27 janvier 2010

Quand le soleil entre dans ma maison

 

quand le soleil entre dans ma maison (1)

 

Quand le soleil entre dans ma maison, je pense que c’est toi et je me fais une raison. Ça fait tant de temps que tu es partie, que quelqu’un t’a ôté ta vie, je ne sais pas encore pour quelle raison.

Et le pourquoi est resté dans ma maison. Faut-il se méfier des fous pour un rien, pour un mot, ils vous cassent tout et... hélas les fous sont partout, la planète, elle-même, est folle comme à Haïti, elle s’affole, elle a presque tout détruit, tant d’âmes se sont envolées vers où, vers quoi, vers qui, pourquoi? Dis le moi. Le sais tu? Qu’en savons nous? 

Je t’appelle de temps en temps avec mon téléphone télépathique et tu me réponds dans mes rêves, mais je m'endors parfois si fort que je ne peux t’entendre. Ceux qui sont partis ont-ils la réponse à ces “pourquoi”, à ces “pour qui”? J’ai beau tendre l’oreille, c’est comme un furtif petit bruit qui zonzonne au bord de mes oreilles assoupies. Qui me répond? « My name is nobody » dit la voix à haute et intelligible voix et je marche dans la nuit sans savoir ni vers qui ni pourquoi. Je marche vers je ne sais qui, je marche vers je ne sais quoi, vers toi peut-être alanguie dans la grande féerie de la nuit de ce lundi 25 /1/2010 à 0 heure 25. 

Julos

 

"Quand le soleil entre dans ma maison" est le début d'une chanson de Pierre Perret.


18:30 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (21)

26 janvier 2010

"Tu me fais souci, Haïti" voix de Julos

23:50 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

21 janvier 2010

Tu me fais souci, Haïti


Comment allons-nous faire le deuil de toutes nos amies et tous nos amis d’Haïti partis écrasés, broyés en l’espace de quelques picosecondes quelque part là-bas loin au bord de la mer des Antilles?

Comment allons nous faire pour oublier les enfants qui ont perdu leurs pères et mères, leurs frères, leurs sœurs? Comment allons nous faire pour oublier les bulldozers qui charrient des centaines de cadavres dans une puanteur extrême? Ils n’auront point de sépultures personnelles, il fallait faire vite, on a jeté les corps dans des fosses communes. Où allons nous nous recueillir? Où va se coucher le grand peuple des morts? Comment soigner les plaies de l’âme? Il faudrait envoyer là-bas de l’amour magnitude 7 pour transfigurer cette blessure car même si tu as échappé à la mort, tu cherches encore en vain ta maison, peut-être tes proches ont-ils disparu?

On voudrait croire au miracle, personne ne répond plus au téléphone, t’as perdu tous tes repères sous un amas de décombres, le paysage lui-même a changé.

Des milliers de voix se sont tues et semblent dire: «Tu te souviens jadis ici… il y avait une île qui s’appelait Haïti. »

 

21/1/2010 Julos Beaucarne

 

 

Chaos

 

Céramique de Stéphane Terlinden

"Après le tremblement de terre" 

 

 

 

 

23:11 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

18 janvier 2010

Didier Tronchet

 

Mon ami Didier Tronchet fait de la bande dessinée, une parmi les dernières qu'il a faites c'est "Houppeland": il réalise également des films, il en a fait un avec Christophe mon fils, il est actuellement en Equateur.
Son épouse Anne Sibran écrit des livres magnifiques dans une écriture très personnelle, il y a déjà un texte d'elle sur le blog en date du 17 10 09.

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Rio "BOBONAZO" rivière qui passe à Sarayacu, le territoire que les pétroliers veulent posséder car il y a beaucoup de pétrole. 

16:39 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (0)

11 janvier 2010

O mon bel hiver

 

