23 mai 2010

Ils parlent d'eux-mêmes

 

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20:01 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (5)

20 mai 2010

Rire


Quand je pars en voyage, j’emporte dans ma poche une poignée de rires, quelques kilos de sourires et une bonne vingtaine d’éclats de rire, 27 exactement (ne pas dépasser la dose indiquée). 
J'emporte aussi un paquet de poignées de main à n'en plus finir, parce que ça peut toujours servir car le temps où l’on rit est aussi le temps où l’on guérit, le temps où l’on est si tant joyeux qu’on en pleure... de bonheur et quand on pleure de bonheur, vous savez ce que ça veut dire? Ça veut dire qu’on est heureux et quand on est heureux, ça veut dire qu’on guérit.
Oui, c’est ça, ça veut dire qu’on guérit et dans “guérir”, vous l’avez compris, il y a “rire”, et à ce moment-là, on va se promener dans le jardin-des-fleurs-qui-sourient et dès qu’elles sourient, ça sent si bon qu’on a l’envie de sourire avec elles, elles sont contagieuses les fleurs qui sourient et en plus dans le jardin des fleurs, des oiseaux de toutes les couleurs chantent à tue-tête le bonheur...... le bonheur..... d’être des oiseaux chanteurs....  on dit souvent: ” Celui qui chante, son mal enchante”. 
Avez-vous déjà vu les yeux rire? Alors, si vous avez la chance de rencontrer le rire, parlez lui en souriant, dites lui: "Cher rire, ce n’est pas souvent que tu es là, alors reste avec nous, fais nous rire, parle nous de la joie d’être encore vivant, d’être encore en vie, cher rire, raconte-nous des histoires si drôles, si douces, si fortes que nous finirions par nous endormir comme des bébés paisibles sans le moindre sursaut, sans la moindre anxiété. Cher rire, apprends nous à chanter, à chanter en souriant, quand on est heureux, on rit, c'est comme ça, c'est ainsi. 
Tu te souviens de la chanson du Kookaburra cet oiseau coloré qui rit tant que le jour est long dans les Australie de l’autre côté du monde: "Kookaburra rit dans l’eucalypus, heureux comme un roi, il rit tant et plus, ris kookaburra, ris, quand on est heureux, il faut qu’on rie".

Julos Beaucarne  
lundi 17 mai 2010 
Tourinnes-la-Grosse 
pour hopiclown

16:55 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (7)

17 mai 2010

FLO 65

 

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21:26 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

ce soir

 

Ce soir sur Arte

"Le parfum de la Dame en noir"

film dans lequel joue Julos, et où son fils Christophe est directeur de la photographie

Film parfum de la dame en noir

 

13:29 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (5)

13 mai 2010

Concert de Barbara d'Alacantara

 

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12:44 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

06 mai 2010

Sarayacu est en péril

 

Sarayacu est en péril.

Pouvez vous prendre connaissance de ce qui suit ?

Merci.

 

Julos

 

 

Bonjour,

 

Nous vous écrivons au nom de nos 5 associations. Toutes ont un lien étroit avec le peuple indien kichwa de Sarayaku (Amazonie équatorienne). 

Le peuple de Sarayaku lutte depuis plus de 20 ans pour préserver son territoire (135.000 hectares de forêt primaire) contre les intrusions des compagnies pétrolières, très actives dans la région, et déjà responsables de lourds problèmes sociaux et économique en Amazonie (voir historique joint en fichier attaché).

Sarayaku s’est fait connaître en Equateur, puis dans le monde entier, pour son obstination et sa détermination à refuser l’exploitation pétrolière. Il est sorti victorieux, pacifiquement, en 2003, d’une confrontation directe avec une compagnie tentant de s’implanter sur son territoire. 

