allons nous faire pour oublier les bulldozers qui charrient des centaines de cadavres dans une puanteur extrême? Ils n’auront point de sépultures personnelles, il fallait faire vite, on a jeté les corps dans des fosses communes. Où allons nous nous recueillir? Où va se coucher le grand peuple des morts? Comment soigner les plaies de l’âme? Il faudrait envoyer là-bas de l’amour magnitude 7 pour transfigurer cette blessure car même si tu as échappé à la mort, tu cherches encore en vain ta maison, peut-être tes proches ont-ils disparu?

On voudrait croire au miracle, personne ne répond plus au téléphone, t’as perdu tous tes repères sous un amas de décombres, le paysage lui-même a changé.

Des milliers de voix se sont tues et semblent dire: «Tu te souviens jadis ici… il y avait une île qui s’appelait Haïti. »

 

21/1/2010 Julos Beaucarne

 

 

Chaos

 

Céramique de Stéphane Terlinden

"Après le tremblement de terre" 

 

 

 

 

23:11 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

19 janvier 2010

concerts parisiens

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22:02 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (5)

18 janvier 2010

Didier Tronchet

 

Mon ami Didier Tronchet fait de la bande dessinée, une parmi les dernières qu'il a faites c'est "Houppeland": il réalise également des films, il en a fait un avec Christophe mon fils, il est actuellement en Equateur.
Son épouse Anne Sibran écrit des livres magnifiques dans une écriture très personnelle, il y a déjà un texte d'elle sur le blog en date du 17 10 09.

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Rio "BOBONAZO" rivière qui passe à Sarayacu, le territoire que les pétroliers veulent posséder car il y a beaucoup de pétrole. 

16:39 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

12 janvier 2010

Beta

 

le chien de Frank calndrier 2010

 

Ceci est la première page du calendrier annuel

avec les photos de Frank Bruynbroek.

Le chien que vous voyez s'appelle Beta.

Voici le numéro de téléphone où vous pouvez

commander ce calendrier: 001 818-755-7933.

 

 

18:53 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

11 janvier 2010

O mon bel hiver

 

O mon bel hiver, c’est toute mon enfance qui remonte avec toi, mes petits doigts douloureux de froid, ma grande soeur Marie-Ange me les réchauffait avec amour. Je me souviens des glissades avec mes camarades à l’école, les descentes vertigineuses en luge, les boules de neige, les bonhommes de neige, la neige qui tombe à gros flocons. Dans la maison chaude le poêle ronflait, oui, il y avait de la neige, beaucoup de neige, c’est comme si j’y étais encore, ô neige, tu me fais me souvenir avec tendresse de toi, tu es mon enfance, tu es l’enfance de mes enfants et celle de mes petits enfants, tu me rappelles la chanson que j’avais écrite quand Manon est née un premier de janvier, sa naissance est si fraîche en ma mémoire. Ce jour là, j’avais été voir « Li naissance » au théâtre de marionnettes « Al boutroule » à Liège, à mon retour à la maison, j’ai trouvé un message de Boris, mon fils, un message écrit à la hâte sur le journal « Le Soir » qui était sur la table. Boris avait écrit: « Papa tu es grand-père » et la joie m’était montée dans le coeur et ... la tristesse aussi de penser que ma Loulou d’amour avait raté ce rendez-vous émouvant avec sa petite fille.
O Neige combien tu m’es chère en ce 9 janvier 2010. Personne ne peut échapper à la souffrance, elle vient quand tu ne t’y attends pas et tu la prends sur ton dos. Je pense à la souffrance de ceux qui se battent pour la liberté, je pense à la jeunesse de l’Iran, aux enfants de la bande de Gaza, je pense à Sarayacu et à ceux qui veulent garder leurs forêts sacrées en ces Amazonies si lointaines et si proches, leurs forêts qu’on veut raser pour le sacro-saint pétrole. Je pense aux enfants orphelins et à toutes les guerres absurdes, nous sommes en plein Absurdhistan, je pense à ma Loulou, assassinée comme tant d’autres femmes, je pense aux femmes violées du Congo et d’ailleurs. " Aurons nous point la paix " un jour?
 

Julos  9 janvier 2010 à Tourinnes-la-Grosse


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peinture de Jean-Luc Pierret

 

 

19:08 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

02 janvier 2010

Le Jaseur Boréal à Paris

 

Le jaseur  Paris (1)

 

 

16:36 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)