15 juillet 2007

Le Petit Format - janvier février 2007

 
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13:00 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

22 juin 2007

Le Messager - Mont Saxonnex

 

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Le Messager, 14 juin 2007

 

00:18 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

16 juin 2007

Charlie Hebdo sur Le Jaseur Boréal

 
 
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Paru dans Charlie Hebdo
24 janvier 07

18:39 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

30 mai 2007

Julos Beaucarne au Gesù

 

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Paru dans Le Devoir, 30 mai 2007

19:41 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

27 mai 2007

Le Devoir, 26 et 27 mai 2007



LE VIEUX COEUR NEUF DE L' ADMIRABLE JULOS

par Sylvain Cormier


Il a 70 ans, presque 71. Il pourrait en avoir huit, ou 2000. Julos Beaucarne est un éternel gamin et, depuis toujours, un vieux sage. Tiers Vigneault, tiers Yoda, tiers Flupke (le copain blondinet de Quick, bel exemple d'enfant terrible bruxellois, version Hergé). C'est aussi un ami. Statut non exclusif. On ne se fréquente pas. Simple affaire de qualité de contact. Quiconque rencontre Julos, croise son bon regard, est son ami. «Les vrais amis sont comme les arbres / Ils tendent leurs bras, ne plient pas», chante-t-il.

Entre amis, on parle santé. Et alors, ce coeur? «Il a cessé de battre un petit moment, et puis hop! Reparti.» C'était en 2005, alors qu'on s'apprêtait à célébrer ses 70 ans. Crac. Lui qui a toujours vécu à coeur ouvert, lui qui a le coeur sur la table, il se prenait au mot. «Ç'a été très intéressant à vivre, la mort, badine-t-il sans badiner. Depuis que je suis mort, je n'ai plus peur de mourir. Ça m'a apaisé.» Admirable Julos. Au-delà de l'oeuvre pourtant considérable, des quelque 25 disques (dernier gravé: Le Jaseur boréal), du gros tas de livres (dernier imprimé: Les Chaussettes de l'archiduchesse et autres défis de la prononciation, en collaboration avec Pierre Jaskarzec), des expositions en tous genres, de son journal-manifeste (le FLO, ou Front de libération de l'oreille), des conférences, du blogue (Julosland, sur le site espace.julos.be), il y a l'homme. Dont la seule présence irradie de bonne chaleur. Dont l'humanisme est contagieux. Rien qu'à écouter parler le gaillard, rien qu'à le regarder sourire, rien qu'à l'entendre rire, on est ragaillardi. On se sent capable d'être meilleur. "La bonne humeur, c'est une gymnastique". Sourire fait travailler 14 muscles. C'est fantastique.»

Attention! Julos Beaucarne est le contraire d'un bienheureux. D'un béat. D'un jovialiste. C'est un type qui avance bras ouverts, qui prête flanc. Un lucide que tout atteint, mais que rien ne démobilise. S'il dénonce, c'est pour mieux semer. Dans Le Jaseur boréal, côte à côte, il y a une chanson primesautière sur le printemps intitulée Les Jeunes Filles («C'est le printemps / Les jeunes filles sortent leurs longs cheveux») et une autre sur la cruauté des hommes intitulée Les loups ont des têtes de moutons («Celui qui se tient haut perché / Il a le droit d'vous supprimer / De beaux enfants sautent sur des mines / mais on n'arrête pas la machine»). C'est tout Julos. L'horreur et la beauté dans la balance. La beauté l'emporte, mais seulement si on insiste. «Mes disques, mes spectacles sont les miroirs de la vie. Avec de grandes joies, de grandes tristesses. Des choses magnifiques, des choses terribles. On ne peut pas nier cette variété. Le truc, c'est de ne pas être accablé par l'horreur. Il faut rebondir. Et si tu veux rebondir, y a rien à faire, faut que tu tombes vertigineusement, que tu te ramasses et que tu recommences.»

Ce n'est même pas une leçon de vie: simple suggestion d'un homme plusieurs fois mort, plusieurs fois nouveau-né. Impossible de ne pas rappeler qu'en 1975, un déséquilibré poignarda sa femme. Et que la nuit même, Julos Beaucarne écrivit du fin fond de la tristesse une ode à la vie. «Avant, t'es un peu touriste. Mais quand quelque chose comme ça t'arrive, t'es acculé à te prendre en main. C'est ça ou le suicide. Tu te dis: si je survis, c'est pour faire quelque chose. J'ai décidé de fêter la vie.»

