07 septembre 2007

Séparation de la Sabam



Séparer la Sabam en deux parties, c'est à mon sens la rendre inopérante et
inefficace, les scissions qui sont devenues des spécialités de notre pays
affaiblissent totalement le fonctionnement des institutions, coûtent très
cher et entravent et immobilisent le pays et créent un désarroi et un stress
pas possible. Nous faisons rire le monde entier avec nos caprices d'enfant
gâté. La Belgique deviendrait-elle une république bananière? Le mot même
de "Belgique" est banni des discours officiels pour ne pas froisser le
futur électorat. Notre pays devrait sans doute changer de nom et s'appeler
"L'Absurdisthan". En Belgique le flamand et le français n'existeront bientôt
plus car toutes ces querelles de clocher font que c'est l'anglais qui a
gagné "Divide ut imperes" (Divisez pour régner), disait déjà le vieil
adage romain. Les jeunes auteurs compositeurs de chez nous qu'ils soient
flamands ou wallons chantent en anglais, ils ont sans doute l'espoir de
chanter au "Carnegie Hall". La radio, en tout cas, la radio francophone
diffuse plus d'anglais que des chansons de chanteurs de chez nous. La loi
du plus fort est toujours la loi du moindre effort car en plus nous sommes
dans un pays colonisé, les ordres viennent directement de la maison blanche
qui est bâtie sur des cimetières. Nos spécificités flamandes et wallonnes
ont été rabotées par le nouvel empire US au nom du pèse et du fisc et du
Saint bénéfice. On s'évertue dans le paysage audiovisuel à casser notre
passé. Nous ne savons plus qui nous sommes, qui est qui dans ce pays? Les
films américains souvent sont de publicités directes pour les marchands
d'armes et les naïfs s'étonnent qu'il y ait de la violence. Le nationalisme
qui sent la naphtaline gagne du terrain, la pollution des esprits a suivi
la pollution tout court: on accueille l'empereur Bush l' homme de guerre
avec des fleurs et de belles paroles creuses et on refuse le Dalai Lama un
homme de paix: il y a quelque chose de pourri au royaume de Belgique. La
Sabam, me semble-t-il est une société indépendante, elle se gère elle-même
et elle n'est pas obligée de suivre les diktats des politiques qui parfois
ressemblent à des kamikazes (c'est la mode, hélas!), ils flattent un
électorat qui préfère la bagarre à la paix, la castagne à la
négociation..... les fossoyeurs de notre pays sont en marche. Puisse la
Sabam rester indépendante face à ces querelles internes de notre pays, la
musique n'a pas de frontière, elle doit triompher face à tous ces pugilats
oratoires, la musique est unificatrice. La Sabam n'a d'ordre à recevoir de
personne si ce n'est de ses membres. S'il y a du sable dans les rouages de la machine, c'est aux
membres de la Sabam: les artistes, à secouer le cocotier.


Julos Beaucarne
Le 7 septembre 07

14:51 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

05 septembre 2007

Nous sommes les membres de l'équipage

 

Nous sommes les membres de l'équipage du vaisseau spatial terre.
Il ne dépend que de nous, il dépend de tout un chacun
que la planète terre tourne plus rond
que l'eau soit plus pure que l'air soit plus propre
afin que la plante humaine puisse continuer à fleurir et à embellir
en ce 21ieme siècle nouvelet




Il est temps de retrousser nos manches
de laver la maison, de planter, de rire, de chanter, de s'esbaudir
Si tous les poètes si tous les écrivains,
si tous les savants si tous les chercheurs
Si toutes les radios et les télévisions du monde
voulaient bien s'en donner la peine avec tous les satellites qui gravitent
et répercutent les images et les voix,
la terre pourrait devenir en moins de neuf mois
un paradis terrestre.

Julos Beaucarne

20:40 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

Tu sais quoi ?


