31 décembre 2010

Message du premier de l'an 2011

 

Nous sommes sur le chemin enneigé qui conduit à l'année 2011, l'épaisseur d'une feuille de papier de cigarette nous sépare de l'an neuf, le bonhomme hiver a fait fort, le cercle polaire est descendu jusqu'à nous.  

Les avions ne volent plus, les trains s'enrhument, les voitures vont au pas. La vitesse a des bâtons dans les roues . Malgré cette apocalypse glaciaire, Moi, Je, Julos, en vertu des pouvoirs qui me sont conférés, vous remercie pour votre fidélité à notre blog.

Voici le chemin mystérieux qui va conduire à la suite de nos aventures textuelles et musicales car l'exploration du JULOSLAND commence à peine.

Il y aura de la texture et de la musique dans l'air en 2011 et .... un nouveau disque dont nous ne dévoilons pas encore le petit nom ...... motus et bouches cousues.

Je suis seul dans mon atelier à peaufiner textes et musiques, je consulte mes dictionnaires, je passe et repasse dans mon gueuloir tous les mots, toutes les phrases, toutes les musiques, je surfe sur les tournures, je consulte le "bon usage" dernière version de mon voisin grammairien André Gosse, vous vous souvenez ? "cent fois sur le métier remettez votre ouvrage"

Les bébés chansons je les enregistre et les écoute et les réécoute et Ben Goffart planche sur la pochette surprise. J'entends de mon atelier textuel et musical des coups de marteaux, je vois qu'on recharge les stylos d'encre violette. Patrick arrange les chansons à l'étage en dessous, des bouffées de notes montent jusqu'à moi. Barbara module au rez de chaussée et essaie une nouvelle chanson avec sa jolie voix, un vent de création se lève ce matin dans toute la maisonnée.

Le jovial Joveneau m'appelle au téléphone et je lui dévoile le premier texte du disque: "Il n'y aura jamais assez de baisers sur cette terre". Il me demande de lui lire le texte  pour son émission de radio.

Claude et Etienne Duchateau sont au four et au moulin  "Il était une fois un nouveau disque". Quelle aventure!

Martine de son village non loin de Strasbourg joue la facteuresse et poste ce texte sur le blog et Christian Verdebout pense et cogite au bord de Rouen, il imagine la couverture du nouveau flo.

Vous savez tout .... ou presque sur ce nouveau bateau que nous lancerons (on ne sait pas encore quand) ... sur les mers et les océans de la terre .... mais c'était normal que vous soyiez les premiers avertis. L'enregistrement se fera chez Luc Henrion à quelques maisons de chez moi ..... vous savez plus que tout maintenant.

 Bonne traversée de l'an 2011 et puissions-nous nous retrouver souvent.

 

Julos  à Tourinnes la grosse   Belgique

Jeudi 30 décembre à17 heures moins le quart ou 16h45 comme vous autres vous dites.

 


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16:06 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (15)

24 décembre 2010

Message de Julos à tous les lecteurs et lectrices du blog ce 24 décembre à 9 heures neuf

 

Il n’y aura jamais assez

De caresses et de baisers 

Sur cette terre 

J’aimerais ne partager

Que douceur tendresse et paix 

Ma vie entière

Ni toi ni moi ne sommes faits

Pour la guerre

Nous sommes faits pour marcher

Résolument vers la lumière

Je ne veux plus entre toi et moi

Une quelconque intifada 

Je ne veux plus te parler sabre 

Je veux la grande paix sous les arbres 

J’veux respirer l’air du matin

Tout frais, tout neuf qui fait du bien

Je veux remplir mes poumons d’air pur

J’veux de l’amour et pas des murs

De janvier jusqu’en décembre

Je ne veux naviguer que tendre

Je ne veux plus la moindre fusée

De longue ou de moyenne portée 

Je veux un ciel bleu dégagé 

Que le soleil puisse y jouer. 

