26 novembre 2011
Les Sans Papiers
19:47 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (7)
23 novembre 2011
Casse-tête ou imbroglio: quand le Belge va-t-il sortir du tombeau?
L'image représente l'imbroglio politique de la petite Belgique.
Dites, cela va-t-il continuer, durer?
Vous qui savez lire l'avenir dans le marc de café, s'il vous plaît, répondez!
Julos
12:21 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (9)
17 novembre 2011
Expo photo
Espace Vital
Exposition de Betty Leprince-Ringuet
Galerie Vertigo Art
271 rue Haute 1000 Bruxelles, 32 395 28 29 04
Jusqu’au 18 Décembre 2011
Ouvert jeudi de 14 à 18h, samedi de 10 à 18h,
dimanche de 10 à17h

« Pour moi, la photographie, c’est l’émerveillement
du premier regard, de la première fois. C’est la fragilité,
la beauté et la structure de la nature qui m’inspirent en permanence »
16:21 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)
03 novembre 2011
Le parloir universel
Je suis un obsédé textuel, j'aime les mots, je les dorlote, je les fais passer par mon "gueuloir " à tout bout de champ.
Je me gargarise de mots, de textures, je m'endors en murmurant des textes, de moi, de toi, de mon papa, de mon frère quand il était soldat, de ma grand mère quand elle n'était déjà plus là. Je dis des textes en papou avec un accent genevois, je ne vois pas pourquoi, on ne pourrait pas dire à haute et intelligible voix, également des textes albigeois, des textes cathares, des textes d'antan, du bon vieux temps, des textes que disaient des vieux français avec un accent si tant rocailleux qu'on les écoutait en riant, en s'esclaffant .
Chacun parle et chante comme son bec est fait, même si ce sont des textes plein de tournures archaïques, avec des mots qui ont cassé leur pipe et qu'on n’a pas voulu dictionnariser parce qu'on a eu peur de se faire rire de soi, de se faire moquer.
Tous ces mots qui ont été oubliés, qui ont été jetés dans la poubelle du temps à "cause qu'ils n'étaient pas assez relevés", pas assez aseptisés et tout étonnés, abasourdis, sciés, voilà qu'ils reviennent comme des raz de marée et tout à coup, on ne sait pourquoi, rappliquent avec une verdeur, une force de geysers. Ces mots qui balaient tous les dictionnaires, ces mots qui giclent avec un aplomb, une joie, ces mots qui, tombant juste, ferment le débat.
Oui c'est vrai, je dis avec plaisir des textes d'autres parfois, parce qu'ils ont mieux dit que moi ce que je voulais dire. J’aime parler précis. Ces vieux mots, ces textes des vieux poètes disparus ont dit ce que moi je voulais dire ... c'est pour cela que je donne de la voix dans d'autres langues, dans d'autres idiomes, dans d'autres parlures, en wallon, en grec, en latin.
Je suis un murmurant, un murmureur, un diseur, un colporteur de mots, de phrases. Je profère des mots, je les préfère, ils sont mes amis, ils sont mes frères de lait, je les rassemble, ils font un chahut pas possible, ils crient des injures parfois, ces mots osés qui sont à la limite de l'écoutable pour ceux qui épépillent les mots et les phrases.
Parfois un mot ancien est plus fort que le mot actuel. Les mots qui viennent du passé ont encore beaucoup à nous dire, leur vibrance est intacte et puissante, ils n'ont pas encore tout dit. " Les vieux mots, les anciennes rimes" ont encore quelque chose à dire à nos oreilles contemporaines .
J'aimerais recréer des lieux de grande écoute où les personnes présentes vibrent et tremblent de joie, de bonheur. Le chanteur, l'aède est celui qui aide à vivre, à traverser tous les labyrinthes de ce temps. Les mots, les mélodies, la poésie sont les matériaux du chanteur, du poète, de l'aède. Je les mets ensemble, je les mêle à mes mots, je suis fou de patois, de tournures, de proverbes, de ratournures, de comptines, de virelangues. Je rassemble tout un peuple de mots, je conduis tous les mots d'hier et d'aujourd'hui et toutes les musiques, les anciennes et les nouvelles au grand parloir universel.
