09 novembre 2010

Des nouvelles de Tavannes

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15:01 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (5)

17 novembre 2009

Article de Vincent Engel - 16 novembre 2009

J’ai déjà dit ailleurs toute l’affection que j’avais pour Julos Beaucarne. Et voilà que sort un magnifique recueil reprenant toutes ses chansons, avec en prime la reproduction des pochettes originales de ses disques. 393 chansons, confie la quatrième de couverture au terme d’un inventaire à la Prévert, bien adapté pour cet amoureux des mots, de la tendresse et de son terroir.
On y (re)découvre une sagesse simple et humaine, portée par un amour sans limite pour les gens, la terre, la vie. Ce petit bonhomme à la voix douce et bouleversante n’a pas fini de nous émouvoir, de nous faire rire et sourire. De nous mettre en contact avec ce qu’il y a de meilleur en nous, et que nous ignorons souvent.
“Tout doux, je referme la porte”… Un texte que j’adore et auquel, immanquablement, je songe (à Rose aussi, mais c’est d’Hugo) au moment de refermer cette anthologie. Une anthologie bilan, sans doute, mais, comme Julos, “on n’en finit pas d’espérer”. D’autres chansons, d’autres livres, d’autres spectacles.
Merci, Julos…

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"Mon petit royaume"

Chansons de 1964 à l’an 09

Julos Beaucarne

Editions Louise Hélène France

 

22:07 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

15 juin 2009

des nouvelles d'Ambert

 

AMBERT MUSIQUE journal La Montagne du 15 Juin 09


SAMEDI 13 JUIN 2009 - 19:29

Julos Beaucarne trouvère humaniste à la maison des jeunes.



Dans un monde absurde qui ne l'a pas épargné, Julos Beaucarne continue de prôner les valeurs de tolérance et d'amitié. Il a donné un concert, vendredi soir, à la Maison des jeunes d'Ambert.


Une crinière blanche sur un front dégarni, une ample tenue de couleur orange, Julos Beaucarne apparaît sur la scène de la Maison des jeunes comme un enfant du soleil. Un enfant sans âge qui va bientôt avoir 73 ans. Un enfant dont les chansons et les poèmes ont bercé des générations de fans. Vendredi soir, ils étaient plus de 300 à l'écouter dans un silence religieux avant de l'applaudir généreusement à la fin de chaque morceau.

Julos à Ambert, ce n'est pas un hasard. Le Wallon à la longue carrière internationale a découvert les contes d'Henri Pourrat à 14 ans lorsqu'il était au collège en Belgique. « Ca a baigné ma jeunesse ».

Bien plus tard, il s'est inspiré de « Gaspard des montagnes » pour écrire la chanson de « La vieille Marie » intégrée à l'album « Mon terroir, c'est les galaxies ». « Il fait du vent sur une route. Et ce soir, la lune est au ciel. Tout d'argent resplendissant. Comme un soir au pays d'Ambert? ». Ce qui valait bien une invitation en Livradois dans le cadre des animations autour du cinquantenaire de la mort d'Henri Pourrat. L'idée a germé dans l'esprit de deux Ambertois, Lucie et Georges. Elle a été relayée par Le Bief, organisateur du concert (*).

Vendredi soir, comme s'il était chez lui avec des amis de toujours, Julos Beaucarne a livré les oeuvres de son dernier album, « Le jaseur boréal ». Ce titre pour un oiseau libre que lui seul a vu et qui sait comme nul autre regarder vivre les hommes dans un monde dangereux où l'espoir, l'amitié et la tolérance sont les seuls qui vaillent. Doux rêveur sachant tourner la réalité en dérision, parfois triste, parfois déconneur, Julos n'en est pas moins lucide.

S'il a facilement la tête dans les étoiles, il garde les pieds sur terre pour dénoncer le racisme, le sexisme, la folie meurtrière envers les femmes (la sienne a été assassinée en 1975) et les enfants, la volonté des grandes compagnies de faire de l'eau potable une marchandise, la méchanceté gratuite. « Si les gens qui disent du mal de moi savaient ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage ! ».

Entre chaque chanson composée ou empruntée, c'est selon, Julos livre un poème ou un pamphlet. De sa voix si particulière teintée d'un léger voile. Parfois, il fait une pause et c'est Barbara d'Alcantara qui prend le relais avec beaucoup de grâce.

Effacé de l'autre côté de la scène mais omniprésent, Patrick De Schuyter joue magistralement de la guitare, voire du banjo, accompagnant le trouvère de l'universel dans sa grande quête planétaire teintée d'idéalisme. « Six milliards de gens conscients ensemble changent le cours du temps ».

Durant une heure et demi, l'artiste captive son public qui en redemande. Bissé à plusieurs reprises, Julos s'exécute. En fond de scène, le grand soleil placé comme seul décor du spectacle est sur le point de s'éteindre.


(*) Hier soir, Julos Beaucarne s'est produit au Coq noir dans le cadre d'une rencontre autour d'Henri Pourrat.


