10 décembre 2010

L'extraordinaire tournée du facteur Maignan

Un dvd vient de paraître, son titre  ”L’extraordinaire tournée du facteur Maignan“.

Ô combien de marins, combien de capitaines se sont mesurés à la mer, ces sans-peur sur leurs frêles coquilles de noix qui bravent tempêtes, cyclones, ouragans, vents contraires et gardent malgré tout le cap et le “roseau vert entre les dents”. Ni les vents de force 11 (120 km/heure) ni la bourrasque ne les intimident...

Ces incroyables font face à la grosse mer qui gonfle et se dégonfle quand on ne s’y attend pas, ils ne dorment pas à la barre, ils tracent et se servent habilement des vents pour aller où ils veulent, la boussole à la main.

Le facteur Alain Maignan de Plélan-le-Grand en Bretagne en-île-et-Vilaine, le facteur des ptt qu’on a surnommé: “L’autodidacte de la mer” a troqué sa camionnette jaune contre la barre d’un modeste voilier, il est devenu par passion “hauturier” (hauturier, ça veut dire pilote de bateau en haute mer).

Dans le film, il est seul sur son modeste voilier, on le voit s’apercevoir que son radar est tombé en panne et qu’il se trouve tout à coup devant d’immenses icebergs qu’il n’avait pas soupçonnés, ces  icebergs pourraient casser la coque de son frêle rafiot .

Il doit avoir des yeux partout, il est en même temps son seul homme d’équipage et son capitaine. Faut-il être fou pour partir seul à la rencontre de la mer, le vent violent joue avec lui, le malmène et il se retrouve tout un temps accroché à un mât la tête en bas s'en pouvoir s'en dépêtrer.

La mer est une grande école de réflexe et d’intuition, la mer est si tant immense, si imprévisible, si capricieuse. Il faut être fou pour faire ce qu’il fait car il doit être au four et au moulin, tout cela  dans un bruit de tonnerre et de fin du monde. Il fait l’expérience de l’apocalypse.

Il disait : "Je ne reviendrai jamais de l’hémisphère sud " . On n’aurait jamais cru qu’un porteur de lettres puisse se passionner tant pour la mer “toujours recommencée” comme l’écrivait le poète Valéry. Il disait que la mer l’agressait si fort qu’il pensait que son cerveau allait se briser en mille morceaux et... après 165 jours de mer, il rentre vivant dans le port de la Trinité-sur-mer, le 11 avril 2007 exactement et ....réglo... quelques jours plus tard, après avoir fait un gros dodo, il reprend son boulot à la poste , et ce géant, ce personnage hors du commun redevient.......facteur.

D’aucuns penseront qu’il faut être timbré pour cumuler ces deux métiers celui de postier et de marin. Ne pensez- vous pas qu’il faudrait  obliger les candidats à la présidence de la république à faire cette expérience avant d’entrer en fonction et prouver  de cette manière au  peuple français leur capacité à mener  de main de maître leur pays même  en cas de tempête ?

 

                                                     Julos Beaucarne

                                                   le 3 décembre 2010

                                           Tourinnes -la-grosse. Belgique

22:11 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

Je n'ai jamais trouvé de pommes sur un poirier : même capitaines, le bois changerait le fruit, la fonction gâterait l'homme...

Écrit par : le babel | 11 décembre 2010

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Bonjour,

Quelle force de caractère a déployé ce facteur...changé en marin...il faut être équilibré...pouvoir se servir de toutes les zones de son cerveau pour accomplir un tel exploit. Devant l'adversité il pourra faire face...j'aime à le croire.
La politique et moi...je n'y entends rien.. ou si peu... à me perdre dans toutes leurs contradictions :).
Merci pour cet écrit.
Il sent ...Noël...qui approche à grands pas et ce récit étonnant fera rêver les petits...les grands...garçons en mal d'exploits:)
Je vous embrasse. Anne Marie

Écrit par : Anne Marie | 11 décembre 2010

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un facteur timbré, c'est cocasse!
un coq-as est ce facteur pugnace
qui terrasse sa peur de la mort
malgré l'en-vie de faire cet exploit!
Il a cru en lui, c'est bien mais qui est mître de l'Eau?
Certains ont fait pareil et sont morts peut-être?
et leur femme et leurs enfants alors?
Les politiques, c'est pas ça qu'il faut leur demander mais faire des stages de 2 mois dans douze métiers très physiquement durs et moralement, au bas de l'échelle sociale
avec donc peu d'argent, ils aquerreraient peut-être un coeur d'or qui transmuteraient haines et passion néfastes

Écrit par : françoise de l'oise en france | 20 décembre 2010

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