04 juillet 2009

Les sans-papiers

 

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17:44 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

31 mai 2009

je vis dans une fusée

 

Je vis dans une fusée qui partira un jour, un soir, une nuit, du pas de tir de moi-même. Le pas de tir restera sur la terre, à la longue, il ne sera plus que sable et que poussière, alors à bord de mon âme-astronef où sont répertoriées toutes les heures de ma vie, je chercherai ma place dans l'infini espace, serrant dans mes mains la petite boite noire de mon infinie mémoire: voilà ce que sera ma mission "OASIS" à moi.

Nous sommes tous et toutes des astronautes qui s'ignorent. Et qu'en est-il de 2012? Toi qui lis dans les lignes de la main des astres, dis moi, quoi t'est-ce qu'il est réellement écrit? Annonce-t-on tohu-bohu..., bouleversants bouleversements en dehors et en dedans? Le temps serait il enfin venu de massacrer les massacres des êtres et des plantes et que le mot massacre lui-même disparaisse à jamais de la mémoire des hommes et que la terre retrouve son infinie jeunesse et sa pureté première, elle qui est pulvérisée chaque jour par les herbicides et les insecticides de Monsieur Monsanto, vous savez bien celui qui met la terre sur le dos et qui la viole tous les jours, celui qui voudrait que la terre devienne entièrement chauve, juste un caillou lancé dans l'espace, vous le connaissez, n'est-ce pas Monsieur Monsanto, le multinational, le massacreur de plantes rares et d'abeilles qui sous couvert de protéger la terre la conduit minute après minute au cimetière.

Le décompte a, hélas, déjà commencé...

Mais découragez-vous pas, gardez le roseau vert entre les dents.

  

Julos vendredi  29 mai au retour du marché de Carpentras en Vaucluse

 

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pas de tir pour fusée mentale

 

20:24 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

23 mai 2009

Extramuros

 

Crois moi, crois moi pas, ce que je n’ai pas fait demain, je vais tâcher moyen de le faire avant-hier. A ce rythme, j’arriverai à ma fin avant même de naître.

Où est le chemin du retour vers l’éternité, vers où faut il aller, vers quelle étoile?

Il paraîtrait que nous venons tous et toutes des étoiles. Ma marche “extramuros”  vers le cosmos, cet immense microcosme à l’envers, est-elle commencée?  Peut-être qu’à chaque sortie d’un être humain dans l’espace silencieux de lui-même,  peut-être qu’à chaque départ d’un homme d’une femme et d’un enfant, la si tant vieille éternité recommence et renaît...? Qui ensemence les plaines de la mer? Qui encense sans discontinuer la vivance, la renaissance et la résurgence du recommencement universel? Y a-t-il des graines porteuses d’eau? Y a-t-il une sorte de plante-pluie, qui traverse les rayons du soleil, l’eau est elle avant tout avant-gardiste et quoiqu’ils en ont dit et en disent encore, elle a de la mémoire et mémorise  toujours, toujours et encore... Au commencement, donc, il y avait le verbe ensuite l’adverbe et puis les désherbants et la terre serait devenue un gros caillou blanc après, sur l’eau vinrent les bateaux, qui es tu, me crie-t-on à la cantonade: qui es-tu toi et de quel droit affrontes tu ce rocambolesque et abracadabrantesque monde? As tu demandé ton permis de jaser, de tchatcher, as tu permission de jasure officielle?

 

Les âmes trépanées des trépassés pas encore revenus de leur “départure” rient de nos balbutiements, rient de nous voir traverser les séismes et le styx et les pandémies de toutes sortes que les grands consortium pharmacologiques gonflent avec les crécelles des grandes peurs de l’an 3000.

L’an 3000: cette île que très peu d’entre nous aborderont à moins qu’on découvre l’élixir de longue vie et de presqu’immortalité? As tu une quelconque liaison avec l’innocence des astres? Je suis celui qui marche vers le soleil attiré par la lumière comme un insecte infiniment petit, un petit papillon naïf et imprudent qui se brûle à la bougie des rayons du soleil. La distance qui nous sépare, vous et moi de l’astre du jour, ce cher soleil, est exactement de 149 millions 597.870 kilomètres... une paille!