Michel Conry

20:04 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

21 mai 2009

Texte paru dans "Femmes d'aujourd'hui" pour la fête des mères le 7 mai

 

texte pour fête des mère dans le journal femmes d'aujourd'hui

12:15 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

28 février 2009

La Libre Belgique - 27 février 2009

Les galaxies de Julos.

 

"J’ai le contraire du rire dans la peau".

 

 

 

 

Avec ses cheveux en anarchie, ses pulls ensoleillés et ses musiques en bandoulière, il semble émerger de ces lointains du temps où jongleurs et troubadours jetaient l’émoi sur les marchés des villages ou les parvis d’église. C’est, en réalité, ainsi qu’il a débuté, en sa jeunesse fauchée, alors que, se rêvant comédien, il s’est mis à chanter sur les places, en Provence, afin d’y faire réparer sa voiture en panne. Venu de loin et de plus loin encore, Julos Beaucarne est pourtant bien d’un aujourd’hui dont il sonde, sans complaisance, les incohérences et fourvoiements. Ses yeux de noisette qu’éclairent sa passion de la liberté et les engouements de son cœur virent au noir d’orage quand il démasque les intolérances, les racismes, les injustices et autres violences omniprésentes. Il garde pourtant, jusque dans ses colères, un humour qui fait sa malice habile. Et cela n’enlève rien à une chaleur qu’il distribue à pleins bras et à cette douceur en creux de voix qui sait la force du murmure et du silence.

C’est que Julos n’est pas d’une seule couleur ni d’un seul terroir. On ne sait jamais à quelle hauteur de ciel il plane. On sait juste qu’il plane souvent, opposant ses arcs-en-ciel aux vilenies des hommes et aux chagrins dont il a eu sa part. Il ressemble à la pièce hirsute où il vit en bohême dans son refuge de Tourinnes-la-Grosse. Tout s’y emmêle. Tout s’y empile. A profusion. Surprenant. Amusant. Insolite. On y est bien autour de la table que s’en viennent éclairer les feux de trois bougies et, par la fenêtre, un semblant de soleil. Julos sert le café. Julos ne se prend pas pour Julos. Alors, pour qui ? Pour quoi ?

"Quand on me pose la question, je réponds que j’écris, chante, fais des photos, des montages, de la musique La partie la plus visible, c’est chanteur. Je ne suis pourtant pas reconnu comme chanteur. On me dit : vous faites de beaux textes. Comme si je n’avais pas fait toutes mes mélodies et, parfois, celles des autres. J’ai un public qui me suit. J’ai chanté un peu partout, même en Arabie saoudite. Je serai prochainement à Varsovie. Je chante en France et au Québec plus qu’en Belgique où mes chansons sont ignorées d’antenne, à la radio comme à la télévision. Il paraît que je dérange. Je ne suis pas assez consensuel."

Couvert de prix dont celui de l’Académie Charles Cros, Julos, depuis toujours hors mode et indémodable, vient d’entrer dans la collection Espace Nord avec la réédition, en consécration de son œuvre, de "Mon terroir c’est les galaxies". Paru en 1981, le livre est, pour l’occasion, préfacé par André Goosse qui voit en Julos "un agent efficace du rayonnement du français ". Que sont les galaxies de Julos ?

"C’est l’immense force de l’univers et des astres qui nous donnent une énergie fantastique. C’est un monde en perpétuelle expansion. On ne peut pas s’y arrêter sur un coin et penser qu’on est au bout du chemin. Je crois à cette éternelle remise en question de la pensée et suis très fasciné par les scientifiques qui étudient l’univers. Je ne sais pas jusqu’où ils vont aller. Je suis curieux. Je ne crois pas au hasard. Je parle à ceux que j’ai perdus. Mais je ne peux croire à un Dieu au nom duquel, et quel que soit le nom qu’on lui donne, trop de choses négatives se sont faites et se font de par le monde".

Dans les terroirs de Julos qui lit essentiellement les poètes et les journaux, on peut aussi inscrire les mots dont il joue en amoureux et en éclaireur : "Je suis resté fidèle au wallon qui a précédé le français. C’est le latin venu à pied du fond des âges. Quand je l’entendais dans ma campagne d’enfance, j’en aimais les accents, les saveurs Mes parents, sauf quand ils étaient fâchés, s’exprimaient en français et voulaient que je le parle bien. Je dois à mon professeur de quatrième latine d’en avoir découvert, dans les textes que lui-même écrivait, les beautés et les subtilités. En lisant, sur son conseil, Henri Pourrat, j’ai commencé à écrire "

Depuis, Julos a écrit. En tous temps. En tous lieux. Des feuilles en attente au pied du lit pour une éventuelle inspiration de nuit. Poète rebelle mais aussi du bonheur et de la douceur de vivre, il a derrière les rires et les colères, une tristesse perdue dans un pli de son âme qui remonte à la mort de sa femme en 1975 : "C’est un chagrin insurmontable. Je la garde en moi, mais ma vie a changé de direction depuis qu’elle n’est plus là."

