12 août 2010

Yasmine

 

Elle s'appelle Yasmine
Elle va juste sur ses 6 ans,
Elle entend son papa raper, raper tout le temps
Dans le ventre de sa maman
Elle tendait l’oreille pour écouter 
Pour écouter, pour écouter pour écouter
son papa raper raper raper raper
Elle connaît par coeur tout ce qu’il chante, tout ce qu’il écrit
Elle zonzonne des chansons qu’elle a elle-même inventées
Et quand elle les chante à son papa
C’est juste pour l’inspirer 
Yasmine est la muse de Manza
Elle s’amuse à jouer de sa p’tite voix
Manza l’écoute
Quand tu ne seras plus une gamine
quand tu ne seras plus une gamine, Yasmine
Que veux-tu devenir? Que veux-tu devenir?
Je serai une rapeuse comme toi mon papa
Quand je serai grande c’est ça que je fera
Longue, longue vie à la muse de Manza.
 


« Ma fleur au bout du fil »

 

Un seul de tes sourires suffit à faire éclater tous mes verrous
Jusqu’au bout de moi-même, tu resteras mon petit bout que j’aime
Et ce, même si après coups, les jours défilent trop flous
Et ne se ressemblent plus du tout…
Au bout du compte, c’est tout de même,
La fin d’un tout qui a justifié tous ces comptes à rebours entre nous-mêmes
Et je t’avoue quand même qu’un week-end sur deux à tes côtés
Ça malmène tellement que j’en vois trop vite venir le bout,
Désormais y’a comme un trop peu de toi dans mon beaucoup…

 

 
C’est vrai, tout va trop vite,
Depuis que leurs lois ont décidé de nos rendez-vous !
Et comme pour réussir à joindre nos deux bouts
J’ai plus qu’un numéro de portable, un tas de dessins et des mots doux…
À l’intérieur de mes remous, un peu de partout,
Ça pleure de toi, esquisse un sourire malgré tout,
Quand tu t en vas…

 

Au diable les calendriers,
Un week-end sur deux, je te vis et même pas à moitié
Alors qu’en vérité, t’es bien plus que ma moitié.
Carrément le continent de mes îles à en oublier
Même que je marche sur des bouts de fil
En fait, suffit que je te vois battre des cils
Et d’un coup de fil, je me sens battre des ailes
De cime en cimes, de ciel en ciel, comme côte à côte avec Jibril
Possible que pour elle ou il, tout ça parait si puéril
Mais divorcer m’a comme projeté à mille bornes de toi
Alors qu’on vit pourtant dans la même ville
Même si c’est plus vraiment sous le même toit…
Ma foi, j’encaisse la sentence, rase les murs de ma souffrance
Comme pour ne pas que transparaissent les fissures de ma détresse
Laissées par ton absence en mes labyrinthes de forteresses…

 

À chaque visage d’enfant que je croise,
le manque de toi m’écrase
Y’a que dans tes flammes, que ma joie s’embrase…
Et quand apparaît le dimanche soir où tu repars,
Même en mes phares, je fais que broyer du noir,
Même mon appart se remplit de vide
Vas savoir, même mon chez moi semble avoir besoin de toi,
Lui aussi se vide de vie, « Allo, ma fille ?»
Je veux qu’on me laisse tranquille !
Quand j’ai ma fleur au bout du fil…

 

En gros, c’est 6 jours par mois que je te vis quasi « volatile »
Et encore moins que du temps partiel,
J’ai trop de peine de ne pas voir assez tes jolies prunelles
J’aimerai tant que le ciel me tombe sur la tête
Pourvu que me prières parviennent au plus vite à l’Eternel…
Grâce auquel tu es parce que je suis plus que ton paternel
Ce qui nous lie, des liens comme soudés par un alliage sempiternel…

 

 Refrain :

Y’a pas d’avocat pour le parti des larmes,
Et pour leurre, un jardinier pleure sa plus belle fleur
Quand t’es plus là, sur le toit de mon cœur
Il neige des flocons de sans toi…

 
C’est dans mes silences que je t’entends à tout va,
Et le reste du temps au bout du fil,
Dans tes pétales d’éclats, je me noie,
Ma fleur au bout du fil, ça reste toi…

 

Manza

 

 

 

 

10:23 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

Commentaires

jULOS TON TEXTE EST D'UNE BEAUTE QUE JE VAIS LE LIRE ET LE RELIRE ON N'A ENVIE DE TE PRENDRE DANS NOS BRAS ET DIRE MERCI JULOS MERCI L'ARTISTE TOUT CELA EST TOUCHANT

Écrit par : dany | 12 août 2010

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Et toujours de la lecture qui fait du bien. Merci à Manza, merci à Julos, belle vie à Yasmine

Écrit par : Jeanne | 13 août 2010

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Je n'étais pas allée au bout de ma pensée :

Elle fait du bien, parce qu'elle est dite avec délicatesse, alors qu'on entend les cris de souffrance.
Evoquer l'absence, le poids de l'absence, d'autant plus lourd que le vide est grand.

Écrit par : Jeanne | 13 août 2010

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Cher Julos,
Je pense à ta Loulou,je pense à toi.
Et je vous embrasse au delà des nuages.

Écrit par : aurelie | 14 août 2010

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