28 avril 2010

Le plat pays

 

100428 La Belgique a tendance à ce disloquer

 

dessin de Burki

 



 

22:54 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

25 avril 2010

Volcans

 

Pour être dans le coup
Ecris un haiku (prononcez "haikou")
L’Europe est à tes g’noux. 

C’est que j’en ai vu des volcans! 
D’abord dans le "Petit Prince" quand j’étions petit, ça ne fait pas un siècle mais presque....  quand même. De mémoire, jamais je ne vis un volcan aussi déchaîné que celui-ci, tout d’abord, il avait un nom imprononçable... c’est un signe... j’ai vu le Fuji Jama en Japonie, il était si tranquille qu’on se disait qu’on pouvait l’apprivoiser, le caresser avec prudence car on nous avait dit à l’école que les volcans, ça pouvait cracher comme les lamas à tout moment mais le Fuji Jama n’avait aucune velléité, il ne crachait pas ses poumons de feu et d’acier.
Mais ce volcan terriblement islandais dont vous avez, je crois, entendu parler, à moins que vous ne soyez totalement sourds, ce volcan se la pétait grave, il crachait ses poumons de feu à longueur de jour et de nuit, il crachait et il était ravi, il faut savoir que si les crachats du volcan rentrent dans les tuyères des avions à réaction, ils peuvent provoquer l’extinction de la motorisation: l’arrêt des moteurs en quelque sorte, l’avion plane encore... pas de panique mais ça ne peut pas continuer durer....
Avez vous déja entendu parler du volcan BHV: c’est un volcan qui crache et vocifère, un volcan sorti de chez nous, de notre terre, notre "terra nostra", il a jailli comme un geyser, il a poussé dans ce plat pays qui est le vôtre et le mien, si vous le voulez bien. Ceux qui se sont autoproclamés BHV ont un caractère volcanique.....  ils veulent tout et surtout tout de suite, dans BHV, il y a "hache", ils insultent à la porte de l’ancienne Belgique. 
Il en est un appelé "démineur" qui devait être un facilitateur, il avait des réserves et pouvait tenir encore longtemps mais, exténué et tenaillé par la peur, il passa la main au premier ministre pour qu’il fasse élégamment un dernier tour de piste.  
Et là j’arrive au terme de ce petit billet, si la Belgique ferme que va-t-il se passer ?..... qui va prendre le relais ? Les grands magasins Carrefour peut-être?
A suivre.  

Julos Beaucarne
22 avril 2010 Tourinnes-la-Grosse 
minuit 30’


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22:08 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

18 avril 2010

L'avion solaire de Bertrand Piccard

 

Qui se souvient d’Auguste Piccard qui explora la stratosphère et les fonds des mers avec son fameux “bathyscaphe”?
Son petit fils Bertrand Piccard a de qui tenir. Il a déjà fait le tour du monde en ballon.
Il y a peu, le 8 du mois d’avril 2010 à Payerne, il a fait l’essai de son avion solaire au dessus du lac de Neuchâtel en Suisse, l’avion a grimpé à 1000 mètres d’altitude rien que par la force du soleil. Il en est encore aux essais mais il compte faire le tour du monde en volant nuit et jour d’ici 2012. 
Les ailes de l’avion sont équipées de 12000 cellules photovoltaïques. L’avion a l’envergure d’un airbus A 340, il pèse 1.600 kilos, il a 4 moteurs électriques de 10 chevaux, il est équipé de batteries au lithium polymères de 400 kgs.....  vous savez presque tout.
Si vous avez le livre “Mon Petit Royaume” vous lirez en page 308 qu’un avion solaire a traversé la manche le 7 juillet 81. C’était Paul MacReady qui l’avait construit, c’est ce même inventeur américain qui a construit l’avion à pédales (page 364 de “Mon Petit Royaume”) qui, lui, a traversé la manche le 12 juin 1979.  
On constate donc que “des technologies avancées sont enfin mises en oeuvre pour capter l’énergie inépuisable de l’univers”.  
Quel calme dans le ciel de ce dimanche 18 avril 2010, il n’y a plus un seul avion dans le ciel grâce ou à cause d’un volcan d’Islande au nom imprononçable qui s’est mis en colère... il fait calme comme j’imagine que c’était au temps d’Adam et d’Eve. 
Il faut en profiter car dès que le volcan aura le dos tourné, le vacarme va recommencer et les bébés ne pourront plus faire la sieste dehors.  
Belle fin de soirée, ô lecteurs assidus de la gazette sporadique du Julosland.

