28 mai 2008

Article de presse - Sepctacle de Lisles

 

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19:10 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

09 avril 2008

Article en néerlandais - Dries Delrue

 

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ArticleNL_DriesDelrue_2

 

14:54 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

26 mars 2008

Julos défend les patois à Frameries

 

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Julos défend les patois à Frameries
Cliquez sur l'image pour voir le reportage

20:37 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

04 mars 2008

Souvenirs de Landerneau

 

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17:57 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

03 mars 2008

Articles de Julos en néerlandais

 

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La traduction suivra dans quelques jours

Article paru dans un Agenda en flamand

 


 

21:53 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

24 février 2008

Julos invité d'Antenne Centre

 

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Julos était l'invité d'Antenne Centre ce dimanche

16:00 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

23 février 2008

Julos élu l'Homme de l'Année - Images


 

AntenneCentre_Journal

Cliquez sur l'image pour voir le Jounal
d'Antenne Centre du 22 février

et

Demain dimanche Julos sera l'invité d'Antenne Centre
pour le tour d'horizon de l'actualité


Diffusion à 12h, 14h et 16h

(L'émission sera disponible sur le blog dès lundi)


 

19:32 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

22 février 2008

Julos élu Homme de l'Année

 

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 Paru le 22 févier dans la Nouvelle Gazette
Le Quotidien du Centre

 

LIRE TOUT L'ARTICLE

 

17:46 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

20 décembre 2007

Le Jaseur Boréal - Québec

 

Aujourd'hui au Québec, le Devoir inclut le Jaseur Boréal
parmi les dix meilleurs disques francos de 2007

"Le Jaseur boréal, Julos Beaucarne. Le bon Julos est non seulement le Vigneault des Belges mais le plus lucide des troubadours. Son humanisme, fait d'émerveillement comme d'indignation, est chanté en toute connaissance de cause, avec un fond de tristesse dans le regard et de la vraie joie dans la voix. Ça vaut pour cet album-ci comme pour les précédents. Admirable. "

Lire tout l'article:

http://www.ledevoir.com/2007/12/20/169322.html

 

 

12:54 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

10 octobre 2007

Objets détournés - Entretien avec Nicolas Bousquet


 ObjetsDetournes_Nettoyage_PhotoBenGoffart

photo Ben Goffart

Julos répond aux questions de Nicolas Bousquet, directeur du musée d’Allauch



On connaît votre carrière de chanteur, de poète, par contre on connaît moins votre travail de plasticien. Comment pouvez-vous le qualifier en quelques mots ?

Les objets viennent à moi par hasard, je les attire comme un aimant, ils s’imposent à mon regard, ils ne sont pas arrivés par hasard sur ma route. Ces objets délaissés, laissés pour compte, je les remets en lumière, ils sont le résultat d’un travail alchimique sur la matière, je les aime pour leur beauté brute et sauvage pour la rouille qui les embellit, je vois les mains des gens qui les ont réalisés, qui les ont imprégnés de leur conscience, je prends un objet, je le mets sur un autre et ça devient un autre objet. Alors l’objet rouillé, jeté, bafoué se remet à vivre. J’aime beaucoup les objets depuis que je suis petit. Mon père travaillait dans les machines agricoles et il ne voulait pas que je travaille avec lui parce qu’il était impatient. Un jour, je me souviens, je devais avoir 12 ans et il m’a demandé d’aller mettre de l’ordre dans son atelier, dans une remise où l’on entreposait des pièces de rechange. J’y suis allé et je me suis énormément amusé parce que j’ai tout « remis en ordre », mais à ma façon, c'est-à-dire en mettant les engrenages les uns sur les autres (rires), comme je traite maintenant mes objets détournés et je crois que ça a été le coup de foudre …une manière de vocation. Je me suis rendu compte que chaque engrenage avait quelque chose d’extraordinairement beau plastiquement et lorsque je les mettais ensemble, rien que le fait de les rapprocher amplifiait leur force et leur qualité de présence. C’était une façon de ramener l’objet du néant à la visibilité.

