08 mars 2008

Chef d'oeuvre en péril

 

Texte_JournéeFemme08mars08


 


 

Photo de sadia
Ce 8 mars : Journée internationale des femmes
 
 

Ce jour je pense intensément à Ingrid Betancourt plus que jamais en détresse. Un missile américain a tué le seul interlocuteur valable des “Farc” auprès du gouvernement français. La Colombie semble devenir l’Israël de l’Amérique du sud. Bush en fin de règne, en fin d’empire semble vouloir que tout empire, il n’a pas pardonné à Chavez de lui tirer la langue. Je pense à Shala Entasari iranienne arrêtée parce qu’elle prône l’égalité entre les hommes et les femmes, je pense à Hana Abdi iranienne également arrêtée parce qu’elle a participé à des cours d’alphabétisation pour femmes illettrées. Prêcher l’égalité entre les hommes et les femmes est une activité illégale en Iran. Je pense à Aung San Suu Kyi en Birmanie. Il faut savoir que les birmans ont besoin du tourisme pour survivre si vous y allez, n’allez pas dans les hôtels d’état, je pense aux femmes de chez nous violentées par leur mari. La barbarie est toute proche de nous. Je pense aux femmes de certains villages africains qui lorsqu’elles sont violentées soufflent dans un sifflet et à ce signal toutes les femmes du village accourent pour défendre celle qui est en péril.Je pense à ma Loulou assassinée en février 1975 ici à Tourinnes-la-Grosse. Les hommes et les femmes sont des chefs d’oeuvre en péril à Tourinnes-la-Grosse en Belgique, en Birmanie, en Colombie, en Iran, au Liban, en Colombie, au Brésil, la loi du plus fort est toujours la loi du moindre effort, je pense à Sadia de Lodelinsart tuée par son frère, il y a peu en Belgique, je pense à tant d’autres femmes dans le monde. Je ne comprends pas cet acharnement contre ces femmes d’où nous sommes tous et toutes sortis, je ne comprends pas que les femmes soient à ce point martyrisées dans ce monde bas de plafond. Le monde est une triste boutique. Nous vivons en plein Absurdisthan.

Julos  Beaucarne, ce 08 mars 08

PS: les informations sur l'Iran proviennent d'Amnesty International 

11:55 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

07 mars 2008

Sur la piste céleste - texte de Roland Bacry

 

Texte_TourQuatar


 

Sur la piste céleste, les deux coureurs sont en ligne: Jupiter, couleurs de l’arc-en-ciel, Méphisto, collant rouge et noir. Pan! L’ange starter a donné le départ, Méphisto se démène comme un diable et prend immédiatement 3 longueurs, au milieu des clameurs, crispé sur son guidon, la barbe blanche  flottant au vent.   Jupiter appuie sur les pédales,  la foule trépigne, les séraphins lancent leurs auréoles en l’air les cohortes de démons braillent l’enthousiasme: ”C’est un as vade retro, c’est un as” . Le premier jour Jupiter fit de l’eau, le second jour, il fit un soleil, le troisième jour... tout à coup l’éternel met pied à terre, la foule est debout : “Dieu a-t-il crevé? Non, il se remet en selle et repart de plus belle, vers la fin du 6ième jour, Méphisto menait toujours un train d’enfer  quand à l’entrée du virage il chuta lourdement: il avait cassé sa fourche:  Dieu était champion du monde.

Roland Bacry

13:43 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

06 mars 2008

Le manuscrit de la Mer Vivante

 

Textes_ManuscritMerVivante

17:36 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

03 mars 2008

J'étais fragile comme du papier en néerlandais

Textes_JEtaisFragile_TraductionEls


Traduction de la chanson "J'étais fragile comme du papier "
par
Els Vermandere

 

 

J'étais fragile comme du papier

 

J’étais fragile comme du papier

J’étais facile à déchirer

Le moindre petit vent contraire

M’envoyait de suite en enfer

J’étais fragile comme le cristal

Des jours très bien, des jours très mal

À la merci de l’air du temps

Un mot me griffait jusqu’au sang

 

