29 septembre 2011

Wangari Maathai

Wangari Maathai celle qu’on appelait au Kenya ”Makewa l’optimiste” a pris son envol en l’autre monde à l’âge de 71 ans dimanche dernier le 25 septembre 2011 à Nairobi.

Tous les arbres de toute la terre ont fait une minute de silence et ont penché leurs cimes au passage de son âme généreuse.

Je remercie de toute mon âme cette amie que je n’ai jamais vue en vraie vue, celle qui a  pris la défense de tous les arbres, de toutes les femmes, de n’importe quel pays, de n’importe quelle couleur, celle qui a pris la défense de tous les arbres de n’importe quelle essence et originaire de n’importe quelle région du globe. Celle qui a pris la défense de toutes les forêts de la terre  jusqu’à Sarayacu le-village-des-arbres-en-fleurs en Equateur.  

Sarayacu, village en péril face aux pétroliers pétroleurs qui assiègent depuis longtemps le village, ces prêtres de la mort harcèlent ceux qui protègent la Vie avec un grand  “V” . Wangari a mobilisé toutes les femmes kenyanes pour un reboisement massif, elle a éveillé les consciences sur le thème de la conservation des forêts. Elle fut la première africaine à recevoir le prix Nobel de la paix en 2004 .

En 1977 elle a créé le mouvement international “green belt” (ceinture verte) qui a permis de planter en Afrique plus de 40 millions d’arbres pour lutter contre l’érosion et la déforestation. Son métier c’était de dire que tout est possible si l’on s’y met et si on y croit.

 

Julos

le mercredi 28 septembre à TLG en Brabant Wallon Belgique.


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08:35 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (10)

23 septembre 2011

Jalalabad

Es tu déjà allé à Jalalabad  ?

C'est où Jalalabad?

C'est là-bas, très loin.

Pour y aller, faut louer un avion, ça veut dire décoller, atterrir, repartir, plusieurs fois, faut aimer ça ....  jusqu'à ce qu'on soit arrivé là à Jalalabad.

Et là à Jalalabad que feras-tu, voyageur sans but ?

Tu réponds:  "On verra, inquiète-toi pas, les évènements viendront vers moi."

C'est plein de turbulences ces pays là, ils te raconteront tout d'abord l'assassinat de Rabbani. 

Il a été assassiné par qui Rabbani ? 

On ne sait pas encore qui l'a assassiné et pourquoi et pour qui …  Où sont les Moudjahidines à la barbe blanche? Ils sont à Kandahar et pour eux ce n'est pas des vacances, ils sont toujours accompagnés par leurs fusils à répétition, ça rigole pas dans ces pays ! Pour habiter ici, il faudrait avoir 99 vies....

Tu visiteras quand même  Kunduz ? Est-ce qu'on se la coule douce  à Kunduz?

Que nenni, mon ami, là-bas tout est pourri, ça crépite du matin au soir et même la nuit.

Y a -t-il quelque part des relanceurs de paix?

Ils ont pris l'avion hier pour la Floride et notre rendez-vous, c'est quand à Kandahar ?

Les décideurs de paix se saoulent au whisky ce soir …  tant d'outrages à réparer, combien de siècles nous séparent de la paix ? Que de rancoeurs et que de heurts ... résisteras-tu, mon vieux coeur?

Pendant qu'on est ici dans les Asies, aux USA la cour suprême a fait exécuter Troy Davis, ils ne sont pas sûrs qu'il soit coupable ... mais Obama a donné son feu vert. Sans doute qu'il a regardé à la télévision  son exécution  comme il a regardé à la télévision  l'exécution en direct d'Oussama Ben Laden.  Ni le pape, ni Jimmy Carter n'ont pesé dans la balance pour le sauver, le silence du président donne froid dans le dos. "I am Troy Davis".

Les USA  vont dans la lune et cela fait 30 ans que la France a aboli la peine de mort? Troy, hélas était trop noir à leur goût et le gouverneur du Texas Rick Perry a été applaudi à tout rompre quand un journaliste a dit à la foule que depuis qu'il était gouverneur du Texas 234 personnes avaient été  exécutées dans cet état.

Il pleut des âmes dans l'au-delà.

 

Julos

Vendredi 23 septembre 2011

 

15:09 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

20 septembre 2011

Spectacle à Hargnies dans le département des Ardennes françaises

 

Y a-t-il des Wallons aux îles Wallis ? Ces cyprès sont si loin qu’on ne sait si c’en sont.

«Jadis, je chantais les sinistrés, au début tout le monde rigolait, un type qui chante en wallon, ce n’était pas possible, le wallon cette langue de la minorité ! Nous sommes 200 millions de francophones dans le monde! "Voilà pouqwé nos stons firs dyesse wallons". »

Julos, le jaseur, chanteur, poète, conteur wallon, a posé, vendredi dernier, ses valises à Hargnies : le pays des harnicots et des harnicotes dans les ardennes françaises, le temps d'un concert exceptionnel. Julos, une voix unique qui tresse en musique wallon et français. Un vrai, un authentique poète au cœur libre et fier avec la Wallonie en bandoulière. L’écouter une seule fois et nous voilà grisé par les mélodies, envoûté par les mots et les rimes. L’incontournable chanson de la « p’tite gayole » nous trotte dans la tête pour le restant de nos jours ! « Elle me l’avait toudi, promis une belle petite gayole, une belle petite gayole… » L’hymne wallon par excellence, le frisson au bord de l’oreille, l’alchimie des sons, la belgitude en-chantée.