Depuis, Sarayaku a développé le projet de la « Frontière de Vie » : une frontière composée de grands cercles d’arbres à fleurs de couleurs, disposés sur près de 200 km de long en pleine forêt vierge… (plus de précisions sur www.frontieredevie.net)  La Frontière est en pleine plantation depuis lors et avance rapidement… 

Sarayaku, néanmoins, subit constamment diverses formes d’agressions, intimidations et manipulations. L’unité de son peuple et sa volonté de lutte sont soumises à rude épreuve. Sarayaku s’est jusqu’à présent sorti de tous les pièges tendus par les uns et les autres. La situation a hélas pris un tour plus dramatique ces jours derniers.  Des hommes armés ont fait leur apparition dans la forêt et ont tiré. Il y a trois blessés graves… 

Cette situation est inacceptable. Nous avons donc pris la décision de soutenir Sarayaku en envoyant une pétition au président de l’équateur, Rafael Correa. Nous y dénonçons particulièrement l’installation illégale d’une supposée communauté (en fait quelques familles) à proximité d’un ancien puits de pétrole situé dans le territoire de Sarayaku. Nous demandons au président Correa de faire respecter la volonté du gouvernement traditionnel de Sarayaku de dissoudre cette communauté fauteuse de troubles et de respecter enfin le territoire de Sarayaku et son désir de vivre en paix. 

Vous trouverez ci-dessous le texte de cette pétition, et les adresses mails et courrier où l’envoyer :

 

En Equateur : rafael.correadelgado@presidencia.gov.ec

En France : Ambassade d’Equateur eecufrancia@mmrree.gov.ec

En Belgique : Ambassade d'Equateur, amb.equateur@skynet.be

Version papier à MATM-IAI-ALTERVOYAGES 3 rue FUSCH 4000 Liège  (elles seront remises à l’ambassadeur d’Equateur à Bruxelles)

 

Vous pouvez signer aussi la pétition en ligne et nous la ferons parvenir au gouvernement équatorien : 

Cliquez sur le lien Le peuple Kichwa de Sarayaku est en danger

 

 

 

Mr. Le Président Correa,

 

Nous prenons connaissance avec consternation des événements violents qui ont eu lieu, jeudi 29 avril 2010, sur le territoire de Sarayaku.

Depuis 2005, le peuple Kichwa de Sarayaku proteste contre l'installation, sur son territoire, d'une Communauté  illégale située à proximité d'un puits de pétrole abandonné. L'objectif évident paraît, à terme, la remise en exploitation de ce puits avec l'accord administratif de cette supposée nouvelle Communauté. Ce puits est à peine à 20 kilomètres du village de Sarayaku ! !

 

L'installation de cette soi-disant Communauté n'a jamais été remise en cause par les autorités compétentes équatoriennes malgré les demandes répétées des autorités traditionnelles de Sarayaku.

Nous rappelons que pour Sarayaku, la création de cette Communauté est parfaitement illégale, ainsi que toute tentative d'exploitation du puits de Landayaku situé dans son territoire.

Lamentablement, nous constatons ces jours-ci, que des hommes armés tirent à bout portant sur les habitants de Sarayaku. Cela paraît être une des conséquences de ce laissez-faire.

Le peuple de Sarayaku exige légitimement qu'on respecte ses droits constitutionnels sur leur territoire ancestral.

Nous suivons avec admiration votre engagement pour le projet Yasuni-ITT, qui laissait enfin augurer les premiers jalons d’une nouvelle politique respectueuse de la forêt amazonienne. Nous apprécions également l’intégration des concepts indigènes comme « le Sumak Kawsay » et «  Buen Vivir » dans la constitution équatorienne. Nous le saluons comme une avancée importante.

Depuis des années, avec constance et obstination, le peuple kichwa de Sarayaku construit des alternatives de développement économique compatible avec l'environnement, la société et la culture. 
Sa position est l'illustration du « Sumak Kawsay » et de celui du « Buen Vivir » qui font une partie de la constitution équatorienne. Son projet « Frontera de Vida, Chemin de fleurs, Sisa Nampi» en est la plus belle illustration. Le succès de ce projet serait non seulement un motif de fierté pour votre pays mais aussi un symbole fabuleux à destination de toute l'humanité ainsi qu'un futur patrimoine pour l'humanité.

Par conséquent, nous vous demandons respectueusement Monsieur le Président Correa de :

 

-   Respecter les droits du Peuple Originaire Kichwa de Sarayaku,

-       Respecter les limites du territoire du Peuple Kichwa de Sarayaku accordé par l'Institut équatorien de réforme Agraire (IERAC) le 26 mai 1992. Le Territoire du Peuple Kichwa de Sarayaku est imprescriptible, autonome et indivisible, en accord avec la Constitution équatorienne.

