29 avril 2011

Il faut laisser les vieilles maisons se taire

 

Il faut laisser les vieilles maisons se taire pour que les ancêtres puissent revenir car je crois qu’aucune vie n’est jamais finie, il n’y a jamais le mot ”Fin” au bas de la page de la grande “Vie”.

La Vie, je crois, continue et les voix anciennes font surface … aucun sourire n’est perdu, aucun baiser, les somptueux couchers de soleil sont répertoriés dans une mémoire particulière.

Celui qui se réveille la nuit rencontre des milliers d’êtres passés, présents ou à venir, rien n’est jamais fini ni défini. L’éternité, elle-même, je me suis laissé dire qu’elle n’avait point de fin, coule comme un fleuve bien plus large que le fleuve jaune.

Notre peau a gardé la mémoire de toutes les caresses. Parfois, on a trop peu de temps pour parler à celles et à ceux que l’on frôle.

Chacune de nos vies est une épopée, nous écrivons notre homérique histoire, à petit pas, le soleil s’enfonce dans l’horizon, se sauve et retourne dans les coulisses de l’univers.

Le corps est-il une cathédrale où se répercutent et s’amplifient les échos de toutes les naissances ? L’oiselet qui chante à tue-tête au lever du soleil est aussi important que le bébé qui vient de naître et la jonquille toute seule dans mon jardinet illumine peut-être le cosmos en son entier.

Notre vie est-elle une bande de Moebius qui n’a ni commencement ni fin?

Qui sont ces milliards d’êtres qui chuchotent dans toutes les langues du levant au ponant ? Est-il possible de répertorier l’univers en son entier ? Est-il possible de visualiser les heures qui galopent à toute allure dans la grande plaine du temps ? 

Laissez juste une fenêtre ouverte sur le ciel afin que les ancêtres puissent se glisser près de vous dans la pénombre familière du mystère.

 

Julos Beaucarne 27 avril 2011



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11:43 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

23 avril 2011

Je suis l'homme

 

Je suis l’homme, je suis l’enfant,

Je suis la femme noire, la femme jaune,

L’homme noir, l’homme jaune,

L’homme blanc

 

Je suis l’oiseau

Et le poisson et la tortue

Et le cheval qui court.

Je suis l’herbe et l’arbre.

Je suis la mer et la montagne.

 

Si je fais du mal à une partie de moi,

A l’enfant qui est en moi,

A la femme qui est en moi,

De n’importe quel pays,

De n’importe quelle couleur,

Je me fais du mal à moi-même.

 

Aussi ai-je souvent mal

A toutes ces parties de moi

Mutilées, torturées, affamées,

En quelque lieu du monde.

 

Le jour approche

Où je serai entière et entier,

Où j’aurai assumé ma féminitude,

Ma mâlitude, ma négritude,

Ma jaunitude.

 

Je suis l’homme, je suis l’enfant,

Je suis la femme noire, la femme jaune,

L’homme noir, l’homme jaune,

L’homme blanc

 

Julos Beaucarne



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19:31 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (7)

22 avril 2011

Julos invité témoin

Julos invité de l'émission 

" le printemps grandeur nature"

ce samedi 23 avril 2011 à 14h35

sur RTBF La Une 

22:08 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

20 avril 2011

Interview de Julos Beaucarne sur TV5 Monde

Julos Beaucarne a été l'invité de TV5 Monde le 6 avril 2011

Pour découvrir l'interview cliquez ici

20:10 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

11 avril 2011

Un baiser presque sur la bouche

 

Un baiser presque sur la bouche, j'aime ça

Un baiser presque sur la bouche, j'aime ça

C'est pas grand chose, ça change rien

Mais je sens que ça me fait du bien

Un baiser presque sur la bouche, j'aime ça

 

Un baiser presque sur la bouche

Qui dit presque “oui ”, presque tout

Un baiser doux comme une promesse

Qui n’vous engagerait pas du tout

Un baiser tendre au bord des lèvres

Pas un baiser ... juste un bisou

Un p’tit message  qui transgresse

Un frisson timide plus que doux

“J’ t’ai reconnue un point, c’est tout”

Un appel tendre, un p’tit coucou

Sans l’obligation d’y mettre tout

Un baiser sans insistance

Un baiser qui rend pas jaloux

Qui déploie les ailes de l’enfance

Un sourire qui transperce tout

Un baiser qui s’arrête à temps

Pour que le charme dure longtemps.