« Les mots sont très sympathiques, ils gagnent à être connus. Je suis un balayeur, un récolteur des mots jetés à la poubelle, un acupuncteur, un horticulteur de voyelles, un bûcheron des forêts consonnantiques, un cultivateur d’assonances. Je jongle avec les mots d’hier et de demain perdus dans l’espace des temps. Le wallon plus que le français est une langue où le sens est dans le son. Je rêve d’une langue musicale universelle où l’on prendrait le son des mots dans toutes les langues et dans les mots d’enfant, dit Julos.

Mon petit carnet est mon plus fidèle instrument de travail, il me suit dans tous mes déplacements, j'entends une trouvaille et je dis: ça alors il faut absolument que je le note ! Ce que j’aime, je l’écoute, je le réécoute, jusqu’à le savoir par cœur.

Nous passons à côté des mots par nos habitudes de pensée et de lecture, car tout est dans la façon de dire, de lire, d’écouter. Le son des mots nous façonne la voix, l’oreille, l’âme, il carillonne notre pays, notre peuple, notre culture. Le wallon, c’est le latin venu à pied du fond des âges. Quand les Romains sont arrivés, ils nous ont imposé le latin, qui mélangé au celte a donné le wallon. Le wallon a très tôt appris à vivre dans la clandestinité, après les invasions :  romaine, germanique, normande, autrichienne, française, qui étaient les maîtres du "bien parler"… »

Le patois a dû faire face à une véritable persécution. Jusqu’en 1930 à l’école d’Hargnies, l’instituteur accrochait un sabot au dos de l'élève qui osait prononcer un mot en wallon ! Parler wallon était devenu un acte héroïque ! La langue régionale est pourtant un outil précieux et une richesse en voie de disparition de notre patrimoine culturel. Ceux qui parlent encore les deux langues possèdent un lexique bien plus riche que celui qui ne maîtrise que le français. Parler wallon et français permet d’affiner et de préciser sa pensée. Les anciens de nos villages disent souvent « en wallon ça se dit comme ça, mais en français, le mot n'existe pas ! »

Julos est aussi un chanteur engagé comme Léo Ferré, Jean Ferrat… Il mêle des chansons populaires comme Vigneault au Québec et Nadeau en Occitanie à des poésies de Verlaine, Victor Hugo, Verhaeren, Apollinaire, Max Elskamp…. Il est accompagné à la guitare par Patrick de Schuyter et au chant par Barbara d’Alcantara.

Vous ne connaissez toujours pas Julos ? Venez l'applaudir dans un de ses spectacles. Attention! Danger ….. Vous n’en ressortirez pas intact, avec la p’tite gayole !                         

Agnès Roche


 

 

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20:03 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

10 septembre 2011

Mon terroir c'est les galaxies

 

Ô ma mémoire pourras-tu te souvenir avec clarté de ces riches heures, des nuits et des jours trop courts passés sous la caresse du soleil en Vaucluse et de la nuit sous la voûte étoilée incommensurable ?

J’ai dormi sur le toit plat de ma cabane de pierre et j’ai vu de mes yeux-vus d’un côté à l’autre du ciel cette immense plaine d’étoiles qu’on ne peut compter, qu’on peut juste admirer … Je n’oublierai jamais ce frôlement d’étoiles, cette abondance de lueurs,  je n’oublierai jamais  cette “immensitude”. Sans doute sommes-nous toi et moi, tous et toutes aussi immenses que le ciel étoilé. Pourquoi avons-nous fermé la lumière si vite pour nous enfoncer dans le sommeil ?

J’ai souvenance de cette nuit sacrée pleine de mouvances, pleine de satellites lancés à la vitesse grand V traversant en moins d’une heure tout le ciel. Je me suis baigné dans le lait de la voie lactée, j’ai vu naître des milliards d’étoiles, je me suis imprégné de l’immensité des mondes et j’ai fait rentrer l’univers dans ma peau. Je n’oublierai jamais ce frôlement d’étoiles, d'astéroïdes … Je me suis laissé envahir par l’univers lui même. Dites: sommes-nous l’univers lui-même et quand nous regardons le ciel n’est-ce pas nous-même que nous regardons? Que c’est bon d’étreindre la nuit, de retrouver cette immensité que nous sommes tous et toutes sans le savoir peut-être.

Au sortir de cette vision magique,  il me semble que je suis neuf, renouvelé et davantage capable de remonter le courant des jours, même si les sirènes du souvenir du 11 septembre 2001 hurlent dans tous les journaux et semblent annoncer l’apocalypse … quand il tombait des hommes et des femmes du haut des hautes tours en flammes et que nous étions plongés dans la doutance totale face à l’humanité qui se déglingue et se fait violence et s’auto-détruit.

Au sortir de ma maison ce matin j’ai vu un vol triangulé d’oies sauvages en partance vers le sud.

 

Julos Beaucarne

Le vendredi 9 septembre 2011 en provenance de la station spatiale terrienne du 2 rue des brasseries à Tourinnes la grosse

 

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14:48 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (12)