Textes_TuSaisQuoi


Tu sais quoi? Nous n’avons pas travaillé pour rien, nous n’avons pas travaillé en vain, tous nos efforts vers le mieux-être quotidien, vers l’entente universelle, tout ça est répertorié dans la mémoire de la matière, dans la mémoire des astres et subsiste quand nous sommes passés de l’autre côté. Nous ne voyons pas l’autre côté comme nous ne pouvons voir notre propre dos. Les murs de nos maisons enregistrent notre progression vers un mieux-être mondial. Les arbres que nous avons vénérés, même déplantés, vibrent encore et se souviennent du son de nos voix, ils se souviennent de notre marche vers le meilleur de nous, vers le rire universel, vers la paix, les arbres se souviennent de notre démarche et de notre marche vers le meilleur des mondes. Tu sais quoi? Aucun de nos efforts n’est vain, aucun de nos efforts n’est perdu : tout est répertorié dans la grande mémoire de la matière. Tu sais quoi, nos rires et les rires de tous les disparus résonnent jusqu’au bout de l’univers qui n’a pas de bout car aux confins de ce qu’on appelle ”l’univers” il y a encore d’autres univers. Tu sais quoi? Nous sommes nés pour plus que ce que nous pensons, nous sommes nés pour plus que ce que nous répètent à longueur de jours les voix autorisées et estampillées de ce monde bas de plafond qui ne veut surtout pas que nous rêvions, le rève est interdit sauf.... le rêve formaté, le rêve d’une certaine télé paraphé par les autorités du ministère du rêve avorté et soigneusement sabordé et édulcoré, vidé de sa substance, de sa substantivité. Tu sais quoi? Nous sommes chacun, chacune aussi large que le cosmos et tous les univers qui vibrent au-delà de tous les cosmos. Tu sais quoi? Toi, t’es beaucoup plus que ce que tu crois. C’est tellement bon quand tu crois en toi, sais-tu qu’t’es rien et qu’en même temps, au même moment, t’es tout. Cesse d’être un petit toutou aux ordres de tes maîtres et maîtresses. Souviens-toi de toi, souviens toi que tu es toi. Tu sais quoi? Tes efforts vers la conscience totale sont répertoriés pour l’éternité. Cette marche vers toi, c’est peut-être ce qu’il y a de plus fort en toi, dis le toi, répète le toi, tes pas ne sont pas perdus, t’es pas perdu et ça, redis le toi à tout moment tout le temps, plus qu’une fois, plus que sept fois 7 fois.

Julos

nuit du 4 au 5 septembre 07

17:35 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

05 juillet 2007

"Marie Kerguelen" de Gaëlle Brunetaud

ô vous parents "désenfantés" de par le monde,
ô vous parents dépossédés de votre enfant si tant espéré,
ô vous enfants happés par la mort au sortir du ventre de leur mère, vous n’avez même pas pu faire un pas dehors,
ô vous enfants perdus dans la guerre de l’Irak ou de l’Afghanistan,
dans les guerres d’Afrique, du sud Amérique ou de l’Absurdhistan, vous marchez encore dans la tête de vos parents.
Femmes et hommes qui avez perdu l’enfant-espoir
qui est parti dans le noir sans que vous ayiez pu lui dire
seulement au revoir comme vous, Gaëlle Brunetaud
qui avez perdu votre fille, Marie Kerguelen, avec son nom d’île lointaine, peut-être votre livre consolera un peu les pères et les mères perdus, dépossédés de ces petites voix qu’ils n’ont jamais entendues et qui pensent inlassablement à ces plus que petits,
partis sans avoir pu pousser le moindre cri,
enfants morts in utero comme on dit, enfants disparus si tant désirés et qui sont venus une picoseconde peut-être,
passer juste leur petite tête, et n’ont même pas eu le temps de crier. Entends-tu les voix de ces petits fantômes qui pleurent quelque part dans des mondes inconnus, mais au fond qu’en sait-on? Pleurent-ils ?
Et vous parents de ces enfants qui ont vécu plus longtemps
et qui se sont donné mort par tristesse, par déprime, par écoeurement. Ces enfants-là qui de leur plein gré ont voulu partir
ne quitteront plus jamais votre souvenir,
on vit avec ce poids matin midi et soir.
A tous les "désenfantés" de la terre, mères comme pères,
labourés jusqu’au fond de l’âme et du corps,
on ne sait plus que dire ni que faire, on dit gauchement:
"Je pense à vous" mais ce ne sera jamais suffisant.