 

Depuis que je suis né combien ais-je usé de souliers, combien de kilomètres ai-je fait à pied, à cheval, en vélo, en voiture, en train, en jet, il n’y a que la fusée que je n’ai pas empruntée mais s’il m’arrive de mourir ce qui est malgré tout fort probable, mon âme, si elle existe, couvrira en moins d’une picoseconde une distance invraisemblable, ça doit être assez vertigineux, il faut juste tenter de ne pas avoir le vertige et tenter également d’éviter de passer par-dessus bord, ”boucle donc ta ceinture ou sors à toute allure” est-il écrit sur les panneaux routiers aériens, et surtout, il ne faut pas oublier de garder les yeux ouverts pour reconnaître le chemin si toutefois, il nous était demandé de revenir.

 

Il n’y a pas de fusées aussi rapides que la mort et jusqu’à plus ample informé, il semble impossible de prendre un aller-retour. Le temps, ce véloce personnage qui court plus vite que le vent te fait-il peur...? Mon temps a fui dans mon rétroviseur me voila sur la route 73ème de mon âge. Où suis-je sur la carte du temps rebroussé...?  Je suis juste un tout petit point noir.... même avec de très bons yeux, je ne vois que 4 pourcents de la matière visible, je ne développe que 10 pourcents des possibilités de mon cerveau.

 

La terre, notre vaisseau spatial par moment spacieux par moment radieux.... par moment chaotique, notre terre n’est qu’une petite poussière dans l’immensité de l’espace galactique.

On n’en sait jamais assez sur soi, sur les autres, sur les astres et sur les désastres. Que la lumière se fasse et éclaire la face cachée de nos lunes personnelles. 

 

Julos 19 mai 09

 

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23:23 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

01 mai 2009

Texte pour le 1er mai

 

Journal de bord de Loulou 12 mars 1971

  

J'ai toujours pleuré en écoutant " L’Internationale ". Aujourd'hui à Radio Liège dans une émission consacrée à la commune (Il y a cent ans, comme c'est court comme.... il y a longtemps!), j'ai appris l'histoire de ce chant et je comprends pourquoi cette chanson est si poignante. Bon Dieu! Que cela fait mal de sentir que des hommes sont morts vaincus après avoir eu tant d'idéal, de courage, de belle folie et que le monde n'est pas meilleur, au contraire qu'il va à la dérive. Quelle trahison, comment lutter? M.... m'a parlé de la discussion entre E.... et K.... cela m'est égal que des personnes soient médisantes vis-à-vis de moi, ce qui me fait mal, c'est la concrétisation de la bêtise humaine, de la peur des gens vis-à-vis des personnes qui ont quelque chose à dire et qui se défendent d'entrer dans le jeu de l'argent.

 

Loulou (23 octobre 1941 - 2 février 1975)

 

Les loups ont des têtes de mouton

 

Depuis qu’Lumumba fut tué

Pour avoir dit sa vérité

Depuis qu’Lahaut est là en haut

Parce qu’il avait parlé tout haut

Depuis qu’on étouffa une fille

Dans un avion pour pas qu’elle crie

Les loups ont des têtes de mouton

Derrière les roses y a des chardons

 

Refrain

C’est celui qu’est tout en haut

Qui tient le manche de la faux

Si ce que tu dis cause souci,

Tu seras vite raccourci

Celui qui r’garde jouer aux cartes

S’il pète un mot d’trop on l’écarte

Les ptits r’gardants n’ont rien à dire

Su l’ jeu des grands ça c’est bien pire

 

Celui qui se tient haut perché

Il a le droit d’vous supprimer

De beaux enfants sautent sur des mines

mais on n’arrête pas la machine

D’autres sont drogués pour tuer

Et la cocaïne les défait

Nous vivons en pleine barbarie

Les soldats violent toujours les filles

 

Refrain

 

Chez nous un jeune homme fut visé

Tiré comme lièvre en un pré

Pour le diamant Kisangani

A été totalement détruit

Y a des fabriques et des boutiques

De fusils à deux pas d’ici

La mort fait vivre nos ouvriers

L’emploi est sauf, on laisse couler

 