 

 

Julos Beaucarne  19 décembre 2010 

 

 

 

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09:08 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (13)

20 décembre 2010

Le petit Jésus

 
 
Mon Dieu Seigneur quel' affaire!
C’était un beau petit enfant, sais-tu, çuila le p’tit Jésus.T’en rappelles-tu? T’en rappelles-tu?
Note bien, il a tout changé sa tête, ça dépend des églises. Tu vas le voir dans une église n’est pas l’même que dans l’autre, sais-tu! Faut croire que des petits Jésus y’ en a autant qu’il y a d’églises.
Mais quand tu r’gardes l’ histoire-là, le monde, y n’a pas de suite dans les idées.
C’est vrai ça faisait des milliers d’années qu’on l’attendait....
Tout le monde s’écriait:: ”Attention les gars, il arrive, ce sera pas long”. Il était attendu comme le messie, c’ t’enfant là!
On pensait que quand  il s’rait venu au monde, on aurait dû refuser du monde, qu’ il s’rait né à bureaux fermés ... ”soldout” quoi !
C’ est vrai, tout le monde criait” Hosanna! Hosanna!
Il arrive, pas un chat, deux p’ tits moutons et un berger! Et pourtant un beau p’ tit enfant comme celui-là, sais-tu, on n’ en avait  jamais vu: de belles petites crolles, de belles petites menottes: Poucet, Laridet, grande dame, Jean d’Aiseau, petit couteau, petit couteau, tout y était......
Moi, c’ qui m’ a fait le plus de peine, c’est que c’ t’enfant-là a eu l’idée de v’nir au monde en pleine nuit de Noêl! Et même il est tombé sur l’ premier Noêl de tout!
Y n’a pas eu un cadeau, il a braillé, il a braillé  mais c’est pas parce qu'il n’avait pas d’cadeaux, mais j’ voudrais bien t’y voir moi, naître dans une étable en plein mois de décembre!
Pour avoir des cadeaux, il a été obligé d’attendre après les Rois, les Rois mages “les grands efflanqués” d’ l’ écriture sainte. Y z’ étaient partis six mois à l’avance sur deux gros chameaux:
“Où c’est qu’ vous allez ?” 
“On s’en va porter des cadeaux à l’enfant Dieu” 
”Allez-vous le trouver seulement?”
”Suffit d’ suivre l’ étoile”
Mais y’ en avait un maudit paquet d’étoiles: Véga, Arcturus, Kohoutek, la comète de Halley, tout le bazar. Ils se sont trompés dix fois d’ chemin, ils sont arrivés dix jours en retard. Mais c’ t’ enfant là aurait pu mourir d’une pneumonie en les attendant! Heureusement ça ce n’était pas écrit dans l’ évangile.
Et puis les v’là qu’ils arrivent avec leurs cadeaux, mais devine un peu quels cadeaux? De la myrrhe et de l’encens pour un bébé naissant! Heb bi st’elle-ci ! N’avaient pas fait les magasins longtemps pour trouver ça! De la myrrhe et de l’encens? N’auraient pas pu apporter des chaussons comme tout le monde ...
Note bien que dans un sens, avec les deux animaux qu’étaient dans l’étable, un peu d’encens et un peu de myrrhe, ça n’a pas fait d’ tort!
Mais quand même si j’avais été St Joseph, je leur aurais parlé. Mais pauv’ St Joseph! Y n’ avait pas la tête à ça, sais-tu, il n’en revenait pas encore.Y s’ demandait bien comment ça avait bien pu arriver. Y disait  ”Pourtant j’ n’ y suis pour rien”. Et surtout ce qui ne lui plaisait pas c’était le boeuf qui le regardait tout le temps en riant.
Note bien pour moi, personnellement, la personne que je plains le plus là-dedans c’est la Vierge Marie, c’ est pour elle que ça a été le plus pire! C’est elle qui a eu le plus difficile à passer ”out” de tout ça. C’est vrai: une toute jeune fille! 18 ans, 17 ans, peut être même 16 ans, on ne sait pas! Pas d’expérience, dans l’temps, les filles sortaient pas, y avait pas des émissions de télévision pour t’expliquer comment ça se passait.
Quand le grand Gabriel est v’nu, celui-là y fait épais ousqu’y s’perdrait, sais tu, quand le grand  Gabriel est venu, il a dit ”Veux-tu, veux-tu?” Elle a répondu: ”Oyi oyi dji vou bin”, elle savait pas qu’après y r’ viendrait pu jamais!
C’est quand même malheureux, même dans les anges on ne peut pas avoir confiance! ça c’est malheureux .
 
 
Le texte du petit Jésus a été écrit par le québécois Yvon Deschamps et aménagé par Julos Beaucarne pour les publics belges et français.
Ce texte se trouve sur le disque  ”Front de libération des arbres fruitiers”
Disponible chez Claude Duchateau  Tél : OO32 (0)10 41 73 74

15:36 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (8)

15 décembre 2010

Abbaye du Jouir Corbigny

 

Je suis revenu à Tourinnes la grosse ce 14 décembre 2010 en provenance de Corbigny  en Bourgogne.