J’étais l’argile du potier

Je me laissais toujours modeler

Un jour j’ai voulu être moi

Plutôt qu’une autre sous tes doigts

J’ai voulu savoir qui j’étais

Étais-je l’algue ou la forêt

Étais-je la soie ou la laine

Le granit ou la porcelaine


Aujourd’hui je vais vers moi-même

Même s’il en coûte à ceux qui m’aiment

Trop habitués à me voir

Docilement suivre leurs couloirs

Aujourd’hui je me suis de près

Je ne me quitte plus jamais

Je ne m’éloigne plus de moi

J’allais de guingois, je vais droit


Je suis subtile, je rebondis

Je suis heureuse et puis je ris

Il n’y a plus de vents contraires

Je nage au milieu de la mer

Je suis légère comme une plume

Je sors enfin de la brume

Je suis bien dans ma propre peau

Je navigue au fil de mon eau

Julos Beaucarne

22:01 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

25 février 2008

Le sismographe

 

 Textes_Sismographe


 

J'ai installé un sismographe sur un meuble de ma maison pour capter les vibrations de ce monde en ébullition, je l'observe chaque jour pour voir où nous en sommes, nous les passagers planétaires vous et moi: femmes et hommes accrochés à la planète : "terre". Je l'observe pour voir graphiquement, les tohu-bohus de ce temps parfois si tant déraisonnable, pour voir les changements, les vibrances, les chocs, les reflux, les flux, les redondances venues de loin ou de tout près. Nos corps sont-ils des sismographes qui enregistrent tous les mouvements du ventre de notre étoile qui a parfois de grandes indigestions. Sommes-nous tous et toutes des stars à califourchon sur la terre, notre moyen de locomotion, notre vaisseau spatial pas toujours très spacieux à cause de nous peut-être. Sait-elle où elle va la terre? Les volcans s'en donnent à coeur joie de l'Asie au Kamtchatka et même si la science avance, la terre toujours nous surprendra. Chaque personne est-elle un volcan qui sans crier gare éructe sa lave. Quoiqu'il en soit la terre aura toujours le dernier mot même si la science avance. On marche quasi inconscients sur la terre notre mère. Ce serait bon de la bénir, de la remercier de continuer à nous porter et de souhaiter qu'elle nous porte encore longtemps, nous autres, nos enfants et nos petits-enfants et nos arrières petits-enfants jusqu'à la nonante neuvième génération.

Julos 25 février 08

22:24 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (7)

21 février 2008

Julos vu par André Goosse


AndreGoosePhotoOlivierWeyrich
photo Olivier Weyrich


Discours d'André Goosse à l’occasion de l’élection de Julos comme Personnalité 94 du Club Richelieu Belgique-Luxembourg


Vous vous demandez sûrement pourquoi nos amis Richelieu ont fait choix d'un grammairien sévère et casanier pour présenter un esprit pétillant, irrévérencieux à l'occasion, même à l'égard de la grammaire sur la planète entière, voire dans le cosmos, dans la lune en tout cas. Je me suis interrogé aussi, et j'ai découvert deux explications à ce choix paradoxal. J'ai d'abord le plaisir d'être un voisin, puisque nous habitons la même commune; nous faisons nos courses ménagères dans le même magasin; révélation compromettante, nous nous rencontrons dans la même agence de banque. Nous sommes amis, j'espère qu'il ne trouve pas cela plus compromettant encore.

L'autre raison est que j'ai eu l'honneur de précéder Julos Beaucarne dans la suite des personnalités que distinguent d'année en année les clubs Richelieu de Belgique. Leurs motifs sont analogues, même s'ils se concrétisent dans des registres différents. C'est justement l'objet de cette présentation.

De Julos Beaucarne, tout le monde connaît les chandails bariolés et la chevelure mal disciplinée: "Il a du soleil dans les cheveux", observait une petite fille de quatre ans; dans le coeur également, mais restons encore aux choses extérieures. L'écriture par exemple: elle est très sage, à part les Q, qui rappellent les signes mystérieux des Cigares du pharaon. Sa façon de parler, je pense à sa diction et non à son vocabulaire, est distinguée: pour avoir un large succès, il n'est pas nécessaire d'avoir un fort accent du terroir, comme les chanteurs québécois. N'oublions pas que, dans sa carrière, Julos Beaucarne a été professeur d'art dramatique et comédien.