O mon bel hiver, c’est toute mon enfance qui remonte avec toi, mes petits doigts douloureux de froid, ma grande soeur Marie-Ange me les réchauffait avec amour. Je me souviens des glissades avec mes camarades à l’école, les descentes vertigineuses en luge, les boules de neige, les bonhommes de neige, la neige qui tombe à gros flocons. Dans la maison chaude le poêle ronflait, oui, il y avait de la neige, beaucoup de neige, c’est comme si j’y étais encore, ô neige, tu me fais me souvenir avec tendresse de toi, tu es mon enfance, tu es l’enfance de mes enfants et celle de mes petits enfants, tu me rappelles la chanson que j’avais écrite quand Manon est née un premier de janvier, sa naissance est si fraîche en ma mémoire. Ce jour là, j’avais été voir « Li naissance » au théâtre de marionnettes « Al boutroule » à Liège, à mon retour à la maison, j’ai trouvé un message de Boris, mon fils, un message écrit à la hâte sur le journal « Le Soir » qui était sur la table. Boris avait écrit: « Papa tu es grand-père » et la joie m’était montée dans le coeur et ... la tristesse aussi de penser que ma Loulou d’amour avait raté ce rendez-vous émouvant avec sa petite fille.
O Neige combien tu m’es chère en ce 9 janvier 2010. Personne ne peut échapper à la souffrance, elle vient quand tu ne t’y attends pas et tu la prends sur ton dos. Je pense à la souffrance de ceux qui se battent pour la liberté, je pense à la jeunesse de l’Iran, aux enfants de la bande de Gaza, je pense à Sarayacu et à ceux qui veulent garder leurs forêts sacrées en ces Amazonies si lointaines et si proches, leurs forêts qu’on veut raser pour le sacro-saint pétrole. Je pense aux enfants orphelins et à toutes les guerres absurdes, nous sommes en plein Absurdhistan, je pense à ma Loulou, assassinée comme tant d’autres femmes, je pense aux femmes violées du Congo et d’ailleurs. " Aurons nous point la paix " un jour?
 

Julos  9 janvier 2010 à Tourinnes-la-Grosse


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peinture de Jean-Luc Pierret

 

 

19:08 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

30 décembre 2009

Les embelliseuses et les embellisseurs

 

Les embellisseuses et les embellisseurs sont en route, ils peignent les paysages de la nuit et les douceurs tendres de l’amour, ils jettent de la poudre de perlimpinpin sur les plaies ouvertes.

Ils sourient quand le soleil se lève et le remercient quand il se couche, ils donnent des fleurs à celles et à ceux qui apparemment ont disparu, ils gardent leurs voix enregistrées sur les microsillons incassables de leurs âmes toujours enfantines et si tant éternelles que c’est peu de le dire à haute et intelligible voix.

S’il vous plaît ne dites pas n’importe quoi sur elles et eux car du fin fond de l’éternelle éternité, ils vous écoutent chanter et rire et pleurer, reliés qu’ils sont à vous plus que vous ne le pensez. 

Julos 

Le 28 décembre 2009

 

Nathalie Clment  Valser

 

"Valser"
Nathalie Clément



 

18:52 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (7)

22 décembre 2009

Guy Arnoux

 

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Je suis descendu tout au bout de la France pour saluer un ami qui ne s’est pas réveillé un matin dans le sud, il a glissé dans l’autre monde dans le silence d’une nuit d’hiver, il s’appelait Guy Arnoux .... couturier indépendant. Signe particulier: il faisait à longueur de jour et de nuit des robes qui amplifiaient la beauté des corps des femmes et les faisaient rayonner davantage encore. Pour ce faire, il allait chercher des tissus de couleur, de la soie en des pays lointains. Les robes qu’il confectionnait à même le corps de ces beautés gardaient en mémoire la caresse de son regard tendre. Je l’avais rencontré, il y a longtemps à Venasque dans le lumineux Vaucluse quand je chantais à la cantonade sur la place des villages. Il habitait à ce moment là dans le moulin à huile. J’y ai chanté moultes fois dans le bonheur premier de la découverte et de l’émerveillement.

Je ne me fais pas de souci pour toi, mon cher Guy, tu voyages maintenant sans ton corps dans la belle utopie de la liberté de la mort. 

 

Julos Beaucarne

Tourinnes-la-Grosse

mardi 22 décembre 09


 

22:51 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (11)

09 décembre 2009

Max van der Linden dit "Miqui"

 

L'homme qui faisait des étoiles avec de la boue est parti sur la pointe des pieds un soir, comme du lait qui se sauve de la bouilloire.

Celui qui était né dans un château à la « Walt Disney » en Nodebais en ce Brabant terriblement wallon était, dès sa naissance, une légende.