Au moins jusqu'à la fin des temps

 

Un baiser presque sur la bouche, j'aime ça

Un baiser presque sur la bouche, j'aime ça

Il me semble que ça fait 3 fois

Un baiser presque sur la bouche j'aime ça

 

Julos Beaucarne et Barbara d'Alcantara

6 avril 2011

19:34 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (8)

08 avril 2011

Préface du livre "Beauvechain" par Julos Beaucarne

 

Julien Deper marche dans ses trente ans, il vient de Charleroi.

Un jour, un matin peut-être, il a débarqué dans la féerie, dans la lumière particulière de chez nous  et depuis ce jour là, les villages le possèdent, l’obsèdent et le mettent en joie.

Armé de son capteur d’images, de son appareil de photo, de sa boite à déclics et de ses deux grands yeux bleus ouverts sur l’inconnu quotidien de ce petit monde, heureusement encore un tant soit peu rural , il répertorie l’air, le soleil, la terre et l’eau, les maisons, les animaux, les chemins, quelques rares habitants parfois de dos ... le mystère  ....

C’est un peintre, il court d’une saison à l’autre, il voudrait tout dire, tout transcrire, il est gourmand d’images, insatiable,  il a été ensorcelé par les villages de Tourinnes-la -Grosse, de Beauvechain, il s’est fait “enmacraler”  par les génies, par les esprits de la campagne aux alentours.

Passionné de photos, il fait un reportage très large, parfois il prend la même photo au printemps, en été, en hiver. Il veut dire tout sur notre pays, sur ses couleurs. Qui a peint ces champs infinis qui semblent ne jamais vouloir finir ?  Il voudrait ne rien oublier, c’est un “ravi”, il est en continuelle admiration comme un enfant découvrant que le monde est si grand, si étrange et si beau qu’il voudrait le mettre dans sa poche pour pouvoir le regarder, le contempler, le goûter quand il veut.

Un livre à lire l’hiver au coin du feu.

 

Julos Beaucarne le 3 avril 2011

Préface du livre « Beauvechain » de Julien Deper 

Pour tout contact  juliendeper@hotmail.com 

 

La centrale nucléaire de Fukushima  au Japon est sous haute surveillance et Tihange n’est pas loin. 

 

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11:07 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

07 avril 2011

Témoignage d'une française vivant au Japon

 

«La vie ces jours-ci à Sendai  est plutôt surréaliste... Mais j'ai la chance d'être entourée d'amis qui m'aident énormément. J'ai d'ailleurs pris refuge chez eux puisque ma bicoque délabrée est maintenant totalement digne de ce nom.

Nous partageons tout : eau, aliments, ainsi qu'un chauffage d'appoint au fuel.

La nuit, nous dormons tous dans une seule pièce,  nous dînons "aux chandelles", nous partageons nos histoires. C'est très beau, très chaleureux. Le jour, nous essayons de nettoyer la boue et les débris de nos maisons.

Les gens font la queue pour s'approvisionner dès qu'un point d'eau est ouvert, ou ils restent dans leur voiture, à regarder les infos sur leur GPS.

Quand l'eau est rétablie chez un particulier, il met une pancarte devant chez lui pour que les autres puissent en profiter.

Ce qui est époustouflant, c'est qu'il n'y a ni bousculade, ni pillage ici, même si les gens laissent leur porte d'entrée grande ouverte, comme il est recommandé de le faire lors d'un séisme.

Partout l'on entend: "Oh, c'est comme dans le bon vieux temps, quand tout le monde s'entraidait! "

Les tremblements de terre continuent: La nuit dernière, nous en avons eu tous les quarts d'heure. Le hurlement des sirènes était incessant, ainsi que le vrombissement des hélicoptères au dessus de nous.

Hier soir, l'eau a été rétablie pendant quelques heures, et aujourd'hui pendant la moitié de la journée. Nous avons aussi eu droit à un peu de courant cet après-midi. Mais pas encore de gaz. Les améliorations dépendent des quartiers. Certains ont de l'eau, mais pas d'électricité et d'autres le contraire.

Personne ne s'est lavé depuis des jours. Nous sommes crasseux, mais c'est de peu d'importance.

J'aime ce sentiment nouveau, cette disparition, desquamation du superflu, de tout ce qui n'est pas essentiel. Vivre pleinement  intuitivement, instinctivement, chaleureusement et survivre, non pas en tant qu'individu, mais en tant que communauté entière...

