13 novembre 2008

Gardiens de la paix ou gardiens de la pègre?

 

Hélas il apparaît que dans beaucoup de pays du monde, les gardiens de la paix sont devenus les gardiens de la pègre, du désordre et de la peur, ils sont protégés et couverts dans certains pays par des hommes d'état, ils peuvent cogner sur n'importe qui, à n'importe quel moment et jouissent de l'impunité. Les sans-papiers parce qu'ils sont sans défense sont leurs cibles préférées.

 


Julos

 

 

guernica[1]

 

 "Guernica" Pablo Picasso


 

ECOUTEZ LE MESSAGE DE JEANNE MOREAU

11:34 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

08 novembre 2008

la mer des Sargasses

 

Te souviens tu de la mer des Sargasses
Des coquilles St Jacques
Au large de la mer
Nous naviguions à la voile
Sous de grosses étoiles,
si grosses et si proches
qu'on eut pu les toucher.
Tu avais dans l'oreille
Des chansons de marine
parlant de matelots
mangés par les abîmes
engloutis tout entiers
dans le néant de l'eau.
La lune sortait de la mer lumineuse
Venus, la sauvagine en surplomb
se levait
Et le grand Univers délivrait
ses mystères que seul un vrai silence
eut pu traduire en mots.

Julos Beaucarne 7 heures 30 du matin
le vendredi 7 novembre TLG
  

coquille St Jacques


 

14:57 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

07 novembre 2008

La terre chante

 

La terre chante tout aussi bien

que le firmament étoilé.

Il y a le chant des gemmes splendides

où se joue la lumière

et des minerais opaques et sans éclat

où le métal se cache.

 

Le chant des cristaux impeccables

où rien n'est laissé au hasard

et qui semble l'oeuvre patiente

de quelque admirable ouvrier.

 

Des strates sédimentaires

qui ont cristallisé dans l'intérieur

de l'écorce sous des pressions fabuleuses

ou qui sont les laves de volcans maintenant disparus .

 

Le chant des plaines qui hier encore étaient la mer

et sur qui les flots reviendront demain

et le chant des montagnes vagues de pierre

qui ont déferlé les unes sur les autres

et qui soudainement se sont figées

et que le géologue nouveau

Daniel fait revivre:

j'ai cru voir quand son bras s'est levé

le Liban se mouvoir et se dresser

jetant l'ombre immense aux campagnes.

 

 

Extrait du livre "La joie de connaître" de Pierre Termier

 

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14:39 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

04 novembre 2008

Douze doudouces à douze heures douze

 

Il n'y aura jamais assez
De caresses et de baisers
Sur la terre
J'aimerais ne pas récolter
Après caresses et baisers
La guerre
J'aimerais être en harmonie
Avec vous ma belle amie, ma fière
Ne sortez pas votre épée
Ne parlez pas sabre et sagaie
La vie est brève
J'aimerais avec vous goûter
La joie de tous les étés à naître
Et surtout vous et moi n'être
Que des êtres enchantés
De marcher joyeux, légers
Sur la terre

Julos

Le 1 novembre 08

”Doudouces”veut dire caresses en français régional de Wallonie



P1000641

 

22:41 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (5)

30 octobre 2008

Le silence des pierres

 

Ah que j’aimerais ouvrir toutes les portes fermées, rouvrir les passages qui ont été murés, percer le silence figé des pierres, laisser parler le vieux temps à la bouche fermée, dévoiler le visage de l’ancienne passante, celui du trimardeur qui jadis fut enfant ; où est-il à présent cet enfant que sa mère chérissait plus qu’elle-même? En frôlant ce passage fermé comme une tombe, je tombe nez à nez avec l’ancien vivant, le disparu étonné qu’un humain le scrute, je le dévisage. Il s’enfuit en courant, passe au travers de la pierre comme un songe errant, comme une fumée dans un cri sourd d’engoulevent. Je le hèle, il ne se retourne pas, il regagne le passé, léger comme une plume, il court, il vole. Je n’ai pas eu le temps de crier qui es-tu ? Il n’a pas eu le temps de me répondre, la pierre gourmande l’a mangé. Maintenant, elle fait silence, elle pense, elle tuse*. Combien de gens as-tu mangés ogresse? lui dis-je, juste cinq ou six, dit-elle, volontairement imprécise. J’ai peur aujourd’hui de passer près de ces portes de pierres fermées. J’ai peur d’entendre les cris de disparus d’une autre époque et aussi les cris de ceux qui tombent sous les balles pendant que j’écris, j’ai peur des anciens champs de bataille et de ceux d’aujourd’hui, écoutez ces milliers d’âmes qui hurlent dans les soirs de tempête et de volcan en éruption, j’ai peur de la lave du désespoir incandescent et sauvage. Qui peut faire fuir la brûlante désespérance des guerres de Goma, d’Irak et puis d’ailleurs? Ah si juste un sourire faisait taire les armes.