C'est avec de la terre aux pieds et aux mains qu'il a modelé son monde de saintes et de saints, de pauvres et de riches, de jeunes et de vieux. Il a transfiguré  avec ses doigts la terre familière des fermiers et des fermières de son pays de beurre frais, de vaches, de veaux et de pommes. « Le souvenir est fragile et allumé comme un coquelicot dans le brouillard » écrivait Paul Claudel. Max dit « Miqui » a côtoyé tous les mondes, il marche encore dans nos mémoires à la lisière de souvenirs impérissables dans l'odeur du lisier et des fumiers fumants des fermes si tant brabançonnes. Dire ce qu'il a fait prendrait quelques volumes, l'étincelle de ses petits yeux rieurs est toujours là éclairant nos songes de voyageurs impénitents et sa voix résonne encore comme une radio lointaine captée en ondes courtes un soir à minuit quand tout dort. 


Julos Beaucarne

Tourinnes-la-Grosse, le 25 septembre 2009

 



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Tourinnes-la-Grosse

22:33 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

25 novembre 2009

Les grues quittent la Bourgogne

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Grues quittent la Bourgogne

 

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09:27 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

24 novembre 2009

Intifada

 

Je ne veux plus entre toi et moi
Une quelconque intifada
Je ne veux plus te parler sabre
Je veux la grande paix sous les arbres
J’veux respirer l’air du matin
Tout frais tout neuf qui fait du bien
J’veux gonfler mes poumons d’air pur
Je veux de l’amour non des murs
De janvier jusqu’en décembre
Je ne veux naviguer que tendre 
Je ne veux plus la moindre fusée
De longue ou de moyenne portée
Je veux un ciel bleu dégagé
Que le soleil puisse y jouer.

Lundi 23 novembre 09 retour de Bretagne



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14:52 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (5)

12 octobre 2009

Message aux Acadiens à propos des acariens

A tous les acariens acariâtres qui habitent la surface de mon corps à mon insu, ce soir, je dis ”bonsoir!”.

J’ai feint très longtemps d’ignorer leur existence mais aujourd’hui, j’ai décidé d’entrer dans une ère de coexistence pacifique; il y a trop d’agressions dans le monde pourquoi ne pas faire d’abord la paix chacun, chacune avec nos acariens personnels, ceux qui nous ont choisis et qui naturellement peut-être nous nettoient la peau.

Ce matin j’ai passé en revue cette armée d’insectes incestueux qui campent sur ma couenne, il faut vous dire que dire bonjour personnellement à tous les acariens, à toutes les acariennes, c’est une activité non rémunérée à temps plein. Existe-t-il un aspirateur à acariens? Peut-être y a-t-il quelque part un astucieux inventeur qui prépare en grand secret au coeur de son cerveau reptilien une riposte à cette armée d’acariens camouflés par leur si tant petite taille qu’il est malaisé de les voir à l’oeil nu.

Première question: les acariens vous empêchent-ils de dormir à force de courir éperdument sur le tam-tam tendu de votre propre peau? Quand vous prenez une douche ou un bain, est-ce que vous ne noyez pas, sans le vouloir, une foultitude d’acariens et s’ils ont une âme, quelle dimension peut avoir cette âme réduite peut-être à sa plus simple expression, car une âme, même si elle est un tant soit peu miniaturisée, n’est-elle pas aussi large qu’une âme normale; l’oiseau mouche a-t-il une âme plus petite que celle d’un busard fluviatile à grande envergure?

Que de questions peut-être pas tout à fait métaphysiques mais qui exigent une réponse.

Un sage d’Orient pas trop désorienté me disait à l’oreille l’autre soir: « Si tu salues tous tes acariens, ils ne te feront que du bien... si tu t’attaques à eux tu devras peut-être pour ta punition te gratter... parfois jusqu’au jaillissement de ton sang terriblement rouge, apprends donc à vivre en communauté avec eux, toi qui aimes pourtant tant la somptueuse solitude fertilisante. »

 

A bon entendeur, à bonne entendeuse, salut.

 Julos

Le 11 octobre 09

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Reconstitution en 3 D d'un acarien acadien


15:44 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (9)

09 octobre 2009

automne

feuille d'automne vicairerie

 

 

 

"D'un pas feutré le fauve automne

 Avance avec rapidité 

 Et le vent monotone entonne

son refrain d'adieu à l'été."

 

Qui a écrit cette chanson?

Nous sommes le vendredi 9 octobre 09

Il a plu beaucoup plus

qu'à dique et à daque,

il y avait de l'eau qui filtrait du toit:

"Que d'eau! Que d'eau"!

 

Julos

 

19:05 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)