Des univers différents se côtoient étrangement :

Ici, des demeures dévastées, mais là, une maison intacte avec ses futons et sa lessive au soleil!

Ici, des gens font interminablement la queue pour de l'eau et des provisions, alors que d'autres promènent leur chien.

Puis aussi quelques touches de grande beauté : d'abord, la nuit silencieuse. Pas de bruit de voiture. Personne dans les rues. Mais un ciel étincelant d'étoiles.  D'habitude je n'en distingue qu'une ou deux...  Les montagnes autour de Sendai se détachent en ombre chinoise, magnifiques dans l'air frais de la nuit.

Les Japonais sont eux-mêmes magnifiques : chaque jour, je passe chez moi, comme en ce moment même où je profite du rétablissement de l'électricité pour vous envoyer ce courriel, et chaque jour, je trouve de nouvelles provisions et de l'eau sur le seuil ! Qui les a déposées ? Je n'en ai pas la moindre idée !

Des hommes âgés en chapeau vert passent de maison en maison pour vérifier que chacun va bien. Tout le monde vous demande si vous avez besoin d'aide.

Nulle part je ne vois de signe de peur. De résignation, oui. Mais ni peur ni panique!

On nous annonce cependant des répliques sismiques, voire même d'autres séismes majeurs dans les prochains mois. En effet, le sol tremble, roule, gronde.

J'ai la chance d'habiter un quartier de Sendai qui est en hauteur, un peu plus solide, et jusqu'à présent nous avons été relativement épargnés

Hier soir, autre bienfait : le mari d'une amie m'apporte de la campagne des provisions et de l'eau.

Je viens de comprendre à travers cette expérience, qu'une étape cosmique est en train d'être franchie partout dans le monde. Et mon coeur s'ouvre de plus en plus.

Mon frère m'a demandé si je me sentais petite et insignifiante par rapport à ce qui vient d'arriver. Eh bien non ! Au lieu de cela, je sens que je fais partie de quelque chose de bien plus grand que moi. Cette "re-naissance" mondiale est dure, et pourtant magnifique ! »

 

Lettre envoyée par Pierre de Liberchies

11:20 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

01 avril 2011

Poisson d'avril ?

Tout d’abord ce que j’écris ici n’est pas un poisson d’avril.

Ce vendredi 1er avril 2011, nous, les belges  sommes sans gouvernement depuis plus de 290 jours et on se souviendra longtemps encore de toi ô Fukushima qui est comme notre pays, tu es en alerte maximale.

La bombe  qui a mis à mal notre pays, c’est le nationalisme et le nationalisme est un cul de sac politique. Les pesticides de Monsanto  si nous n’y prenons  garde  feront l’effet d’une bombe atomique sournoise au nom du pèse et du fisc et du sacro saint bénéfice. On a empoisonné notre pays et la terre elle-même, notre planète bleue est en danger .

Le nuage nucléaire de Fukushima  semble faire le tour du monde .

Te souviens-tu de Tchernobyl? Avant ça, je n’avais jamais entendu parler de cette ville. Souviens-toi des bébés difformes, souviens-toi de l’horreur, comme on oublie vite! Souviens-toi d’Hiroshima, mon amour, le 6 août 1945, j’avais juste 9 ans: 140.000 morts. Souviens-toi  de Nagasaki : 70.000 morts . Souviens-toi des essais nucléaires français sous terre du côté de l’atoll de Mururoa, des essais américains à Bikini en 1946.

On pensait que le nouveau siècle allait faire réfléchir les êtres humains. J’ai vu l’empereur du Japon s’agenouiller avec humilité devant les irradiés de la centrale de Fukushima. L’empereur de carton Ysokras premier, l’autoproclamé  prêche, lui, que  les centrales nucléaires sont ce qu’il y a de mieux, qu’en sait-il?

Il sait assez celui qui sait s’il sait qu’il ne sait rien. Il faut être fou aujourd’hui pour encore construire des centrales nucléaires après toutes les catastrophes et ces millions de morts.. Nous autres, nous avons Tihange, Doel mais le gouvernement français a eu la délicate attention d’installer une centrale à Chooz  un village de France mais très proche de la frontière belge.

Voilà, le poisson d’avril est cuit, bon appétit! Avez-vous un compteur genre  “compteur Geiger” pour nourriture,  pour déceler les pesticides qui se seraient glissés subrepticement dans votre poisson d’avril ?

 

Julos en ce 1er avril 2011

19:48 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (10)