Donc vous vous êtes découvert plasticien avant d’être poète ?

Oui, sans doute…

Quel a donc été votre premier objet détourné dans ce cas-là ?

Mon premier objet détourné a été une boite à savon. J’ai pris une caisse en bois dans laquelle mon père recevait ses machines et je l’ai transformée en avion avec des ailes, un gouvernail, un manche à balai… il y avait même un fil pour la radio comme dans les avions de tourisme il y a quelques années. Ce jour là, j’ai magnifiquement volé… je crois que je n’ai jamais aussi bien voyagé en avion qu’à ce moment là ! Depuis les voyages en avion me semblent beaucoup plus fades.

Comment créez-vous vos objets détournés ? Est-ce au départ une démarche intellectuelle, c’est-à-dire que vous développez un concept autour d’un objet que vous avez collecté ou bien, au contraire, est-ce l’objet qui vous parle et qui vous amène à le transformer en œuvre ?

C’est l’objet qui me parle, il me fait des clins d’œil quoi ! Je m’arrête, je le prends, je le retourne dans tous les sens et il me veut quelque chose. C’est à ce moment là que je vois l’objet, et je lui trouve une légende.

Vous exercez donc un double travail de création à la fois esthétique et poétique. Mais, n’est-ce pas finalement le travail de l’écrivain qui est le plus important ?

Il y a eu un travail d’écrivain à propos de tous ces objets, c’est sûr. Sans la légende pour certains objets, les gens n’y verraient peut-être que du feu, ils seraient comme moi tout au début.

Votre oeuvre est un travail de post-production, une oeuvre de recyclage. Votre art sera-t-il décyclé ? Recyclé à son tour ?

Il sera sans doute recyclé comme moi-même, on n’arrête pas le raz de marée du temps. Peut-être, que tout est toujours recyclable de toute façon, quoi qu’on fasse. Mais attention, quand je prends un objet, je le retourne dans tous les sens, je le mets sens dessus dessous et il y a quand même une position qui s’affirme, qui prend de l’importance. Je m’arrête seulement quand j’ai trouvé la position parfaite, à mon sens bien sûr, je fais alors un arrêt sur l’image.

Il faudrait donc bien choisir son angle pour comprendre vos objets ?

C’est-à-dire que les « œuvres » idéalement doivent être visuellement intéressantes sous tous les angles, elles doivent pouvoir tourner sur un socle. Il faudrait qu’elles soient intéressantes quand elles tournent, de n’importe quel côté.

Plusieurs questions se posent par rapport à l’histoire de l’art contemporain en général. Vos objets détournés sont-ils une forme archaïque de création ? De l’art singulier ? Une continuation du travail de Marcel Duchamp avec ses ready made ? Comment vous situez-vous par rapport à ces mouvements artistiques ?

Bien sûr, j’ai vu et j’ai connu, sans aller à toutes les expositions, ce que faisait Duchamp, ce que faisait César, et puis un tas d’autres sculpteurs mais je n’ai pas l’impression que c’est eux qui m’ont influencé. C’est plutôt les objets qui m’ont influencé, qui m’ont conduit là où je ne savais pas que j’irais.

Vous vous rapprochez peut-être plus de la démarche d’artistes du pop art qui vont travailler sur l’utilisation et la reproduction d’éléments de notre société de consommation. Vous sentez-vous proche de ceux qui explorent l’univers des objets quotidiens pour en faire des sculptures gigantesques comme Claes Oldenburg ou des assemblages des Nouveaux Réalistes ?

