15 février 2011

La force de la poésie

 

La poésie n’est pas que belle, elle est rebelle a dit le poète québécois Raoul Duguay.

La poésie s’adresse en direct à l’âme, elle est plus forte que les armes, que les cataclysmes, que les tsunamis. La poésie est notre amie, notre grande soeur, elle est plus forte que la mort, la poésie traverse les temps.

Elle entre en scène avec les berceuses, avec les comptines enfantines qui défient les âges et la mémoire. Le familier des formulettes traverse toute sa vie avec ce bagage de mots, de consonances, de dissonances.

Se souvenir de ce proverbe breton qui dit que la poésie est plus forte que les 3 choses les plus fortes: le mal, le feu et la tempête.

La poésie a partie liée avec le rire, avec la débridance, avec la joie. Certains textes sont des docteurs de l’âme. Quel dommage quand la poésie est exclue  des écoles, des livres et des radios ... quand elle est mise en quarantaine .

“L’enfant promène le chien sous la lune d’été” cet haïku de Shoha en dit plus long qu’un livre entier.

La musique est l’alliée de la poésie, elle projette les mots encore plus loin quand le texte devient chanson, elle élargit les oreilles et le cœur. Les mots tout seuls sont déjà très très forts mais si on y ajoute de la musique, ils prennent encore plus d’envergure, ils libellulent dans nos oreilles longtemps après le coucher du soleil, ils nous bercent, ils font la révolution dans nos âmes, ils caressent nos neurones quand nous avons à traverser des fleuves de tristesse et de peine.

N’hésitez pas à vous faire aider par les mots, laissez-vous bercer, abandonnez-vous à la caresse, à la tendresse des mots.

Bon voyage dans la textualité, dans la mélodie qui apaise. Vous vous endormez et les mots et la musique continuent .... vous n’êtes plus seul face à la nuit.

 

Julos Beaucarne   le jeudi 10 février 2011 

Tourinnes la grosse  Wallonie  Belgique

 

 

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09:17 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (15)

12 février 2011

Un merveilleux souffle de liberté

 

Pauvre Egypte si loin des pharaons et si proche des Etats -Unis!

Un souffle de liberté contagieuse a pris à bras le corps la jeunesse de l’Egypte et se répand de par le monde. J’espère que ce souffle de liberté gagnera également l’Iran où les femmes sont lapidées et maltraitées, où un tyran notoire martyrise tout un peuple. Les femmes de l’Iran vont faire leur révolution, soutenues par toutes les femmes opprimées de toute la terre.

 La pensée est le véhicule le plus rapide qui soit au monde, toutes nos pensées de libération vont inéluctablement envahir la terre entière. Le texte de Raoul Duguay est toujours d’actualité: 

“La libération de l’homme et de la femme se fera le jour où tous les hommes et toutes les femmes marcheront le front dans le front comme une armée de roses qui embaume l’espace .... un jour, tout de suite, “icitte”, je ne marche plus sur les épines de la violence et je passe à travers les bancs de neige et la poudrerie de bombes et de balles pour aller construire ma maison dans l’amour car l’amour est la totale totalité totalisant totalement le tout tout le temps.” 



Julos Beaucarne 12 février 2011

16:34 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

01 février 2011

Ma Loulou bien aimée

 

Ma Loulou bien aimée ,

Il y a 36 ans un homme t’a jetée dehors de ce monde, tu avais juste 33 ans, c’était le 2 du 2-1975, c’était il y a 36 ans mon chéri d’amour. 

Aujourd’hui je passais sur France Culture, je remuais mes souvenirs, je parlais de mes amis en chanson, ces enchanteurs incroyables : Félix Leclerc, Jacques Brel, Charlebois, Raoul Duguay, Pauline Julien et tant d’autres qui ont charmé nos oreilles et nous ont donné le goût du vivre.

Demain, j’allumerai 9 bougies au premier étage de notre maison paysanne pour te remercier et te rendre hommage, mon tendre amour, tes petits sont grands maintenant . Je t’aime.


                                                            Julos 1 février 2011
                                                     Tourinnes la grosse Belgique

 

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23:14 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (19)

13 janvier 2011

Les premières maisons des hommes et des femmes

 

Les femmes sont les premières maisons des hommes et des femmes.

