09 mai 2012

Le Balbuzard Fluviatile

 

Depuis que je navigue sur l’océan des mots et que mes mélodies et mes parlures sont murmurées souventes fois par des gens que je ne connais pas et que je finis toujours par rencontrer au détour d’une route ou d’un sentier perdu, depuis que, tout petit, j’ai appris à parler, à zonzonner et même à écrire et même à chanter, je mesure le chemin parcouru.

Un jour que je marchais au bord d’un large fleuve, j’ai rencontré ce grand oiseau. Il faisait 1 mètre septante d’envergure, excusez du trop, son nom était aussi très long. C’était iI y a très longtemps déjà mais j’ai gardé souvenance de son majestueux vol, de sa façon de planer, de se laisser porter par le vent en pleine extase, en méditation souveraine. 

Après que se fût envolé un peu partout le fameux “jaseur boréal”, je me suis souvenu du “balbuzard fluviatile”. Cet oiseau mythique au nom magique, pour ce 49 ème disque me semblait tout à fait approprié .

J’aimerais que nous balbuzions encore longtemps ensemble  et si possible jusqu’à la fin des temps.

 

Julos 

 

BALB-couverture-24mars.jpg

 

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14:57 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (19)

06 mai 2012

Inquiétante journée

 

Aujourd'hui dimanche 6 mai 2012 inquiétante journée … une question se pose …  lancinante : l'empereur Ysokras premier va-t-il  persister en tant que menteur professionnel ? Il est passé maître en ubiquité puisqu'il est capable (c'est lui qui le dit) d'être en même temps à Fukushima et à Paris, de pratiquer la "mensongerie" et de polluer par son blabla et la gestuelle de celui qui fait semblant qu'il sait, la France et toute l'Europe qu'il a conduit au bord du précipice et cela toujours au nom du pèse et du fisc et du sacro-saint bénéfice.

 Si j'avais un conseil à lui donner, je lui dirais de quitter la politique, de démonter son cirque et d’aller se faire voir ailleurs. Cet habitué des voyages virtuels qui ne se passent que dans sa tête, devrait peut-être davantage se servir de son boeing personnel qui moisit hélas dans un hangar de Charles de Gaulle. Il pourrait se servir de cet avion qui sort rarement  pour se sauver et atterrir dans une république bananière. 

Ô grand St Nicolas, s'il vous plaît ne laissez pas rouiller votre avion-jouet qui vous a coûté si cher et vite, servez-vous-en pour aider les plus nécessiteux de la planète terre. Je pense aux victimes de la sécheresse en Afrique. Il est encore temps, cher Nicolas, pour gagner votre salut et le salut de toutes les françaises et des français et de tous les habitants de la planète, il est encore temps de retourner encore une fois votre veste (les vestes qu'on retourne tout le temps finissent par s'user et à avoir des trous). 

Sachez, ô vous qui savez tout sur presque tout,  que vous allez devenir pour la postérité  le clown verbal et mondial à la gestuelle ample qui ne fait penser hélas qu'au cinéma muet. Recyclez-vous  tout de suite tant qu'il est temps parce que vous commencez à avoir mauvaise presse et si vous n'agissez pas maintenant, si vous n'avouez pas vos fautes et vos manquements, vous serez obligé de pointer au chômage … adieu veaux, vaches, cochons, couvées … et vous vous  retrouverez avec celles et ceux que vous avez réduits à la portion congrue. Triste fin de règne  ne pensez-vous pas ? 

Notez bien .... ce que j'en dis, c'est en passant. Bonne chance, cher Ysokras premier. Je crains que vous n'ayez bientôt plus les liquidités nécessaires pour vous payer "le Cri" de Munch …

Julos Beaucarne

 

16:59 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

08 avril 2012

Les étonnants voyageurs

 

Bientôt, je mettrai le cap sur Saint-Malo pour rencontrer mes amis ”les étonnants  voyageurs”, celles et ceux qui traversent  les océans et les déserts, celles et ceux qui écoutent le murmure du vent à bord d’étranges embarcations de toutes sortes, de la coquille de noix à la barque sophistiquée.

Et voilà Pâques qui revient ... Pâques serait un passage vers quoi? Vers qui?  Les voiles se gonflent, le coeur aussi et la mer … ”toujours recommencée” ? Son mystère est au-dedans de nous, nous virons de bord à chaque seconde, les rencontres sont des rades où l’on mouille, où l’on se mouille avant de repartir vers d’autres aventures, une halte, un nouveau départ, un  nouveau passage sous d’autres cieux.