Dans sa carrière: le mot est plat. Si Julos a été assureur, ce qui ne fait pas spécialement poétique, il a été aussi placeur d'antennes de télévision, dans le ciel donc, sinon dans la lune, et professeur de gymnastique, mais plutôt de mime, ce qui s'accorde mieux avec la suite.

Comment devint-il chansonnier?
A vingt-cinq ans, en Provence, pour payer la réparation de la vieille Peugeot tombée en panne, il s'installe sur les places publiques, il se fait annoncer par le crieur, public lui aussi, et il fait la quête avec élégance: "On paie sa place au prix du plaisir". Il fallut un mois... Chansonnier, c'est un peu court, même si l'on précise que Julos Beaucarne compose à la fois des mots et des notes. Il met aussi des notes sur les mots des autres, poètes en particulier: Hugo, Baudelaire et Verlaine, Apollinaire et Eluard, Van Lerberghe et Chavée, Elskamp et Liliane Wouters, etc.
Il a composé en outre des musiques de scène au Rideau de Bruxelles, au Théâtre National (pour La nuit des rois de Shakespeare, s'il vous plaît!).

Les chansonniers sont-ils de vrais poètes? Pierre Seghers le pensait, qui a fait place dans son anthologie à Brassens et à Brel. Les chansonniers, s'adressant à un vaste public, sont les poètes accordés avec leur temps. C'est à leur honneur comme à leurs risques et périls. Chez Brel et chez Beaucarne, en tout cas, bien des textes nous paraissent de la vraie poésie: "S'ils regardèrent par la fenêtre et ils virent le jour saluer et disparaître, et la nuit sourire dans le feuillage des peupliers trembles."

"J'ai vécu à Nyagatare quand s'allumaient les candélabres des euphorbes." Ces citations montrent que le titre de chansonnier est trop étroit pour Beaucarne: il y a le diseur et il y a l'écrivain, tous se mêlant. C'est un écriveur infatigable, il l'avoue lui-même: "Mon seul problème, c'est de n'avoir pas assez de temps pour écrire parce que je suis obligé de voyager beaucoup. J'écris quand je suis triste. Ou quand je suis joyeux. J'écris beaucoup en train et en avion. En vélo, c'est plus difficile...".

Les professeurs aiment les subdivisions, objectives ou forcées. Je vais donc envisager successivement trois aspects dans l'oeuvre de Julos Beaucarne. Il se rattache aux "irréguliers du langage", groupe informel, c'est le cas de le dire, illustré particulièrement chez nous, notamment par mon autre ami Jean-Pierre Verheggen. Cette connivence entre des irréguliers et le régulier, le régulateur, qu'est un grammairien doit vous surprendre. Mais un irrégulier qui ne connaît pas les règles qu'il viole est un ignorant et un maladroit. D'autre part, la Belgique compte à la fois beaucoup d'irréguliers du langage et beaucoup de grammairiens; cela résulterait d'une cause unique, ce qu'on appelle volontiers aujourd'hui l'insécurité linguistique, alors qu'un parisien ne doute jamais.

Beaucarne est un prestidigitateur qui s'enivre de mots, qui ne recule pas devant la plaisanterie appuyée, rabelaisienne ou wallonne (je vous épargne les exemples), qui cultive les rapprochements saugrenus: Etiquettes pour école catholique, L'hélioplane, Le vélo volant, Front de Libération des arbres fruitiers et bien d'autres. Il pratique le virelangue, ces phrases où l'assemblage des sons fait trébucher le locuteur (La chemise de l'archiduchesse...); voici un début: "Un chanteur saisonnier de Soissons répondant au surnom de Samson, spécialiste en saltarelle, chantait comme un sansonnet un soir qu'il faisait bon sous les genêts."

