13 octobre 2011

Dieudonné Kabongo s'en est allé

Mon ami, le comédien, musicien et humoriste congolais Dieudonné Kabongo est décédé mardi soir sur la scène d'un théâtre de Bruxelles, où il était depuis une trentaine d'années le plus connu des artistes originaires de la République Démocratique du Congo,

 Mirko Popovitch était en scène avec Dieudonné Kabongo et témoigne

"C’est terrible, on était ensemble sur scène, une soirée spéciale entre vieux complices, il s’est écroulé, j’ai tout essayé, le massage cardiaque, la respiration artificielle... Les secours sont vite arrivés !!! Rien à faire, le grand Kabongo, mon vieux pote, ce surdoué musical et théâtral, n’est plus... Mille projets et je pense surtout à ses enfants, devant le vide…

Il est tard, je ne m’y fais pas, c’était un Congolais, un Belge, un artiste, un ami, un frère... 

Demain mercredi, nous avions rendez-vous à l’Aft’heure pour parler de son projet  de téléfilms…

Salut l’artiste!"

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10:28 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

Trente à l'heure, tendre allure

 

Trente à l’heure, tendre allure

C’est beau, non, ce slogan de la prévention routière ? Avouez… Beau et utile. Une réussite parfaite de communication. Un bonheur d’expression.

Trente à l’heure, tendre allure… C’est tout simple et ça se dit comme ce que ça dit : avec lenteur, avec tendresse. C’est construit pour être dit lentement. Prenons les mots trente et tendre. Le r du premier mot change de place dans le deuxième. Et le t du premier devient d dans le second. Et dans les deux autres mots : (à) l’heure et allure, le e devient u. Il ne faut pas se précipiter – il faut être prudent – sinon on risque l’accident de parcours, le trébuchement de la langue.

Tenez, ce trente à l’heure, tendre allure, moi, ça me fait penser à… Vous savez à qui ? À Verlaine. On retrouve des choses comme ça chez lui ; de ces figures-là : « Il pleure dans mon cœur / Comme il pleut sur la ville. » Ou chez Gainsbourg, si vous préférez plus moderne : « Dans son regard absent et son iris absinthe… ».

Et comment s’appelle alors ce procédé rhétorique qui consiste à miser sur le rapprochement de mots qui sont presque pareils à l’oreille et cependant de sens tout différents ?

C’est une paronomase. (Du grec para : proche et onoma : nom.) Et les deux mots qui forment la paronomase, les deux mots qui se font écho, sont dits paronymes.

La publicité, évidemment, la publicité commerciale, se sert de ce procédé. Mais de quoi ne se sert-elle pas, la garce ? Tout lui est bon. Elle se permet tout. Le pire et le meilleur…

Je vous montre un exemple : Achetez un portable, pas un jetable. Et un autre tant qu’on y est, qui a largement contribué à la fortune de la maison – et qui est en plus un vers blanc – : Des pâtes, des pâtes, oui mais des Panzani !

On le retrouve encore, ce procédé, dans les proverbes, les sentences : Qui se ressemble, s’assemble ; Comparaison n’est pas raison ; Qui s’excuse, s’accuse.

Il est aussi présent dans ce drôle d’objet langagier qu’on appelle le virelangue. Tantôt ludique, tantôt pédagogique, ou les deux à la fois, le virelangue, lui, n’a rien à vendre, n’a pas non plus de leçon à donner. Il est juste fait pour le plaisir. Pour faire parler et faire rire. S’amuser à courir avec les mots, avec la langue, sans tomber. Ou jusqu’à tomber. Et la chute, alors, est encore plus rigolote que la course… Surtout que, dans la chute, il arrive parfois qu’on produise des mots que... des mots qui… des mots crus !

Julos Beaucarne, grand diseur et faiseur aussi de virelangues, en a écrit un où il est question d’une dame qui s’appelle Coutufon et une autre, Foncoutu.

Je vous laisse à penser ce qu’un accident entre les mots Coutufon et Foncoutu peut donner.

