28 janvier 2012
Nouvelles de l'Ile de Pâques
Nouvelles de l’Ile de Pâques où je fus jadis avec Kamouraska.
On a fait des fouilles depuis et voilà qu’on découvre que les statues de l’île de Pâques sont bien plus grandes que l’on ne pensait.
Quand retournerons-nous en cette île étrange au milieu des mers?

12:55 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)
23 décembre 2011
Lorsque nous étions réunis à table
Lorsque nous étions réunis à table et que la soupière fumait
maman disait parfois:
"Cessez un instant de boire et de parler."
Nous obéissions
"Regardez-vous", disait-elle doucement
Nous nous regardions sans comprendre, amusés
"C'est pour vous faire penser au bonheur" ajoutait-elle.
Nous n'avions plus envie de rire.
"Une maison chaude, du pain sur la nappe
des coudes qui se touchent,
voilà le bonheur" répétait-elle à table.
Puis le repas reprenait tranquillement.
Nous pensions au bonheur qui sortait
des plats fumants et qui nous attendait
dehors au soleil et nous étions heureux.
Papa tournait la tête comme nous,
pour voir le bonheur jusque dans le fond du corridor,
en riant parce qu'il se sentait visé, il disait à ma mère:
"Pourquoi est-ce que tu nous y fais penser à c' bonheur ?"
Elle répondait
"Pour qu'il reste avec nous le plus longtemps possible".
Félix Leclerc
Extrait de « Pieds nus dans l’aube »
Julos à l'anniversaire de André Vincent, maire de Hargnies, entouré de sa famille, le 23 octobre 2011
22:50 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (18)
17 novembre 2011
Expo photo
Espace Vital
Exposition de Betty Leprince-Ringuet
Galerie Vertigo Art
271 rue Haute 1000 Bruxelles, 32 395 28 29 04
Jusqu’au 18 Décembre 2011
Ouvert jeudi de 14 à 18h, samedi de 10 à 18h,
dimanche de 10 à17h

« Pour moi, la photographie, c’est l’émerveillement
du premier regard, de la première fois. C’est la fragilité,
la beauté et la structure de la nature qui m’inspirent en permanence »
16:21 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)
23 mai 2010
Ils parlent d'eux-mêmes

20:01 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (5)
28 avril 2010
Le plat pays

dessin de Burki
22:54 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)
12 janvier 2010
Beta

Ceci est la première page du calendrier annuel
avec les photos de Frank Bruynbroek.
Le chien que vous voyez s'appelle Beta.
Voici le numéro de téléphone où vous pouvez
commander ce calendrier: 001 818-755-7933.
18:53 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (1)
31 décembre 2009
Que reste-t-il de la mélodie après que la voix s'est tue ?

Photo Marie Vanderveken
23:46 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)
27 décembre 2009
2010