Elles sont leurs rampes de lancement, leurs ponts, elles leur donnent leurs âmes.

Ainsi les hommes pendant 9 mois ont été qu'ils le veuillent ou pas, des femmes.

Une fois sortis d'elles, hélas, il arrive qu'ils les profanent, les massacrent, les violent, les damnent.

Ô vous, qui que vous soyez, c'est aux femmes que vous devez la fête et le fait de naître, de marcher sur la terre et de transmettre.

Ne laissez pas se faner les fleurs qui vous ont portés si tendrement vers la lumière.

Elles vous disent : "Je vous ai faits". A vous, à présent, de vous faire.

C'est à vous, aujourd'hui, d'achever l'ouvrage déjà commencé.

A votre tour de vous faire naître.

 

Julos Beaucarne

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13:19 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (15)

10 janvier 2011

Autrefois j'aimais bien les fraises

Autrefois j'aimais bien les fraises

Les andalouses de surcroît

J'aimais les manger à mon aise

Dans le parfum des fraisias

Mais aujourd'hui ne te déplaise

Monsanto est passé par là

Les fraises de l' Andalousie

N'ont plus le goût rare d'autrefois

Elles sont passées par la chimie

Ce fut le boum, le patatras!

Et pourtant faut-il que je te le dise

Autrefois j'aimais tant les fraises

Les andalouses de surcroît

J'aimais les manger à mon aise

Dans le parfum des fraisias.

 

Julos

 

 

17:41 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

31 décembre 2010

Message du premier de l'an 2011

 

Nous sommes sur le chemin enneigé qui conduit à l'année 2011, l'épaisseur d'une feuille de papier de cigarette nous sépare de l'an neuf, le bonhomme hiver a fait fort, le cercle polaire est descendu jusqu'à nous.  

Les avions ne volent plus, les trains s'enrhument, les voitures vont au pas. La vitesse a des bâtons dans les roues . Malgré cette apocalypse glaciaire, Moi, Je, Julos, en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, vous remercie pour votre fidélité à notre blog.

Voici le chemin mystérieux qui va conduire à la suite de nos aventures textuelles et musicales car l'exploration du JULOSLAND commence à peine.

Il y aura de la texture et de la musique dans l'air en 2011 et .... un nouveau disque dont nous ne dévoilons pas encore le petit nom ...... motus et bouches cousues.

Je suis seul dans mon atelier à peaufiner textes et musiques, je consulte mes dictionnaires, je passe et repasse dans mon gueuloir tous les mots, toutes les phrases, toutes les musiques, je surfe sur les tournures, je consulte le "bon usage" dernière version de mon voisin grammairien André Gosse, vous vous souvenez ? "cent fois sur le métier remettez votre ouvrage"

Les bébés chansons je les enregistre et les écoute et les réécoute et Ben Goffart planche sur la pochette surprise. J'entends de mon atelier textuel et musical des coups de marteaux, je vois qu'on recharge les stylos d'encre violette. Patrick arrange les chansons à l'étage en dessous, des bouffées de notes montent jusqu'à moi. Barbara module au rez de chaussée et essaie une nouvelle chanson avec sa jolie voix, un vent de création se lève ce matin dans toute la maisonnée.

Le jovial Joveneau m'appelle au téléphone et je lui dévoile le premier texte du disque: "Il n'y aura jamais assez de baisers sur cette terre". Il me demande de lui lire le texte  pour son émission de radio.

Claude et Etienne Duchateau sont au four et au moulin  "Il était une fois un nouveau disque". Quelle aventure!

Martine de son village non loin de Strasbourg joue la facteuresse et poste ce texte sur le blog et Christian Verdebout pense et cogite au bord de Rouen, il imagine la couverture du nouveau flo.

Vous savez tout .... ou presque sur ce nouveau bateau que nous lancerons (on ne sait pas encore quand) ... sur les mers et les océans de la terre .... mais c'était normal que vous soyiez les premiers avertis. L'enregistrement se fera chez Luc Henrion à quelques maisons de chez moi ..... vous savez plus que tout maintenant.

 Bonne traversée de l'an 2011 et puissions-nous nous retrouver souvent.

 

Julos  à Tourinnes la grosse   Belgique

Jeudi 30 décembre à17 heures moins le quart ou 16h45 comme vous autres vous dites.