Allez, pour finir, goûtez-moi donc celui-là, tout bref : Te fusses-tu tu, tu m’eusses plus plu.

 

Jean Paul Vasset    Journal le Soir du 10 octobre


 

 

"Les Chaussettes de l'archi-duchesse" livre de virelangues de Julos Beaucarne est disponible chez Claude Duchateau  tél 0032 (0) 10 41 73 74

 

 

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09:51 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

06 octobre 2011

Lettre ouverte à Mr Erdogan

Mr Erdogan, vous avez  décrété la chasse aux kurdes ... qu'est ce qu'il vous prend?

Votre décison unilatérale fera que plus aucun européen ne viendra visiter la Turquie, les turcs eux-mêmes vont se liguer contre vous .

Mr Erdogan, votre décision unilatérale  met en péril la paix dans toutes les Europes, cette décision que vous avez prise va mettre le feu aux poudres . Tout le monde en Europe veut la paix et non la guerre .

Mr Erdogan s'il vous plaît, mettez des gants, si vous voulez que la Turquie fasse partie de l'Europe ..... il est encore temps, arrêtez tout d'abord d'emprisonner les Kurdes et les écrivains et les intellectuels et les penseurs de votre pays. Ecoutez-les, dialoguez avec eux, écoutez votre peuple .

 

Julos Beaucarne, écrivain

Belgique, le 6 octobre 2011

 

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12:08 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (4)

04 octobre 2011

Il n'en finit pas de nous parler

 

30 ans après sa mort

le Brassens vit encore

 

Le voici croqué par Gilles Poulou qui vit et dessine au bord du lac Léman.

 

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11:07 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (9)

29 septembre 2011

Wangari Maathai

Wangari Maathai celle qu’on appelait au Kenya ”Makewa l’optimiste” a pris son envol en l’autre monde à l’âge de 71 ans dimanche dernier le 25 septembre 2011 à Nairobi.

Tous les arbres de toute la terre ont fait une minute de silence et ont penché leurs cimes au passage de son âme généreuse.

Je remercie de toute mon âme cette amie que je n’ai jamais vue en vraie vue, celle qui a  pris la défense de tous les arbres, de toutes les femmes, de n’importe quel pays, de n’importe quelle couleur, celle qui a pris la défense de tous les arbres de n’importe quelle essence et originaire de n’importe quelle région du globe. Celle qui a pris la défense de toutes les forêts de la terre  jusqu’à Sarayacu le-village-des-arbres-en-fleurs en Equateur.  

Sarayacu, village en péril face aux pétroliers pétroleurs qui assiègent depuis longtemps le village, ces prêtres de la mort harcèlent ceux qui protègent la Vie avec un grand  “V” . Wangari a mobilisé toutes les femmes kenyanes pour un reboisement massif, elle a éveillé les consciences sur le thème de la conservation des forêts. Elle fut la première africaine à recevoir le prix Nobel de la paix en 2004 .

En 1977 elle a créé le mouvement international “green belt” (ceinture verte) qui a permis de planter en Afrique plus de 40 millions d’arbres pour lutter contre l’érosion et la déforestation. Son métier c’était de dire que tout est possible si l’on s’y met et si on y croit.

 

Julos

le mercredi 28 septembre à TLG en Brabant Wallon Belgique.


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08:35 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (10)

23 septembre 2011

Jalalabad

Es tu déjà allé à Jalalabad  ?

C'est où Jalalabad?

C'est là-bas, très loin.

Pour y aller, faut louer un avion, ça veut dire décoller, atterrir, repartir, plusieurs fois, faut aimer ça ....  jusqu'à ce qu'on soit arrivé là à Jalalabad.

Et là à Jalalabad que feras-tu, voyageur sans but ?

Tu réponds:  "On verra, inquiète-toi pas, les évènements viendront vers moi."

C'est plein de turbulences ces pays là, ils te raconteront tout d'abord l'assassinat de Rabbani. 

Il a été assassiné par qui Rabbani ? 

