01 mai 2008

CES ENFANTS DONT LES BOURREAUX SONT LES PARENTS

 

On estime à 500 le nombre de fillettes menacées chaque année d'être excisées que ce soit chez nous ou lors d'un retour pendant les vacances.  

CES ENFANTS DONT LES BOURREAUX SONT LES PARENTS ET UNE TRADITION ABSURDE ET DESTRUCTRICE
 

C’est l’histoire d’une petite fille, elle avait peut-être 5 ans. Elle est dans un train qui glisse vers Bruxelles,  elle est avec ses parents, on ne lui a pas dit pourquoi elle faisait ce voyage, elle joue dans le compartiment et regarde défiler le paysage, elle n’a jamais été en train, elle n’est jamais venue à Bruxelles. Au sortir de la gare du midi sa maman et son papa l’entraînent dans un tram, elle n’a jamais pris de tram, le tram est plein de gens, elle regarde les visages des voyageurs, le tram va vers la périphérie, tout étonne la petite fille, les magasins, les gens sur les trottoirs, elle voit des maisons très hautes, elle n’en a jamais vues de si hautes. Ils descendent du tram et se dirigent vers une de ces hautes maisons. Ils s’arrètent à l’entrée d’une des tours. « C’est ici », dit le père. Ils entrent, le pére pèse sur une sonnette près d’un nom, une voix lui répond : « c’est au treizieme ». La voix ?..... Rien que le son de la voix effraie la petite fille, elle commence à prendre peur, elle se réfugie dans les bras de sa maman mais elle a l’impression que sa maman n’est plus sa maman, quelque chose comme un déclic empêche sa maman de l’entourer d’affection, elle va vers son père et c’est la même impression qui monte dans tout son  petit corps, elle se sent seule. « Pourquoi sommes-nous venus ici? » Son père appelle l’ascenseur :13 étages et l’ambiance est si tendue que la peur monte et devient intolérable dans le coeur de la petite fille, elle voudrait partir, crier au secours, elle ne sent plus d’affection venir ni de son père ni de sa mère, elle est seule à 5 ans comme si elle n’avait plus de parents dans cet ascenseur qui monte interminablement comme s’il allait au ciel. Ils arrivent au 13 ieme étage, le père sonne à une porte, une dame ouvre, la petite fille fait 3 pas en arrière, la dame a l’air d’une sorcière et derrière elle, deux autres dames avec des regards déterminés posés sur elle,  elles prennent la petite fille qui ne sait pas ce qu’elles lui veulent, les parents s’écartent et laissent faire les exciseuses qui coupent, le clitoris de la petite fille avec des ciseaux, la petite fille crie son jeune sang coule, les voisins ne s’inquiètent plus, c’est tous les jours qu’ils entendent ces cris, le sang coule, personne n’intervient pour arrêter ce massacre, ni les parents ni les voisins, nous sommes dans l’absurdhistan total, les voisins n’ont pas osé parler à la police de ces cris, de ces vas-et-viens dans la cage d’escalier. Quand la maîtresse de la petite fille ne l’a plus vue dans la classe, elle ne s’est pas inquiétée mais quand la petite fille est revenue à l’école, elle s’est rendue compte qu’elle était trop faible pour jouer dans la cour, ses petites amies ont raconté qu’elle passait ses récréations à la toilette, elles en ont parlé à leurs parents qui ne s’en sont pas mêlés, le jour de visite médicale scolaire, elle n’était pas là non plus, le jour de la piscine et puis un jour elle n’est pas revenue à l’école et on a appris qu’elle était morte.


Julos

12:08 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (7)

29 avril 2008

Et chacun faisant son métier

 

René jard[1]..
 

 

"Et chacun faisant son métier
Voici planter le jardinier
Selon sa vie
D'être aux plantes avec ses mains
Doux et bon comme à des humains
Sous le soleil et sous la pluie"

Max Elskamp

Dessin de Gilles Poulou (Suisse)

22:29 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

27 avril 2008

Avril

 

Texte_Avril
 

 

Avril, c'est le moment où l'on passe la terre
au peigne fin, elle est nue, à découvert,
elle a sa plus belle couleur,
elle attend de recevoir des milliers de graines, 
elle a hâte de porter,
de faire fruit, de fleurir,
elle est impatiente et ouverte.

Julos

19:43 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

25 avril 2008

Qui parle de nuit quand il n'y a que jour ?

