09 février 2013

Spectacle à Paris les 25 et 26 février

Julos 20ème Théâtre.jpg

12:47 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (5)

02 février 2013

Chandeleur 75

Loulou.jpg

T'es partie su' l' coup d'une heure

En février, à la chandeleur

Et l'hiver a repris vigueur

Au fond d' mon cœur

 

Je suis resté seul sur le pont

Avec mes deux p'tits moussaillons

Il paraît qu'on t'a vue passer

Dans les pays de l'autre côté

 

Ceux qui l'ont dit en ont menti

Car quand le soir est doux ici

Je sens ton sourire qui revient

Et la caresse de ta main

 

Je sens qu' tu es tout contre moi

Que ta fraîcheur pénètre en moi

Que tu me dis dedans l'oreille

Des mots d'amour doux comme le miel

 

Pourtant des fois, quand j'y pense pas

Je m' dis que j' te reverrai pas

J' t'entends alors rire aux éclats

De l'autre côté de la paroi

 

Il est des amis du Québec

Qui te parlent parfois le soir

En même temps t'es à Carpentras

À Methamis et à Java

 

La mort fait voyager son monde

Tu vas plus vite que le son

T'es partout sur la Terre ronde

T'es devenue une chanson

 

 

 Chanson pour Loulou

Chandeleur septante cinq


 

19:10 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (14)

19 janvier 2013

Spectacle: Julos chante à Paris

Carte Julos 20ème Théâtre Recto.jpg

11:35 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

12 janvier 2013

Victor Jara

Victor Jara : la justice du Chili ouvre les yeux

Huit militaires seront jugés pour l’assassinat en 1973 du chanteur, après le putsch de Pinochet.

Dans sa chanson Lettre à Kissinger, le Wallon Julos Beaucarne faisait, en 1975, le récit du supplice du chanteur chilien Victor Jara  dans les jours qui suivirent le coup d’Etat du général Pinochet, le 11 septembre 1973.

Libération

 

 Lettre à Kissinger

Je veux te raconter, Kissinger,
L'histoire d'un de mes amis
Son nom ne te dira rien
Il était chanteur au Chili

Ça se passait dans un grand stade
On avait amené une table
Mon ami qui s'appelait Jara

Fut amené tout près de là
On lui fit mettre la main gauche
Sur la table, et un officier

D'un seul coup avec une hache
Les doigts de la gauche a tranchés


D'un autre coup, il sectionna
Les doigts de la dextre et Jara
Tomba, tout son sang giclait
6000 prisonniers criaient


L'officier déposa la hache
Il s'appelait p't-être Kissinger
Il piétina Victor Jara
"Chante ! dit-il, tu es moins fier"

Levant les mains vides des doigts
Qui pinçaient hier la guitare
Jara se releva doucement
Faisant plaisir au commandant

Il entonna l'hymne de l'U
De l'Unité Populaire
Repris par les 6000 voix
Des prisonniers de cet enfer

Une rafale de mitraillette
Abattit alors mon ami
Celui qui a pointé son arme
S'appelait peut-être Kissinger

Cette histoire que j'ai racontée,
Kissinger, ne se passait pas
En quarante-deux mais hier
En septembre septante-trois

 

Julos Beaucarne  

Chandeleur septante cinq

 

16:39 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (5)

31 décembre 2012

On se retrouve en 2013 ?

 

Il a tant plu qu'on ne sait plus dans quel pays il a le plus plu mais au surplus s'il eut moins plu, ça m'eut plus plu.

Paraphrasant mon ami Gilles Vigneault, je dirai que "mon pays n'est pas un pays , c'est la pluie" et en wallon ma langue d'enfance, je dirai "vla co qui rattaque à ploure" (voila qu'il recommence à pleuvoir) et j'ajouterai à la manière de Francis Carco "Il pleut, c'est merveilleux, je t'aime nous resterons à la maison, rien ne nous plaît plus que nous-mêmes en ce temps d'arrière-saison" (ce texte  je l'ai mis en musique dans le disque  "les poésies du monde" aux éditions Louise Hélène France.

Si je regarde dans le rétroviseur du temps, je vois des torrents de larmes en Syrie, au Kivu, je pense à la souffrance des femmes dans le monde, je pense aux patientes du docteur  Mukwege .

Comment faire pour remettre en chantier la grande espérance humaine? 

Je pense à Malala Yousafzai, jeune fille de 14 ans victime des talibans, je pense à ces millions d'agricultrices africaines avec leur bébé sur le dos qui travaillent à longueur de jour sous le soleil  pour payer l'école de leurs enfants, je pense à ces femmes constamment humiliées et violées .

En plus positif, je pense aussi à l'exploit de Félix Baumgartner parachutiste autrichien qui est devenu le premier homme à franchir le mur du son après un saut en chute libre d'une hauteur de 39 km . Il s'est laissé tombé de la nacelle de son ballon stratosphérique gonflé à l'hélium, à 39,045 km d’altitude, il filait à 1341,9 kilomètres /heure soit 1,24 fois la vitesse du son, excusez du trop, il était comme une fusée vivante et cela s'est passé le 14 octobre 2012. La preuve que l'homme est capable  de faire des actions positives et magnifiques.