Les étonnants voyageurs vont-ils nous parler de Rangoon, où je ne suis jamais allé. Je sais qu’il y a là la cloche d’or de la pagode Sule et tous ces mondes fantastiques qui renversent nos imaginaires de marin, de terre, de paroles et d’eau .... Je sais si peu et en même tant si tant beaucoup et mon âme s’élargit à chaque voyage, à chaque battement d’ailes de papillon. Je vous emmène et je vous raconterai la suite de mes jours .

Bien à vous, lectrices et lecteurs de ce blog

 

Julos Beaucarne  8 avril 2012  Pâques en Tourinnes la grosse

 

 

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 Dessin de Garène   

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18:32 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (15)

08 mars 2012

La journée de la femme

 

Les femmes sont les premières maisons des hommes et des femmes.

Elles sont leurs rampes de lancement, leurs ponts, elles leur donnent leur âme.

Ainsi les hommes pendant 9 mois ont été qu'ils le veuillent ou pas, des femmes.

Une fois sortis d'elles, hélas, il arrive qu'ils les profanent, les massacrent, les violent, les damnent.

Ô vous, qui que vous soyez, c'est aux femmes que vous devez la fête et le fait de naître,

de marcher sur la terre et de transmettre.

Ne laissez pas se faner les fleurs qui vous ont porté si tendrement vers la lumière.

Elles vous disent : "Je vous ai fait". A vous, à présent, de vous faire.

C'est à vous, aujourd'hui, d'achever l'ouvrage déjà commencé.

A votre tour de vous faire naître.

 

 Julos Beaucarne

16:11 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

26 février 2012

Pourquoi ?

 

Pourquoi ces massacres d'enfants, de femmes et d'hommes à Homs en série, en Syrie et ailleurs?

Pourquoi faire régner la peur?

Pourquoi ces usines d'armes, pourquoi ces viols de femmes, pourquoi ces tueurs aux 4 coins du monde, pourquoi ces tueurs d'hommes, d'enfants, de femmes et d'éléphants?

Pourquoi continuer le nucléaire qui fera de notre terre, un jour ou l'autre, un enfer?

Sommes-nous au bord de l'Apocalypse?

Dans quelques jours Monsanto subito va mettre la terre sur le dos. Monsanto va polluer toutes les plantes. Pourquoi? Je vous le demande. Si vous le savez, s'il vous plaît, dites-le-moi.

Saviez-vous que 200 éléphants ont été massacrés en Afrique ? On les a tués pour l'ivoire de leurs défenses et on a laissé leur corps pourrir au soleil. Il n'y a pas encore de front de libération des éléphants.

 

Julos   samedi 25 février 2012

 

pagodes.jpgLes antennes de protection pour la terre et tout le vivant

 

10:25 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

07 février 2012

Mina


Par un temps de froid cuisant comme celui d' aujourd'hui je pense à mon grand-père Jules Varlet et à son cheval "Mina". 

C'était au temps où ma soeur Marie-Ange était encore une petite fille et mon frère Gérard un petit garçonnet, puis c'était moi le dernier ... le p’tit Jules comme on disait dans le village de Steenkerque.

Quand je pense à mon grand-père, je pense à son cheval de labour qui s'appelait "Mina". Il parlait différemment à son cheval qu'à nous ses petits enfants. Mina, c'était son compagnon de travail, il était aux petits soins avec lui, parfois il lui faisait des confidences à voix basse. Par des temps très froids comme aujourd'hui, il lui mettait un ample manteau … mais mettre un manteau à Mina, c'était toute une affaire, il fallait que mon grand-père se fasse aider par ma grand-mère qui s'appelait Marie Tassignon.  

Mon grand-père, lui, s'appelait Jules Varlet, j'ai hérité de son prénom et bien sûr aussi je l'ai entendu parler à son cheval. Quand il disait "Hue" il voulait dire à son cheval d'avancer. Parfois, il nous mettait, ma soeur, mon frère et moi, sur le dos du cheval et il y montait aussi. Il disait que nous étions les 4 fils Aymon  et à ce moment là il appelait Mina "Bayard" et Mina était très fier de cette appellation contrôlée.