Julos Beaucarne la nuit du 1 au 2 novembre à Tourinnes la grosse Belgique
13:12 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)
02 novembre 2011
Détentions arbitraires en Turquie
Appel urgent: Stop aux détentions arbitraires en Turquie!
L’opinion publique internationale n’a pas, jusqu’ici, prêté attention aux « opérations » dites « KCK »[Nota CVAN : Koma Civakên Kurdistan - KCK - Union of Communities in Kurdistan] menées en Turquie ces deux dernières années par le Premier ministre Erdogan et son Parti de la Justice et du Développement [AKP]. Sous prétexte de « combattre le terrorisme », le gouvernement Erdogan utilise la justice, la police et les média pour punir tout activisme civique en faveur des droits demandés par les citoyens kurdes de Turquie. Les « opérations KCK » sont en particulier déployées pour répandre la peur parmi les militants, pour faire taire les dissidents, et pour banaliser les arrestations arbitraires de citoyens. L’ironie est que la répression exercée par le gouvernement Erdogan à l’encontre des dissidents et des démocrates s’est visiblement intensifiée au moment où l’on salue la « démocratie turque » et où on la présente comme modèle pour le monde arabe.
Depuis 2009, pas moins de 7748 personnes ont été mises en garde à vue au prétendu motif qu’elles auraient été associées au KCK – une organisation qu’on prétend être la branche urbaine de l’organisation armée appelée PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) – tandis que 3895 personnes ont été arrêtées et emprisonnées sans même avoir une quelconque perspective de procès dans un avenir prévisible. Des maires élus, des intellectuels connus, des membres d’associations, des journalistes, des étudiants, des chercheurs, des universitaires et des militants subissent tous cette répression.
L’une des dernières victimes des agressions du gouvernement Erdogan contre les dissidents est la Professeure Busra Ersanli de l’Université Marmara, universitaire très respectée. Son seul crime, apparemment, est d’avoir joué un rôle actif au sein du BDP (Parti de la Paix et de la Démocratie), qui lutte pour les droits des citoyens kurdes en Turquie. Les arrestations arbitraires opérées par les unités antiterroristes ciblent systématiquement les membres de ce parti, alors même que celui-ci détient actuellement des sièges au parlement. La Professeure Ersanli devait assister à une conférence sur « Les questions controversées de l’Histoire de la République turque » à Istanbul, à l’Université Bilgi, le 29 octobre 2011, mais elle a été placée en garde à vue le 28 octobre. Le même jour, Ragip Zarakolu – membre fondateur de l’Association des Droits de l’Homme et ancien président du « Comité des Ecrivains emprisonnés » de l’Organisation internationale PEN en Turquie – a aussi été mis en garde à vue dans le cadre des « opérations KCK ».
Un peu plus tôt en ce mois d’octobre 2011, Ayse Berktay (Hacimirzaoglu) - traductrice renommée, chercheuse et militante pour la paix et la justice universelles - a été interpellée par la police à son domicile d’Istanbul à cinq heures du matin, et par la suite mise en détention. Elle est toujours incarcérée, sans qu’on puisse prévoir une fin à sa détention. La Professeure Busra Ersanli, Ragip Zarakolu, et Ayse Berktay font partie des milliers de personnes qui ont été emprisonnées et réduites au silence ces deux dernières années.
Dans ces conditions politiques, qui ne font que s'aggraver, il devient urgent de dénoncer le caractère arbitraire et autoritaire de la manière dont le gouvernement turc gère la question kurde. Nous faisons appel aux amis de l'étranger pour diffuser ces informations et mettre en place une pression internationale, devenue particulièrement cruciale et urgente en ces temps où tout citoyen de Turquie peut devenir la cible du gouvernement Erdogan, du pouvoir judiciaire et de la police, pour s'être engagé dans des actes politiques de solidarité avec les personnes détenues en vertu des "opérations KCK."