 

Textes_QuiParleNuit

22:24 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

19 avril 2008

Femmes et Hommes de la Texture

 

FemmesEtHommes

18:42 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (5)

Les mouettes avaient délaissé la mer

 

Textes_MouettesRieuses


 

Les mouettes avaient délaissé la mer, elles marchaient sur le toit du monde. La mer s’ennuyait sans elles, « le bruit des vagues, ce n’est pas assez », disait-elle, « revenez mouettes rieuses, faites-moi rire, moi la mer qui m’ennuie à me balancer mollement sur des étendues infinies avec dans mon ventre des poissons de plus en plus pourris, oui, je m’ennuie d’aller tout le temps vague vaguelant. C’est répétitif, c’est lassant ». Le toit du monde ne voulait pas lâcher les mouettes rieuses parce que, le saviez-vous, on ne riait plus sur le toit du monde. Dites ? Le toit du monde va-t-il s’effondrer et toutes ces expériences humaines au bord du ciel seraient-elles perdues à jamais? Le toit du monde ne voulait pas s’effondrer sous le poids de la neige du désespoir. Les moines avec sous les bras des déguisements de soldats de l’armée terriblement rouge psalmodiaient la nuit des temps et mangaient des tartines aux beurre rance sur les térasses de Lhassa. Dans le temple principal, des lamas psalmodiaient et des soldats frappaient à la porte première du temple: « Ouvrez nous, nous sommes des faux moines déguisés, nous venons d’Olympe avec la flamme olympique, mais elle vient de s’éteindre auriez-vous un briquet? Nous avons l’envie de léviter avec vous, nous en avons assez de l’armée rouge ». Quand ils eurent réussi à ouvrir la porte, ils virent les moines flotter dans l’air comme des mongolfières et tenter d’ouvrir les fenêtres pour prendre leur envol, les soldats les mirent en joue avec leurs fusils mais les balles une fois tirées revenaient vers eux comme des boomerangs, ils s’enfuirent à bord de leur 4X4=16 poursuivis par des escadrilles de moines volants qui jouaient à la balle avec les balles et les renvoyaient illico à la soldatesque perplexe au plus haut point, les 4X4=16 filaient à toute allure et frôlaient les précipices.  Dans son rétroviseur le conducteur voyait des nuées de moines volants qui riaient et s’esbaudissaient joyeux de s’être libérés de la pesante pesanteur. Ce qui effrayait les militaires, c’était tout simplement l’inexplicable et l’inexpliqué ou peut-être tout simplement le spirituel, ils n’étaient pas très spirituels, il faut en convenir, ils ne riaient pas souvent, leur rire étaient devenu un rictus effrayant. Les moines cessèrent de les poursuivre et s’envolèrent vers le mont Kailash. Pendant ce temps Benoit 13 et trois: 4x4=16 jouait aux cartes avec Bush dans les salons de la maison terriblement blanche qui, vous le savez, est bâtie sur des cimetières. Clara servait du djin et Benoit le très étroit envoyait des bénédictions urbi et orbi partout et sans discernement, ça ne le gênait pas de cotoyer un étouffeur de monde. Comment pouvait-il frôler le monstre sans sentir la patte du diable. De la bouche de Bush sortaient des flammes, il faut savoir que pour eux deux, le monde n’était qu’un jeu, un jeu de monopoly, oui, monopoliser toutes les consciences, être les plus riches, entretenir le monde dans l’ignorance, si quelqu’un en sait trop, le bousiller, garder l'hégémonie, que vivent éternellement les 4X4=16, laissons aux moines l’ascèse. Bush, Benoit et co jouent aux échecs dans le salon blanc de la maison blanche. Ils jettent dans le feu ouvert les livres de Darwin, ils ne peuvent imaginer qu’ils n’ont pas évolué. Ils montent dans l’immense limousine-corbillard visiter Washington, acclamés par la foule des suiveurs. Bush jette des liasses de dollars à la foule qui se bat pour le moindre billet. L’empereur est à l’apogée de sa décadence. Son règne désastreux est presque fini... Dites, chers lecteurs, est-ce que l’extrême paisibilité des astres vous rassure?
 