Oui, bien sûr je me rapproche de ces démarches, j’aime les objets quotidiens, j’aime les transfigurer, les amplifier… J’emploie beaucoup les outils par exemple, des outils ont été maniés et perfectionnés quotidiennement par des artisans pendant très longtemps. Je suis rempli d’admiration pour ces faiseurs d’outils au quotidien qui ont marché vers la perfection jour après jour à travers leur travail, ils ont marché vers la perfection du maniement, vers l’efficacité de leurs outils et ont fait des œuvres d’art sans le vouloir ni le savoir. Je voudrais mettre en lumière le génie quotidien de ces personnes qui dans l’ombre ont construit la grande cathédrale humaine sans qu’on les félicite jamais pour leur patience et leurs subtiles recherches. Je pense à ce texte de Valery : « Patience, patience, patience dans l’azur, chaque atome de silence est la chance d’un fruit mur » et je suis très heureux quand ce qu’ils ont réalisé reprend tout à coup vie car ces outils parlent toujours des gens qui les ont perfectionnés, leur âme chercheuse s’est accrochée à ce qu’ils ont fait, leur savoir-faire n’est pas perdu. Les machines-outils actuelles ont bénéficié du savoir-faire de centaines d’années de travail, de recherches quotidiennes d’artisans inconnus. Et là, je suis en admiration devant ces trouveurs car ils ont fait sans le savoir des œuvres d’art. Mais ils ne s’en sont même pas rendu compte. Il a fallu que j’arrive à un moment et que je leur dise : c’est extraordinaire la finesse de vos outils, c’est une œuvre d’art ! M’entendent-ils dans l’épaisseur de leur nuit ?

Actuellement, il n’y a plus d’âme ni de forme dans la pierre et dans la ville. Vers quelle rive aborder ? Quelle forme doit prendre la création pour retrouver un souffle ?

Il y a un côté puissant dans les ondes de forme, parlons des clochers par exemple. Il y a des clochers qui ont été faits par hasard, mais il y en a d’autres dont on a étudié minutieusement la rayonnance énergétique…. et c’est toute l’étude des ondes de forme. Telle forme agit sur l’œil et aussi sur le psychisme : elle peut donner de la force à celui qui regarde: un éveil particulier.

Donc les ondes de forme fournissent une sensation presque physique sur le spectateur ?

C’est ça, si on pense aux dolmens, si on pense aux menhirs, si on pense à cet art très ancien de la pierre, il y avait un but. On mettait une pierre d’une certaine façon et pas d’une autre façon. On ne la sculptait pas n’importe comment, cet assemblage de pierre avait une force… elles servaient parfois à capter l’énergie illimitée de l’univers continuellement en expansion. Quand j’entre dans le cercles des 36 pagodes que j’ai construites sur un champ à Wahenge, pas loin de chez moi en Brabant wallon Belgique, je ressens personnellement quelque chose de très fort qui me prend physiquement.

Au-delà de la sensation physique que pourraient provoquer vos objets détournés, on sent qu’il y a un message politique ou environnemental dans vos productions. Est-ce une volonté de montrer les méfaits de la pollution, les errements de notre société de consommation au travers de vos récupérations ? N’est-ce pas aussi la colère qui vous anime pour créer des objets détournés ?

Bien sûr, La place Tien An Men, c’est pour moi une pièce historique qui exprime le désarroi que j’ai ressenti lorsque j’ai appris ce qui s’est passé en Chine à Pekin. Jadis, j’ai réalisé une œuvre qui s’appelait Le Roi du Maroc et je mettais « commande d’Amnesty international »… tout était dit ! Mes objets détournés parlent pour moi, ils me libèrent de cette oppression dont nous souffrons dans nos pays d’absurdhistan où il semble que l’intelligence est absente, où il semble que la barbarie s’impose plus que la paix et le bonheur de vivre.

Par rapport à l’environnement et à la pollution, quel est votre ressenti ? Que vous évoquent ces objets laissés-pour-compte de la société industrielle ?