 


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16:06 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (15)

24 décembre 2010

Message de Julos à tous les lecteurs et lectrices du blog ce 24 décembre à 9 heures neuf

 

Il n’y aura jamais assez

De caresses et de baisers 

Sur cette terre 

J’aimerais ne partager

Que douceur tendresse et paix 

Ma vie entière

Ni toi ni moi ne sommes faits

Pour la guerre

Nous sommes faits pour marcher

Résolument vers la lumière

Je ne veux plus entre toi et moi

Une quelconque intifada 

Je ne veux plus te parler sabre 

Je veux la grande paix sous les arbres 

J’veux respirer l’air du matin

Tout frais, tout neuf qui fait du bien

Je veux remplir mes poumons d’air pur

J’veux de l’amour et pas des murs

De janvier jusqu’en décembre

Je ne veux naviguer que tendre

Je ne veux plus la moindre fusée

De longue ou de moyenne portée 

Je veux un ciel bleu dégagé 

Que le soleil puisse y jouer. 

 

 

Julos Beaucarne  19 décembre 2010 

 

 

 

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09:08 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (13)

20 décembre 2010

Le petit Jésus

 
 
Mon Dieu Seigneur quel' affaire!
C’était un beau petit enfant, sais-tu, çuila le p’tit Jésus.T’en rappelles-tu? T’en rappelles-tu?
Note bien, il a tout changé sa tête, ça dépend des églises. Tu vas le voir dans une église n’est pas l’même que dans l’autre, sais-tu! Faut croire que des petits Jésus y’ en a autant qu’il y a d’églises.
Mais quand tu r’gardes l’ histoire-là, le monde, y n’a pas de suite dans les idées.
C’est vrai ça faisait des milliers d’années qu’on l’attendait....
Tout le monde s’écriait:: ”Attention les gars, il arrive, ce sera pas long”. Il était attendu comme le messie, c’ t’enfant là!
On pensait que quand  il s’rait venu au monde, on aurait dû refuser du monde, qu’ il s’rait né à bureaux fermés ... ”soldout” quoi !
C’ est vrai, tout le monde criait” Hosanna! Hosanna!
Il arrive, pas un chat, deux p’ tits moutons et un berger! Et pourtant un beau p’ tit enfant comme celui-là, sais-tu, on n’ en avait  jamais vu: de belles petites crolles, de belles petites menottes: Poucet, Laridet, grande dame, Jean d’Aiseau, petit couteau, petit couteau, tout y était......
Moi, c’ qui m’ a fait le plus de peine, c’est que c’ t’enfant-là a eu l’idée de v’nir au monde en pleine nuit de Noêl! Et même il est tombé sur l’ premier Noêl de tout!
Y n’a pas eu un cadeau, il a braillé, il a braillé  mais c’est pas parce qu'il n’avait pas d’cadeaux, mais j’ voudrais bien t’y voir moi, naître dans une étable en plein mois de décembre!
Pour avoir des cadeaux, il a été obligé d’attendre après les Rois, les Rois mages “les grands efflanqués” d’ l’ écriture sainte. Y z’ étaient partis six mois à l’avance sur deux gros chameaux:
“Où c’est qu’ vous allez ?” 
“On s’en va porter des cadeaux à l’enfant Dieu” 
”Allez-vous le trouver seulement?”
”Suffit d’ suivre l’ étoile”
Mais y’ en avait un maudit paquet d’étoiles: Véga, Arcturus, Kohoutek, la comète de Halley, tout le bazar. Ils se sont trompés dix fois d’ chemin, ils sont arrivés dix jours en retard. Mais c’ t’ enfant là aurait pu mourir d’une pneumonie en les attendant! Heureusement ça ce n’était pas écrit dans l’ évangile.
Et puis les v’là qu’ils arrivent avec leurs cadeaux, mais devine un peu quels cadeaux? De la myrrhe et de l’encens pour un bébé naissant! Heb bi st’elle-ci ! N’avaient pas fait les magasins longtemps pour trouver ça! De la myrrhe et de l’encens? N’auraient pas pu apporter des chaussons comme tout le monde ...
Note bien que dans un sens, avec les deux animaux qu’étaient dans l’étable, un peu d’encens et un peu de myrrhe, ça n’a pas fait d’ tort!
Mais quand même si j’avais été St Joseph, je leur aurais parlé. Mais pauv’ St Joseph! Y n’ avait pas la tête à ça, sais-tu, il n’en revenait pas encore.Y s’ demandait bien comment ça avait bien pu arriver. Y disait  ”Pourtant j’ n’ y suis pour rien”. Et surtout ce qui ne lui plaisait pas c’était le boeuf qui le regardait tout le temps en riant.
Note bien pour moi, personnellement, la personne que je plains le plus là-dedans c’est la Vierge Marie, c’ est pour elle que ça a été le plus pire! C’est elle qui a eu le plus difficile à passer ”out” de tout ça. C’est vrai: une toute jeune fille! 18 ans, 17 ans, peut être même 16 ans, on ne sait pas! Pas d’expérience, dans l’temps, les filles sortaient pas, y avait pas des émissions de télévision pour t’expliquer comment ça se passait.
Quand le grand Gabriel est v’nu, celui-là y fait épais ousqu’y s’perdrait, sais tu, quand le grand  Gabriel est venu, il a dit ”Veux-tu, veux-tu?” Elle a répondu: ”Oyi oyi dji vou bin”, elle savait pas qu’après y r’ viendrait pu jamais!
C’est quand même malheureux, même dans les anges on ne peut pas avoir confiance! ça c’est malheureux .
 