Refrain

 

Des femmes sont tuées à chaque jour

Par jalousie par leurs amours

Y a des ptites filles qui sont forcées

Et toute leur vie en est gâchée

Y en a d’autres à qui on enlève

Le clitoris, leur vie s’achève

A trois ans, on tourne la page

Leur vivance est déjà veuvage

 

Refrain

Tout le monde veut être tout en haut

pour tenir le manche de la faux

Une fois qu’il l’ tient, il veut faucher

et l’cauchemar de recommencer

Les ptits r’gardants devenus grands

Veulent jouer au grand jeu des grands

Y en a pas un qu’est épargné

Tout le monde veut être le premier

 

Nous sommes six milliards tout en bas

Maraboutés au nom de quoi

Au nom du pèse, au nom du fisc

Et du sacro saint bénéfice

Mineurs et majeurs détournés

Par des bonimenteurs roués

Qui veulent que nous marchions au pas

Et dans les souliers de leur choix

 

Refrain

C’est celui qui est tout en bas

Qui est bien plus fort qu’il ne croit

Si nous le voulons toi et moi

le cauchemar s’arrêtera

6 milliards de ptits regardants

peuvent devenir acteurs puissants

6 milliards de gens conscients

Ensemble changent le cours du temps

 

   

 

Wolves in sheep’s clothing

 

Ever since Lumumba was killed

for having told his truth

Now Lahaut* is up in heaven

because he had spoken aloud

Since they smothered a girl

in a plane to prevent her crying out

The wolves are dressed as lambs

Behind the roses, feel the thorns?

 

Chorus

It’s the one that’s at the top

who holds the handle of the scythe

If what you say stirs things up,

to shorten your life they decide

Watch the cards being dealt Shut up

Don’t speak or they’ll put you aside

Minor onlookers better keep quiet

about the game the big ones start

 

The one who’s at the very top

thinks it his right to oppress you

Beautiful children die playing on mines

but it does not stop the machine

Children are drugged to kill

and cocaine destroys them

We live in barbary Still

soldiers go on raping women.

 

Chorus

 

Here a young man was targeted

shot like a rabbit in a meadow

for the diamonds of Kisangani

he was taken down  low

There are firearm factories

and gun shops close to you

Death keeps the workers alive

their jobs safe. We let it survive.

 

Chorus

 

Women are killed each day

by jealous lovers everywhere

Little girls are forced to comply

And their future is ruined There

are others whose clitoris is cut,

their life ends  closed shut

at the age of three, fold the page

their life turns to widowhood

 

Chorus

Everyone wants to be at the top

to hold the handle of the scythe

Once they grip it, they want to mow,

and the nightmare begins again to writhe

Young onlookers have grown up

want to play the big ones’ game

No one is spared the poisonous cup

Everyone wants to reach fame

 

We are six billion down in the pit

brainwashed into believing

in the name of the dollar, the taxes

and sanctified profit

Children and adults are persuaded

by deceitful tricksters who rejoice

wanting us to march to their tune

wearing the boots of their choice

 

Chorus

It is the one who is right at the bottom

who is much stronger than he believes

If we wished it fervently you and I

this whole nightmare would die

Six billion individual bystanders

can grow to powerful players

Six billion people become aware

that together they can alter destiny.

 

 

La chanson « Les loups ont des têtes de mouton » se trouve sur le disque « Le Jaseur Boréal » qu'on peut obtenir en téléphonant à Madame Claude Duchateau (+32 10 41 73 74).

Le texte de la chanson a été traduit en anglais par Agnès Baetens et Robert Whittle.

 

21:49 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (7)

Les lacets

 

La laceuse de souliers laçait sans décesser des lacets de souliers et forcément, à force, s’en lassait car elle en avait assez de lacer et de délacer tous les jours de la semaine: tout un semainier sans jamais cesser. Essayez vous qui riez, kyrie eleison, essayez de lacer des centaines de milliers de lacets, eh bien! Vous aussi, vous en auriez assez.