On ne sait pas encore qui l'a assassiné et pourquoi et pour qui …  Où sont les Moudjahidines à la barbe blanche? Ils sont à Kandahar et pour eux ce n'est pas des vacances, ils sont toujours accompagnés par leurs fusils à répétition, ça rigole pas dans ces pays ! Pour habiter ici, il faudrait avoir 99 vies....

Tu visiteras quand même  Kunduz ? Est-ce qu'on se la coule douce  à Kunduz?

Que nenni, mon ami, là-bas tout est pourri, ça crépite du matin au soir et même la nuit.

Y a -t-il quelque part des relanceurs de paix?

Ils ont pris l'avion hier pour la Floride et notre rendez-vous, c'est quand à Kandahar ?

Les décideurs de paix se saoulent au whisky ce soir …  tant d'outrages à réparer, combien de siècles nous séparent de la paix ? Que de rancoeurs et que de heurts ... résisteras-tu, mon vieux coeur?

Pendant qu'on est ici dans les Asies, aux USA la cour suprême a fait exécuter Troy Davis, ils ne sont pas sûrs qu'il soit coupable ... mais Obama a donné son feu vert. Sans doute qu'il a regardé à la télévision  son exécution  comme il a regardé à la télévision  l'exécution en direct d'Oussama Ben Laden.  Ni le pape, ni Jimmy Carter n'ont pesé dans la balance pour le sauver, le silence du président donne froid dans le dos. "I am Troy Davis".

Les USA  vont dans la lune et cela fait 30 ans que la France a aboli la peine de mort? Troy, hélas était trop noir à leur goût et le gouverneur du Texas Rick Perry a été applaudi à tout rompre quand un journaliste a dit à la foule que depuis qu'il était gouverneur du Texas 234 personnes avaient été  exécutées dans cet état.

Il pleut des âmes dans l'au-delà.

 

Julos

Vendredi 23 septembre 2011

 

15:09 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

20 septembre 2011

Spectacle à Hargnies dans le département des Ardennes françaises

 

Y a-t-il des Wallons aux îles Wallis ? Ces cyprès sont si loin qu’on ne sait si c’en sont.

«Jadis, je chantais les sinistrés, au début tout le monde rigolait, un type qui chante en wallon, ce n’était pas possible, le wallon cette langue de la minorité ! Nous sommes 200 millions de francophones dans le monde! "Voilà pouqwé nos stons firs dyesse wallons". »

Julos, le jaseur, chanteur, poète, conteur wallon, a posé, vendredi dernier, ses valises à Hargnies : le pays des harnicots et des harnicotes dans les ardennes françaises, le temps d'un concert exceptionnel. Julos, une voix unique qui tresse en musique wallon et français. Un vrai, un authentique poète au cœur libre et fier avec la Wallonie en bandoulière. L’écouter une seule fois et nous voilà grisé par les mélodies, envoûté par les mots et les rimes. L’incontournable chanson de la « p’tite gayole » nous trotte dans la tête pour le restant de nos jours ! « Elle me l’avait toudi, promis une belle petite gayole, une belle petite gayole… » L’hymne wallon par excellence, le frisson au bord de l’oreille, l’alchimie des sons, la belgitude en-chantée.

« Les mots sont très sympathiques, ils gagnent à être connus. Je suis un balayeur, un récolteur des mots jetés à la poubelle, un acupuncteur, un horticulteur de voyelles, un bûcheron des forêts consonnantiques, un cultivateur d’assonances. Je jongle avec les mots d’hier et de demain perdus dans l’espace des temps. Le wallon plus que le français est une langue où le sens est dans le son. Je rêve d’une langue musicale universelle où l’on prendrait le son des mots dans toutes les langues et dans les mots d’enfant, dit Julos.

Mon petit carnet est mon plus fidèle instrument de travail, il me suit dans tous mes déplacements, j'entends une trouvaille et je dis: ça alors il faut absolument que je le note ! Ce que j’aime, je l’écoute, je le réécoute, jusqu’à le savoir par cœur.