J’y étais allé jadis  pour y jouer dans un film de Bruno Podalydès: le “Mystère de la chambre Jaune” en 2002. Ce film fut pour moi une merveilleuse aventure, je jouais le rôle du Père Jacques. Il était tourné au château de Villemolin dans la campagne, non loin de la Ville de Corbigny, mon fils Christophe était directeur de la photographie .J’y ai cotoyé une foule de comédiennes et de comédiens , de maquilleuses, de coiffeurs, de coiffeuses. J’ai eu le bonheur de faire la connaissance de Michael Lonsdale.

Ce dimanche 12 décembre, c’est Jean Bojko qui m’a fait revenir pour une journée dans une ancienne Abbaye qu’il avait  baptisée à sa manière gouailleuse et volontairement irrespectueuse: “L’Abbaye du Jouir” car le lieu de rendez-vous était en effet une ancienne abbaye..... le batiment était immense et beau et se prêtait à toutes les débridances de paroles, de chants et de gestes, c’était “ la scène libre au gré des fictions “.

L’Ukrainien Jean Bojko, en ce lieu étonnant et magique, avait organisé un désordre enchantant et enchanteur et désordonné. Le public était en arc de cercle autour d’une petite estrade , des chanteurs, des diseurs se partageaient la scène avec des chansons, des textes, des échanges. Tout le monde mangeait et se partageait pain et vin dans une bonne humeur contagieuse. Chaque spectateur avait apporté de quoi se restaurer et de quoi boire , le vin de Bourgogne coulait à flot et les conversations allaient bon train dans ce somptueux décor. Quand les agapes furent finies , ce furent les séparances et tout le monde regagna son chez soi  “tandis que poudrait dehors la neige des mystères “.

Jean Bojko racontait son action auprès des personnes âgées de Corbigny. Il me montrait la collection de cartes postales qu’il avait réalisée avec des personnes qu’on appelle à la légère “âgées” mais bien plus jeunes que tu ne crois, en tout cas, ces personnes qui défiaient les lois de la pesanteur.

L’abbaye du jouir  est un lieu où l’imagination est au pouvoir  pour les gens de tous âges de 7 à 77 ans et même après.

 

 

Julos Beaucarne en Tourinnes la grosse le 15 décembre 2010 

 

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16:40 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

14 décembre 2010

Ventoux montagne sacrée

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Le Ventoux, le grand "Paracatoa sacré", ma montagne préférée se prépare à commencer l'année 2011.

 

Cette grande montagne battue des vents, on peut la voir dans les yeux de tous les vauclusards, ces banlieusards du ciel et des étoiles.

 

La photo a été prise par Mireille Borel qui vit et veille et joue de la mandoline sur son nid d'aigle.

 

Le Ventoux est-il là depuis toujours? A-t-il changé depuis que Mireille est venue au monde? Quelqu'un connait-il les fonds et les bosses de cette montagne de légende?

Depuis que je fréquente cette Provence de lumière, ce Fujiyama est devenu le compagnon de mes rêves quand je dors à bord de ce plat pays qui peu à peu n'est plus tout à fait le mien.

 

En tout cas, je souhaite pouvoir regarder ce Ventoux droit dans les yeux quelques années encore, avant l'inéluctable extinction de mes feux intérieurs, à moins que je survive dans l'émerveillance et le parfum du lavandin.

 

                                                  Julos Beaucarne 

 

 

 

 

15:23 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

10 décembre 2010

L'extraordinaire tournée du facteur Maignan

Un dvd vient de paraître, son titre  ”L’extraordinaire tournée du facteur Maignan“.

Ô combien de marins, combien de capitaines se sont mesurés à la mer, ces sans-peur sur leurs frêles coquilles de noix qui bravent tempêtes, cyclones, ouragans, vents contraires et gardent malgré tout le cap et le “roseau vert entre les dents”. Ni les vents de force 11 (120 km/heure) ni la bourrasque ne les intimident...

Ces incroyables font face à la grosse mer qui gonfle et se dégonfle quand on ne s’y attend pas, ils ne dorment pas à la barre, ils tracent et se servent habilement des vents pour aller où ils veulent, la boussole à la main.