Mais la laceuse, si elle ne laçait point des milliers de souliers qui penserait à donner à manger à tous les enfantelets de sa maisonnée? Savez vous que lacer à longueur de journée des lacets donne le tournis, provoque la transe et engourdit,... La délaceuse aurait aimé aller au cinéma pendant ce temps-là ...et lascive, se délasser dans les bras d’un amoureux qui n’aurait de cesse que de l’aimer mais elle ne pouvait pas cesser car à ce qu’il paraît « Time is money » et c’est la crise mondiale du pèse... qui nous pèse sur les épaules. Qui va dénouer cette crise, qui va arrêter cette débandade de capitaux hélas si tant fictifs qui coulent entre nos doigts comme le sable et l’eau.



Julos



Pour Patricia qui vend des chaussures pour enfants

rue Ventefol à St Chamond au-delà des monts

le 30 avril 09

 

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12:44 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

09 avril 2009

Texte de Ibn Arabi

 

Encore hier je reniais mon ami si ma religion n’était pas proche de la sienne.
Mais aujourd’hui, mon cœur accepte toutes les images
il est pâturage pour les gazelles et couvent pour les moines
un temple pour les idoles, une Kaaba pour le pèlerin
les Tables de la Torah et le livre du Coran.
Ma religion est la religion de l’amour
peu importe où les caravanes de l’amour se dirigent.
L’Amour est ma religion et ma foi.


IBN ARABI (1165 – 1240)

15:41 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

03 avril 2009

Arcs-en-ciel pour Strasbourg

 

Que c’est triste Strasbourg sans le moindre arc-en-ciel.

L’empereur Yzokras premier a fait évacuer toutes les couleurs de la ville car il ne veut pas rater son sacre, il veut en effet profiter du rassemblement de tous les hommes de guerre de la terre, le rassemblement des derniers Otantots authentiques et anachroniques et barbares pour s’auto-proclamer Yzokras, premier empereur de toutes les Europes.

Habillé de noir comme les croque-morts, il veut la mort de la liberté, la mort de “Svoboda”, le 4 avril 2009... ça passe ou ça casse, entouré de ses sbires, de ses lieutenants de ses bodyguards, de ses sous-fifres: entouré des gardiens de la pègre, des fauteurs de guerre, des gardiens du désordre et du trouble, des marchands d’armes et autres va-t-en guerre, il marche en tête du cortège fier de posséder presque toute la terre et une montre Rolex, il ne parle pas, il crache ses mots, il va provoquer le crash de son empire qu’il pille et qu’il épie et que parfois, il injurie. Il a en horreur l’arc-en-ciel et le pardon.

Strasbourg est devenue ville du strass, du stress, du bling bling et de l’impasse... Toute couleur est proscrite le noir est roi ou le kaki; la diversité est battue en brèche, la loi unique et inique est proclamée.

Les 40 hôtels de Baden Baden débordent de caporaux, de généraux, d’experts balistiques, de lieutenants, on ne badine plus à Baden Baden ni à Kelh, les gardiens de la désordonnance pullulent, les véhicules à lances à eau s’élancent, les hélicos labourent le ciel, c’est presque l’apocalypse.

C’est notoire, no to war, noto nato. Les marchands d’armes n’aiment pas qu’on trouble leur eau, ils ont expérimenté impunément à Gaza des nouvelles armes sur des civils, des enfants et des femmes et ils osent encore pavoiser, quelle indécence!

Tout arme aussi perfectionnée soit-elle est anachronique. Tous ces hommes en uniforme vont assister à la festspielhaus de Baden Baden à un spectacle chic tout le monde y sera en tenue de soirée: un paquet de “people” hypocrites et menteurs habillés comme des honnêtes gens. Ils feraient mieux de se cacher.

L’Otan est une arme de destruction massive”. Charles De Gaulle a eu 1000 fois raison de faire sortir l’Otan de France, malheureusement, c’est la Belgique qui a reçu ce cadeau empoisonné et l’empereur Ysokras premier veut que l’Otan revienne en France... Pauvre France et la Belgique vient d’envoyer des soldats Belges en Afghanistan.