Oui, c’est très important comme sujet de réflexion. Les objets sont laissés pour compte… et c’est alors que je les récupère, je les laisse un peu vieillir dehors, je les laisse vieillir à la pluie parce que chez nous, en Belgique, on a beaucoup de pluie et la pluie est vraiment sculptrice. C’est extraordinaire la rouille. C’est ce qu’il y a sur mes objets : la rouille, c’est une couleur magnifique… le peintre de ces pièces c’est la pluie, la pluie donne une sainteté particulière aux objets : la rouille. Le bois aussi, mais il ne faut pas le laisser trop longtemps dehors sinon il pourrit ; mais le fer reste, il persiste… J’aime le fer comme mon père qui l’a travaillé toute sa vie, j’aime l’âge du fer mais j’aime aussi le minéral. Par exemple, j’ai fait une installation qui s’appelle Trois galets se parlent en silence. J’avais mis trois galets les uns sur les autres. Trois galets se parlent en silence en fait, ils écoutent l’ancien bruit de l’eau. Si je mets les galets dehors sous la pluie, ils se réjouissent parce qu’ils se souviennent des rivières et des torrents qui les ont modelés… En fait, les galets, plus ils sont petits, plus ils sont vieux parce que l’eau est passée dessus pendant plus longtemps…

Dans votre travail de création, on sent une pensée humaniste mais surtout beaucoup de facétie dans les titres et le choix des objets détournés. Pensez-vous que l’humour est indissociable de votre création ?

Absolument, c’est l’humour qui me porte à créer toutes ces choses ! Mais l’humour belge, c’est particulier. Maintenant on parle partout de la séparation de la Belgique entre le côté wallon et le côté flamand, mais avant ça, nous autres nous avons été traversés par des invasions incessantes… on a été traversé par les armées romaines, par les armées françaises, traversés par les anglais, par les autrichiens, les allemands, les hollandais. On a été un pays qui a été écrabouillé  au cours de l’histoire et maintenant: à la radio on entend plus que des chansons en anglais, les tueurs de notre mémoire sont en route, on les appellent « Programmateurs de Radio » - traduisez : « déprogrammeurs de l’être ». Dans les paysages de chez nous il y a des souvenirs de guerres, de viols, des souvenirs qui crient encore de douleur dans les campagnes, chaque village a eu sa bataille! Et ça nous a appris finalement l’ironie, mais une ironie bonhomme, parce que avec l’ironie, l’humour, on peut parler à mots couverts, on a appris à se méfier des mots : l’expérience nous a appris que si nous disions un mot de trop l’envahisseur pouvait nous faire couper la tête! La prudence reste de mise mais en même temps, il faut qu’on s’exprime, qu’on se libère… il faut bien que la parole exulte. L’humour est notre porte de sortie dans ce monde bas de plafond.

Je sais que vous avez écrit un hymne pour la Wallonie et que vous avez chanté pour l’enterrement du roi Baudouin. Que vous inspirent les débats actuels autour de la partition de la Belgique ? Quels autres évènements vous ont marqués dans l’actualité récente ?

Séparation de la Belgique ? Je trouve que c’est des querelles d’enfants gâtés-pourris. Je parlais tout à l’heure des invasions… tout nous envahit, nous sommes envahis par nos 5 sens. Ici, en Belgique on entend des chansons de partout sauf d’ici : les gens du pays qui écrivent des chansons, on ne les entend jamais ! Moi, le seul pays au monde où mes chansons passent à la radio, c’est le Québec.
Nous sommes de plus en plus dans un pays peuplé d’amnésiques. Les radios, les télévisions cultivent l’amnésie. Nous sommes colonisés .…

Votre œuvre serait donc aussi une œuvre de résistance ?