Le facteur Alain Maignan de Plélan-le-Grand en Bretagne en-île-et-Vilaine, le facteur des ptt qu’on a surnommé: “L’autodidacte de la mer” a troqué sa camionnette jaune contre la barre d’un modeste voilier, il est devenu par passion “hauturier” (hauturier, ça veut dire pilote de bateau en haute mer).

Dans le film, il est seul sur son modeste voilier, on le voit s’apercevoir que son radar est tombé en panne et qu’il se trouve tout à coup devant d’immenses icebergs qu’il n’avait pas soupçonnés, ces  icebergs pourraient casser la coque de son frêle rafiot .

Il doit avoir des yeux partout, il est en même temps son seul homme d’équipage et son capitaine. Faut-il être fou pour partir seul à la rencontre de la mer, le vent violent joue avec lui, le malmène et il se retrouve tout un temps accroché à un mât la tête en bas s'en pouvoir s'en dépêtrer.

La mer est une grande école de réflexe et d’intuition, la mer est si tant immense, si imprévisible, si capricieuse. Il faut être fou pour faire ce qu’il fait car il doit être au four et au moulin, tout cela  dans un bruit de tonnerre et de fin du monde. Il fait l’expérience de l’apocalypse.

Il disait : "Je ne reviendrai jamais de l’hémisphère sud " . On n’aurait jamais cru qu’un porteur de lettres puisse se passionner tant pour la mer “toujours recommencée” comme l’écrivait le poète Valéry. Il disait que la mer l’agressait si fort qu’il pensait que son cerveau allait se briser en mille morceaux et... après 165 jours de mer, il rentre vivant dans le port de la Trinité-sur-mer, le 11 avril 2007 exactement et ....réglo... quelques jours plus tard, après avoir fait un gros dodo, il reprend son boulot à la poste , et ce géant, ce personnage hors du commun redevient.......facteur.

D’aucuns penseront qu’il faut être timbré pour cumuler ces deux métiers celui de postier et de marin. Ne pensez- vous pas qu’il faudrait  obliger les candidats à la présidence de la république à faire cette expérience avant d’entrer en fonction et prouver  de cette manière au  peuple français leur capacité à mener  de main de maître leur pays même  en cas de tempête ?

 

                                                     Julos Beaucarne

                                                   le 3 décembre 2010

                                           Tourinnes -la-grosse. Belgique

22:11 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

26 novembre 2010

Il n'y aura jamais assez

 

Il n'y aura jamais assez de caresses et de baisers sur la terre
J'aimerais ne partager que caresses et que baisers
Ma vie entière
Ni toi ni moi ne sommes faits pour la guerre
Nous sommes faits pour marcher résolument
Vers la lumière

 


Julos  23 Novembre 2010

Tourinnes-la-grosse

15:20 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (18)

04 novembre 2010

Mère-grand

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18:09 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

31 octobre 2010

Ce que tu as oublié

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00:32 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (8)

15 octobre 2010

Hêtre tortillard

 

 
Il y a des âmes tortueuses comme les branches de cet arbre mais "DU BO TORDU CA FAIT DU DRO FU", c'est du picard et ça veut dire "Du bois tordu, ça fait du feu droit".
En ce matin gris, le feu dans la cheminée montre la route de l'air. Qu'y a-t-il de plus fort que le feu?
Il y a un proverbe breton qui dit que la poésie est plus forte que les 3 choses les plus fortes: le mal, le feu et la tempête, et c'est bien la poésie qui s'est enfoncée jusqu'à la garde dans la gorge de la Bretagne, de la baie du mont St Michel à Locmariaquer, mais qu'est ce que la poésie? Heureusement le proverbe ne le dit pas.
 
 

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15:55 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (11)

12 septembre 2010

11 septembre

 

Il pleuvait des hommes et des femmes du haut des hautes tours en flammes et Dubble You comprenait pas pourquoi t'est-ce qu'on l'aimait pas.

 


Depuis ce jour de 2001, il a démontré avec arrogance l'immense impuissance de la puissance.

 

Julos

10:31 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

10 septembre 2010

Etat des lieux de la Belgique

Le moteur de la Belgique est arrêté, qui va remonter ce vieux jouet inventé en 1830......?
Le pays n’est plus gouverné nous voila rendus à nous-mêmes, ce train fou ira jusqu’où? Peut-on tirer le signal d’alarme? Qui a intérêt à ce que notre pays rende l’âme? Il n’y a plus personne dans le bureau de la direction primordiale.