-       Soutenir concrètement, par l'intervention des autorités équatoriennes compétentes, la demande formulée par les autorités ancestrales du peuple kichwa de Sarayaku, de procéder à l'expulsion légitime et constitutionnelle des personnes qui prétendent démanteler le territoire collectif et sacré du Peuple de Sarayaku avec la création illégale d'une Communauté dans la zone de Chuyayaku/ Landayaku.

 

D'autre part, nous vous demandons de respecter l'esprit du projet ITT Yasuni, pour sortir d'un modèle économique de tout-pétrole, mais sans oublier ni dédaigner les autres peuples indigènes, à commencer par le peuple Kichwa de Sarayaku.

Dans l’attente de votre réponse,

Bien à vous,

 

 

Nom, prénom, lieu et signature :

 

 

 

Historique de la lutte pacifique du

Peuple Kichwa de Sarayaku

 

La situation de l’exploitation pétrolière en Equateur.

Le secteur pétrolier génère environ 20% du PIB, 50% des recettes d’exportations et plus de 25% des recettes budgétaires. Les premières réserves pétrolières d’Equateur ont été découvertes dans les années 1920 par la compagnie Shell, mais l’exploitation d’envergure n’a commencé qu’en 1967 avec Texaco.

A partir de 1979, la politique d’ouverture vers les compagnies pétrolières étrangères se généralise et s’organise. Pendant plus de 12 ans, de 1983 à 1995, l’Etat attribuera 20 concessions (dites « blocs ») de 200 000 hectares. Depuis, le contrôle des concessions évolue au rythme des changements d’actionnaires.

Les années 1990 seront celles du réveil des consciences quant à l’impact social et environnemental de l’exploitation pétrolière sur les populations locales. En 1993, 30 000 indigènes et paysans équatoriens portent plainte contre Texaco pour obtenir réparation du désastre écologique occasionné par la compagnie. Après avoir été portée devant une Cour américaine, le procès s’ouvre en Equateur en octobre 2003. Selon les estimations du gouvernement équatorien, les fuites de brut occasionnées par Texaco équivaudraient à 400 000 barils de pétrole. La réhabilitation écologique est évaluée à 5 milliards de dollars. Le procès Texaco, dit « Procès du siècle », est toujours en cours.

 

Situation du peuple Kichwa de Sarayaku. 

Le peuple Kichwa de Sarayaku compte 1200 habitants, vivant dans la Province de Pastaza, en Amazonie Equatorienne, près du fleuve  Bobonaza. Son territoire ancestral, devenu en 1992 propriété collective légale compte 135 000 ha de forêt primaire. Il est inaliénable, autonome et indivisible. La forêt équatorienne constitue un épicentre de la biodiversité mondiale contenant plus de 10 000 espèces de plantes et de nombreuses espèces animales, elle est encore intacte et sans pollution. Aucune route ne mène à Sarayaku,  qui est accessible par la rivière. Puyo, ville de colons est à une demi-heure en avionnette.

Le Peuple Kichwa  de Sarayaku s’oppose aux menaces de déforestation, aux intimidations et aux tentatives de destruction de leur culture et de leur milieu.  Les gens de Sarayaku se sont organisés depuis plus de 3 décennies pour défendre leur territoire, lutter contre les entreprises pétrolières, mener  le développement harmonique de la communauté et développer un plan territorial d’autogestion des ressources naturelles.  Le projet de ce peuple a une portée universelle : son ambition est la valorisation de ses traditions, de son mode de vie, de ses croyances, de sa culture, comme une alternative apportée au monde. Les gens originaires de Sarayaku ont leur Assemblée générale démocratique, gérant collectivement les intérêts de la communauté. Jusqu’à présent, l’incessante résistance de Sarayaku  fait avorter toutes les tentatives des compagnies pétrolières, de s’octroyer l’accès aux zones convoitées.  Le peuple Kichwa de Sarayaku devenu un des l’icône important de la résistance contre le pétrole en équateur est sans cesse soumis à des pressions multiples.

Ces derniers jours d’avril 2010, cette pression c’est concrètement traduite par l’attaque à arme à feu des membres de la communauté par des individus installés illégalement sur le territoire de Sarayaku dans la zone de Chuyayacu où la supposée communauté de Kutukachi s’est installée. 