Oh oui, vraiment, c’est une œuvre de résistance, oui… Moi, je suis persuadé que chacun est né d’une femme à un moment différent et qu’il a ou qu’elle a quelque chose de particulier à dire. Tous les pouvoirs essayent de nous distraire de nous-mêmes: ils aimeraient que l’on aie tous le même costume, les mêmes souliers, que l’on parle de la même façon… nous sommes manufacturés, formatés … d’ailleurs le fait que l’on parlait deux langues, même trois en Belgique, donc le néerlandais, le français et l’allemand a fait que l’anglais a gagné du terrain et maintenant on utilise beaucoup l’anglais en Belgique parce que soi-disant, cette langue, les flamands et les francophones la comprennent tous ! On a donc tout à fait oublié nos racines, on nous a changé la peau quoi .. Par exemple, quand Bush est venu chez nous en grande pompe, il a été accueilli à bras ouverts et il y a quelques temps, on a empêché le Dalaï Lama de venir… Donc ce double voyou, l’homme de guerre qui a provoqué la mort d’un millions d’Irakiens est accueilli en prince, l’homme de l’argent, le marchand d’armes… est accueilli avec des fleurs au nom du pèze, du fisc et du saint bénéfice et … et un homme de paix comme le Dalaï Lama est refoulé. Alors vous avez compris, il y a quelque chose de pourri au royaume de Belgique, c’est le cas de le dire !

L’exposition aura lieu au Musée d’Allauch qui est un musée d’art mais aussi un musée des symboles et du sacré. Vos allusions aux religions sont nombreuses, presque une constante dans vos objets détournés. Est-ce une volonté ou est-ce une expression de votre sensibilité qui se fait à votre insu ?

C’est une volonté. J’ai reçu une éducation catholique mais je ne le suis plus maintenant, mais j’ai été bassiné par ça. Il y avait des gens formidables dans la religion catholique, mais il y avait aussi des dictateurs… Je pense que le pape Benoît XVI, « Benoît treize et trois », est absolument démagogique… il a dit quelque part que la seule religion, c’est la religion catholique et c’est dangereux ça peut faire des morts des phrases comme celle-là. Il faut faire attention à ce qu’on dit… c’est ce que fait le poète, il fait très attention à ce qu’il dit. Je me rappelle un texte de Victor Hugo qui dit : vous lancez chez vous même seul un mot désobligeant à l’égard de quelqu’un, et ce mot court très vite jusqu’à lui pour lui dire « voila, je suis le mot que telle personne a prononcé » et le poème se termine par « et vous vous êtes fait un ennemi mortel ». Ca veut dire que nos pensées voyagent plus vite que la lumière. Le mot a énormément d’importance... Quand on travaille sur les formes, sur les matières, c’est Lao Tseu qui rentre en scène. Lao Tseu a dit : une image vaut dix mille mots… C’est donc lui qui a inventé la télévision, sans doute ! Mais c’est vrai que c’est très important parce que l’image ça reste dans la rétine… il y a une mémoire visuelle qui ne s’affaiblit pas !

Dans votre œuvre, il y a d’une part une dimension irrévérencieuse et critique à l’égard des religions mais on sent d’autre part une aspiration à la transcendance, voire une forme de mysticisme païen comme on le voit dans votre cercle de pagodes post-industrielles. Quelle est votre sensibilité par rapport au sacré en général ?