Julos pour Gaëlle Brunetaud


Extrait de "Marie-Kerguelen, j'ai enfanté un ange"

Il est des événements dont on ne guérit pas.
On les porte en soi pour toujours et on en souffre à jamais.
On croit que le temps passe, qu’il lisse l’effroi.
On croit qu’on a sublimé l’épreuve, qu’on l’a dépassée, oubliée.
Pourtant, le mal est fait, et, au plus profond de soi, la douleur est intacte.
Le cœur, déséquilibré, ne bat plus pareil.
Une fenêtre est béante, le vent s’y engouffre, la vie s’y dérobe.

On est glacé. On est perdu. Une part de soi s’est enfuie.
On est fragilisé à jamais, en manque pour toujours.
En soi, désormais, quelque chose n’attend plus que la fin.

Il faut peut-être plonger profond pour trouver la source de sa vie.
En laissant ma fille s'envoler, j'ai trouvé une pierre précieuse,
une petite flamme qui s'apparente au cristal de l'âme...

Gaëlle Brunetaud

http://www.marie-kerguelen.fr

09:38 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

12 mai 2007

Touche pas à mon Ravel

Textes_VeloEstOuest

Boris et Julos sur le vélo Est-Ouest

Pauvre Belgique, qui es-tu dans le concert des nations, toi qui es colonisée par les USA et maintenant par la Chine. On empêche un homme de paix, mon ami le Dalai Lama, de venir dans notre pays et on ne fait pas le moindre problème pour accepter un homme de guerre, Bush, qui a sur la conscience tant et tant de morts, qui a été le détonateur de tant de tristesses, tout cela au nom du pèse et du fisc et du saint bénéfice.On met en prison quelqu’un qui a volé un saucisson dans une grande surface mais on laisse courir un homme qui est responsable de la mort  de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants non seulement en Irak mais partout dans le monde. L’ennui c’est qu’il fait recette, tout un paquet de petits dictateurs suivent son exemple de part le monde. La loi du plus fort est toujours la loi du moindre effort. Et nous voila dans l’Absurdisthan total. A Rochefort, un mayeur veut faire passer des camions sur le “Ravel”, ce lieu de paix où les enfants, les gens de tous les âges peuvent rouler en vélo en toute quiétude et  sécurité et voila qu’on veut priver les cyclistes, les marcheurs, de ce lieu tranquille, et voila qu’on veut laisser les camions envahir cette voie pacifique du Ravel. Touche pas à mon Ravel. Nous avons tous et toutes besoin de ce lieu de paix.

Julos Beaucarne le samedi 12 mai 007

17:49 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

10 mai 2007

'L'inaccessible étoile'

 

Découverte d'une exoTerre potentiellement habitable',FULLHTML);" class="img" />

Le système planètaire de Gliese 581 - Crédit : ESO

A 20,5 années lumières de chez toi, ah! sais-tu ce qu'il y a? Y a une planète en orbite d'une naine rouge à 200.000 milliards de kilomètres de chez toi. Dis-moi quand est-ce qu'on y va ?
 

On vient de découvrir une exoplanète, une planète qui est hors du système solaire: Gliese 581 C. Elle se trouve à 20,5 années lumières. A la vitesse d'une navette, il faudrait 794 00O ans avant de pouvoir y aborder, cette planète aurait peut-être de l'eau et des habitants....? Jusqu'ici le seul système dans lequel je voulais entrer, c'était le système solaire et voilà qu'on découvre d'autres systèmes, je ne sais plus où donner de la tête. Personnellement, je crois que toutes les découvertes que l'on fait sur l'univers nous en apprennent davantage sur nous-même, la mémoire des astres est dans notre peau et quand nous regardons le firmament étoilé et tous les firmaments qu'il y a derrière notre firmament familier, nous nous regardons nous-même. Quand nous regardons un homme, une femme, un bébé, nous nous regardons nous-même. Nous sommes 6 milliards et demi d'êtres humains sur terre et cela jusqu'à plus ample informé, chaqu'être n'est-il pas déjà un univers particulier, y-a-t-il 6 milliards et demi d'univers: autant d'univers qu'il y a d'êtres humains? On vient de découvrir qu'il n'y a pas qu'un seul univers mais des milliers, des milliards d'autres, on appelle déjà tous ces univers "Mégavers" et le "Mégavers" serait en perpétuelle expansion et il y a un grand nombre de possibilités d'univers cachés derrière les confins du nôtre. Un univers peut en cacher un autre. Mais parlons un peu de notre univers à nous, 95 pour cent de sa masse est inconnue, ce 95 pour cent serait de la matière noire composée de particules lourdes invisibles, cette énergie noire correspondrait à l'énergie du vide et l'expansion de l'univers connait une phase d'accélération.
Qu'y a-t-il au fin fond des yeux qui nous regardent?