 

La Belgique a juste 177 ans, à peu près l’âge du marronnier qu’on a coupé le 6 décembre 2007 à Tourinnes-la-Grosse sur la petite place devant l’église Romane. Va-t-on déplanter l’arbre Belgique? Il vaut mieux allumer sa petite bougie plutôt que de maudire la nuit si le système ne nous convient pas, il faut le remplacer ou bien en tout cas corriger le tir.

Après 177 ans d’expérience, on constate avec horreur que le serpent se mord la queue. Est-ce bon d’obliger quelqu’un à apprendre une langue qu’il n’aime pas de prime abord, ne vaudrait-il pas mieux essayer de faire aimer une langue plutôt que de la rendre obligatoire. La rigidité c’est la mort. Avant d’inscrire le mot “Fin” au bout de toutes ces années pourquoi ne pas se servir d’interprêtes pour que les 3 langues de la Belgique deviennent des outils de rencontre plutôt que des pierres d’achoppement, des sujets de querelles, de colère et d’entêtement et d’affrontement.

Pourquoi ne pas faire appel à des interprètes pour aider les gens à se faire comprendre au moins dans les 3 langues traditionnelles de notre pays plutôt que diaboliser l’une ou l’autre langue? Pourquoi nous laissons nous colonisés si facilement par la langue anglaise dans notre quotidien, ce serait très instructif lorsqu’on passe une chanson en anglais à la radio d’en donner la traduction, ça nous donnerait à penser!

Rarement les radios de chez nous (du moins du côté francophone) font connaître des chansons de chez nous. Les programmateurs de radio seraient plutôt des assassins de la mémoire de notre pays. A la radio si on interroge un écrivain ou un poète de langue française, souvent pour illustrer ce qu’il dit, on met une chanson en anglais qui n’a rien à voir avec son propos.

Les modes sont des maladies mentales entretenues par le commerce, nous sommes en plein Absurdhistan, en pleine inintelligence, le bon sens et la pédagogie n’existent plus pourtant c’est l’esprit qui mène la danse.

Comment peut-on vouloir qu’un pays continue à vivre ses particularités et son originalité si sa radio nationale ignore avec dédain les artistes de ce pays, cette façon de faire me semble, hélas, un sabotage volontaire au profit d’une langue dominante et cela au nom du pèse et du fisc et du Saint Bénéfice et au nom de la bêtise humaine qui est hélas sans limite.

En Flandre comme en Wallonie comme à l’est de la Belgique il a des dialectes très riches qui ont fait l’originalité de notre pays, tous ces dialectes ont été jetés à la porte des radios, ils sont interdits d’écoute parce que des intellectuels fatigués et des snobinards de service ont décidé que la culture populaire c’était de la gnognotte et on s’étonne que la Belgique s’envole en fumée et perd son unicité.
Autant de fois les autres sont autant de fois je ne suis et c’est pour cela qu’on a envie d’en savoir plus long sur tous les gens qui habitent ce pays Belgique, sur toutes ces langues que l’on parlait jadis, on voudrait tout savoir sur le wallon, ce latin venu à pied du fond des âges.
On aurait du nous faire connaître nos 3 cultures et les cultures de celles et de ceux qui viennent chez nous de pays lointains.
Dès le moment où nous sortons du ventre de notre mère nous devenons toutes et tous des émigrés. Le destin ou le hasard nous ont réunis.

Nous sommes à bord du même navire qui hélas prend l’eau... parce qu’il n’y a pas de cohésion parce qu’on a biffé nos particularités au profit d’un “prêt à porter musical” qui nous vient des States; la télévision belge ne crée plus de nouvelles émissions, en tout cas elles se font rares, un pays sans créateurs, sans création artistique s’enfonce dans le fleuve de l’oubli, on importe des feuilletons gagatisants ou violents made in U.S.A qui font juste de la publicité pour les marchands d’armes....

Mais les événements sont nos maîtres, sans doute tout cela arrive pour que nous prenions chacun chacune en main notre propre destin et en même temps le destin de notre pays.
La gérance d’un pays est une chose trop sérieuse pour être mise dans les mains de n’importe qui.... suivez mon regard. Le destin nous a mis ensemble, si nous nous séparons nous allons créer un autre pays qui aura 177 ans d’expérience, ce sera l’occasion de dialoguer avec tous les habitants du monde.

  



Julos Beaucarne 8 septembre 2010

 

11:55 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)