Pour moi, le sacré vient du fait que nous sommes dans l’univers, je dirais même pour être complet : dans le « Mégavers ». Quand j’ai réalisé le cercle des pagodes, c’est un peu dans l’esprit d’une religion d’avant les religions… et le mot religion est trop restrictif c’est-à-dire, ce dont je parle se rapprocherait davantage de l’intuition des primitifs qui voient le ciel, qui voient les étoiles et sont bouleversés, et veulent rentrer en contact avec ce monde qui bouleverse l’esprit et ils essaient de capter l’énergie des étoiles. Il y a une énergie immense dans tout l’univers et maintenant l’on se rend compte que l’univers que nous connaissons, le système solaire, n’est qu’une toute petite partie de ce qu’on appelle maintenant le « Mégavers » parce qu’aux confins de notre système solaire il y a encore d’autres galaxies, d’autres systèmes, d’autres étoiles, c’est infini. Et en plus l’univers est en totale expansion. Et je me dis souvent que si nous nous mettons à recevoir la force de l’univers, nous allons devenir nous-mêmes des êtres en expansion permanente. Dans le mégavers est contenu notre univers du système solaire, et le mégavers est en expansion, et sans doute, on ne se met pas souvent à son écoute. On n’a pas développé son Mont Palomar personnel pour entendre bruire le sabir du « Mégavers ». Peut-être si on se mettait à l’écoute on se rendrait compte que nous sommes faits de la même matière que le mégavers, nous sommes donc beaucoup plus larges que nous ne pensons. Sans doute que l’être humain a une fin… quand je regarde l’arbre au milieu de la place de mon village, je me dis qu’il est né bien longtemps avant moi et j’espère qu’il tiendra bien longtemps après moi. C’est étonnant, nous ne sommes que de passage et nous ne savons pas encore que nous pouvons à chaque minute capter l’immense énergie du mégavers, en plus, je crois qu’on a tous et toutes quelque chose de particulier à dire et à faire, ce n’est pas un hasard si nous sommes arrivés sur cette terre. Ce qui enrichit le monde c’est que nous sommes tous différents, nous sommes tous nés d’une femme et nous avons tous reçu une feuille de route au moment de naître, nous avons tous et toutes quelque chose de particulier à faire et à dire et ce n’est pas une prédestination… Et le vrai pouvoir serait de rassembler tous ces créateurs et de les inciter à devenir eux-mêmes et pas des copies conformes, des duplicatas, des êtres formatés … dans formaté, il y a « matés ».

Platon a dit « Sculpte ta vie comme une œuvre d’art ». Qu’en pensez -vous ?

J’adhère tout à fait ! Oui, je suis sûr de ça. Je suis sûr que nos pensées influencent notre corps tout entier et le cosmos tout entier… c’est l’esprit qui mène la danse, ,je crois aussi qu’on finit par se faire notre propre peau par notre façon de penser! Ainsi peut-on se tuer soi-même rien que par une pensée négative et se mettre en pleine santé par une pensée positive. Si on ne s’aime pas, les gens vont sentir qu’on émet l’idée qu’on ne s’aime pas soi-même. Si on ne s’aime pas, on ne nous aimera pas ! « Si chacun révélait aux autres sa propre mission le plan général serait un succès ».


Pour conclure, on va finir par une citation puisque vous êtes aussi poète. René Char disait : « un poète doit laisser des traces de son passage non des preuves, seules les traces font rêver »…

J’aimerais bien ne pas devenir une trace trop vite. Mais c’est vrai, c’est ça, on fait rêver, le poète fait rêver, faire rêver c’est fantastique, on est dans une société où le rêve est rare, une société « d ’à-quoi-bon » et c’est pour ça qu’on jette sa cannette de bière par terre après avoir bu parce qu’il n’y a plus de rêve. Il y a des poètes qui vivaient du temps des Sumériens à Babylone, si je lis leurs écrits aujourd’hui, ils me font toujours vibrer.

C’est ça l’immortalité ?

Peut-être c’est ça l’immortalité, il y a sans doute quelque chose en nous qui est immortel, ça se dit dans certaines religions. Oui, je crois qu’il y a quelque chose en nous qui reste immortel.

 

VOIR LES OBJETS DETOURNES

10:34 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

09 octobre 2007

Le Julosland sélectionné par TV5

 

Le Julosland a été sélectionné par TV5 
pour figurer parmi les meilleurs blogs francophones
dans la catégorie "littérature"

22:23 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

23 septembre 2007

Presse : Julos à Barjac

 

Presse_Barjac_LaMarseilaise

 

La Marseillaise, 30 juillet 07

08:27 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)