 
Le texte du petit Jésus a été écrit par le québécois Yvon Deschamps et aménagé par Julos Beaucarne pour les publics belges et français.
Ce texte se trouve sur le disque  ”Front de libération des arbres fruitiers”
Disponible chez Claude Duchateau  Tél : OO32 (0)10 41 73 74

15:36 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (8)

15 décembre 2010

Abbaye du Jouir Corbigny

 

Je suis revenu à Tourinnes la grosse ce 14 décembre 2010 en provenance de Corbigny  en Bourgogne.

J’y étais allé jadis  pour y jouer dans un film de Bruno Podalydès: le “Mystère de la chambre Jaune” en 2002. Ce film fut pour moi une merveilleuse aventure, je jouais le rôle du Père Jacques. Il était tourné au château de Villemolin dans la campagne, non loin de la Ville de Corbigny, mon fils Christophe était directeur de la photographie .J’y ai cotoyé une foule de comédiennes et de comédiens , de maquilleuses, de coiffeurs, de coiffeuses. J’ai eu le bonheur de faire la connaissance de Michael Lonsdale.

Ce dimanche 12 décembre, c’est Jean Bojko qui m’a fait revenir pour une journée dans une ancienne Abbaye qu’il avait  baptisée à sa manière gouailleuse et volontairement irrespectueuse: “L’Abbaye du Jouir” car le lieu de rendez-vous était en effet une ancienne abbaye..... le batiment était immense et beau et se prêtait à toutes les débridances de paroles, de chants et de gestes, c’était “ la scène libre au gré des fictions “.

L’Ukrainien Jean Bojko, en ce lieu étonnant et magique, avait organisé un désordre enchantant et enchanteur et désordonné. Le public était en arc de cercle autour d’une petite estrade , des chanteurs, des diseurs se partageaient la scène avec des chansons, des textes, des échanges. Tout le monde mangeait et se partageait pain et vin dans une bonne humeur contagieuse. Chaque spectateur avait apporté de quoi se restaurer et de quoi boire , le vin de Bourgogne coulait à flot et les conversations allaient bon train dans ce somptueux décor. Quand les agapes furent finies , ce furent les séparances et tout le monde regagna son chez soi  “tandis que poudrait dehors la neige des mystères “.

Jean Bojko racontait son action auprès des personnes âgées de Corbigny. Il me montrait la collection de cartes postales qu’il avait réalisée avec des personnes qu’on appelle à la légère “âgées” mais bien plus jeunes que tu ne crois, en tout cas, ces personnes qui défiaient les lois de la pesanteur.

L’abbaye du jouir  est un lieu où l’imagination est au pouvoir  pour les gens de tous âges de 7 à 77 ans et même après.

 

 

Julos Beaucarne en Tourinnes la grosse le 15 décembre 2010 

 

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16:40 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)