J'ai reçu à la maison de la radio de Paris entre-temps le prix Charles Cros pour toute mon œuvre ..... quel beau cadeau, quelle belle reconnaissance !

J’ai l’espérance de vous revoir toutes et tous en l’an terriblement 13 et pourquoi pas à Paris au 20ème théâtre les 25 et 26 février?

 

Julos Beaucarne le 31 décembre 2012 

 

 

Julos et ses amis.jpeg

11:06 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (18)

28 décembre 2012

Emissions


"Julos Beaucarne, chanteur et poète de la paix "

               Emission radio diffusée le mercredi 02 janvier 2013 à 17h03 sur RCF 

Ses chansons pleines de poésie et de fraternité enchantent des générations de francophones. Ecrivain, chanteur, sculpteur, poète... Julos Beaucarne se confie ...

www.rcf.fr/radio/rcf56/emission/143216/453189

Cette émission a été enregistrée à Paris le 29 novembre après la remise du prix Charles Cros.

 

 

 " Un homme une ville Tokyo c’est pas Ecaussines Julos Beaucarne"

Emission qui passera sur « latrois » RTBF le samedi 5 janvier 2013 à 21h55.

www.rtbf.be/.../detail_un-homme-une-ville-tokyo-c-est-pas-ec...

.

 

 

19:44 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (7)

01 décembre 2012

Prix in Honorem

Le 29 novembre 2012 l'ONU a massivement voté pour élever la Palestine au rang d’Etat observateur non membre auprès de l’ONU.

Le même jour l'académie Charles Cros a décerné le prix in Honorem à Julos Beaucarne pour l'ensemble de sa carrière, à l'occasion de la parution du Balbuzard Fluviatile et Nous sommes 180 millions de Francophones.  

 

charles CROS.jpg

 

   

18:50 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (14)

28 novembre 2012

Gaza

 

LA GUERRE EST FINIE ?

 

Certains pourraient penser : « Comme la guerre est finie,

Y a plus besoin de recevoir tous ces écrits »…

Oui, le feu a cessé et la vie a repris

Mais elle est aussi dure pour tous les Gazaouis :

 

Israel coupe toujours leur électricité

Difficile de manger car les prix ont flambé

Les camions de légumes restent toujours bloqués ;

Maintenant, on peut sortir mais c’est pour constater

 

Que la ville est détruite, qu’il faut tout reconstruire,

Et en pleurant les morts, continuer de vivre ?

Pas de Papa Noël, pour les petits enfants

Certains sont déjà morts et d’autres survivants…

 

GAZA reste toujours « prison à ciel ouvert »

Et la Cisjordanie est toujours grignotée,

Et coupée par la honte du mur d’sécurité

Tant qu’existe cela pas de Paix sur la terre

Contre tant d’injustices, restons mobilisés

N’arrêtons pas de le crier au monde entier !

 

Irène la Perjeanne   24 novembre 2012

 

 

Des sources médicales à Gaza ont déclaré que le nombre des enfants martyrs dans l'agression menée par les forces armées de l'occupant israélien, durant 8 jours, sur la Bande de Gaza depuis le mercredi soir 14/11 jusqu'à hier, a atteint 43 enfants, soit 27% du nombre total des martyrs et que le nombre des enfants blessés est plus de 432 enfants, c'est-à-dire, 35% du nombre total de blessés. 

Jean-Marie Dermagne

 

 

 

 

14:41 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

19 novembre 2012

Des nouvelles de Gaza

Chers amis,

Bonjour, je vous écris de Gaza, au même temps où les avions militaires sont en train de bombarder dans le quartier, apparemment que nous sommes maintenant prêts à partir, plus loin que ce ciel gris et criminel et plus haut que ces avions militaires.
6 jours d'agression et de massacres, et cela continue et bientôt on parlera de 20 jours de guerre, ou peut-être 30 ou 40 jours de massacres.
Je ne peux plus colorer mes mots et décorer mes phrases, je ne suis plus francophone, ni francophile, l'humanité a été assassinée hier soir, avec la famille Al Dalou et ses enfants, déchirés devant les écrans et bientôt sur des cartes postales.
Un seul bombardement dans le quartier est capable de me faire oublier le futur proche et le futur simple, je ne sais plus comment conjuguer les verbes du troisième groupe, comme vivre, sourire, rire, tous les verbes sont devenus orphelins, et tous les points sont devenus terroristes.
95 martyrs et 640 blessés jusqu'au moment, et peut-être le chiffre changera avant que je termine ce message, ou peut-être bien, ce message n'aura pas d'adresse.
tous les moments sont martyrs, ces oiseaux violents ont assassiné le temps, et ces balles vertes et marrons ont assassiné la rose, est-ce que l'importance c'est la rose ?