En spectacle, vous l'aurez constaté au Petit Champlain de Québec en fin de semaine dernière, vous le constaterez ce soir (samedi) à Saint-Camille, dimanche à Trois-Rivières, et à Montréal les 29 et 30 mai (au Gesù), fêter la vie commence toujours de la même façon: il se présente à nous, on se présente à lui. Belle cacophonie. «À ce momentlà, les gens enlèvent leur carapace.» Et tout devient possible.


Sylvain Cormier
, le Devoir
Edition du 26 et 27 mai 2007

 

11:02 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

12 mai 2007

Julos au Gesù, la presse en jase déjà...

 

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Extrait du Flo-Flaf d'avril 1995

22:49 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

06 mai 2007

Article paru dans La Croix, 05 et 06 mai 2007

 

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17:31 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

04 mai 2007

Article paru dans les Pieds Nickelés - mai 78

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08:13 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

14 février 2007

Incursion dans le Julosland

 

 

Entretien avec Solange Lévesque
Édition du samedi 09 et du dimanche 10 novembre 2002


Le Salon du livre de Montréal reçoit Julos Beaucarne à titre d'invité d'honneur

La venue du poète troubadour qui est également conteur, artiste visuel, «collectionneur d'arcs-en-ciel», écologiste et rassembleur coïncide avec la parution d'une biographie. Julos Beaucarne, c'est Julos pour plusieurs Québécois qui l'ont vu en spectacle lors des nombreuses tournées qu'il a effectuées à travers la Belle Province. Et Julos, c'est un homme-orchestre dont la vie et l'oeuvre ont fasciné Laurence Vanbrabant, jeune biographe belge qui publie Julos Beaucarne chez Isabelle Quentin éditeur. Poète, Julos Beaucarne ne l'est pas seulement quand il écrit; il l'est dans la création d'un vocabulaire de son cru, dans les objets détournés ou recyclés (voir le tipi et les pagodes post-industrielles, la centrale électrique musculaire, l'Ostensible ostensoir pour curé pauvre et le vélo volant, etc. photographiés dans sa biographie); il l'est dans sa façon de philosopher ou de défendre la mère terre et l'écologie. Julos vit, crée, gueule, chante, bouge et fait bouger, provoque et agit. Son dernier spectacle Le Navigateur solitaire sur la mer des mots, avait mené ce bourlingueur aux quatre coins de la province. Jeter l'ancre au Salon du livre en tant qu'invité spécial revêt pour lui un sens particulier; rejoint chez lui en Belgique, il raconte: «Souvent j'ai fait le voyage mais depuis que je marche sur l'herbe des mots, sur l'océan d'une parlure autre que celle des parlements [qui parle ment] depuis que je fréquente les parloirs, depuis que je fais passer les mots par mon gueuloir, c'est la première fois qu'un salon du livre qui a pignon sur rue me demande de venir en chair et en os. Ce me semble être une manière de reconnaissance». Et parlant de ses liens avec le Québec: «Ce ne sont pas des noeuds; il me semble, peut-être je me trompe, que le Québec est un laboratoire de langage, un immense inventoir d'expressions, un foisonnement de créations verbales, un inventoir textuel. En plus, ce sont des mots qui descendent dans les bouches, qui se font chair et qui par bonheur galopent aussi dans les chansons qui sont les plus puissantes propagatrices de mots, si elles ont la chance d'être données à entendre par les radios et... de s'imprimer ainsi dans les oreilles et dans les livres de celles et ceux qui décryptent le langage». Le «Kebek» et la «Belgik» (voir le glossaire julosien à la fin de la biographie), selon lui, ont beaucoup en commun: «Il y a plus que des connivences. Est-ce le langage québécois si proche du wallon, langue de mon enfance, est-ce l'accent qui est tout un pays qui sort d'une bouche?» Julos Beaucarne se sent bien au Québec. Et quoi de mieux à faire, en y séjournant, que de «zonzonner» et de «musiquer» un peu, histoire de colorer la «tristitude» de l'automne: «Il est annoncé des lâchers de chansons comme dit mon ami Lyonnais François Gaillard, des zonzonnages comme j'aime dire, quelque chose qui ressemble à un murmure; je vais faire entendre ma voix, ma voix d'insecte, c'est vrai que ce n'est pas tonitruance, c'est plutôt une vibrance particulière de l'air et de l'être que je suis». À quand les «pagodes post-industrielles» en terre québécoise? «Il est question d'installer un pas de tir de missiles de tendresse et d'amour et des pagodes post-industrielles quelque part au sommet d'une colline du Québec. Il est aussi question d'ériger un cercle sacré capteur et émetteur d'ondes qui font du bien, une manière de cercle sacré à marcher et à courir en connivence étroite avec l'air, le ciel et l'eau». Julos Beaucarne s'est donné comme tâche de «reboiser l'âme humaine». Les livres, selon lui, contribuent à cette vaste entreprise. «Le livre serait juste une approche, un livre est peut-être toujours aproximatif, d'ailleurs personnellement je vis dans l'approximatif et je m'en rapproche de plus en plus». Quant à la place que la poésie occupe dans le monde actuel, il la souhaiterait accrue: «La poésie est parente pauvre, chez nous, les radios ont pour la poésie une grande allergie; ça ne semble pas être le cas au Québec et c'est peut-être ce qui m'y ramène si souvent car les radios me semble-t-il - peut-être je me trompe- multiplient et amplifient la voix des poètes. La poésie est une nourriture pour toutes et pour tous, la poésie exprime ce que nous pensons au fond de nous sans le savoir. Raôul Duguay dit: "La poésie n'est pas que belle, elle est rebelle", et c'est vrai que la vraie poésie amplifie les êtres plutôt que de les limiter, elle les fait s'impliquer, agir. La poésie mobilise et donne au lecteur l'envie d'écrire». Comme Hubert Reeves, Julos Beaucarne a choisi le parti d'être un «optimiste volontaire»: «Nous sommes toutes et tous nés d'une femme. À notre naissance, nous recevons une feuille de route mais nos parents, nos amis, la société, la publicité, tous ont des rêves pour nous et essaient par tous les moyens de nous distraire de cette feuille de route, et cette feuille de route, c'est ce que nous avons de particulier à faire et à dire. Cette feuille de route, c'est notre poésie personnelle. Nul n'est infidèle sur terre, à moins qu'il ne soit infidèle à lui-même, ce qui est peut-être la meilleure façon d'être malade. La poésie, celle que j'ai lue - et je n'ai pas tout lu, loin s'en faut - m'a toujours ramené au coeur de moi, m'a toujours remis face à moi-même». Julos Beaucarne croit que chaque être humain peut être un émetteur positif puissant et, s'il va au bout de lui-même, au bout de sa propre création et de sa propre histoire, il est bien dans sa propre peau. «Nous sommes toutes et tous membres de l'équipage du vaisseau spatial Terre; nos pensées positives ou négatives ont une influence universelle. Rien que par sa rayonnance, l'être humain change le monde. Il est un parfumeur psychique». Que quelqu'un ait passé des mois à s'intéresser à ses mots, à étudier ses textes, ses chansons et sa vie pour en faire un livre l'étonne: «Cela me semble un travail considérable, un travail de Titan. Je ne peux que remercier Laurence Vanbrabant de mettre en lumière des choses que j'ignorais sur moi-même. Elle a écrit un livre-miroir, elle est consciente, je crois, qu'on ne peut pas tout dire sur quelqu'un, que chaque personne est aussi large et immense que l'univers avec ses trous noirs ses étoiles naines et ses comètes».