Une définition plaisante: "Un diamant, c'est un morceau de charbon qui a patienté."

Etre citoyen d'honneur de Cambrai, ville de Fénélon, passerait facilement pour une concession à la respectabilité bourgeoise. Mais de Landerneau... cela a tout l'air d'un canular. Ce bourg breton jouit d'une gloire involontaire; son nom est pris au figuré de façon péjorative grâce à un auteur oublié, dans une comédie oubliée de 1798, dont une réplique survit parce qu'elle a frappé les spectateurs; un événement inattendu -un officier passant pour mort ressurgit au moment où les héritiers se partagent les biens- provoque ce commentaire d'un valet: "cela fera du bruit dans Landerneau." Il faut croire que Julos a fait du bruit dans Landerneau.

Beaucarne ne serait-il qu'un amuseur, un saltimbanque?
Hubert Nyssen a donné la réponse: "Il appartient à l'espèce très particulière de ces fous de paroles qui, jouant avec les mots, finissent par jongler avec les concepts." s'il a séduit Baudouin et Fabiola, ce n'est évidemment pas par ses gauloiseries et ses contrepèteries; on aimerait connaître les passages que la reine avait marqués de signets et parmi lesquels, elle a choisi ceux que Julos Beaucarne a chanté aux funérailles. Par parenthèse, notre commune y était le mieux représentée du royaume, avec ses deux ambassadeurs interprètes: Julos Beaucarne et le céramiste Max Vanderlinden.

Mon retour au village n'est pas fortuit. Beaucarne est enraciné, comme son nom, qui veut dire beau charme en picard, l'arbre bien entendu. Sans doute est-il né à Bruxelles, au square Marie-Louise, tout près de la rue du Diamant où est né Jacques Brel. Mais il sera marqué surtout par son enfance à Ecaussinnes "en ces Hainauts de presque France", comme il dira. Il voue au dialecte une affection particulière: "Parler Wallon, c'est se retrouver dans le ventre de sa mère." Il a cette formule, juste et jolie, que des linguistes reprendront: "C'est le latin venu à pied du fond des âges." Il chante en wallon des textes populaires, comme la P'tite Gayole, que ses auditeurs reprennent en choeur, et d'autres de sa composition. Son Wallon n'est pas impeccable, disent les spécialistes. Cela te fera sourire, Julos. Tu as tort. Mais nous viderons cette querelle une autre fois, en vidant une bonne bouteille.

Je me suis réjoui que cette séance ait lieu à Bruxelles. Plus d'un Wallon et plus d'un Bruxellois ont le sentiment d'être étrangers l'un à l'autre; réaction fâcheuse, quasi suicidaire: nous, francophones, si volontiers individualistes et franc-tireurs, nous avons besoin d'unité comme de pain. Je me réjouis aussi que soit honoré, à Bruxelles, un auteur qui a cultivé avec la même ardeur le wallon et le français: entre ces deux langages, il y a, il devrait y avoir complémentarité et non antagonisme. Il ne faut pas ni mépriser les usages villageois ni enfermer les gens dans leur village.

Julos Beaucarne ne se laisse pas enfermer. Il a, après Ecaussinnes, choisi comme point d'attache Tourinnes-la-Grosse, nom et surnom qui, pour la vox populi, évoquent la silhouette trapue du clocher.

Julos s'y sent chez lui, malgré le drame qui l'a privé de sa compagne il y a presque vingt ans: tout le monde le tutoie et il appelle tout le monde par le prénom. Il est même un peu chauvin: l'église, écrit-il, "fait de Tourinnes-la-Grosse, si ce n'est le plus beau bourg du proche et du moyen Occident, en tout cas le plus roman." Quand je dis point d'attache, ne pensez pas à la chèvre et à son piquet, au chien dans sa niche, mais au navire qui a besoin d'un havre entre deux équipées de par le monde, ou encore rappelez-vous qu'attachement est un synonyme pudique d'amour.