 

Quelques dates importantes: 

En 1989, expulsion des travailleurs de la compagnie pétrolière ARCO-AGIP voulant s’approprier la zone de chasse, de pêche et de cueillette des habitants, appelée Purina Chuyayaku, située à 30km du village, zone sacrée convoitée pour l’installation d’un puits de pétrole Landayaku (bloc 10 et 23).

En 1992, après une marche de 500 km  jusqu’à la capitale Quito, la communauté obtient du gouvernement, la reconnaissance  du droit de propriété collective de 135 000 ha de forêt primaire. L’Equateur devient un état pluriculturel et reconnaît des droits spécifiques aux peuples autochtones.

En 1996 le conflit avec la CGC compagnie Argentine commence car une grande partie du bloc 23 se trouve sur le territoire de Sarayaku.

Fin  2002, des ouvriers de la CGC, escortés par  des  militaires armés pénètrent illégalement sur le territoire, durant 4 mois. La résistance pacifique s’organise et  un petit film bouleversant  « Je suis le défenseur de la forêt », est tourné par Eriberto Gualinga pour témoigner cette situation intolérable.

En 2003, des habitants de Sarayaku, assistés de leur avocat, déposent une plainte auprès de la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH). Cette plainte visait l’implantation avec l’accord du gouvernement équatorien d’entreprises multinationales pétrolières sur les terres traditionnelles de Sarayaku. Elle repose sur des cas de violations flagrantes de leurs droits fondamentaux de peuples autochtones. Le processus est toujours en cours, leur requête faisant actuellement l’objet d’un examen au fond. 

En février 2003, face à tant de détermination, les ouvriers et les militaires se retirent, laissant derrière eux, 1400 kilos d’explosifs. La cour Interaméricaine des droits de l’homme, dictent des mesures obligeant l’Etat Equatorien à retirer les charges explosives.

En 2005, cette même Cour impose à l’Etat équatorien de retirer à ses frais les 1400 kilos d’explosifs enfouis dans le sous-sol de Sarayaku, par les ouvriers de CGC.

En 2007, le ministre de l’Energie et des Mines  promet formellement de retirer les explosifs.

En 2006, début du projet pacifiste Frontière de vie créé par Sarayaku et appuyé par plusieurs associations Européennes en Belgique, France, Allemagne…Le projet Frontière de vie consiste concrètement à créer une immense frontière végétale de presque 200 km de long, formée de cercles d’arbres de couleurs aux limites du territoire ancestral et, un centre de traitement, de guérison et de réhabilitation des savoirs ancestraux  et de la médecine Kichwa (Sasi-Wasi), , un projet d’éducation bilingue-interculturelle et de revalorisation des connaissances ancestrales Kichwa (Tayak Wasi) et un jardin botanique pédagogique pour la conservation des plantes médicinales et de la biodiversité (Sacha-Runa).

En 2007 ouverture d’un centre informatique avec accès au web, grâce à un satellite et à l’énergie solaire ; la construction d’un centre de documentation, de création de matériel pédagogique et d’archivage des connaissances.

En Juin 2009, les anciens de Sarayaku, dénoncent publiquement la manipulation de la compagnie Italienne AGIP installant arbitrairement une nouvelle communauté  appelée  Kutukachi  dans la zone de  Chuyayaku, correspondant  au bloc pétrolier 10 et 23.

En Mars 2010, Jose Gualinga dénonce à Amnesty international les déclarations du gouvernement  d’envahir  les blocs 23 et 24, pourtant proprièté  de la communauté de Sarayaku.

29 avril 2010, la communauté de Sarayaku dénonce l’attaque et l’essai d’assassinat de trois membres de la communauté, blessés gravement par balles et par impact de dynamite au ventre, aux bras, aux jambes et à la tête. Ils ont été transférés en avion –ambulance à l’hôpital de Puyo, après un long chemin de 15h sur un brancard, à travers la forêt, sans protection.  La communauté de Sarayaku se mobilise devant  ce nouvel  essai de démembrement du territoire, par la compagnie  AGIP, utilisant la création arbitraire d’un nouveau village (Kutucachi) inexistant en réalité.

1 mai 2010, la presse Equatorienne déforme les faits et les présente comme un affrontement armé entre indigènes,  pour des questions territoriales.

Sarayaku dénonce l’inaction des autorités compétentes équatoriennes à déloger du territoire de Sarayaku les membres de cette supposée communauté.

