18 septembre 2008

Revenir de Bali

 

Revenir de Bali c'est revenir d'un rêve...... qui est une réalité, c'est revenir du pays du vide parfait, c'est revenir du pays des libellules rouges et des fêtes de l'eau.
C'est le pays de la souriance totale et de la beauté, c'est le pays où les fleurs ont pris le pouvoir, vous savez bien: "Les fleurs ne peuvent parler, elles ne peuvent que sourire".
Revenir de Bali c'est en fait ne jamais en revenir. Bali, c'est le pays où l'on rend grâce, où l'on remercie d'être, d'exister à chaque pas .
Julos

et la remerciance infinie d'être encore vivant

09:31 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

30 août 2008

Chassepierre (suite)

 

 

Chassepierre petit village de la Semois fut le 24 et 25 août 08 pour la 35ième fois un immense palais de la découverte, l'imagination était en effet au pouvoir. Les deux chevilles ouvrières de ce rassemblement hors du commun sont Anne-Marie Klenes et Alain Schmitz. Tout d'abord quand on descend au village, on échappe pas au rituel du chapeau: une chapelière experte explique comment faire soi-même un chapeau haut de forme avec un grand carré de papier kraft et....tout le monde s'y met, c'est comme une initiation à la fête et c'est là que tout commence, on compare les chapeaux, on les essaie, on les fait essayer par d'autres pour voir ce que ça donne, on ri, c'est pure fantaisie et sourire, il y a des gens de tous les âges, un vrai bonheur, voila la vraie culture populaire, pas de castes ici, tout le monde se parle. Et c'est coiffé de ce couvre-chef original qu'on arpente les rues du village. Il  faut de tout pour faire un monde,ainsi on a pu voir un constructeur de tour, totalement zen et  calme oeuvrant avec des perches de bambou et de la ficelle pour réaliser une époustouflante et silencieuse progression vers le ciel comme s'il méditait, tout le monde sait qu'il n'y a que la lenteur qui va vite, en dessous de lui un long tandem passe avec 6 pédaleurs musiciens hollandais: toute une fanfare! Ils croisent ZIZA AZIZI  le derviche tourneur qui fait virevolter de larges jupes de couleur, il tourne comme la terre tourne autour du soleil et se met lentement en transe, en contrebas de lui deux toupies humaines tournent comme lui à qui mieux mieux sous des parapluies de couleur. On s'arrête pour manger un ravier de champignons des bois, on boit un orval: cette bière terriblement catholique qui exorcise tandis que le chanteur facteur chante accoudé au mur. Le "Jaipur Maharaja brass band" officie en marchant et nous voici en Inde, rien ne manque ni la danseuse ni le fakir.
La compagnie des chemins de terre qui n'a rien à voir avec la compagnie des wagons-lits revisite Shakespeare derrière l'église. Sur la plaine en bordure de la Semois, de jeunes gymnases virevoltent et s'envoient en l'air et se rattrapent avec une précision mathématique sous les "hourras" de la foule en délire, un peu plus loin une cantatrice pas triste du tout cache dans sa robe à panier, un castelet qui représente en plus petit la scala de Milan, excusez du trop. Elle est hollandaise, elle parle un français approximatif et c'est très drôle ........ hélas on ne peut pas tout voir ni tout avoir car voila que notre drache nationale rentre en scène, elle voulait absolument se faire voir, elle n'était pas invitée par les organisateurs et ..... tout le monde rejoint sa voiture ....... bon .... il n’empêche que ce qu'on a vu, c'était pure merveille, alors on se prépare déjà à revenir les
22 et 23 août 2009. Les enfants qui partaient du site, pris par l'ambiance essayaient de sauter comme les gymnases, leurs yeux brillaient beaucoup plus fort que lorsqu¹ils jouent avec leurs jeux électroniques qui leur volent leur âme d'enfant. Ils repartent émerveillés, nous voila loin de notre quotidienne télé qui ronronne sans surprise dans nos salons sans air. Merci à Alain et à Anne-Marie qui nous ont jetés dans l'étonnement pour la 35ième fois au bord de la Semois, notre rivière mythique, cette piste ancestrale d'envol des libellules.


Julos  Tourinnes-la-grosse 29 août 2008

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les organisateurs: Anne-marie Klenes et Alain Schmitz

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19:07 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

21 août 2008

Congo River

 

Affiche_CongoRiver

 
http://www.congo-river.com/

 