Le village est un tremplin pour le monde. Julos se sent chez lui partout et on l'accueille partout avec chaleur. Aux Indes, par exemple, il a chanté dans des temples bouddhistes; le public ne comprenait pas le français (ni le wallon) et faisait pourtant bisser les chansons. Comment ne pas sentir que cet artiste a un coeur grand comme ça, à la dimension de la planète? "Je suis l'homme, je suis l'enfant, je suis la femme noire, la femme jaune, l'homme noir, l'homme jaune, l'homme blanc". Si je fais du mal à une partie de moi, à l'enfant qui est en moi, à la femme qui est en moi, de n'importe quel pays, de n'importe quel couleur, je me fais du mal à moi-même.. Aussi ai-je souvent mal à toutes ces parties de moi mutilées, torturées, affamées, en quelque lieu du monde."

Julos Beaucarne fait siennes toutes les causes généreuses de notre temps: pour le Tibet (le dalaï-lama a tenu à le rencontrer), la Bosnie, la misère du quart-monde, l'enfance martyrisée et violentée, pour la défense de la nature, contre les fanatismes, les intégrismes, etc. De méchantes langues prétendent qu'il lui est arrivé de signer des manifestes en sens opposé. Ce n'est pas qu'il soit versatile, naïf peut-être comme un enfant qu'il n'a jamais cessé d'être, et surtout foncièrement optimiste, voyant dans chaque cause son aspect positif. Il s'engage à fond, mais en solitaire et non dans la politique officielle. Sa participation aux funérailles du roi lui a été reprochée; il serait passé du côté des puissants. Il se défend: "Je ne suis pas royaliste. Ni républicain. Si le roi est humaniste, je suis du côté du roi. Si c'est le président qui est humaniste, je suis de son côté."

Chers amis Richelieu, en élisant Julos Beaucarne comme personnalité de l'année, vous avez choisi un anarchiste tendre, un écologiste spontané et non retors, un défenseur des opprimés, un chansonnier-diseur-auteur qui cache sa générosité sous l'espièglerie, un Wallon mondialiste, un agent efficace du rayonnement français. Je n'ai pas cru devoir énumérer les disques et les livres qu'il a publiés, les lieux souvent réputés, où il s'est produit, les nombreux prix qu'il a obtenus. J'espère néanmoins avoir convaincu mes auditeurs de la justesse de votre choix."


André Goosse vient de publier la 14ème édition du Bon Usage : cliquez ici pour en savoir plus sur André Goosse et son travail

15:16 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

18 février 2008

Les Voies de la Liberté

 

Images_VoiesLiberte
 

Les Voies de la Liberté
Festival pour les Droits de l'Homme à Louvain-la-Neuve
du 25 février au 03 mars



Toutes les infos sur le site : www.voiesdelaliberte.be

Les hommes et les femmes sont des chefs d'oeuvre en péril en Colombie, en Birmanie, à Haïti, en Irak, au Pakistan, en Russie. Que ce soit Ingrid Betancourt privée de liberté depuis 6 ans en Colombie, que ce soit Aung San Suu Kyi privée de liberté depuis 12 ans en Birmanie. Elles sont privées de liberté pour avoir défendu envers et contre tous, envers et contre tout, la liberté de chaque être humain: hommes femmes, enfants sur cette boule ronde. Tant qu'elles seront prisonnières ni vous ni moi ne serons tout à fait libres.
 
Julos
 

18 fevrier 2008

13:07 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

06 février 2008

Journée internationale contre l'excision

 

6 février
Journée internationale contre l'excision


Un article est paru dans le journal "Le Soir", hier qu’une jeune avocate belge Céline Verbouck (31 ans) a remporté un prix international de plaidoiries qui se tenait dimanche dernier à Caen (France). Céline Verbrouck y disait” Qu’il y a 130 millions de femmes excisées dans le monde actuellement et que trois millions de femmes sont encore menacées chaque année”.  Pour lire sa plaidoirie, allez sur le nouveau forum (lien bientôt disponible).

Sous la plume de Pierre Cherruau, dans le journal “Le Monde”, je crois, j’ai lu, il y a un ou deux ans que le chirurgien Pierre Foldes a inventé une chirurgie réparatoire pour venir en aide aux femmes victimes de mutilation génitale. Il en a opéré plus de mille et a parcouru le monde pour défendre la cause des victimes de l’excision. Le titre de  l’article: ”Pierre Foldes, le chirurgien qui redonne espoir aux femmes “.

