22 mai 2012

Article de presse

Julos prend son envol avec « Le Balbuzard Fluviatile »

 

À 75 ans, le poète de Tourinnes-la-Grosse continue à semer de la poésie dans notre quotidien et revient sur le devant de la scène.

Joie de vivre, bonhomie, vivacité et esprit malicieux. À 75 ans, le cas de Julos Beaucarne épate. Cet artiste possède la simplicité d’un jeune premier et l’expérience féconde d’un vieux de la vieille. Il l’a prouvé hier encore lors de la sortie de son nouvel album fort peu communément intitulé « Le Balbuzard Fluviatile », du nom de cet oiseau dont l’envergure dépasse 1m70. Un nom aussi improbable que l’était celui du « Jaseur boréal », titre de son précédent album sorti en 2006.

« Après que se fût envolé un peu partout le fameux Jaseur boréal, je me suis souvenu du Balbuzard fluviatile. Ce nom magique pour ce 49e album me semblait tout à fait approprié. J’aimerais que nous balbuzions encore longtemps ensemble et si possible jusqu’à la fin des temps », écrit-il pour présenter son bébé.

Sur cet album, des textes de Julos bien entendu, mais aussi des poèmes de Baudelaire, d’Eluard, et même un extrait d’Apollinaire traduit en wallon. Des musiques aussi, douces ou entraînantes. Une voix enfin, celle du chantre de la Wallonie qui prouve qu’il est plutôt un chantre de la terre et de l’univers et que son horizon ne s’arrête pas aux frontières d’une région. « Je voudrais chanter tous les poètes du monde, affirme-t-il modestement. Parce que ça élargit l’audition. C’est indispensable.»

Alors, lorsqu’on lui demande si cet album est, enfin, celui de la maturité, Julos rit. « Je ne cesse d’essayer de la trouver, mais ne vous en faites pas pour moi, tout va bien », assure-t-il. Et la postérité, Julos s’en fout : « Je n’ai pas le temps de penser à ça. Je suis comme une fontaine, j’écris, c’est tout.»

Si Julos avoue regretter de ne pas susciter suffisamment d’intérêt de la part des radios qui ne le programment guère, il retient par contre un bon souvenir de son récent passage en télévision dans l’émission « Les orages de la vie », de Stéphane Pauwels, qui a fait un carton : « Le lendemain, je faisais des courses à Wavre et j’ai été accosté par des tas de gens que je ne connaissais pas. J’ai trouvé ça formidable », assure-t-il, plein de candeur.

Cette visibilité nouvelle offrira peut-être à l’artiste le vaste auditoire que mérite ce nouvel album

 

Ariane BILTERYST

Article paru le 9 mai 2012 dans  " l'Avenir "  

 

16:27 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

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