Ce mois de mai, nos associations s’unissent pour lancer une campagne de pétition au Président d’Equateur, et relayer la version des faits de la communauté de Sarayaku. 

 

Contact Belgique :

Altervoyages: info@altervoyages.org /  www.altervoyages.org

Frontière de Vie-Belgique: info@frontieredevie.net / www.frontieredevie.net

IAI – Identité Amérique Indienne: idamind@yahoo.fr / www.idamind.org

MATM – Mouvement d’Actions à Travers-Monde: info@matm-belgique.org / www.matm-belgique.org

 

Contact France :

Paroles de Nature / sarayaku@parolesdenature.org  / www.parolesdenature.org

 

Tant de livres son lus
Tant de papiers au vent
Tant d'arbres coupés
De mes Amazonies 

A chaque arbre qu'on coupe
On me coupe en dedans
Un vaisseau, une veine
C'est un peu de mon sang

Tant de livres non-lus
Tant de papiers au vent
Tant d'arbres coupés 
De mes Amazonies
A chaque arbre qu'on plante
Repousse en moi la Vie


("Mon Petit Royaume", page 399)


 

23:03 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

01 mai 2010

Madame Flandre

 

Même si le pays se détricote, le temps est venu de le retricoter. 

Dans l'arc-en-ciel se retrouvent toutes couleurs de tous les drapeaux, les drapeaux ne doivent pas servir la guerre mais la paix, je pense qu'il faut profiter de cet arrêt sur l'image: les machines du bateau "mort saoul" sont un peu grippées et au bord de capoter, il faut rehuiler les engrenages. 

Si ce pays craque, l'Europe en son entier craquera hélas. C'est en effet un échec pour chaque personne de ce pays et pour l'Europe. Plus on attend plus ce sera difficile de remettre le bateau à l'eau. 

Le 22 avril 2010 les militants séparatistes flamands sont rentrés à la chambre au 2 Rue de la loi à Bruxelles et ont chanté "le Vlaamse Leeuw", je vous invite à lire le texte (tapez "Vlaamse Leuw" dans google et demandez la traduction française). Jugez par vous-mêmes à quel point cet hymne est anachronique et violent.

Pour représenter la Flandre je préfère le texte "Madame Flandre" de Liliane Wouters (J'ai mis ce texte en musique dans le disque "L'enfant qui veut vider la mer"), le voici: 

 

Madame Flandre 

Salut noble mère gigogne,

Tes seins percent la toile encore,

ils crèvent le drap sans vergogne,

Tu portes toujours fier le corps

Qui sortit de son flanc Bourgogne.

Ma nourrice je vous regarde

Comme pour la première fois,

Manants et comtes prenez garde

Si l’œil tranquille est plein de foi,

La bouche luit d’humeur gaillarde

Madame Flandre est puritaine

A ce qu’on dit

Moi je veux bien

Sous ses fichus de tiretaine

Elle cache un cœur plébéien

et pourtant sa mine est hautaine

Comme elle j’ai le pied sur terre 

La chevelure au vent du nord

Le feu couvant sous tes artères 

Flamand tu ne perds pas le nord

Ma grande force est de me taire

Nous buvons avec l’eau bénite,

Les bières d’Alost et de Diest,

Ma terre, Seigneur, est petite,

Mais elle porte haut ses Christs

Fleuris en mai de marguerites.

Les curaillons et les béguines

Poussent comme choux au jardin,

Ce pays jamais ne badine,

On prend la mouche ou le gourdin,

Et tout s’y croque à la sanguine.

Chez nous on mord à pleine bouche

Dans le pain de chaque repas;

La servante sainte nitouche

Rougit, ne vous y fiez pas;

Nos filles ne sont point farouches.

Marie, Ortrud et Godelieve,

Chaque soir allant au salut

Ecoutent les appels des grives

Et puis ceux des garçons joufflus

Debout à l’ombre des ogives.

Le vent du nord te rendra folle,

La mer clapote dans ton sang,

Sur ma jument je caracole,

Hue donc sous le ciel bleuissant

Où les nuages batifolent.

Salut peupliers en goguette

Servant aux jardins de pâlis;

Toutes les bises vous soufflètent,

Et d’éternels torticolis

Font se pencher vos silhouettes.

 

Liliane Wouters 

Dans le cd "L’enfant qui veut vider la mer" 

 

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17:00 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (5)