La lettre magnifique qu’il a rédigée au soir de cette mort - "Ma Loulou est partie pour le pays de l’envers du décor, un homme lui a donné 9 coups de poignard dans sa peau douce. C’est la société qui est malade, il nous faut la remettre d’aplomb et d’équerre par l’amour, l’amitié et la persuasion " - a laissé des traces puisqu’on lui demande encore aide et complicité lors de drames semblables : "Je me suis refusé à la haine. Elle n’est pas dans ma nature et ne pouvait me rendre ce qu’on m’avait pris. Je ne me suis pas intéressé au procès. Je ne sais pas ce qu’est devenu le meurtrier. J’ai mis une chape là-dessus."

Sans que se rompe sa fidélité à Loulou restée présente au fil de ses chansons, d’autres femmes ont, avec des constantes et des intermittences, ébranlé le cœur de Julos. Barbara d’Alcantara y a tenu une place particulière, continuant à le suivre dans ses disques et ses tournées. Julos entend les femmes, les défend, les étreint de sa désarmante tendresse. Il les aime comme elles l’aiment ce poète un peu fou, grave, farfelu et inventif et lyrique. Sage sans doute. Et si vivant.

 

                                                                                  Monique Verdussen

 

21:43 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (8)

17 février 2009

Article dans "Victoire" 14 février 2009

 

Vincent

Vincent

13:41 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

12 janvier 2009

article - Le Bonheur n'est-ce pas marcher inlassablement vers soi-même

 

julos article

10:35 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

15 décembre 2008

Article paru dans Vers l'Avenir

 

JB - VA 13-12-08

 

 

article paru dans "Vers l'Avenir" du 13 décembre 08

17:30 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

28 novembre 2008

Article paru dans la Voix du Nord

 

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Article paru dans le journal "La Voix du Nord" ce mercredi 26 novembre

17:53 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

13 octobre 2008

Extrait de « ENSEMBLE » Journal du Périgord Noir ……..

 

 

On ne le voit jamais à la télévision. On l'entend rarement sur les radios; il ne fait pas la une des journaux; et pourtant Julos Beaucarne demeure l'un des derniers troubadours à tenter de remuer le monde. Ce Belge, amoureux de son pays, se bat depuis cinquante ans en chantant à tous les vents des valeurs en voie d’extinction.


Je l'ai retrouvé en cette soirée de printemps, aussi malicieux et tendre dans son répertoire qu'à la première rencontre, il y a près de 24 ans à La Rochelle.

Il nous parle d'amour au détour d'une ballade sentimentale. Il nous plonge dans l'euphorie avec une ritournelle en wallon, en mimant un improbable tango argentin.

Il pointe du bout de sa voix, les menaces de notre temps dans des sonorités profondes. Il joue les chansonniers dans un diatribe anti-américaine et dénonce l'inculture de son président.

L'émotion nous étreint totalement quand il murmure : « Les naufragés de l'Alzheimer » ou « Femmes et Hommes de la texture …. ». 

Il excelle dans les jeux de mots et pratique les virelangues avec une aisance déconcertante. Il est habité par la poésie et défend en musique les mal-aimés et les exclus en quête d'identité... Il a transcendé ses blessures dans des phrases douce-amères, mais il conserve l'autodérision et la simplicité des grands artistes.

Tantôt caustiques ou empreints de tendresse, ses textes touchent les cœurs les plus endurcis. Avec lui le temps est aboli, nous sommes transportés sur une autre planète inconnue dans notre galaxie.

Quel régal de pénétrer son univers et de partager ces moments de joie pure.

Il faudrait de nombreux Julos pour oublier la grisaille et la tristesse que nous voyons dans les yeux de nos semblables.

C'est en prenant le chemin les moins fréquentés qu'il a su préserver son talent, loin des sirènes de la célébrité et du show-biz. Il reste authentique et intègre dans son parcours créatif.

MM les programmateurs de télévision, oserez-vous un acte de courage en montrant un jour, une fois, ce baladin anti-formaté à la place des sempiternelles et insipides variétés réchauffées?

Il ne s'agit pas de gros sous en l'occurrence, car Julos Beaucarne ne fonctionne pas pour la monnaie, mais pour semer du bonheur autour de lui. J'espère qu'il n'a pas fini de nous enchanter - au sens propre du terme - et surtout de réveiller nos consciences somnolentes.

 

Annie Balester Octobre 2008

 


09:12 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

30 septembre 2008

Pernes-les-Fontaines 27 et 28 septembre

 

 

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Barbara chantera à Pernes-les-Fontaines F 84 (aux Augustins)

le vendredi 3 octobre à 20h30

18:28 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

16 juin 2008

Ils chantent Julos - article de Sylvain Cormier

 

Sylvain Cormier-Le Devoir copie

 

08:04 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)