25 août 2011
Julos Beaucarne, poil à gratter de la chanson
Julos Beaucarne !
Un oiseau rare à tête de chouan, à cri de marmotte, humour rose et rosse, truffé de bons mots, lardé d’aigre-doux, suintant le terroir, le petit granit - il arrive d’Ecaussinnes - et le charbon, roulant les r quand il le faut, savourant même le rut, raillant Paname au bon moment, pinçant l’amour comme une guitare.
Planté là tel un agave, cet artisan – car tout est fabriqué par lui : paroles, mélodies, modulations, improvisations, diction et tout et tout – débite sans désemparer du brut, du demi-brut et du rosé dans un style cher aux miraculés de la chanson.
Inutile d’y chercher du confortable, du fascinant, du fignolé, du prêt à emporter ou à cajoler, Julos Beaucarne éjecte – comme cela d’un seul jet - ce qu’il estime devoir éjecter. Sans façons, sans ficelles. Et le public accepte l’aveu de cet être chimiquement pur (selon Huxley), c’est à dire timide et bourru, sensible et cynique, railleur et humain, poète et jeanfoutre, l’essence même du vrai troubadour, au temps où les rois acceptaient le défi.
Certes, Julos Beaucarne ne sera jamais une vedette, un surfait du grand plateau. Pour une raison bien simple : la foule n’est pas faite pour écouter mais pour entendre. Ce poète au long cours s’adresse aux gens à l’ouïe fine, au regard neuf, au geste prompt. Le reste n’est que boutade, malice à peine cousue, adolescence à l’affût.
Il se promène aux quatre coins de la chanson avec la même nonchalance. Tous les sens interdits, scabreux, indéfinissables, irrespectueux lui sont familiers. Chez Elle, il est chez lui et chez lui, chez vous ! Avec une familiarité désarçonnante, un sans-gêne de Canadien, une insistance de tournesol.
Et si, tout compte fait, ce garçon aux joues de lune, au poil hirsute, à l’ironie en sautoir, ce naïf au cœur de fauve, plus attirant qu’un évêque et moins vêtu qu’un clochard, s’il se révélait un jour l’Atlante de la chanson ? De la chanson valable, attachante et redoutée, rugueuse et pleine d’attentions, au zénith de la poésie …
Les jeunes ont palpé dès l’envoi l’étoffe de ce magicien-là. Trois récitals à « l’Esprit frappeur » leur ont donné raison. Trois récitals. Trois succès foudroyants. Et deux cents personnes prêtes à le clamer de partout. De Jéricho à Saint-Germain-des-Prés …
Jules Carlier
Echo de la Bourse, le 6 mai 1965

Pochette du 45 tours " Le petit royaume" 1966
14:20 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)
19 août 2011
Le premier vélo de Matteo
Il y a quelques années lorsque nous étions Barbara, son fils Matteo de 2 ans et demi, Patrick et moi en tournée en Suisse à Lutry, j'avais trouvé dans un magasin du bord du lac un très beau vélo sans pédales. En quelques jours Matteo apprit à se mouvoir à toute vitesse sur cette petite bécane que j'ai gardée précieusement et que vous voyez sur cette photo accoudée au contrefort de ma maison de Tourinnes.
Si vous avez un petit enfant de 2 ans et demi, n'hésitez pas à lui proposer cette belle machine pour les cyclistes en herbe.
Julos
23:19 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)
13 août 2011
Flo 70















11:24 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)
12 août 2011
Le Robert Illustré
17:28 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)
09 août 2011
Milutin
MILUTIN le sculpteur alchimiste serbe, hante sa caverne quelque part dans la Meuse française.
Dans sa cave-atelier, son laboratoire de création, il joue avec le feu et le fer, il manie et discipline le magma en fusion. De ses mains sortent des voyageurs vêtus d'houppelandes larges et rigides en acier trempé .
Ce sorcier continue la grande tradition des disciplineurs de fer et de feu qui ont commencé au début des mondes au moment où l'homme tentait d'asservir toutes les matières . Son atelier est un volcan d'où il surgit comme un diable dans la joie de mettre au monde quelque chose que personne jusqu'à ce jour n'a réalisé.
Julos
Tourinnes la Grosse Mardi 9 août 2O11

12:26 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)
01 août 2011
Que devenons-nous?
La ville de Détroit aux USA est désertée. Général Motors serait-il mort ?
Que deviens-tu, ô Amérique et nous autres que devenons-nous en notre pays qui hoquette et tant de morts encore en Syrie. Je pense à celles qui meurent et à ceux qui meurent et cela jusques à quand?
Julos
17:04 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (10)