Tuer pour apprendre à vivre, ce n’est pas très original. L’être humain est en pleine dérive, la loi du plus fort est toujours, hélas, la loi du moindre effort au lieu de pactiser, de chercher à trouver un terrain d’entente, on tue. Il nous reste à envoyer de l’amour tous azimuts, “ça ne sert à rien” me dit mon voisin. Rien ne taraude et ne décourage davantage l’âme de l’être humain que cette phrase: “A quoi bon, ça ne sert à rien”. L’homme est né pour un plus grand destin. Nous sommes nés pour la Vie et non pour la mort, nous sommes nés pour l’harmonie et pas pour les désastres et les massacres. Nous sommes nés pour fleurir.

(*tuser en wallon: penser)

 

Julos Beaucarne

30 octobre 2008 en Tourinnes-la-Grosse

 

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21:47 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

26 octobre 2008

La nouvelle échelle de Jacob

 

Samyn

 

Une fois notre corps huilé, peut-on monter 4 à 4 ces escaliers qu'a inventé Philippe Samyn et toucher le ciel en moins de temps qu'il ne faut pour le dire? Ces escaliers sont-ils une nouvelle échelle de Jacob? Cet escalier somptueux est-il fait pour sortir du carcan d'une vie insipide, perfide et cupide? Cet escalier a-t-il été créé pour échapper au syndrome de la cage d'escalier et au syndrome de toutes les cages, de toutes les prisons avec et y compris la prison que nous nous sommes parfois construit nous-même en nous même à notre insu soit par masochisme, soit par habitude car il peut arriver que nous devenions les matons et les gardiens et les geôliers de notre propre prison, il peut arriver hélas que nous nous  emprisonnions nous-même, que nous nous arrêtions sur notre propre image? En tout cas s'il vous prend l'envie de monter tout en haut de cet escalier, n'oubliez pas de vous munir de votre burette pour vous huiler quand vous en sentirez le besoin car il importe de ne point vous rouiller afin d'arriver au sommet sain et sauf et entier et en entière possession de toutes vos facultés.



Julos 24 Octobre 08

 

22:20 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

22 octobre 2008

Huile-toi

 

HuileToi


 

HUILE-TOI

 

Ne laisse pas ton corps
s'en aller à la dérive,
huile-le,
ne laisse pas ton corps
s'en aller de toi,
marche et bois de l'eau,
de "l'aqua",
ne t'échappe pas de toi-même,
ne te lâche pas,
prends-toi par la main,
ne te laisse pas partir de toi
tant que la grande lumière de ton âme,
cette lumière bien plus grande que toi,
brille tout au fond de toi,
ne te laisse pas partir en vrille,
aime-toi.
Avec la burette du rire et de la joie,
avance dans le labyrinthe des jours,
des années et des mois.
N'oublie pas que tu es bien plus
que tu ne crois.
La douleur part en vrille loin de toi
si tu ne laisses pas s'ankyloser
les 455 muscles que ta mère
généreusement t'a donnés,
remercie-la.
Rappelle-toi que si tu souris,
tu fais déjà travailler 17 muscles
ne laisse pas tes 211 os creux
se décalcifier, mets-toi au soleil,
réunis chaque jour
tes 500 milliards de cellules
remercie-les, encourage-les,
demande leur de continuer
le voyage avec toi,
fais les rire et sourire,
rassemble-les en congrès,
demande leur de chanter avec toi
l'hymne à la joie.


 Julos - TLG  21 octobre 08 

19:27 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

21 octobre 2008

La musique de l'eau de la Mille

 



 

Avez vous déjà écouté la musique
que joue la rivière Nethen elle-même?
Chaque soir au bout de ma rue
je vais écouter la musique
de l'eau de la Mille,
elle est plus flutée
que la musique de la Nethen.
Venez vous remplir
les oreilles du bruit de l'eau


Julos Beaucarne

18:11 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

19 octobre 2008

 

 

arc en ciel chapeau[1]

 