Sur TV Deux Belgique, il y avait un film magnifique et touchant ce mercredi 20 août dans la soirée: ”Congo River” de Thierry Michel. Dans ce film on voit voguer une arche de Noé avec veaux, vaches, cochons, couvées, chèvres, bébés, enfants, femmes, jeunes filles, troncs d’arbres. Comme ça fait longtemps que les voies ferrées n’existent plus, c’est le grand fleuve qui marche: le fleuve Congo (4600 kilomètres) qui  fait office de TGV flottant avec ses barges pleines à ras-bord. Parfois la barge est arrêtée par des bancs de sable et les sondeurs sur le pont sont toujours la perche à la main à tâter le fond et ils signalent en permanence au capitaine la profondeur de l’eau pour éviter que le bateau ne soit immobilisé dans les bancs de sable. Dans ce film on parle de tout, des enfants soldats, des militaires qui pullulent, on nous montre les ruines de Gbadolite envahies par la végétation luxuriante. (Gbadolite ce fut le palais de l’empereur Mobutu qui s’y rendait en hélicoptère depuis Kinshasa). On parle de Kisangani, on voit les enfants qui travaillent tant que le jour est long à la recherche d’or pour rapporter quelques kopeks à leur mère, le père ayant disparu. Une femme sur son lit d’hôpital raconte son viol par des militaires, on parle d’une petite fille qui a été violée ainsi que d’une jeune fille qui a subi le même sort et n’arrive plus à sourire. On parle de la mouche tsé-tsé et de la maladie du sommeil. La musique de Lokua Kanza est magnifique et les chants sont splendides. Tout ce film est poignant. On y croise la barbarie et la beauté, la magie et la sorcellerie. Un film sans concession qui parle “des vraies affaires” comme on dit au Québec, du vrai documentaire qui donne à penser et on suit ce bateau surchargé qui vogue à qui mieux mieux au milieu de paysages grandioses.

Julos le 20 août 08

le jour où les cendres de mon ami  Etienne Delmas
se sont envolées au bord de l’île de Port-Cros 
sur la plage de la Palud.
  
 

 

09:54 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

19 août 2008

La voix

 

Mon corps est l'alambic alchimique de ma voix, ma voix dépend de ce que je bois, de ce que je mange, ma voix dépend du lieu ou j'habite, des pensées qui se meuvent dans mon cerveau, ma voix dépend de mes mouvements dans l'espace, ma voix dépend de ce que je lis, de ce que je regarde. Je voudrais mettre dans ma voix tout ce que je suis, ma voix sera unique si je suis moi, si je me suis, si je suis mon exact chemin. Je veux que ma voix révèle l'entièreté de que je suis,  je veux que ma voix soit réellement moi, je veux que réellement ma voix soit ma voix et pas la voix d'un autre. Je veux suivre ma voie.


Julos 19 août 08

 

 

Babel 0

La tour de Samana en Irak

 

23:50 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

07 août 2008

Les femmes sont les premières maisons des hommes et des femmes

 

Les femmes sont les premières maisons

des hommes et des femmes,

elles sont leur rampe de lancement, leur pont,

elles leur donnent leur âme.


Ainsi les hommes pendant 9 mois

ont été qu'ils le veuillent

ou pas......... des femmes.

Une fois sortis d'elles, hélas!,

il arrive qu'ils les profanent,

les massacrent, les violent, les damnent.


Ô vous, qui que vous soyez,

c'est aux femmes que vous devez

le fait de naître

et de marcher sur la terre.

Ne laissez pas se faner

les fleurs qui vous ont portés

vers la lumière.

Elles vous disent:

«Je vous ai fait,

à vous à présent de vous faire.

C'est à votre tour d'achever 

l'ouvrage... déjà... commencé.

A votre tour de vous faire naître

jusqu'au moment où la mort,

notre mère à tous et à toutes,

nous fera entrer de plain-pied

dans ce qu'on appelle, à tort ou à raison,

l'éternité.»


 

Julos Beaucarne

Tourinnes-la-grosse 7/8/8

18:18 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (9)

28 mai 2008

 

 

JaseurOiseaux

 

L'inspiration est fragile comme nos vies, à la moindre distraction,  elle s'enfuit et les mots ne se rattrapent plus .... heureusement tant qu'on est vivant l'inspiration persiste et son souffle chaud nous porte loin, nous sommes des planeurs, des voiliers que le vent du dire et de la disance dense porte vers le haut.

O poésie,  ô poétesses, prêtresses des mots sortis de vos bouches rouges, ô poètes, vous qui rejoignez les mystiques de tous les temps, vous qui rejoignez tous les voyageurs et toutes les voyageuses jetés sur cette terre pour un court laps de temps avant la retournance au cosmos primordial. Vos enfantelets et vos enfantelettes prendront votre relais dans la luxuriance des mots qui n'ont pas encore étés dits, à vous toutes et tous,j 'adresse mon fraternel et souriant salut.

Julos en 28 de mai où je me permets d'écrire ce qu'il me plaît.   

19:13 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

25 mai 2008

Journée de l'obésité

 

Hier c'était la journée mondiale de l'obésité.

 

 

La danseuse japonaise obèse

La femme-sumo
Soumise
A la tyrannie du poids

Démontre jusqu’où peut aller

Jusqu’où va

L’élasticité étonnante

De la peau humaine

Cédant peu à peu

Jour après jour

Pas à pas

Heure par heure

A la pression

Impressionnante

Du colossal manger

La peau

Hypertendue

Prête à éclater

Exulte et exalte

Et consacre

Le sacre

De la surchage pondérale

Exulte et exalte le plaisir maximal

De la tripaille

Exulte et exalte le jouir

De l’encombrance totale de

La mangeaille

Dans un corps

Plein jusqu’à ras bord

Au bal éléphantesque

Baobabesque aux limites

De la tension du tambour

De la peau, la danseuse sumo

Japonaise obèse goûte le plaisir

Immense de la danse.