Nous sommes les larbins des intérêts américains, les larbins des intérêts des fabricants d’armes. Nos dirigeants coupés des réalités du monde prennent pour nous des décisions qui nous concernent et nous sommes pieds et poings liés. Nous n’avons rien à dire, on nous laisse croire que nous sommes en démocratie. Nous sommes colonisés par l’argent, on n’entend que des chansons en anglais à la radio, les programmateurs sont les tueurs de notre mémoire. En prime time à la télé ce n’est que fusils, revolvers, canons, violence comme pour justifier l’usage et la vente des armes, une sorte de publicité gratuite, une fameuse publicité pour les fabricants d’armes, ceux là même qui triomphent et paradent à Strasbourg et veulent nous faire croire qu’ils nous protègent, en fait ils manifestent pour garder leur travail. Leur rêve c’est quoi? C’est la guerre. Comme s’il n’y en avait pas encore assez dans le monde. 


Julos Beaucarne 

3 avril 09

 

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21:26 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (7)

31 mars 2009

Peinture vue au musée de Piconrue à Bastogne

 

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Il paraît que ceux qui sont proches de Dieu l’ont entendu murmurer dans sa barbe qu’il regrettait souventes fois d’avoir créé l’homme: «Je pensais que j’avais fait l’homme à mon image et à ma ressemblance, disait-il, et je me rends compte que si l’homme a été fait à mon image et à ma ressemblance, qui suis-je donc? Suis-je un pur salaud? Ça fait tant et tant d’années que j’ai planté l’homme sur la terre qui était jadis luxuriante et magnifique et l’homme l’a mise à sac.
L’eau ma plus belle création a été salie, violée, polluée, pourrie. L’être humain a détourné le cours du grand fleuve de la grande Vie.
Mais, vous savez bien, quoiqu'il arrive, rien n'est perdu tout est à faire mais il est plus que temps de retrousser nos manches»


Julos  31 mars 2009 

 

22:33 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

22 mars 2009

La moule perlière

 

Les moules perlières sont des chefs-d’oeuvre en péril, c’est rare qu’elles fabriquent encore des perles, hélas! Vous savez bien: le monde a bien changé. La pollution des rivières, les multinationales du genre Monsanto (Monsanto subito met la terre sur le dos), les multinationales des insecticides et des herbicides ont mis en péril l’équilibre naturel de la nature, tout cela au nom du pèse et du fisc (excusez- moi de me répéter)....... Les multinationales donc, ont mis en péril la patience des moules perlières qui fabriquaient si tant patiemment jadis des perles splendides et recherchées. La perle de son petit nom ”Margaritifera Margaritiféra” est devenue plus que jamais une perle rare.

Où est le temps où Marie de Medicis (Dieu ait son âme et la mienne quand il lui plaira!), où est le temps où Marie de Médicis (qui naquit en 1573 et rendit sa belle âme à Dieu en 1642), où est le temps où Marie de Médicis, la bien nommée, se faisait faire une robe avec 40.000 perles provenant des moules perlières trouvées dans une foulititude de rivières européennes, il avait fallu ouvrir plus de 40 millions de moules perlières, un travail de titan, pour arriver au chiffre impressionnant de 40.000 perles. Quelqu’un sait-il ou se trouve actuellement cette fameuse robe de Catherine de Médicis, dans quel musée? Pour que nous allions contempler ce pur chef d’oeuvre en cortège? 40 000 perles excusez du trop! L’exploit n’est pas prêt de se renouveler.......

La moule perlière vit longtemps... 100 ans parfois et il parait qu’une moule scandinave aurait vécu 286 ans, qui dit mieux?

Parlons des moyens de locomotion de la moule perlière. Son taxi préféré, c’est la truite fario (soit dit en passant, je trouve cette truite très altruiste) en effet la moule perlière s’accroche aux branchies de la truite en formant un petit kyste et dans ses déplacements en tant que passagère clandestine à bord de la truite, elle prolifère joyeusement.

Les moules adultes sont sexuellement matures entre 12 et 20 ans et elles peuvent encore se reproduire au delà de 70 ans, ça me donne de l’espoir.