Que regardiez vous au-dedans de vous dans la plénitude du soleil, dites moi, chers spécialistes de la théorie quantique pouvez vous quantifier la distance qui me sépare de moi-même? Y a-t-il quelque jouissance pour tout un chacun à répertorier la profondeur, la hauteur, la largeur de son âme qu’il sent si tant immense qu’elle n’aurait tout simplement même pas de fin. Dites, avez vous quelque plaisir, quelque jouir, à courir certains jours jusqu’au bout de vous-même, à répertorier qui vous êtes, rassemblés dans votre peau, ce si tant fragile aéronef? Y a-t-il au dedans de nous des forêts de galaxies, des étoiles filantes qui déferlent. Sommes nous tous et toutes tout l’univers? Y a-t-il au fond de nous des mondes inconnus, des « terra incognita »? Quel moyen de transport pourrait nous transporter au bout de nous-même et si nous n’avions pas de bout et si nous n’avions pas de fin, est-il donc si nécessaire de mourir, de pourrir? Dites quand nous sommes couchés, sommes nous toujours debout? Sommes nous de boue ou de survivance? Dites quand nous sommes morts, sommes nous toujours vivants? Si quelqu’un parmi vous à une quelconque réponse à ces questions qu’on a coutume d’appeler métaphysiques, peut-il se faire connaître au bureau du journal?

 

Julos nuit du 18 au 19 octobre 08

grille jardin

21:15 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

17 octobre 2008

Lotus rouge

lotus

Ce soir, je voulais t'offrir une fleur de lotus rouge sur fond de nuit, je ne sais pas si ça existe des lotus rouges, je sais en tout cas que pour moi les fleurs me sont devenues nécessaires. Enfant, je parlais déjà aux fleurs dans le jardin de mon grand-père à Steinkerque en Hainaut dans la musique bourdonnante des abeilles mes amies d'enfance. Le voyage que je fis à Bali en cet extrême-orient que j'aime parce qu'il nous révèle à nous-mêmes, ce voyage que je fis, il y a peu, m'a confirmé dans cette certitude. Puisse la tendresse des sources et des fleurs ne jamais se tarir ni l'inspir, ni le respir, fasse que le parfum des fleurs demeure et aussi que ma joie demeure de les sentir. Ah! Manger des fleurs pour devenir fleur, ce serait peut-être le bonheur, ô les Capucines, je me délecte de vos saveurs. Tu vois sur cette photo la fleur de lotus rouge qui chevauche le cheval noir de la nuit. Aimes tu le soir qui passe avec son aile de chat noir? L'oiseau monte jusqu'au zénith, il construit sa maison et son vol en s'appuyant sur l'air comme le lotus rouge chevauche le cheval noir de la nuit. La photo montre le chevauchement et le chevauchoir. Que dire de plus car tout est mélange de blanc et de noir, de nuit et de jour, de doute et de presque certitude. L'univers que tu cherches se trouve dans ta propre peau, ne te délaisse pas, prends la peine de prendre des nouvelles de toi .

Julos

16 octobre 08

20:17 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

15 octobre 2008

Mandala

 

Tu te souviens de la roue initiatique: ce mandala qui purifie et éclaire les yeux des chercheurs d’harmonie, tu te souviens de ce mandala brodé sur le dos d'une veste trouvée dans l’aéroport de Montréal du temps où il était encore à Mirabel, tu m'avais reconduit jusque là, dis moi, te souviens tu de ce mandala? Te souviens tu de toi à ce moment-là, de ta vie au delà du réel, tu te demandais si l'au-delà du réel, c’était encore le réel, je te répondais que je n'en savais rien, je ne savais même pas si moi, j'étais dans le réel ou dans le rêve.

Il y a quelques jours, j'ai chanté dans une grande maison au bord d'une grande forêt, je me rappelle les visages de celles et de ceux qui étaient présents. Je me rappelle du fils de la maison qui jouait du saxophone mais un saxophone tout petit qui jetait dans l'assemblée un très joli son, beaucoup plus grand que l'instrument; il y avait de l'amour dans cette pièce principale, de l'attention, des rires, une écoute parfaite, pas de sonorisation... la voix nue dans sa pureté métaphysique, un vrai concert pour front de libération de l'oreille, les gens étaient si proches qu'ils pouvaient se regarder dans les yeux, il y avait une amie à qui les médecins avaient dit qu'elle n'en avait plus pour longtemps, je lui demandai «Comment les médecins peuvent-ils être sûrs que tu es au bord de culbuter dans l'autre monde?» «Les médecins me disent que chaque tournant est dangereux» me dit-elle, il faudrait être devin ou voyant, me disais-je pour être sûr que quelqu'un va partir avec le prochain train. Je te souhaite de rester encore longtemps sur cette boule ronde, lui murmurai-je.

