14 décembre 2010
Ventoux montagne sacrée

Le Ventoux, le grand "Paracatoa sacré", ma montagne préférée se prépare à commencer l'année 2011.
Cette grande montagne battue des vents, on peut la voir dans les yeux de tous les vauclusards, ces banlieusards du ciel et des étoiles.
La photo a été prise par Mireille Borel qui vit et veille et joue de la mandoline sur son nid d'aigle.
Le Ventoux est-il là depuis toujours? A-t-il changé depuis que Mireille est venue au monde? Quelqu'un connait-il les fonds et les bosses de cette montagne de légende?
Depuis que je fréquente cette Provence de lumière, ce Fujiyama est devenu le compagnon de mes rêves quand je dors à bord de ce plat pays qui peu à peu n'est plus tout à fait le mien.
En tout cas, je souhaite pouvoir regarder ce Ventoux droit dans les yeux quelques années encore, avant l'inéluctable extinction de mes feux intérieurs, à moins que je survive dans l'émerveillance et le parfum du lavandin.
Julos Beaucarne
15:23 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)
10 décembre 2010
L'extraordinaire tournée du facteur Maignan
Un dvd vient de paraître, son titre ”L’extraordinaire tournée du facteur Maignan“.
Ô combien de marins, combien de capitaines se sont mesurés à la mer, ces sans-peur sur leurs frêles coquilles de noix qui bravent tempêtes, cyclones, ouragans, vents contraires et gardent malgré tout le cap et le “roseau vert entre les dents”. Ni les vents de force 11 (120 km/heure) ni la bourrasque ne les intimident...
Ces incroyables font face à la grosse mer qui gonfle et se dégonfle quand on ne s’y attend pas, ils ne dorment pas à la barre, ils tracent et se servent habilement des vents pour aller où ils veulent, la boussole à la main.
Le facteur Alain Maignan de Plélan-le-Grand en Bretagne en-île-et-Vilaine, le facteur des ptt qu’on a surnommé: “L’autodidacte de la mer” a troqué sa camionnette jaune contre la barre d’un modeste voilier, il est devenu par passion “hauturier” (hauturier, ça veut dire pilote de bateau en haute mer).
Dans le film, il est seul sur son modeste voilier, on le voit s’apercevoir que son radar est tombé en panne et qu’il se trouve tout à coup devant d’immenses icebergs qu’il n’avait pas soupçonnés, ces icebergs pourraient casser la coque de son frêle rafiot .
Il doit avoir des yeux partout, il est en même temps son seul homme d’équipage et son capitaine. Faut-il être fou pour partir seul à la rencontre de la mer, le vent violent joue avec lui, le malmène et il se retrouve tout un temps accroché à un mât la tête en bas s'en pouvoir s'en dépêtrer.
La mer est une grande école de réflexe et d’intuition, la mer est si tant immense, si imprévisible, si capricieuse. Il faut être fou pour faire ce qu’il fait car il doit être au four et au moulin, tout cela dans un bruit de tonnerre et de fin du monde. Il fait l’expérience de l’apocalypse.
Il disait : "Je ne reviendrai jamais de l’hémisphère sud " . On n’aurait jamais cru qu’un porteur de lettres puisse se passionner tant pour la mer “toujours recommencée” comme l’écrivait le poète Valéry. Il disait que la mer l’agressait si fort qu’il pensait que son cerveau allait se briser en mille morceaux et... après 165 jours de mer, il rentre vivant dans le port de la Trinité-sur-mer, le 11 avril 2007 exactement et ....réglo... quelques jours plus tard, après avoir fait un gros dodo, il reprend son boulot à la poste , et ce géant, ce personnage hors du commun redevient.......facteur.
D’aucuns penseront qu’il faut être timbré pour cumuler ces deux métiers celui de postier et de marin. Ne pensez- vous pas qu’il faudrait obliger les candidats à la présidence de la république à faire cette expérience avant d’entrer en fonction et prouver de cette manière au peuple français leur capacité à mener de main de maître leur pays même en cas de tempête ?
Julos Beaucarne
le 3 décembre 2010
Tourinnes -la-grosse. Belgique
22:11 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)
26 novembre 2010
Il n'y aura jamais assez
Il n'y aura jamais assez de caresses et de baisers sur la terre
J'aimerais ne partager que caresses et que baisers
Ma vie entière
Ni toi ni moi ne sommes faits pour la guerre
Nous sommes faits pour marcher résolument
Vers la lumière
Julos 23 Novembre 2010
Tourinnes-la-grosse
15:20 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (18)
04 novembre 2010
Mère-grand

18:09 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)
31 octobre 2010
Ce que tu as oublié

00:32 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (8)
15 octobre 2010
Hêtre tortillard