Je ne savais pas alors que le vent d'hiver qui soufflait très fort dans mon grenier de la rue des brasseries à Tourinnes-la-grosse allait me faire me ressouvenir de mes vacances à la campagne à Steenkerque où il y eut une terrible bataille, le 3 août 1692 entre les anglo-hollandais et les français commandés par le Maréchal de Luxembourg. C'était au temps de Louis XIV.

Le soir au coin de "l'estuve", le poêle de Louvain qui ronflait, ma grand-mère nous racontait la terrible bataille comme si elle y était. Elle parlait d'une rivière de sang qui descendait le chemin qui menait de la ferme de "Requiem" au village.

Le monde a-t-il changé?  Actuellement, il y a des massacres en Syrie et dans beaucoup de lieux du monde. On se pose des questions. Mina le cheval de mon grand-père dort sous terre. Toute ma famille disparue dort dans le petit cimetière de Steenkerque. Loulou ma bien aimée, mon neveu, mon père, ma mère. Après l'enterrement de mon père, en marchant avec elle vers le village, Loulou m'a dit à l'oreille "S'il m'arrive malheur, je veux être enterrée avec toi, ici".

En retournant la terre, mon grand-père trouvait des crânes et des tibias, beaucoup de jeunes français avaient péri dans ce village en 1692. La terre a bu leur sang.

Jusques à quand ce jeu imbécile et cette barbarie de la bêtise humaine?

 

Julos  Tourinnes-la-grosse   nuit du 6 au 7 février 2012.

 

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 Photo Nadège Louvet

 

17:03 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (9)

28 janvier 2012

Nouvelles de l'Ile de Pâques

Nouvelles de l’Ile de Pâques où je fus jadis avec Kamouraska.

On a fait des fouilles depuis et voilà qu’on découvre que les statues de l’île de Pâques sont bien plus grandes que l’on ne pensait.

Quand retournerons-nous en cette île étrange au milieu des mers?

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12:55 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

12 janvier 2012

Hommage à Jack Treese

O mon Jack, quand tu es parti dans ces pays dont nous savons si peu, le temps s'est arrêté un instant, il se fit un étrange silence et .... tu nous revenais alors .... par intermittence par le couloir du souvenir, par les enregistrements.  Il nous a fallu nous rendre à l'évidence , tu n'as même pas pu emporter ton banjo, ton fidèle compagnon de musique. Où se trouve-t-il à présent ?

Je me souviens de tes séjours ici en Tourinnes-la grosse dans la grande pièce de notre maison-ferme, les murs se souviennent de ces soirées bénies où ta musique se mêlait à la musique des vents d'hiver . C'était le temps où tu avais un trou dans le cou,  c'était ta deuxième bouche et tu marchais précautionneusement sur le plancher de chêne du Canada. 

Notre ami commun Jacques Vassal et tant d'autres ont gardé souvenance de toi, à force, cher Jack, tu es devenu la musique elle-même. "Objets inanimés, avez-vous donc une âme "? Tu as parfumé nos oreilles de baroudeur, de coureur de fond de la chanson vivante,  tu faisais partie de ces troubadours  qui n'ont ni feu ni lieu et qui arpentent les pays inlassablement  jusqu'à ne plus pouvoir.

Il faut bien un jour laisser la place au silence qui garde à présent toutes tes chansons, toutes tes trouvailles, toutes tes musiques. Tu navigues dans l'éternité et nous avons la chance de pouvoir encore t'écouter, tes musiques  persistent , vivantes, enjouées et sauvages.

Je t'embrasse et te remercie et je t'envoie une bouffée de rire qui te rejoindra en ce séjour où tu es. J'embrasse aussi Catherine la gardienne de tout ton héritage musical et qui conserve précieusement ton oeuvre .

Julos le 1er Novembre 2011

 

jack treese.jpg

Jack Treese  1942-1991 

18:31 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (5)

30 décembre 2011

2012

Moi, je, Julos,

vous souhaite un doux passage en l'an deux mille douze.

Et  surtout, faites-le tout à la douce ...

Je vous envoie 2012 doudouces à partager avec toutes et tous.

Et l'association "Voix libres" ajoute :

"Garde toujours dans ta main

 La main de l'enfant que tu fus"

 Benjamin Fondane, un autre poète, lui, vous propose ce qui suit:

  " Que reste-t-il de la mélodie après que la voix s'est tue 

Et de l'enfance quand les poils ont poussé au menton

Et de l'année, quand la main distraite a froissé la dernière feuille du calendrier? "

 

De la part de Julos en Tourinnes-la-grosse, province de Brabant ,

Wallonie, Belgique, Europe, Monde

 

l'arbre.jpeg

 

17:14 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (16)

23 décembre 2011

Lorsque nous étions réunis à table

 

Lorsque nous étions réunis à table et que la soupière fumait

maman disait parfois:

"Cessez un instant de boire et de parler."