Nous passons à côté des mots par nos habitudes de pensée et de lecture, car tout est dans la façon de dire, de lire, d’écouter. Le son des mots nous façonne la voix, l’oreille, l’âme, il carillonne notre pays, notre peuple, notre culture. Le wallon, c’est le latin venu à pied du fond des âges. Quand les Romains sont arrivés, ils nous ont imposé le latin, qui mélangé au celte a donné le wallon. Le wallon a très tôt appris à vivre dans la clandestinité, après les invasions :  romaine, germanique, normande, autrichienne, française, qui étaient les maîtres du "bien parler"… »

Le patois a dû faire face à une véritable persécution. Jusqu’en 1930 à l’école d’Hargnies, l’instituteur accrochait un sabot au dos de l'élève qui osait prononcer un mot en wallon ! Parler wallon était devenu un acte héroïque ! La langue régionale est pourtant un outil précieux et une richesse en voie de disparition de notre patrimoine culturel. Ceux qui parlent encore les deux langues possèdent un lexique bien plus riche que celui qui ne maîtrise que le français. Parler wallon et français permet d’affiner et de préciser sa pensée. Les anciens de nos villages disent souvent « en wallon ça se dit comme ça, mais en français, le mot n'existe pas ! »

Julos est aussi un chanteur engagé comme Léo Ferré, Jean Ferrat… Il mêle des chansons populaires comme Vigneault au Québec et Nadeau en Occitanie à des poésies de Verlaine, Victor Hugo, Verhaeren, Apollinaire, Max Elskamp…. Il est accompagné à la guitare par Patrick de Schuyter et au chant par Barbara d’Alcantara.

Vous ne connaissez toujours pas Julos ? Venez l'applaudir dans un de ses spectacles. Attention! Danger ….. Vous n’en ressortirez pas intact, avec la p’tite gayole !                         

Agnès Roche


 

 

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20:03 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)

10 septembre 2011

Mon terroir c'est les galaxies

 

Ô ma mémoire pourras-tu te souvenir avec clarté de ces riches heures, des nuits et des jours trop courts passés sous la caresse du soleil en Vaucluse et de la nuit sous la voûte étoilée incommensurable ?

J’ai dormi sur le toit plat de ma cabane de pierre et j’ai vu de mes yeux-vus d’un côté à l’autre du ciel cette immense plaine d’étoiles qu’on ne peut compter, qu’on peut juste admirer … Je n’oublierai jamais ce frôlement d’étoiles, cette abondance de lueurs,  je n’oublierai jamais  cette “immensitude”. Sans doute sommes-nous toi et moi, tous et toutes aussi immenses que le ciel étoilé. Pourquoi avons-nous fermé la lumière si vite pour nous enfoncer dans le sommeil ?

J’ai souvenance de cette nuit sacrée pleine de mouvances, pleine de satellites lancés à la vitesse grand V traversant en moins d’une heure tout le ciel. Je me suis baigné dans le lait de la voie lactée, j’ai vu naître des milliards d’étoiles, je me suis imprégné de l’immensité des mondes et j’ai fait rentrer l’univers dans ma peau. Je n’oublierai jamais ce frôlement d’étoiles, d'astéroïdes … Je me suis laissé envahir par l’univers lui même. Dites: sommes-nous l’univers lui-même et quand nous regardons le ciel n’est-ce pas nous-même que nous regardons? Que c’est bon d’étreindre la nuit, de retrouver cette immensité que nous sommes tous et toutes sans le savoir peut-être.

Au sortir de cette vision magique,  il me semble que je suis neuf, renouvelé et davantage capable de remonter le courant des jours, même si les sirènes du souvenir du 11 septembre 2001 hurlent dans tous les journaux et semblent annoncer l’apocalypse … quand il tombait des hommes et des femmes du haut des hautes tours en flammes et que nous étions plongés dans la doutance totale face à l’humanité qui se déglingue et se fait violence et s’auto-détruit.

