27 septembre 2012

Ô toi ma Meuse, ô toi mon amour au long cours

La Meuse en chômage

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Qu'est-ce qui t'arrive ma chère Meuse?

 

Ô toi ma Meuse, ô toi mon amour au long cours

Du plus loin que je me souvienne de toi

Qu'il y ait soleil, pluie ou frimas

A chaque heure, à chaque minute, à chaque pico-seconde, tu changes

Tu nous changes, tu changes le monde, tu nous varies, tu nous grandis

Tu es une et non des moindres, tu es une des artères de ce grand corps qu'est la terre, notre mère.

Tu es pleine d'infinis détours, tu suis fidèlement ton cours, ton destin aquatique, tu nages maintenant en haute mer, tu es une nageuse olympique, et ton destin frise l’épique.

Tu vas tête la première au large de toutes les mers, de tous les océans, tu avances à pas de géant et sans cesse tu regardes dans ton rétroviseur le chemin parcouru, tu mesures ta progression ..... 

D’où te vient ce goût d’aller si loin, de creuser avec l’eau, ta fille, ton long chemin de serpenteuse anguille ?

Tu fus ruisselante, ensuite ruisselet puis ruisseau, tu devins rivière  puis fleuve.

Ô toi  ma chère Meuse, ma Muse, tu m’amuses, toi si tant petite sur le plateau de Langres, maintenant tu es si tant grande, tu es si tant grandette, tu te précipites dans la mer, elle-même, tu la gonfles et tu goûtes à l'immense largitude des mers et des océans, tu deviens  océane! Quel magnifique destin.

Ô toi qui contemples et caresses du regard du haut de ta culminance d’enfance le chemin parcouru, te souviens-tu avoir été si petite et si nue? D’avoir été ce tout petit chemin d’eau si tant menu et nu, ce petit chemin nu dans un petit jardin de village, ce petit chemin comme l’eau elle-même qui à force de faire des gouttes coule et coule "jusqu’à ce qu’elle fut appelée en fin final Océane" et cela peut-être pour l’éternité ..... qui sait?

 

Julos le  23 septembre  2012

 

 

Ce texte figurera dans le catalogue de l’exposition  « Meuse, amour … au long cours » des œuvres de Jean-Luc Pierret, visible au centre culturel régional de Dinant du 17/11 au 16/12/12

 

 

19:20 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (9)

Commentaires

Magnifique !!!! merci pour cette poésie sans cesse renouvelée ... MERCI, MERCI DE TOI ....

Écrit par : Josy | 27 septembre 2012

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Magnifique !!!! merci pour cette poésie sans cesse renouvelée ... MERCI, MERCI DE TOI ....

Écrit par : Josy | 27 septembre 2012

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Merci Josy, c'est toi qui est magnifique et j'ai chance infinie de t'avoir comme amie fb,
Je ne suis pas "fan" de toi mais il reste une admiration simple et forte.
Je ne te redirais jamais assez le plaisir en te retrouvant sur mon fb
En fait j'ai commencé à comprendre chez mon véto
En consultant mon petit tel portable
Quand j'ai vu des photos de Julos.
Je me suis exclamée à haute voix dans son cabinet :
"Mais c'est pas possible ! C'est quelqu'un qui connait Julos"
Il m'a fallu un laps de temps pour faire le rapprochement !
Le mystère reste entier par rapport au pourquoi du comment tu es là,
Josy merci hi hi hi !!!!
Ces petites choses sont ma patte. Gros gros bisous.

Écrit par : joelle poste | 29 septembre 2012

Ô cher Julos,

Quel bel hommage à une fille des eaux avant de t'en aller vers si lointains paysages.
J'en reste émue de cette douceur caressant tout en finesse la Meuse en infinie justesse.

Je me rapelle l'Ourthe vive, son affluent se jettant dans sa droite rive.
En un temps à Esneux, mes parents et moi furent hôtes sur le bors de ses eaux.
Je me souviens des étés de feu où des coques de bateaux glissaient sur ses flots;
des saisons de crue où les chaloupes traversaient les rues innondées du trop plein pour aller
servir lait et pain.

Ô Merci julos pour la poésie de l'eau chantée en la terre. Je t'embrasse tout fort.

Anne Marie
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Écrit par : Anne Marie | 27 septembre 2012

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Merci de ce commentaire ruisselant d'amour autant que de nostalgie....
Moi j'ai envie de parler de ces fleuves corses tonitruants d'amour pur....
Que les touristes prennent pour des rivières justes bons à faire "trempette"
Moi j'ai envie de parler de ces fleuves portugais qui ont pris leurs sources en Espagne...
Qui n'en sont pas moins vivaces pour autant et encore...
Moi qui reprend la reprise de notre Julos....je vous dis...
Si la Garonne elle avait voulu...
LANTURLU....

Écrit par : joelle poste | 29 septembre 2012

Ta Meuse es ta Muse et tu t'amuse,
Moi je m'émeut et je m'use,
A me prendre au jeux de l'Escaut...
Faut-il que je ruse
Parbleu! Et par vaux!
Si les mots ne sont pas suffisants,
Je remonterai ce fleuve puissant,
Trop bon...
Arriver à toi,
En amont.

Ces petits vers pour dire...
Je vous aime...très très fort.

Écrit par : joelle poste | 29 septembre 2012

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j'ai vu sa source lorsque j'étais en cure dans les Vosges ...
mais je n'ai pas vu la fée

Écrit par : TooTsie | 15 octobre 2012

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Garona,t'apporter un tiot peu d'iau elle aurot ben voulu ...
Elle aurot ben voulu, mais elle n'aurot nin pu,
I n'avot pu gramim d'iau dans sin lit non pu.

Jean-marie, un ch'ti "exilé" en Gascognha.

Écrit par : jean-marie | 20 octobre 2012

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L'image partagée ici est la condition de la rivière, qui a eu beaucoup de temps de l'eau de retour. Les gens font de mauvaises choses à l'environnement, qui se traduit par des dégâts des ressources naturelles. J'espère qu'ils sont de ces choses.

Écrit par : visit | 04 mars 2014

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