Julos 1O mai 2007

22:34 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

Monsanto Subito


ALERTE
Vidéo envoyée par tinou1225

Vidéo extraite du film Alerte à Babylone de Jean Druon aux éditions Voir et Agir
On peut le commander ici : http://voireagir.org/adhesion.php

Monsanto subito
met la terre sur le dos
les herbicides
cassent la mémoire de l'eau
les OGM mettent à terme
un terme au poème vert
le détournement massif
des plantes
c'est la mort certaine
et lente
de tout le vivant
qu'on enrégimente.

Julos


 

Extrait du FLO n°50, août 2005

 

12:52 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

26 avril 2007

Le hang - la rose qui refusait de sentir mauvais

 
Image_HangBerne

Le hang est un instrument fabriqué par Panart à Berne - Suisse
C'est accompagné par cet instrument que Julos dit en concert
"La rose qui refusait de sentir mauvais dans la pollution universelle"

La rose qui refusait de sentir mauvais

C’était une rose qui refusait de sentir mauvais dans la pollution universelle et le président du front de libération de la puanteur universelle voulait lui faire signer un papier comme quoi la rose acceptait de puer comme tous les satyres puants. La rose refusa et le lendemain un bulldozer de la Puanteur Company Limited vint écrabouiller la rose et installa à l’endroit où elle vivait un dépôt d’immondices. L’affaire fut classée. Quelques mois plus tard le président du Front de Libération de la Puanteur Universelle vint, accompagné de ses sbires, pour inaugurer officiellement et en grande pompe le nouveau site immonde mais quelle ne fut pas sa surprise de trouver en lieu et place 9.999 roses qui avaient mangé et digéré les immondices et parfumaient avec violence l’ancien site ordural. Le président et ses sbires habitués à la pestilence et à la flatulence mondiale se sentirent mal. Ils s’évanouirent quand les 9.999 roses se mirent à entonner avec leurs 9.999 voix la chanson qui devint par la suite l’hymne national du Rozenland : "C’est dans la boue que le lotus a ses racines"

Julos Beaucarne

Extrait de l'album "20 ans depuis 40 ans"

08:43 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

05 avril 2007

Les loups ont des têtes de mouton


Depuis qu’Lumumba fut tué
Pour avoir dit sa vérité
Depuis qu’Lahaut est là en haut
Parce qu’il avait parlé tout haut
Depuis qu’on étouffa une fille
Dans un avion pour pas qu’elle crie
Les loups ont des têtes de mouton
Derrière les roses y a des chardons

C’est celui qu’est tout en haut

Qui tient le manche de la faux

Si ce que tu dis cause souci,

Tu seras vite raccourci

Celui qui r’garde jouer aux cartes

S’il pète un mot d’trop on l’écarte

Les ptits r’gardants n’ont rien à dire

Su l’ jeu des grands ça c’est bien pire


Celui qui se tient haut perché

Il a le droit d’vous supprimer

De beaux enfants sautent sur des mines

Mais on n’arrête pas la machine

D’autres sont drogués pour tuer

Et la cocaïne les défait

Nous vivons en pleine barbarie

Les soldats violent toujours les filles


C’est celui qui est tout en haut

Qui tient l’manche de la faux

Si ce que tu dis cause souci

Tu s’ras vite raccourci

Celui qui r’garde jouer aux cartes

S’il pète un mot d’trop on l’écarte

Les ptits r’gardants n’ont rien à dire

Su l’jeu des grands ça c’est bien pire


Chez nous un jeune homme fut visé

Tiré comme lièvre en un pré

Pour le diamant Kisangani

A été totalement détruit

Y a des fabriques et des boutiques

De fusils à deux pas d’ici

La mort fait vivre nos ouvriers

L’emploi est sauf, on laisse couler

 