Pour en savoir plus long allez sur Google et tapez Pierre Foldes. Sinon voici l'adresse de Pierre Foldes

Clinique Louis XIV
4 place Louis XIV
78 100 Saint Germain en Laye
France 

Pour écouter la plaidoirie de Céline Verbrouck, cliquez sur l'image

Julos le 6 février 08

Texte_MeVerbrouck_excision



 

12:35 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

05 février 2008

Mardi gras Carnaval

 

Textes_Carnaval

peinture de Breughel l'ancien

 

Mardi gras Carnaval


Combien y aura-t-il de masques de Sarkozy et de Carla Bruni au carnaval de Binche. Le Carnaval jadis était une mise en boite des grands de ce monde, une vengeance du peuple, une vengeance par l’imaginaire de ceux qui n’ont pas le choix. Le vieux père Breughel en 1559 et une rawette avait déjà peint le carnaval tel qu’il se présentait à ses yeux en ces temps très anciens, on y voit le combat de Carnaval et de Carême, on y voit un joueur de guitare, des comédiens sous une tente....  une auberge à l’enseigne du bateau bleu, une faiseuse de gauffres (de Liège?). Un homme avec un entonnoir en guise de chapeau, on y voit un joueur de “Rommelpot” sorte de basse primitive qui imiterait de très près le son du pet. (On peut voir une photo de “rommelpots” actuels à la page 86 du livre:”Mon terroir c’est les galaxies”). Carnaval chevauche une barrique sans doute pleine de bière, il brandit une broche et porte un pâté sur la tête, Carême, lui, brandit une pelle à four, il est assis sur un fauteuil placé sur un petit charriot à roulettes tiré par deux personnages. L’un des deux semble être un moine. Près de Carème quelqu’un tient un drapeau mais le drapeau n’a pas encore les couleurs du drapeau belge. Tous les gens tournent autour du puits central. Le personnage de Carnaval a bonne mine et aime la bonne chère, Carême, lui, est maigre comme un clou, à voir son teint pâle, on dirait qu’il a oublié de se faire enterrer, un ours noir se balade... On ne sait où poser les yeux tant il y a de détails. Le carnaval c’est le monde à l’envers, les femmes s’habillent en hommes et les hommes s’habillent en femmes, qui est sous le masque? Que de quiproquos, d’interrogations, que de doutes. Sous le masque et avec une voix de fausset, on peut dire ses 4 vérités aux gens que l’on connaît  et qui ne nous reconnaissent pas, le carnaval c’est le grand jour de vérité, le grand confessionnal public. Parfois pourtant les choses tournent au vinaigre, on  parle sabre et on sort les couteaux et… la fête s’arrête net…


Julos

Ce 5 février mardi gras, c’est la sainte Agathe, c’est la lune descendante, il n’y a plus qu’un mince filet.

09:01 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

02 février 2008

Chandeleur 75


Texte_OvaleLoulou3

 

Lettre ouverte ou Amis bien aimés

 


Ma Loulou est partie pour le pays de l’envers du décor, un homme lui a donné 9 coups de poignard dans sa peau douce. C’est la société qui est malade, il nous faut la remettre d’aplomb et d’équerre par l’amour et la persuasion. C’est l’histoire de mon petit amour à moi arrêté sur le seuil de ses 33 ans. Ne perdons pas courage ni vous ni moi. Je vais continuer ma vie et mes voyages avec ce poids à porter en plus et nos deux chéris qui lui ressemblent. Sans vous commander, je vous demande d’aimer plus que jamais ceux qui vous sont proches; le monde est une triste boutique, les coeurs purs doivent se mettre ensemble pour l’embellir, il faut reboiser l’âme humaine. Je resterai sur le pont, je resterai un jardinier, je cultiverai mes plantes de langage.
A travers mes dires, vous retrouverez ma bien aimée; il n’est de vrai que l’amitié et l’amour. Je suis maintenant très loin au fond du panier des tristesses. On doit manger chacun, dit-on, un sac de charbon pour aller au paradis. Ah! Comme j’aimerais qu’il y ait un paradis! Comme ce serait doux les retrouvailles. En attendant, à vous autres, mes amis d’ici-bas, face à ce qui m’arrive, je prends la liberté, moi qui ne suis qu’un histrion, qu’un batteur de planches, qu’un comédien qui fait du rêve avec du vent, je prends la liberté de vous écrire pour vous dire ce à quoi je pense aujourd’hui. Je pense de toutes mes forces qu’il faut s’aimer à tort et à travers.