La paix ne pourra jamais être obtenue dans les conditions actuelles de peur au sein de la population, de paranoïa, et de politiques autoritaires. Nous vous prions de signer la pétition ci-dessous pour faire pression sur le gouvernement turc afin qu’il libère immédiatement tous ceux qui ont été mis en garde à vue dans le cadre des «opérations KCK» et afin d'exiger que le gouvernement du Premier ministre Erdogan prenne l’engagement sincère de mettre fin à sa répression des efforts civiques en faveur des droits exigés par les citoyens kurdes de Turquie.
Traduction Collectif VAN - 31 octobre 2011 - 07:10 - www.collectifvan.org
Le Collectif VAN a traduit la pétition en anglais, en ligne sur :
http://www.ipetitions.com/petition/detentionsinturkey/

Attention car de nouveaux "Guernica" se préparent en Turquie, toute l'Europe est en danger
20:58 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)
01 novembre 2011
La Palestine ... le billet de Lionel de Cahors
LA PALESTINE
de l’ONU à l’UNESCO
Le conseil exécutif de l'agence onusienne spécialisée dans l'éducation, la science et la culture a approuvé le 05 octobre 2011, à une large majorité (par 40 voix sur 58), une recommandation à l'initiative des pays arabes, en vue d'attribuer à la Palestine le statut de membre à part entière. Les Palestiniens qui siègent à l’Unesco avec le statut de " mission d’observation", ont demandé leur adhésion comme État membre à part entière. Pour que la Palestine obtienne un statut d'État membre à l'Unesco, la Conférence doit l'approuver par une majorité des deux tiers de ses 193 membres, lors de la session du lundi 31 octobre qui se tiendra à Paris, où siège l'organisation. Les Palestiniens sont quasiment assurés d’obtenir cette majorité.
Le gouvernement espagnol a déjà annoncé qu'il voterait oui à la recommandation du conseil exécutif de l'Unesco. Les États-Unis et plusieurs pays européens, dont la France ont dès le début de cette requête, recommandé au bloc arabe d'attendre le résultat des débats en cours au Conseil de sécurité de l'ONU à New York sur l'adhésion de la Palestine, et les pressions occidentales ont redoublé pour s'opposer à cette demande jugée prématurée (63 ans après 1948 !) par le Quai d’Orsay, alors que dans le passé, bien d’autres pays ont déjà été admis à l'Unesco, avant de l'être à l'ONU.
Les États Unis ont donc décidé d'utiliser tous les moyens, y compris le chantage financier et sont prêts à suspendre leur participation (22%) au fonctionnement de l’agence onusienne, pour barrer la route à l'admission de la Palestine à l'ONU et à l'Unesco.
Si la Palestine est admise, l’Unesco risque à nouveau de perdre la contribution et la participation des USA, comme cela c’est déjà passé de 1984 à 2003. Ce qui n’a du reste, pas empêché l’Unesco de fonctionner. Les États-Unis ont quitté l’Unesco en 1984, invoquant la mauvaise gestion et la politisation de l’agence des Nations unies, suivi un an plus tard de la Grande Bretagne.
De quoi ont-ils peur ? Qu’une fois membre à part entière de l’Unesco, la Palestine puisse alors déposer des demandes de reconnaissance au patrimoine mondial de l'humanité des vieilles villes d’Hébron et de Naplouse, ou des sites culturels et historiques dans les territoires occupés par Israël, comme Bethléem, la cité natale du Christ ?
Pourtant qui se souvient encore qu’en 1948, les États-Unis avaient hésité à reconnaître Israël en abandonnant son soutien à la résolution 181 de l’ONU du 29 novembre 1947 ?
Quel singulier retournement de l’histoire.
Lionel de Cahors P’tit Billet 49-10
14:53 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)