Julos Beaucarne samedi 19 avril 08

11:30 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

15 avril 2008

Que de prosternances en cette St Jules

 

Julos_StJules

 

Que de prosternances en cette St Jules ce 13 d’avril de l’an huitième, en cette bastide de la converserie où nous croisions Breughel et une foultitude de têtes de cerfs accrochées aux murs en guise de parure. A certains de ceux-ci on avait vissé une croix, quel supplice ce fut pour ces cerfs antiques de promener dans les forêts anciennes en plus de leurs bois la croix du supplicié Jésus car il faut vous dire que les cerfs de la forêt de St Hubert portent tous une  croix visée sur leur chef et celui qui ne me croit pas n’a tout simplement pas, la foi. En plus accrochés aux murs il n’y avait pas que des cerfs, de ces vieux cerfs qui gardaient dans leurs poils la souvenance de la vie dans les  forêts de jadis, il y avait des têtes de biches, de mouflons d’orignaux du Québec, de bisons taiseux qui nous regardaient passer avec leur regard fixe et leurs yeux arrêtés sur notre image. Trophées vous n’avez pas tout dit et votre  silence nous parle haut et fort. C’est dans ce cadre étrange que vinrent témoigner 12 passionnés par l’écriture et la belle personne que fût et reste en nos mémoires Christiane Singer celle qui avait du panache, dans ses écrits, et dans sa voix et dans son style et qui bien que disparue à nos yeux persiste et signe dans le nid de nos mémoires fidèles.

 

Marie Milis, celle qui conduisait ces voyageurs arrêtés sur l’image de Christiane Singer, invita chacun, chacune personnellement à écrire une maniere d’auto-éloge à la lueur de l’oeuvre de celle qui avait eu l’audace de nous quitter en apparence pour ne plus disparaître jamais le 4 avril 2007. 

 

Julos 12 avril 08 St Jules



 

Auto-éloge de Julos Beaucarne écrite le 13 avril 2008 à la converserie près de St Hubert

 

Je suis celui que rien n’arrête ni la guerre, ni la folie ni la mort. Je suis l’isolé du grand pic solitaire et multiple, nombreux et unique. Je suis le conquérant, l’escaladeur des plus hautes montagnes, je suis celui qui connais par coeur tous les poèmes du monde et peut les redire à la cantonnade avec la voix forte des montreurs de voie. Je suis le voyant qui voit d’un seul coup d’oeil dans la pierre ramassée sur le sol son cheminement “abracadabrantesque” de A à Z, depuis le commencement du monde minéral. J’étais là quand les montagnes se sont levées du levant au ponant. J’ai vu tous les volcans de la terre éructer leurs laves purifiantes en même temps pour le grand concert minéral universel. Je suis celui qui se prosterne devant la belle, le bel et le beau, devant celui ou celle qui fût qui est ou qui n’est plus car même celui qui n’est plus est. Je suis le géant du jour qui tient par la main le soleil joyeux de célébrer la clarté qui ouvre toutes les consciences et fait s’évaporer le brouillard épais de la barbarie. Je suis le voyant qui voit d’un coup d’oeil se dérouler le film de l’âme universelle et sauvage des femmes et des hommes. Je suis celui qui n’a pas d’armes et dont la force est dans les larmes  qui mettent en fuite le chaos, le chaotique et le cataclysme primal des détourneurs et des faux  falsificateurs de la pure mystique des coeurs des purs et des enfantelets pour qui tout, tout partout est et restera le vrai je suis celui qui voyage à la vitesse de la lumière, l’ubiquitaire qui est ici et la-bas en même temps, la portance de ma voix est plus forte que toutes les radios du monde. Je suis le télépathe épatant le plus puissant du monde actuel et des mondes à venir. Je corresponds avec tous les vivants ceux de cette galaxie-ci et ceux des autres mondes projetés plic ploc à la ronde. Je parle aux habitants galactiques en direct, je parle le langage des astres, des astéroïdes, des planètes habitées par l’amour lui-même. Je suis le commandeur des incroyants fidèle à la première des vérités premières celle qui jaillit  comme l’eau d’un geyser  des sources de moi-même. Je suis l’incipit et je suis le dernier celui qui ferme la marche, le feu rouge qui clignote au bout de la file des vaisseaux spacieux de l’infinie spatialité. Je suis le voyageur immobile qui embrasse d’un seul regard laser la réalité entière en son entier d’un seul coup d’oeil, je suis celui qui sait qu’il est plus le + que le moins. Je suis l’homme aux paroles désaltérantes à la voix d’or à la mémoire universelle qui enregistre comme un sismographe les secousses sismiques et cycliques des univers qui se donnent la réplique. Je suis celui qui rend visite chaque jour à l’étoile polaire qui est trois fois plus grosse que notre soleil familier, je la salue chaque nuit et elle me donne tout ce que je pensais n’avoir pas. Et ce que je n’ai pas je l’ai plus que 7 fois 7 fois.