Pour que vive la moule perlière il faut des rivières proches de l’état naturel, pauvres en nutriments et en calcium. La qualité de l’eau doit être excellente, la présence d’un courant est indispensable. La moule perlière est une excellente indicatrice de la qualité de nos cours d’eau. Les engins motorisés, les rejets d’eaux usées, l’accès du bétail à la rivière, les canoés, les kayaks détruisent le fragile équilibre nécessaire à la naissance des moules perlières. En plus ces extraordinaires bivalves purifient également l’eau, les moules perlières côtoient d’autres espèces dans les rivières comme la mulette épaisse, la petite lamproie de rivière, le chabot, la loutre, la cigogne noire, le martin pêcheur et le cingle plongeur et au-dessus de ces rivières propres, volètent également les papillons, les libellules et autres invertébrés invraisemblables.

Méfiez vous de l’eau qui semble dormir, elle est habitée par de somptueux personnages, fragiles, ingénieux et généreux.

 

 

Julos Beaucarne pour Natagora

inspiré par un article de Grégory Motte

g.motte@mrw.wallonie.

 

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12:38 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (8)

10 mars 2009

Le retour du Dalaï-lama

Ce 10 mars, c'est le 50ème anniversaire de la fuite de Lhassa du 14ème Dalaï-Lama.

Il paraît qu'c'était le pays
Le plus haut d'altitude d'esprit
Ce serait bien que tu t'y rendes
Toi qui t'envoles vers l'Asie
A la recherche d'une autre vie
L'Tibet bien sûr est toujours là
Il manque juste le Dalaï-lama.

Le grand Océan de sagesse
A quitté Lhassa, il ne reste
Là-bas qu'une poignée de moines
En tout 50.000 Tibétains
Traités, dit-on, comme des chiens
Par des envahisseurs de l'Est
Venus d'empires jadis célestes.

Ca t'étonnera peut-être un peu
Des vrais Tibétains, y en a peu
5 millions sur le territoire
Mais 7 millions d'inquisiteurs
Campent désormais sur les hauteurs
Ils ont jeté par-dessus bord
Plus d'un million deux cent mille corps.

Cela fait plus de 40 ans
Que ces colons montrent les dents
Tout en haut sur le toit du monde
Interdisant tout enfantement
Sans le permis de l'occupant
Qui étouffe systématiquement
Toute vie en son commencement.

De même on donne des permis d'chasse
A quelques richissimes rapaces
Amateurs fous de trophées rares
Contre un gros paquet de dollars
Ils tuent leur content les richards
Yacks sauvages, moutons argali
Sont gommés au fil du fusil.

Les plus grands fleuves de l'Asie
Prennent source au coeur du pays
Mais la terre est devenue chauve
On a mis la chimie aux champs
L'eau charrie les fertilisants
Beaucoup d'arbres ont été coupés
Le désert broute la forêt.

Milliers de monastères détruits
Plus de 20 siècles d'art et de vie
Ont été réduits en poudre
Toute une civilisation
Raffinée, passée au pilon
Assassinat d'une mémoire
Trop vive pour la laisser voir.

Le 14ème Dalaï-lama
S'inquiète de savoir s'il pourra
Avant la fin de ce siècle
Réintégrer son pays
Sans violence et sans conflit
Voir après cette longue nuit
Le soleil se lever chez lui.

Julos Beaucarne
Vendredi 18 juin 93

La chanson se trouve sur le disque
"Tours, temples et pagodes".

18:08 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)

07 mars 2009

Le conte des mensonges

 

la meuleok
 

 

Il y avait une fois quatre hommes qui étaient montés sur une pierre de moulin qui flottait sur la Meuse, le premier était aveugle, le deuxième manchot, le troisième cul-de-jatte et le quatrième tout nu.

Au moment où ils allaient passer sous le pont des Arches, voilà l’homme qui était aveugle qui crie: « Je vois un corbeau en l’air » alors l’homme qui n’avait pas de bras visa le corbeau avec son fusil et le corbeau tomba, ça fait que l’homme qui n’avait pas de jambes se mit à courir, il a rapporté le corbeau et l’a donné à l’homme qui était tout nu en lui disant: « Mets ça dans ta poche ».

 

Menterie populaire de Liège

dans le disque « Julos chante pour les petits et les grands »

Editions Louise Hélène France

 

 

Vincent

22:01 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

22 février 2009

Les cris et les chuchotements du monde.