Barbara déployait sa longue chevelure de fée, quand elle chantait chacun, chacune écoutait avec attention et parfois chantait avec elle. Après les chansons ce furent les vins, les bières, les gâteaux, et aussi les réflexions qu'inspiraient le moment présent: on venait d’apprendre que le capital avait capoté, que nous étions en équilibre sur une poutre au bord du vide et pourtant le rire n'avait jamais été aussi fort, on avait vu à la télévision les hommes d'affaires tout dépenaillés, la cravate de travers qui suivaient l'enterrement du capital, il y avait des pleureuses et des chefs d'état qui essayaient de rendre le moral à tous ces anciens richards jadis cotés en bourse, la bourse était plate et les châtelains étaient obligés de vendre leurs châteaux, mais il ne restait plus de personnes assez fortunées pour les acheter. On chuchotait «Rien ne sera jamais plus comme avant» les directeurs de banque campaient sous les ponts de Paris, c'était la déchoulure totale, les épargnants manifestaient dans les rues des capitales, les états étaient en faillite, les états étaient dans un drôle d’état. Les actionnaires brandissaient leurs actions, horrifiés qu'elles ne soient plus que du papier!....... Je me souvenais que je cherchais la joie parfaite à travers tous ces évènements quoiqu'il se passe, me disais-je, il faut que je m'apprête à rebondir sur la trampoline de la Vie. Facile à dire, me disaient les spéculateurs qui avaient mal spéculé sur les conseils soi-disant éclairés des magnats de la finance. On sonne le glas des argentiers, Wall Street est au fond du panier. L'hiver sera chaud, tiens bon la barre, matelot.

Encore une fois, il sait assez celui qui sait s'il sait qu'il ne sait rien. Tout est rien et rien est tout. Donc ne désespérons pas. Le vieux monde est presque mort, le nouveau va entrer en scène, on vient juste d'entendre les 3 coups, achetez des graines chez Kokopelli et renvoyez Monsanto aux Etats-Unis. 

Julos 13 octobre 08 T.L.G

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05 octobre 2008

Ô Ardenne

 

Ô Ardenne, tu fais partie de ma vie, tu m'as ouvert la voie, j'ai écouté ta voix quand le vent soufflait fort, ô les Elfes, frôlez nous de vos ailes fragiles et vous les nutons, travailleurs de la nuit, on a besoin de vous en ces temps difficiles et vous les 4 fils Aymon et le cheval Bayard si tant légendaire que d'en parler, j'en tremble, vous les 4 fils qui résistèrent à l'empereur Charlemagne, ô vous "Renaud Robert, Giscard, Allard, nous avons vu vos étendards" et toi l'enchanteur Maugis grand magicien inoubliable où es tu maintenant toi qui avait promis de revenir à chaque siècle pour crier haut et fort que la poésie n'est pas morte ni les chants ni les ballades, ni les chansons d'amour. Ô Ardenne, je t'ai tant marchée tant le jour que la nuit entre Oignies des ardoisières et Fumay sur la Meuse. Forêt profonde on ne peut sortir de toi indemne et toi ma Semois ma rivière mythique avec ton peuple volant de libellules bleues. Ardenne avec tes granges où séchait le tabac, Corbion, Frahan, Porcheresse, Daverdisse, nous passerons le gué pour rejoindre la belle.

Ardenne, tu m'as chuchoté tes mystères à l'oreille, tu es rentrée en moi par les pieds. Ô les rochers, les méandres, le tombeau du géant, "ô Meuse endormeuse et chère à mon enfance"*. C'est aussi ton odeur, ton parfum d'humus et de terreau et de terroir c'est ta sauvagerie. Chez toi on peut marcher tant que le jour est long sans voir une maison ni un habitant. Celles et ceux qui t'habitent apparaissent et disparaissent comme des mirages à la vue d'un vivant, les fées sont si nombreuses que le parfum du vent enivre les oiseaux de nuit qui veillent en haut des chênes si vieux que les siècles jamais ne les voient dépérir. Ardenne, j'emboucherai le cor de chasse pour faire vibrer les souvenances anciennes, pour faire revenir de la nuit des temps, les rouliers de jadis, les colporteurs. Sangliers, biches, cerfs, renards montrez vos museaux et brandissez vos bois, vous êtes dans ma peau pour toujours et pour jamais. 

*référence à Peguy  

 

Julos Beaucarne Tourinnes-la-Grosse le jeudi 25 septembre 08

 

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