Les récents événements en Russie, liés au conflit thétchène, ont inspiré à Julos Beaucarne le texte suivant, inédit, destiné aux lecteurs du Devoir. 

Pauvre Tchétchénie, pauvre Russie. Tout a commencé par une querelle de frontière, de mur mitoyen; en plus, il y a du pétrole en Tchétchénie à 2000 km de Moscou et c'est un malheur... Trois ans que les soldats russes violent et tuent là-bas... L'élastique s'est tellement tendu qu'il a cassé: un commando tchétchène rentre dans le Palais de la Culture, rue Melnikiva, on y joue Nord-Ost, une comédie musicale qui fait fureur depuis un an à Moscou, on est le 23 octobre 2002, jour de ton anniversaire, ma Loulou. Quand les terroristes rentrent dans le théâtre, les spectateurs croient que ça fait partie de la pièce, «Fameux, la mise en scène», disent-ils. Non, ce ne sont pas des comédiens ni des touristes, ce sont des terroristes, il y a parmi eux des veuves de guerre avec tout autour de la taille des bombes artisanales, des sortes de bébés emmaillotés qui leur collent au corps: des bombes de pauvres, de désespérées, les spectateurs aussi sont désespérés, celles que l'on a empêché depuis huit ans de donner la vie sont devenues des donneuses de mort. Le 26 octobre, les forces spéciales donnent l'assaut avec du gaz incapacitant, spectateurs et terroristes tombent comme des mouches. La mort fait son oeuvre aussi bien chez les attaquants que chez les attaqués. On ne connaît pas encore le bilan exact. Poutine à la télévision russe traite les terroristes d'ordures mais est-il conscient que la barbarie n'engendre que la barbarie, il dit aussi: «Il ne sera pas dit que la Russie s'agenouillera devant quiconque». Vous êtes comme Mister double you Bush. Vous n'avez rien compris, monsieur Poutine, je recommence: tout a commencé par une querelle de frontière, de mur mitoyen...
Julos Beaucarne

21:18 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)