Il n'y aura pas de football à Gaza, ce pauvre stade a été bombardé pour la troisième fois ce matin à 6 heures, et le centre de police du quartier a été bombardé à 2 heures du matin, et cette fois-ci, les blessés étaient les frères égyptiens qui étaient à l'hopital Al-Shiffa juste à coté.

Hier, Israël a tué quelqu'un en bas de ma fenêtre, le monsieur était jeté par terre, je l'ai regardé quelques minutes il ne voulait pas me parler, et cette fois, c'était en direct, pas de films américains pas d'imagination dans mon quartier tout est vrai.

5 jours, je ne suis pas sorti de la maison, 5 jours je ne fais qu'entendre les bombes et compter les victimes, et parfois quand la maison danse, je me permets de demander, qui va mourir ce soir ?

Et nous, moi et ces visages enfermés avec moi dans la même pièce et dans le même destin, quand est-ce que nous pourrions nous échapper de cette vie, sans revenir après quelques instants, sans entendre quelqu'un dire: mais non, calmez-vous ce n'est pas notre tour qui a été bombardée, ce sont les voisins.

 Hier, je me suis permis à penser à Paris, car il y a une semaine j'étais à Galerie Lafayette, il y avait une ambiance de fête, il y avait déjà le sapin de noël, et les jouets pour les enfants, apparemment, que les enfants à Gaza, ne sont pas intéressés, puisqu'ils meurent avant l'arrivée du papa Noël, ou bien il y a quelqu'un de mauvaise volonté leur a dit que le PAPA NOEL n'existe pas, quant à moi, je me dis il viendra par le passage de Rafah, donc j'attends, enfin comme je peux, car je commence à fatiguer ma conscience, et peut-être bientôt, j'irai voir mes voisins, qui sont chiants, parce que le calme me brise le coeur, c'est très long.

des frontières autour de moi
si je ferme mes yeux, je te verrai
viens me raconter si tu veux
je suis partant cette nuit malgré le temps
crie ou prie ou pleure
cela ne te sert à rien
mon âme sera déjà là-bas.

Amir Hassan
12:40
le 19 Nov 2012
Gaza.

Correspondant pour  "A l'encre de ma plume"

 

20:44 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (5)

13 novembre 2012

Félix, Gilles et Julos

Julos et Felix.JPG 

Felix Leclerc est parti le 8 du 8 88, il a laissé de son passage des traces un peu partout sur la planète; disques, livres, enregistrements restent et persistent. Ainsi sur la place première du  vieux Québec une peinture immortalise Félix le géant en trompe-l'oeil.

Et voici le grand Gilles Vigneault et moi après un somptueux spectacle que j'ai eu le plaisir et le bonheur de voir ce 9 novembre à Beaucourt en Franche-Comté.

Gilles Vigneault et Julos.jpeg

.

 

 

14:14 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

20 octobre 2012

Prix de l'Académie Charles Cros

 

«L’Académie CHARLES CROS a décidé de remettre

le Grand Prix In Honorem 2012 à Julos Beaucarne,

pour l’ensemble de sa carrière »

 

La remise des Grands Prix de l’Académie aura lieu le 29 novembre à la Maison de la Radio à Paris.

 

 

16:51 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (23)

18 septembre 2012

Il a plu sur le grand paysage

 
Dans un pays où l'expression « cotisation de solidarité » rime avec « refuge fiscal des grosses fortunes », les antinomies ne font pas exception. Ridicule contradiction pour certains, droit à la liberté pour d'autres, la démocratie admet les opinions les plus hétéroclites.
Comme les opinions, le cinéma joue sur les variations. La diversité est une richesse qu'il faut entretenir sous peine de morosité. Les divers et multiples modes de conjuguer la création existent (encore), il suffit d'aller les chercher.

Mais aux freins culturels s'additionnent souvent les barrières économiques. Dans ce contexte, on ne peut que souligner avec enthousiasme les manifestations gratuites soutenues ou organisées par les institutions publiques, toutes culturelles !
La curiosité n'est souvent possible que s'il y a accessibilité. La Fédération Wallonie-Bruxelles fête son existence le 27 septembre prochain et ne se contente pas de donner un jour de congé à ses fonctionnaires. Concerts, théâtre et cinéma seront libres du droit d'entrée. Au total, une trentaine de séances gratuites réparties sur cinq jours. Notons également que les musées de la Fédération ont l'obligation d'organiser un jour par mois d'entrée libre.

On se réjouit à l'idée que cette initiative fera peut-être revenir le public local aux côtés des touristes devenus les principaux visiteurs de nos lieux d'exposition. Tous les films belges qui sortent en salles sont à voir. Et parmi eux, Il a plu sur le grand paysage, un documentaire politique sur le monde agricole (la bataille du lait), filmé comme un tableau impressionniste. <http://www.cinergie.be/webzine il_a_plu_sur_le_grand_paysagede_jean_jacques_andrienn

Les infos sur le cinéma belge en Fédération Wallonie-Bruxelles sont disponibles sur www.cinergie.be
 

16:48 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (8)