C’était Julos le rédacteur en chef de ce journal qui était aux manettes, aidé par Véro qui veille à l’expédition rapide de ces quelques lignes. 
Vive l’Avion solaire et bravo et longue vie à Bertrand Piccard et à mon ami Luc Trullemans son météorologiste préféré et qui, soit dit en passant, est belge et a dernièrement aidé Jean-Louis Etienne à traverser le pôle nord avec son ballon, il était parti le 5 avril 2010. 
2010 est l’année des records qui, espérons le, vont ouvrir la comprenette du monde.    

Julos Beaucarne

Un jour serein et pur comme le poème de Verlaine dont me parlait tout à l’heure Kira Rahir "Le ciel est par-dessus les toits si bleu si calme".......



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18:07 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

Les trois grâces

 

Un jour que j’existais encore, je vous aperçus traversant la mer sur un bateau sans capitaine, mes trois grâces, mes trois sirènes, vous arriviez du site de Cythère et je vous attendais au port.
"Cythère était-ce beau?" demandai-je à la plus jeune un peu fière tandis que son aînée regardait du haut de sa hauteur courir les dunes de poussière.
Les conversations s’engagèrent, les chemins de sable sous le vent disparaissaient en tourbillonnant. "Où donc suis-je, ici où est-ce? Où allons nous? Où était cet oasis où s'arrêtent les caravanes?"
Nous ne nous étions jamais vus ni dans le sacré ni dans le profane.
Et pourtant familières vous dérouliez vos longues chevelures de femmes, vous vous penchiez pour voir vos yeux dans le miroir du puits profond ou vivait silencieux le miracle de l’eau, vous cherchiez vos visages...
On entendait rire des femmes berbères dans une maison de terre.
Elles riaient sans se donner à voir, vous goûtiez leur joie et la vôtre, la joie d’être en vie, d’être là sans nulle autre envie que de rire. 
Vous regardiez l’infini et l’infini vous regardait.
"Infini est-ce que tu m’aimes?" disait la plus jeune des trois.
"Que cherchez vous?" disait une voix d'outre-vous et d’outre-moi, vous ne vouliez plus partir sur la mer vous vouliez naviguer sur la mer qu’est le désert, vous remplissiez vos outres pour la longue traversée. 
A ce moment là, je ne savais plus, je ne savais pas ce que disait le vent en soufflant sur les sables.

Une des trois grâces demandait "Pourquoi t’es tu vêtu de cheveux blancs ce matin...?"
-"Simplement, répondis-je, parce que les cheveux blanc en savent plus long que les autres, prolongent les yeux, les cheveux sont des sortes d’yeux à part entière; quand je secoue ma tête chenue, les paysages chavirent dans la mer intérieure de mon cerveau gauche, virevoltent et atterrissent dans le subconscient des astres sans le moindre risque et le moindre péril." 
Les cheveux prolongent-ils les yeux? Ils sont les dernières ramifications de nos arbres circulatoires. Les hommes et les femmes sont des arbres qui marchent, équipés de circulateurs d’énergie qui les dirigent et les dépassent. 
Les cheveux sont les chevaux de la mémoire, des chevaux qui galopent, sur des têtes incroyables car toutes sont différentes et variées et captent les paroles du vent qui dérange le sable et le met en mouvement, les cheveux sont des radars qui te donnent des nouvelles d’hier, de demain, d’antan, d’hier soir, ils sont omni-directionnels et omniprésents et même ceux qui n’ont plus de cheveux sentent encore se mouvoir sur leur chef les fantômes de leurs cheveux anciens qui ont pris leur indépendance, les cheveux seraient donc aussi puissants que les oreilles...  et qui sait, peut-être aussi puissants que les pieds qui vous portent au bout du monde, c’est bon la peau de la plante des pieds contre la peau du sable et de la terre, la peau qui capte les nouvelles fraîches de la terre en son entier, ô ces pieds qui écoutent les soubresauts de la terre, ses éclairs et ses tremblements et ses mouvements d’eau, ses bourrasques et ses séismes, ses ouragans, ses tsunamis incontrôlables. 
"Chaque grain de sable est-t-il un livre d'histoires?" demandait la plus grandette.
Peut-être! Qui sait, les chemins de sables sont-ils l’infini lui-même? Et nous abordions sans le savoir l’oasis des mots non-encore-dits qu’on a retenus dans sa tête déjà si tant pleine de non-dits, ces non-dits qui nous paralysent les jambes et nous crucifient. 
Libère-toi de ce que tu n’as pas osé dire; tout ce fatras de mots, d’épisodes de vies qui te momifient le corps, la langue et l’esprit.
"Et les oasis, qu’est-ce qu’ils te disent?" Demandait la troisième jeune fille, va donc demander à la petite souris qui va et vient sous le grand tapis de sable du désert si tant infini qu’on s’y perd. 