 

Les jeunes filles et les femmes qui ont été déplantées de ce monde par leurs amants jaloux ou par des femmes jalouses, ou par des passants qu’elles ne connaissaient même pas, se réunissent-elles dans l’au-delà pour parler de tout ce qu’elles ont vécu, de tout ce qu’elles ont quitté, de tout ce qu’elles n’ont pas pu vivre. Se réunissent-elles pour parler de l’absurdité de ce monde si bas de plafond, si pauvre souvent, hélas, en esprit. Ces en-allées avaient parfois juste 18 ans ou 33 ans, elles étaient en fleur, en pleine jeunesse, elles ne demandaient qu’à vivre dans la lumière et puis quelque pensée barbare a traversé l’esprit de quelqu’une ou de quelqu’un comme un déclic comme la voix du diable lui-même et a provoqué l’irrémédiable et a précipité par-dessus bord des êtres sans défense et cela en une picoseconde.

Elles ont étés jetées dehors de la Vie, elles sont parties si loin que tout retour était désormais impossible, elles se sont retrouvées dans l’autre monde..... d’abord, elles n’ont pas compris ce qui leur arrivait, elle ne se méfiaient pas, elles avaient donné tant d’amour à celles et à ceux ... qui leur ont porté un coup mortel. On se demande si ces assassins ont seulement quelque remord? Les ingrates et les ingrats croupissent, pourrissent à présent en prison. Les parents désenfantés connaissent, eux, la prison mentale, ils pensent qu’ils vont pleurer une éternité de temps et de jours. Quelques photos passent de main en main “Souvenir, souvenir que me veux tu?”. A chaque photo, le chagrin remonte en surface et vous taraude l’âme. ”Qu’avons nous fait, bonnes gens, dites-moi, de la bonté du monde” criait jadis le grand Jacques. Le chanteur se demande si c’est bien utile de chanter l’amour. Le ver est-il dans la poutre pourrie qu’est devenue l’âme humaine à force de films négatifs, à force de fusils, de revolvers, d’armes et de couteaux.

« Toute arme, aussi perfectionnée soit-elle, est anachronique ». Quand l’être humain va-t-il mûrir, tirer enfin des leçons et réfléchir face à ces actes de haine et de violence qui remettent chaque fois à plus tard l’avènement d’un monde de paix?

Partout dans le monde on répète dans l’ombre des scénarios catastrophes, on met en place des rituels de mort alors qu’il faudrait mettre en place des rituels de vie pour  tous les êtres qui peuplent la terre qui est, elle-même, mise à sac, détruite, polluée par la chimie et les activistes de Monsanto qui mettent à mal la terre nourricière.

Le rêve serait de vivre enfin tranquille sous les arbres; mais on coupe les arbres au Congo actuellement et en Amazonie et les abeilles sont des chefs-d’oeuvre en péril. Le monde d’aujourd’hui encouragé par des films et par des images pernicieuses de haine, des images de guerre à Gaza et ailleurs, le monde d’aujourd’hui est en péril: des tueurs de toute farine au nom d’on ne sait quelle philosophie, d’on ne sait quelle religion destructrice, le monde d’aujourd’hui est en péril..... apparemment tout va très bien, on donne le change. Ca rapporte plus de parler de la mort que de la Vie. Ca fait plus de spectateurs, la cote d’écoute augmente. Pour faire de l’argent, on a créé des petits jeux vidéo pour enfants qui sourdement, en silence, leurs apprennent à tuer et  font de chacun d’eux des propagandistes actifs pour les armes et la haine.

Voila à quoi sert l’intelligence humaine, hélas! L’école cathodique, la télé en prime time et les jeux vidéos pourrissent l’esprit des enfants.

Au nom du pèse et du fisc, on leur a volé leur enfance dès leur plus jeune âge et cela s’est fait en silence.... Les parents sont assurés d’avoir la paix et la tranquillité..... momentanément en tout cas, nous sommes assis sur un volcan.....

Et si l’on faisait des jeux vidéos pour parler de paix, de joie, d’inventions, de bonheur?

Inventrices et vous inventeurs de tous les pays unissez vous.

  

Julos 22 février 09

 

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Arbre de vie

 

23:48 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (11)