 

 

 

Extrait des "Chaussettes de l'Archiduchesse" paru au Seuil

20:50 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

22 mai 2008

Journée Mondiale de la Diversité

Photo_Diversite

A l’occasion de la Journée Mondiale de la Diversité voici un texte de mon ami Pierre Lieutaghi extrait de son livre « L’Environnement végétal » - Editions Delachaux et Niestlé

 

écoutez le texte



La Potentille des montagnes,
le carex de Schreber font-ils encore,
au Vésinet, la joie des rares botanistes ?
Cueille-t-on encore, à Montmorency, l’ancolie,
la linaigrette à larges feuilles, le carex de Maire ?
A Domont, l’orchis vert, la pyrole mineure
et la pyrole à feuilles rondes ?
A Nogent, près de la gare, la rarissime scutellaire
de Columna, le carex pauvre ?
La tulipe sylvestre fleurit-elle toujours
à St-Cloud ? L’anémone pulsatille,
belle « herbe au vent »,
survit-elle au bois de Boulogne ?
Que de visages effacés à jamais,
que de richesses estimables seulement
en monnaie de bonheur disparues sous la brique,
l’asphalte, écrasées sous les pas.



Extrait du disque ”Le chanteur du silence”

22:58 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

15 mai 2008

Les femmes de demain

Le journal « Femmes d’aujourd’hui » a juste 75 ans, juste 3 ans de plus que moi. Le journal « Femmes d’aujourd’hui » et moi nous sommes presque nés en même temps mais qu’est-ce, en fin finale, que le temps? Et je me pose la question: les femmes d’aujourd’hui sont-elles encore un petit peu les femmes d’hier et qu’y a-t-il encore de commun entre Néphertiti et la femme d’aujourd’hui et ... la femme de demain qu’elle sera-t-elle? Il y a trop de jours encore avant de dépasser sur l’autoroute du temps l’an 2999, pour imaginer fut-ce une picoseconde comment seront les femmes du nouveau siècle, les femmes du futur et certains se demandent: y ­a-t-il encore unfutur? Quelle pythie, quelle devineresse faudrait-il interroger pour savoir comment seront habillées non pas les femmes du temps jadis, bien sûr, cela nous le savons mais comment seront habillées les femmes de demain, de ce demain qui ne ressemblera que très peu à notre demain actuel. Peut-être les OGM de Monsanto auront-ils semé la mort partout sur la Terre, peut-être que ce sera le silence sur notre bonne vieille planète massacrée par les bombes, les armes chimiques et bactériologiques, la terre notre mère, empoisonnée par ses propres fils, ces apprentis sorciers de la chimie qui travaillent au nom du pèse et du fisc et du saint bénéfice, ces apprentis sorciers qui sont les fils des femmes d’aujourd’hui. Peut-être que les femmes de demain devront prendre parti contre les massacres de toute farine, contre les géants de la chimie, les industriels de la guerre pour pouvoir encore avoir des enfants, pour pouvoir survivre, pour pouvoir croire en l’avenir. Pourrons-nous encore vivre en paix sous les arbres? C’est ce que je souhaite de toute mon âme à toutes les femmes d’aujourd’hui et de demain, d’ici et de partout, il n’est pas trop tard mais il est juste trop tard moins le quart.

Julos Beaucarne, le 14 mars 2008

Publié dans le magazine "Femmes d'Aujourd'hui"

14:28 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

13 mai 2008

LE RIRE DE LA MATIERE

 

Je voulais juste en passant parler du rire de la matière, de la transfiguration de notre propre corps d’humain et d’humaine. Je voulais faire rire toutes mes cellules, je voulais me raconter des histoires tellement drôles et tellement tendres que chacune de mes cellules  se mettrait à sourire et à rire et à vibrer très fort. Ce serait simple de se mettre au soleil et de devenir le soleil lui-même. A dire vrai, j’aimerais pouvoir ensoleiller mon propre corps même s’il n’y a pas de soleil, il sortirait de moi une foultitude de rayons puissants qui enverraient de la chaleur et du bonheur aux 4 coins cardinaux, je deviendrais un relais du soleil, un relais plus qu’hertzien de l’amour universel. 

Julos 13 mai 2008

07:50 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (8)

Montaigne

 

 Textes_Montaigne

 

Texte de Montaigne repris par Philippe Avron
dans un de ses spectacles

07:45 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

C’est le printemps

 

C’est le printemps
Les jeunes filles sortent leurs longs cheveux
L’air les embrasse de partout
Les fleurs veulent m’embrasser à peine
suis-je entré dans le jardin
Les arbres me sautent au cou
C’est le printemps les jeunes filles
sortent leurs longs cheveux

Extrait du disque "Le Jaseur Boréal"

07:35 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)