Julos 15 avril 2010




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00:14 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

15 avril 2010

"Retrouvailles"

 

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Gilles Vigneault sort ce 14 avril un disque qu'il a appelé "Retrouvailles".

Vous verrez sur la pochette du disque celles et ceux qui ont participé à ces duos.

Le lendemain de son spectacle à l'Olympia, j'ai enregistré avec lui dans un studio à Paris sa chanson "Je ne dirai plus je vous aime".  

Pour commander le disque, voici l'adresse e-mail

phph@sympatico.ca


Gilles Julos Michel Buhler



Gilles Vigneault, Julos et Michel Bühler 



15:43 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (5)

04 avril 2010

L’homme à l’oeillet

 


Je serai désormais le frère de l’existence
L’homme à l’oeillet
Monté sur un cheval de bois
Un enfant égaré dans un monde sans âge
Un survivant de tous les noirs carnages
Un homme qui regarde dans les yeux les étoiles    
Et reçoit leurs lumières de plein fouet dans le coeur 
Un homme qui rebondit
Un avide ignorant qui caresse la brise parfumée du printemps  
Et salue le miracle de ses milliards de fleurs
Il est celui qui hume le parfum tant tenace de l’intense existence, 
De la vivance drue qui repeuple le coeur.
Il n’est qu’un vieil enfant qui toujours recommence le chemin du temps, y trouve son bonheur, 
Un enfant égaré très loin de son enfance qui salue les matins les midis et les soirs 
Têtu, il veut garder la grande émerveillance et conduire le soleil partout où il fait noir.

Julos 4 AVRIL 2010 Pâques



printemps


 

11:19 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (9)

03 avril 2010

Flandre - Wallonie

 

Quevit Michel

 

Quévit 2-1

 

Chers lecteurs du blog, 

Un livre vient de sortir qui remet les montres à l’heure pour ce qui est de la Belgique, de la Flandre et de la Wallonie. 
Cet ouvrage est incontournable pour comprendre la Belgique d’aujourd’hui, il est écrit par mon ami Michel Quévit professeur à l’université de Louvain-la-Neuve.  
Depuis que le ministre Demotte a officialisé et mis récemment sur la carte le nom de la Wallonie, la brabançonne wallonne a tout son sens, cette chanson se trouve sur le disque "Co n’rawette" disponible aux éditions Louise Hélène France tel 010 41 73 74. 
En voici le texte:

“On nous l’avait toujours promis
Un pays grand ouvert
Un pays grand ouvert
On nous l’avait toujours promis
Un pays grand ouvert sur l’Univers
Avec des habitants heureux
De marcher sur cette terre
De marcher sur cette terre
Avec des habitants heureux
De marcher sur cette terre
Les yeux grands ouverts

Ce p’tit bout d’terre qui bout
C’est la Wallonie
C’est à nous
C’est à nous
de lui donner vie.

(sur l’air de la petite gayole)


Quévit 3-2


 

20:26 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)