15:55 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (11)
12 septembre 2010
11 septembre
Il pleuvait des hommes et des femmes du haut des hautes tours en flammes et Dubble You comprenait pas pourquoi t'est-ce qu'on l'aimait pas.
Depuis ce jour de 2001, il a démontré avec arrogance l'immense impuissance de la puissance.
Julos
10:31 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)
10 septembre 2010
Etat des lieux de la Belgique
Le moteur de la Belgique est arrêté, qui va remonter ce vieux jouet inventé en 1830......?
Le pays n’est plus gouverné nous voila rendus à nous-mêmes, ce train fou ira jusqu’où? Peut-on tirer le signal d’alarme? Qui a intérêt à ce que notre pays rende l’âme? Il n’y a plus personne dans le bureau de la direction primordiale.
La Belgique a juste 177 ans, à peu près l’âge du marronnier qu’on a coupé le 6 décembre 2007 à Tourinnes-la-Grosse sur la petite place devant l’église Romane. Va-t-on déplanter l’arbre Belgique? Il vaut mieux allumer sa petite bougie plutôt que de maudire la nuit si le système ne nous convient pas, il faut le remplacer ou bien en tout cas corriger le tir.
Après 177 ans d’expérience, on constate avec horreur que le serpent se mord la queue. Est-ce bon d’obliger quelqu’un à apprendre une langue qu’il n’aime pas de prime abord, ne vaudrait-il pas mieux essayer de faire aimer une langue plutôt que de la rendre obligatoire. La rigidité c’est la mort. Avant d’inscrire le mot “Fin” au bout de toutes ces années pourquoi ne pas se servir d’interprêtes pour que les 3 langues de la Belgique deviennent des outils de rencontre plutôt que des pierres d’achoppement, des sujets de querelles, de colère et d’entêtement et d’affrontement.
Pourquoi ne pas faire appel à des interprètes pour aider les gens à se faire comprendre au moins dans les 3 langues traditionnelles de notre pays plutôt que diaboliser l’une ou l’autre langue? Pourquoi nous laissons nous colonisés si facilement par la langue anglaise dans notre quotidien, ce serait très instructif lorsqu’on passe une chanson en anglais à la radio d’en donner la traduction, ça nous donnerait à penser!
Rarement les radios de chez nous (du moins du côté francophone) font connaître des chansons de chez nous. Les programmateurs de radio seraient plutôt des assassins de la mémoire de notre pays. A la radio si on interroge un écrivain ou un poète de langue française, souvent pour illustrer ce qu’il dit, on met une chanson en anglais qui n’a rien à voir avec son propos.
Les modes sont des maladies mentales entretenues par le commerce, nous sommes en plein Absurdhistan, en pleine inintelligence, le bon sens et la pédagogie n’existent plus pourtant c’est l’esprit qui mène la danse.
Comment peut-on vouloir qu’un pays continue à vivre ses particularités et son originalité si sa radio nationale ignore avec dédain les artistes de ce pays, cette façon de faire me semble, hélas, un sabotage volontaire au profit d’une langue dominante et cela au nom du pèse et du fisc et du Saint Bénéfice et au nom de la bêtise humaine qui est hélas sans limite.
En Flandre comme en Wallonie comme à l’est de la Belgique il a des dialectes très riches qui ont fait l’originalité de notre pays, tous ces dialectes ont été jetés à la porte des radios, ils sont interdits d’écoute parce que des intellectuels fatigués et des snobinards de service ont décidé que la culture populaire c’était de la gnognotte et on s’étonne que la Belgique s’envole en fumée et perd son unicité.
Autant de fois les autres sont autant de fois je ne suis et c’est pour cela qu’on a envie d’en savoir plus long sur tous les gens qui habitent ce pays Belgique, sur toutes ces langues que l’on parlait jadis, on voudrait tout savoir sur le wallon, ce latin venu à pied du fond des âges.
On aurait du nous faire connaître nos 3 cultures et les cultures de celles et de ceux qui viennent chez nous de pays lointains.
Dès le moment où nous sortons du ventre de notre mère nous devenons toutes et tous des émigrés. Le destin ou le hasard nous ont réunis.
Nous sommes à bord du même navire qui hélas prend l’eau... parce qu’il n’y a pas de cohésion parce qu’on a biffé nos particularités au profit d’un “prêt à porter musical” qui nous vient des States; la télévision belge ne crée plus de nouvelles émissions, en tout cas elles se font rares, un pays sans créateurs, sans création artistique s’enfonce dans le fleuve de l’oubli, on importe des feuilletons gagatisants ou violents made in U.S.A qui font juste de la publicité pour les marchands d’armes....
Mais les événements sont nos maîtres, sans doute tout cela arrive pour que nous prenions chacun chacune en main notre propre destin et en même temps le destin de notre pays.
La gérance d’un pays est une chose trop sérieuse pour être mise dans les mains de n’importe qui.... suivez mon regard. Le destin nous a mis ensemble, si nous nous séparons nous allons créer un autre pays qui aura 177 ans d’expérience, ce sera l’occasion de dialoguer avec tous les habitants du monde.
Julos Beaucarne 8 septembre 2010
11:55 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)
03 septembre 2010
Luc Genot

15:16 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)