 

Julos 

08:09 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

10 avril 2008

Les bébés ne naissent plus le dimanche

 

Les bébés ne naissent plus le dimanche, mon amour, on les force à sortir du ventre de leur mère n’importe quand, or, seuls les bébés savent le moment précis ou ils doivent sortir du ventre de leur mère mais souvent hélas l’homme de science  n’attend pas que le bébé frappe à la porte, il est pressé de finir sa journée, pourtant, c’est son métier de mettre au monde des bébés. On dirait qu’il a même oublié qu’il fût un bébé lui-même alors il n’attend pas que le bébé frappe à la porte pour sortir, il force le bébé à sortir parce que l’homme de science, le cerveau de cette opération magique et délicate...  eh bien... hélas, il a autre chose à faire. Pourtant c’est primordial pour un bébé de sortir au bon moment de sa maman, la maman sait peut-être mieux que l’homme de science quand le bébé veut sortir, elle le sait, elle le sent, ça fait 9 mois qu’ils vivent  ensemble, il n’y a  pas moyen de vivre plus proche que ça, ce me semble, ça me paraît être du pur bon sens, bon sang de bonsoir. C’est primordial pour un bébé de sortir au bon moment du ventre de sa mère pour pouvoir se sentir toute sa vie au bon moment, à la bonne place, à sa place quoi. La naissance d’un enfant c’est un moment fixé par les astres, par le cosmos lui même. Ne forcez pas le bébé à sortir, s’il n’est pas prêt, si vous le forcez, il se sentira brimé, il sortira inachevé du ventre de sa mère, il ne se sentira pas respecté, on lui aura appris dès sa naissance à se plier à la loi des hommes qui veulent que la terre entière avec et y compris les bébés leurs soient soumis, ils veulent dès la naissance faire tout de suite des bébés, des esclaves de la vitesse qui obéissent au doigt et à l’oeil aux diktats de la discipline scientifique, ils ne veulent surtout pas que les bébés goûtent le plaisir de naître, qui est peut-être le plaisir le plus raffiné qui soit: ce moment de sa naissance, de sa libérance, il va le retenir toute sa vie dans la mémoire  de sa chair, de sa peau.
 
Les bébés ne naissent plus le dimanche, mon amour, c’est tellement dommage. Je voudrais ne voir sortir les bébés du ventre de leurs mères qu’au moment où ils le décident. Ne forcez pas les bébés à courir dehors de leur mère, donnez-leurs leur chance de naître à leur rythme et de commencer dans la joie une vie autonome en accord avec le monde. Les hommes se croient les maîtres de l’univers, ils savent un peu mais pas tout, souvent ils ne prennent pas en compte l’horlogerie secrète de la naissance. Libérez les bébés du carcan du temps. Ca fait longtemps qu’ils sont en route. Un bébé vaut bien qu’on s’attarde à sa naissance pour faire la fête, c’est lui qui sera le demain. S’il vous plaît, ne cassez pas dès la naissance le demain des êtres à venir.
 
Julos Beaucarne 10 Avril 2008 TLG

18:53 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (12)

09 avril 2008

Si t'es pressé fais un détour...

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16:07 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

07 avril 2008

L'étoile polaire

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L'étoile polaire est loin de nous.....
Elle est à 570 années lumière
Et elle est 3 fois plus grosse que le soleil.
Le côté merveilleux c'est qu'on peut la voir d'ici-bas
De notre terre familière avec nos petits yeux d'humain.
Y a-t-il des planètes habitables tout près de l'étoile polaire ?
La distance, hélas, est longue mais comme le rêve est grand !
Et une chose est certaine, c'est que je ne pourrai m'y rendre
Que par la pensée mais c'est déjà tellement fou.
La pensée est la tête chercheuse de tout mon être
Je peux l'envoyer aux 4 points cardinaux et dans toutes les galaxies
Vous savez bien: "mon terroir c'est les galaxies"...
Qu'il fait bon s'y balader des nuits entières
Et combien je remercie ma mère et mon père
De m'avoir donné 5 sens
Et cette constatation me met sans dessus dessous.
Je suis en état de remerciance totale pour toutes ces merveilles.

 

Julos

16:16 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

Histoire d'elle

 

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Textes_HistoiredElle_2

09:29 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

05 avril 2008

Te souviens-tu...

 

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21:11 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)