 

Julos Beaucarne

Nuit du 2 au 3 février 1975


 

Pour écouter la chanson pour Loulou
suivez la libellule


Libellule_noir_5cm

01:29 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (16)

01 février 2008

Le respect

 

Textes_OmbreRespect

 

"L'homme courtois ne marche pas sur l'ombre de son voisin". Mon voisin c'est moi, si je l'insulte, je m'insulte moi-même et je me mets en danger d'être insulté à mon tour. Tout est un, toutes les humaines et tous les humains ne forment qu'un seul corps, tout est répercuté. Si je frappe mon voisin, je me frappe moi-même, chaque habitante, chaque habitant de la terre est moi-même, je suis fait de la même matière que la terre, que tout le vivant, que tout l'univers. Si je pollue la terre, je me pollue moi-même. Oui! Autant de fois les autres sont, autant de fois je suis. Un seul homme, une seule femme influence le cosmos tout entier. Je suis responsable de mon avenir, de l'avenir de toutes et de tous, je suis responsable de l'avenir de toute la planète, responsable de tout ce qui arrive à toutes mes cohabitantes, à tous mes cohabitants, je suis responsable de ces 6 milliards et demi de femmes et d'hommes. Je ne suis pas un touriste sur la terre, je suis un membre de l'équipage du vaisseau spatial "terre". Le touriste sur la terre, c'est celui qui jette sa canette de bière après l'avoir bue et remonte dans sa voiture sans jeter le moindre regard sur son rétroviseur.

Julos Beaucarne 31/1/08 Tourinnes-la-Grosse


Texte écrit pour l'asbl Respect et Moi en vue de la manifestation le "Temps du respect" qui aura lieu en octobre à la Citadelle de Namur. Contact : 081/22.81.23 ou respectetmoi@skynet.be

19:05 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

28 janvier 2008

L'escalier

 

 Texte_EscalierSamyn

Escalier de l'architecte Samyn

Jadis en des temps immémoriaux mémorables, j'habitais avec Loulou rue de l'Escalier près de la grand place de Bruxelles, c'est là qu'a commencé notre vie de bohémiens, de chercheurs d'autre chose, notre vie d'amoureux. Ne cherchez pas la maison, elle n'existe plus, nous avons dû la quitter, les promoteurs immobiliers voulaient y construire une tour et nous avons dû un beau jour ramasser toutes nos affaires .....oh! ce n'était pas grand chose: une guitare, Loulou n'avait pas beaucoup non plus, juste quelques livres et un beau regard bleu qui traversait la nuit, une voix de gazelle mâle qu'on peut encore entendre sur l'enregistrement de "Chandeleur septante cinq" maintenant sorti en cd et toujours trouvable pour ne rien perdre et ne jamais oublier sa voix disparue. Pour accéder à l'étage où nous logions, il y avait un vieil escalier vermoulu usé par des générations de femmes et d'hommes. Lorsque j'ai reçu la carte de voeux de l'architecte Samyn sur laquelle il y avait un escalier tout neuf, pimpant et très beau, j'ai pensé à notre escalier étroit qui nous menait au 7ième ciel en ces beaux jadis si lointains et si proches, j'ai pensé à notre vieil escalier pourri qui grimpe encore jusqu'au coin le plus chaud de ma mémoire opiniâtre.

Julos Beaucarne

28 janvier 08 à minuit 47, heure de Paris

08:31 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)