Belle traversée de l'an 10
à toutes et à tous
à bord du vaisseau spatial terre
Julos
22:56 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (15)
17 octobre 2009
lettre d'Amazonie de Anne Sibran
Mon amie Anne Sibran qui écrit si tant bellement a quitté Paris pour se rendre en Amazonie et respirer un autre air que celui des Europes, je lui ai demandé permission de vous partager la lettre qu’elle m’a fait parvenir.
Mon cher Julos,
C'est une de ces lettres que je marmonne depuis des mois, que je te promets dans le fond de mon coeur, que j'ai envie de t'envoyer. Et puis elle se gonfle, elle s'enfle et là, je n'y tiens plus. Je dois te raconter. J'y suis encore, tu sais là bas, tout loin: en Equateur. J'y suis encore avec Didier, Antoine car on s'y plait. Il faut dire qu'on a fait des rencontres comme des graines à germer et qui lèvent, et qui lèvent. Alors faut bien qu'on voie pousser...
Il y a les amis de Quito, d'Ayacucho, de Lima. Mais il y a cette famille surtout entrée dans ma vie comme un grand courant d'air: et tout s'envole, et j'ai envie encore et encore d'habiter avec eux. Et l'impression de les connaître depuis toujours et de naître en même temps à quelque chose d'inédit, de totalement nouveau. Ils vivent dans la selva, un endroit de l'Amazonie Equatorienne où sont les dernières forêts primaires, où coule le fleuve Bobonaza.
Je les ai rencontrés de la façon la plus magique qui soit, une série de hasards de coïncidences qui nous couvre de poussière d'or et d'une immense gratitude. Je sais aussi que j'ai appris le quechua trois ans à l'université pour parler un jour avec eux. Dix jours par mois, je boucle mon sac, je prends le bus, fais six heures de pirogue pour aller habiter chez Don Sabino et Dona Corina dans la communauté de Sarayacu... Là, je redeviens une petite fille, j'apprends à marcher dans la forêt, à trier dans tous ces verts, dans toutes ces sèves, à tracer un chemin pour mes yeux. Je ne savais que les arbres de mes forêts d'Europe, et saluer une rivière aussi, comment s'y couler à plat ventre dans le sens du courant, cela je l'apprends aussi. Et les gestes et les mots, et l'épuisement du milieu du jour, et ces oiseaux qu'on appelle par leurs cris (Pas-pan-diou ! Pas-pan-diou ! Bou-lou-cou-cou ! Bou-lou-cou-cou !) et ces tubercules, cuits dans la cendre, et ces poissons cuits dans la feuille, et ces fourmis, croquées comme des bonbons.
C'est de cela que je me remplis et que je voulais tant te parler... Mille projets avec eux, en plus d'un livre, un atelier d'écriture s'est mis en place. Ce sont les femmes qui me l'ont demandé. Elles m'ont dit "toi tu sais écrire, nous on n'a pas la confiance, mais on a des choses à dire, apprends nous la confiance..." Un atelier en espagnol et en quechua (ici on dit Kichwa) où on découvre la langue cachée derrière la langue, la parole qui redresse, et cette dignité de chacun à la tenir, à la porter.
Ces ateliers sont une expérience incroyable: c'est comme à se passer le feu, quelque chose qui nous anime, qui nous retourne par le dedans. Je pense souvent à ma chère Christiane, et je la sens là parfois, derrière mon épaule. L'autre jour, je leur ai fait dire à chacun leur Kasala, leur auto-louange... Pour ces hommes et ces femmes traumatisés par l'école et le racisme de la société Equatorienne c'était quelque chose d'immense, que de se dire dans une telle affirmation, avec un tel déploiement.
Voilà mon Julos, te raconter aussi le soir qui tombe, je suis assise sur le pont, les jambes dans le vide au-dessus du fleuve Bobonaza. Les enfants se baignent sur les berges dans les eaux brunes, couvertes de cette mousse blanche (on l'appelait avant Pusku yacu, le fleuve d'écume) et les eaux deviennent mauves soudain, comme les fleurs des arbres. Des perroquets passent en vols serrés, en criant. Chaque arbre dresse sa colonne, un tronc blanc, gris, parfaitement dessiné. La forêt, c'est pas un vert unique, un assemblage de feuillages, c'est des milliers d'arbres qui chuchotent chacun leur prénom, une trame de singularités. Une splendeur. Alors maintenant les chauve-souris et le clignotement des lucioles, qui font sourire les ombres, tandis que les crapeaux couvrent la voix des hommes et des enfants. Un peu de rouge encore et déjà tout s'éteint. Il n'y a plus que l'odeur de la vase, et les cris qui vont se succéder jusqu'à l'aube, chacun son tour, chacun sa voix. Je me lève, je rentre à la maison, où les feux sont allumés entre trois troncs, où l'on boit la chicha. Demain à l'aube on ira raconter nos rêves autour d'un bol de wayusa. Et toujours Don Sabino qui me demande quand je m'éveille : "Allin pakarinkichu ?" "Tu es bien née, ce matin?"
Alors voilà, un peu de tout cela, mon cher Julos... Un peu de cela à ton seuil, que je voulais tant partager.
Et aussi plein de bisous.
Anne

Indiens dans le métro de Paris il y a quelques jours.
15:00 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (7)
07 juillet 2009
Poèmifier

Les pagodes illuminées revues et corrigées par Laurence Latour.
Je voudrais réaliser une montre à douze pagodes, chaque heure serait une pagode.
Elle se rechargerait par les mouvements du poignet.
14:07 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)




