16 mars 2011

Messages du Japon

Messages de Newa et de Kaoru, mes amies du Japon. Kaoru et Newa ont chanté à Wahenge pour le 9 du 9  99 et Newa a chanté aussi le 9 du 9 09

 

Merci beaucoup Julos,

Je suis bien et toute ma famille aussi.

Le seisme était très grand et longu.

Des trains étaient stoppé, et electricité aussi.

Mais heureusement j'étais pas loin de chez moi ce moment la.

Il y a encore maintenant des secousses surtout au nord du Japon.

Beaucoup de gens se réfusie.

J'espère leur sains et serves.

Mille bises,

Newa

Message reçu le 14 mars 2011

 

Cher Julos,

Merci beaucoup pour votre message.

D' abord, moi et mon fils, nous allons bien. Et ma famille aussi.

Comme nous habitons à Osaka, au sud ouest du Japon, nous avons échappé aux dégâts.

Au nord-est du Japon, comme vous savez, le séisme inimaginable et les tsunamis ont englouti les trois départements où il y a notre famille et nos amis. Moi, je suis née à Sendai, et ma famille aussi. Chez ma mère, juste a coté de l'aéroport de Sendai, au bort de la mer, est avalée par l'énorme tsunami. Tout a l'heure, j'ai réussi de contacter a une des familles par e-mail de portable. Et maintenant, le quatrième explosion dans la Centrale nucléaire de Fukushima, sud de Sendai, vient d'arrivée. La pollutions radioactive s'élargît petit à petit qui est déjà arrivée à Tokyo. Nous continuons la vie quotidienne en faisant très attentions aux informations.

Voilà je vous vitement envoie mes nouvelles. Je vous récris plus tard. Je vous embrasse très très fort.

Kaoru.

Message reçu le 15 mars

 

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14:44 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

14 mars 2011

Que les nuages ne tuent pas les hommes

Je me souviens c'était en 2011, j'avais presque septante cinq ans, soixante quinze ans comme vous autres vous dites, un ami a frappé à ma porte,  je lui ai ouvert, il était tout en affaire comme on dit chez nous, inquiet, nerveux, essoufflé : " Regarde vite la télé, le réacteur d'une centrale nucléaire a sauté au Japon ". Alors je me suis souvenu du vieux poète Turc Nazim Hikmet et de son poème "Que les nuages ne tuent pas les hommes "

 

Celles qui font de nous des hommes sont les mères

Elles vont devant nous comme clarté des cieux

Aux mères ne devez vous point d'être sur terre

Alors ayez pitié des mères, beaux messieurs

 Que les nuages ne tuent pas les hommes

 

Un enfant de 7 ans court dans les pâturages

Et par dessus les bois vogue son cerf-volant

N'avez-vous point connu

Ces jeux du premier âge

Alors ayez pitié, beaux messieurs des enfants

Que les nuages ne tuent pas les hommes

 

En peignant ses cheveux la jeune fiancée

Au fond de son miroir cherche un visage doux

Ne vous a-t-on cherché de même un jour passé

Alors ayez pitié beaux messieurs, des époux

Que les nuages ne tuent pas les hommes

 

Quand on vieillit et que la vie atteint sa grève

L’on doit toujours penser aux souvenirs heureux

Vous aussi vieillissez, votre époque s'achève

Alors ayez pitié, beaux messieurs, des époux

Que les nuages ne tuent pas les hommes

 

Nazim Hikmet traduction en français de Hasas Gureh

Mise en musique Julos Beaucarne

 

Cette chanson se trouve sur le disque: Front de libération des arbres fruitiers

Ce disque est disponible chez Mme Claude Duchateau tel 00 32 10 41 73 74

 

17:45 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (16)

10 mars 2011

Jean-Pierre Von der Becke

 

Lors de l'enterrement de mon ami Jean-Pierre Von der Becke qui a vécu longtemps avec les gorilles dans les montagnes du Rwanda, j'ai chanté et lu ces deux textes. C'était le 25 février 2011.