Nous obéissions

"Regardez-vous", disait-elle doucement

Nous nous regardions sans comprendre, amusés

"C'est pour vous faire penser au bonheur" ajoutait-elle.

Nous n'avions plus envie de rire.

"Une maison chaude, du pain sur la nappe

des coudes qui se touchent,

voilà le bonheur" répétait-elle à table.

Puis le repas reprenait tranquillement.

Nous pensions au bonheur qui sortait

des plats fumants et qui nous attendait

dehors au soleil et nous étions heureux.

Papa tournait la tête comme nous,

pour voir le bonheur jusque dans le fond du corridor,

en riant parce qu'il se sentait visé, il disait à ma mère:

"Pourquoi est-ce que tu nous y fais penser à c' bonheur ?" 

Elle répondait

"Pour qu'il reste avec nous le plus longtemps possible".

 

Félix Leclerc

Extrait de « Pieds nus dans l’aube »

 

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Julos à l'anniversaire de André Vincent, maire de Hargnies, entouré de sa famille, le 23 octobre 2011

22:50 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (19)

15 décembre 2011

Qui suis-je?

 

Je me présente, je m’appelle Julos .

Toute ressemblance avec des personnages ayant déjà vécu est purement fortuite. Je suis équipé de 210 os creux et de 455 muscles, quand je souris je fais travailler 14 muscles, je suis également équipé de 500 milliards de cellules. Je vis en compagnie de 9 milliards de femmes et d’hommes, j’espère que je n’ai oublié personne, à bord du vaisseau spatial terre . J’habite de temps en temps au 2 rue des brasseries à 1320 Tourinnes la grosse, longitude 4 degrés 44 minutes 55 secondes, latitude 50 degrés 46 minutes 45 secondes en Brabant, Wallonie, Belgique. Les rayons du soleil, quand il y en a, mettent 8 minutes pour me parvenir .

Dites le saviez vous ?

Je suis descendu du ventre de ma mère un 27 de juin en 1936, je suis d’un autre siècle et en secret j’espère vivre encore longtemps tant que l’Univers persiste. Je marche à petits pas dans la blanche lumière qui me transperce encore et le corps et l’esprit, j’espère rebondir chaque jour davantage, garder ma mémoire fraîche comme le coeur d’un fruit.

Vous savez tout sur moi maintenant.

Julos

 

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20:56 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (5)

14 décembre 2011

Ma réponse aux évènements tragiques de Liège du 13 décembre 2011

 

Il n’y aura jamais assez

De caresses ni de doux baisers

Sur cette terre

J’aimerais ne partager que

Tendresse, joie, sérénité

Ma vie entière

 

Ni toi ni moi ne sommes faits

Pour la guerre

Nous sommes faits pour marcher

Résolument vers la lumière

 

Je ne veux plus entre toi et moi

Une quelconque intifada

Je ne veux plus te parler sabre

Je veux la grande paix sous les arbres

 

Il n’y aura jamais assez

De caresses ni de doux baisers

Sur cette terre

J’aimerais ne partager que

Tendresse, joie, sérénité

Ma vie entière

 

J’veux respirer l’air du matin

Tout frais, tout neuf qui fait du bien

Je veux remplir mes poumons d’air pur

J’veux de l’amour et pas des murs

De janvier jusqu’en décembre

Je ne veux naviguer que tendre

 

Je ne veux plus la moindre fusée

De longue ou de moyenne portée

Je veux un ciel bleu dégagé

Que le soleil puisse y jouer.

 

Il n’y aura jamais assez

De caresses ni de doux baisers

Sur cette terre

J’aimerais ne partager que

Tendresse, joie, sérénité

Ma vie entière

 

Ni toi ni moi ne sommes faits

Pour la guerre

Nous sommes faits pour marcher

Résolument vers la lumière

 

Je ne veux plus entre toi et moi

Une quelconque intifada

Je ne veux plus te parler sabre

Je veux la grande paix sous les arbres

 

 

Julos Beaucarne 

 

 

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Pour toutes celles et ceux qui ont été victimes de ce carnage hier, place St Lambert à Liège. 

13:17 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (17)