C’est celui qu’est tout en haut

Qui tient le manche de la faux

Si ce que tu dis cause souci,

Tu seras vite raccourci

Celui qui r’garde jouer aux cartes

S’il pète un mot d’trop on l’écarte

Les ptits r’gardants n’ont rien à dire

Su l’ jeu des grands ça c’est bien pire


Des femmes sont tuées à chaque jour

Par jalousie par leurs amours

Y a des p’tites filles qui sont forcées

Et toute leur vie en est gâchée

Y en a d’autres à qui on enlève

Le clitoris, leur vie s’achève

A trois ans, on tourne la page

Leur vivance est déjà veuvage

Tout le monde veut être tout en haut

Pour tenir le manche de la faux

Une fois qu’il l’tient, il veut faucher

Et l’cauchemar de recommencer

Les ptits r’gardants devenus grands

Veulent jouer au grand jeu des grands

Y en a pas un qu’est épargné

Tout le monde veut être le premier


Nous sommes six milliards tout en bas

Maraboutés au nom de quoi

Au nom du pèse, au nom du fisc

Et du sacro saint bénéfice

Mineurs et majeurs détournés

Par des bonimenteurs roués

Qui veulent que nous marchions au pas

Et dans les souliers de leur choix


C’est celui qui est tout en bas

Qui est bien plus fort qu’il ne croit

Si nous le voulons toi et moi

Le cauchemar s’arrêtera

6 milliards de p’tits regardants

Peuvent devenir acteurs puissants

6 milliards de gens conscients

Ensemble changent le cours du temps

JULOS BEAUCARNE

Extrait de l'album Le Jaseur Boréal

20:43 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

01 avril 2007

Loulou - Lettre à mes amis bien aimés

 

Texte_LoulouCitationPourrat


Lettre ouverte

LettreOuverteManuscrite_2

16:15 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (19)

Le wallon, c’est le latin venu à pied du fond des âges

 

Texte_Grosparrain



Et le wallon, réservoir de mots de la langue française, savoureux et pétillant. Le wallon, ce champagne continuel du langage, cet esprit qui ne se prend jamais au sérieux et que les snobinards de service regardent du haut de leur grandeur avec leur langue pointue et pharmaceutique de discours académique. Si Louis XIV s’était installé à Namur, toute la France parlerait le wallon de Namur. Le français, c’est un patois qui a réussi, qui s’est imposé au « hit-parade » des langues et qui, par ailleurs, s’il ne se défend pas, finira par se faire manger par l’anglais. Une chanson, c’est peu de chose mais ça peut y faire pour la langue. Le wallon, c’est « le langage naïf et doux qui nous vient de nos mères, de nos premiers amis du village natal, c’est un langage qui supplée aux lacunes du beau parler et qui a toujours un mot spirituel à mettre là où défaillent les dictionnaires ». Le wallon dans ses différences, c’est l’originalité d’une région qui refuse de mettre l’uniforme, d’être copie conforme, duplicata, c’est « Un certain tour d’esprit aussi ancien que les outils de silex ». Le wallon, c’est le latin venu à pied du fond des âges.

Julos Beaucarne

Les citations sont de Henri Pourrat

15:51 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

14 février 2007

Quand vous serez au milieu de la grande vie paysanne


Quand vous serez au milieu de la grande vie paysanne,
Au milieu d’un champ dans les loins
0u au coeur d’une forêt en automne,
Vous comprendrez qu’il y a loin de vous
Au coeur du monde
Qu’il y a loin de votre coupe
Aux lèvres de l’éternel,
Et vous écouterez bruire l’automne
Et vous entendrez les feuilles
Tomber de vos arbres intérieurs
Vous entendrez la voix de la terre
Et le présent vous sautera aux yeux
Comme un écureuil qui plonge
Sur l’arbre de la vie.
Croyez en l’extase des nuages
Qui traversent les grands horizons,
Au petit vent du soir
Au coeur de l’été chaud,
Croyez à la douceur d’une amitié
Ou d’un amour,
A la main qui serre votre main
Car demain, mais n’y pensez pas
Demain éclateront peut-être les nuages
Et le vent emportera vos amours,
Tenez-les serrés,
Ne vous endormez pas
Sur un reproche non formulé,
Endormez-vous réconciliés,
Vivez le peu que vous vivez dans la clarté.
JULOS BEAUCARNE

Extrait de l'album Mon Terroir c'est les Galaxies

22:00 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)