 

C'est le premier jour

De ton grand voyage

Tu ouvres les yeux

Dans l'autre univers

Tu as fait le tour

De tous nos mirages

Tu vois bien mieux

Le monde à l'envers

Tu as perdu corps

C'est pour prendre espace

Tu as trouvé mort

Mais vis Dieu sait où

Adieu faux décors

L'esprit cherche place

Dans le désaccord

De ce qui fut nous

 

Texte de Liliane Wouters

 

 

J'ai vécu à Nyagatare quand s'allumaient les candélabres des euphorbes.

J'ai vécu à Kakitumba en compagnie des clapotis des hippopotames.

J'ai vécu à Kigali dans le parfum des eucalyptus.

J'ai connu Biumba et la montagne et ce parc de l'Akagera où avec Jules Hannotier nous récoltions les mouches tsé-tsé pour les laboratoires.

J'ai chevauché dans mes imaginaires ces antilopes impala aux grâces singulières.

J'ai vu de mes yeux vu, le buffle, le zèbre, le lion.

J'ai entendu les griots de toutes les Afriques improviser sur les villes lointaines si attrayantes pour les gens du bout des mondes.

 

C'est Jean Pierre Von der Becke mon ami de toujours qui m'a présenté ses amis les gorilles des hauts plateaux. Et j'ai parlé avec eux le langage universel de l'amitié et de la chaleur.

 

Ô mes gorilles alanguis dans vos siestes sacrées, les regards que vous m'avez lancés m'ont donné singulièrement à penser.

Où s'arrête le pays de la conscience ?

Où l'homme commence-t-il ?

Où finit l'animalité ?

L'homme est-il un primate qui a poussé trop vite ?

Le gorille a-t-il hésité à devenir un homme devinant peut-être que passée la frontière entre la bête et l'homme, il devrait renoncer à sa sacro-sainte liberté ?

Qui a commencé sur la terre ?

Le poisson ? Le gorille ? L'homme ?

Qui a commencé cette singulière aventure qui nous a conduit au jet, à l'ordinateur, à la lune, à la comète de Halley et Dieu sait où encore ?

Qui décide de l'heure de notre mort?

 

Julos Beaucarne

Extrait du livre de Ben Verhé  « les mille merveilles du Rwanda »

 

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14:16 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

08 mars 2011

8 mars journée de la femme

 

Les femmes sont les premières maisons des hommes et des femmes.

Elles sont leurs rampes de lancement, leurs ponts, elles leur donnent leurs âmes.

Ainsi les hommes pendant 9 mois ont été qu'ils le veuillent ou pas, des femmes.

Une fois sortis d'elles, hélas, il arrive qu'ils les profanent, les massacrent, les violent, les damnent.

Ô vous, qui que vous soyez, c'est aux femmes que vous devez la fête et le fait de naître, de marcher sur la terre et de transmettre.

Ne laissez pas se faner les fleurs qui vous ont portés si tendrement vers la lumière.

Elles vous disent : "Je vous ai faits". A vous, à présent, de vous faire.

C'est à vous, aujourd'hui, d'achever l'ouvrage déjà commencé.

A votre tour de vous faire naître.


Julos Beaucarne

16:14 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

07 mars 2011

Nouvelle adresse email de Julos

 

En attendant le rétablissement de la messagerie de Julos, vous pouvez lui écrire à cette adresse

julos.beaucarne@gmail.com 

21:37 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

04 mars 2011

messagerie en panne

 

A l’heure de tous ces changements profonds, la messagerie de Julos s’est mise en grève.

Prépare-t-elle sa révolution ? Peut-être fait-elle simplement peau neuve pour mieux accueillir le printemps.

Julos, pris en otage par la technologie moderne, ne reçoit plus vos messages. Mais ne désespérez point, amis de partout, tout est mis en œuvre pour rétablir la communication.

En attendant, n’hésitez pas à utiliser la télépathie.

 

11:44 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

02 mars 2011

Flo 68

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15:30 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)