Au sortir de ma maison ce matin j’ai vu un vol triangulé d’oies sauvages en partance vers le sud.

 

Julos Beaucarne

Le vendredi 9 septembre 2011 en provenance de la station spatiale terrienne du 2 rue des brasseries à Tourinnes la grosse

 

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14:48 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (12)

25 août 2011

Julos Beaucarne, poil à gratter de la chanson

 

Julos Beaucarne !

Un oiseau rare à tête de chouan, à cri de marmotte, humour rose et rosse, truffé de bons mots, lardé d’aigre-doux, suintant le terroir, le petit granit  - il arrive d’Ecaussinnes -  et le charbon, roulant les r quand il le faut, savourant même le rut, raillant Paname au bon moment, pinçant l’amour comme une guitare.

Planté là tel un agave, cet artisan – car tout est fabriqué par lui : paroles, mélodies, modulations, improvisations, diction et tout et tout – débite sans désemparer du brut, du demi-brut et du rosé dans un style cher aux miraculés de la chanson.

Inutile d’y chercher du confortable, du fascinant, du fignolé, du prêt à emporter ou à cajoler, Julos Beaucarne éjecte – comme cela d’un seul jet -  ce qu’il estime devoir éjecter. Sans façons, sans ficelles. Et le public accepte l’aveu de cet être chimiquement pur (selon Huxley), c’est à dire timide et bourru, sensible et cynique, railleur et humain, poète et jeanfoutre, l’essence même du vrai troubadour, au temps où les rois acceptaient le défi.

Certes, Julos Beaucarne ne sera jamais une vedette, un surfait du grand plateau. Pour une raison bien simple : la foule n’est pas faite pour écouter mais pour entendre. Ce poète au long cours s’adresse aux gens à l’ouïe fine, au regard neuf, au geste prompt. Le reste n’est que boutade, malice à peine cousue, adolescence à l’affût.

Il se promène aux quatre coins de la chanson avec la même nonchalance. Tous les sens interdits, scabreux, indéfinissables, irrespectueux lui sont familiers. Chez Elle, il est chez lui et chez lui, chez vous ! Avec une familiarité désarçonnante, un sans-gêne de Canadien, une insistance de tournesol.

Et si, tout compte fait, ce garçon aux joues de lune, au poil hirsute, à l’ironie en sautoir, ce naïf au cœur de fauve, plus attirant qu’un évêque et moins vêtu qu’un clochard, s’il se révélait un jour l’Atlante de la chanson ? De la chanson valable, attachante et redoutée, rugueuse et pleine d’attentions, au zénith de la poésie …

Les jeunes ont palpé dès l’envoi l’étoffe de ce magicien-là. Trois récitals à « l’Esprit frappeur » leur ont donné raison. Trois récitals. Trois succès foudroyants. Et deux cents personnes prêtes à le clamer de partout. De Jéricho à Saint-Germain-des-Prés …

 

Jules Carlier

Echo de la Bourse, le 6 mai 1965

 

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 Pochette du 45 tours  " Le petit royaume"  1966

14:20 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

19 août 2011

Le premier vélo de Matteo

 

Il y a quelques années lorsque nous étions Barbara, son fils Matteo de 2 ans et demi, Patrick et moi en tournée en Suisse à Lutry, j'avais trouvé dans un magasin du bord du lac un très beau vélo sans pédales. En quelques jours Matteo apprit à se mouvoir à toute vitesse sur cette petite bécane que j'ai gardée précieusement et que vous voyez sur cette photo accoudée au contrefort de ma maison de Tourinnes.

Si vous avez un petit enfant de 2 ans et demi, n'hésitez pas à lui proposer cette belle machine pour les cyclistes en herbe.

Julos 

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23:19 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)

13 août 2011

Flo 70

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11:24 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (2)

12 août 2011

Le Robert Illustré

 

Les Éditions Le Robert ont le plaisir de vous annoncer

que Julos Beaucarne fait son entrée

dans le nouveau dictionnaire le Robert Illustré & Dixel 2012.

17:28 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)