06 février 2013
Poème d'Amir en provenance de la bande de Gaza
Des frontières autour de moi
si je ferme mes yeux, je te verrai
viens me raconter si tu veux
je suis partant cette nuit malgré le temps
crie ou prie ou pleure
cela ne te sert à rien
mon âme sera déjà là-bas.
Amir
12:23 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (3)
02 février 2013
Chandeleur 75

T'es partie su' l' coup d'une heure
En février, à la chandeleur
Et l'hiver a repris vigueur
Au fond d' mon cœur
Je suis resté seul sur le pont
Avec mes deux p'tits moussaillons
Il paraît qu'on t'a vue passer
Dans les pays de l'autre côté
Ceux qui l'ont dit en ont menti
Car quand le soir est doux ici
Je sens ton sourire qui revient
Et la caresse de ta main
Je sens qu' tu es tout contre moi
Que ta fraîcheur pénètre en moi
Que tu me dis dedans l'oreille
Des mots d'amour doux comme le miel
Pourtant des fois, quand j'y pense pas
Je m' dis que j' te reverrai pas
J' t'entends alors rire aux éclats
De l'autre côté de la paroi
Il est des amis du Québec
Qui te parlent parfois le soir
En même temps t'es à Carpentras
À Methamis et à Java
La mort fait voyager son monde
Tu vas plus vite que le son
T'es partout sur la Terre ronde
T'es devenue une chanson
Chandeleur septante cinq
19:10 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (13)
31 décembre 2012
On se retrouve en 2013 ?
Il a tant plu qu'on ne sait plus dans quel pays il a le plus plu mais au surplus s'il eut moins plu, ça m'eut plus plu.
Paraphrasant mon ami Gilles Vigneault, je dirai que "mon pays n'est pas un pays , c'est la pluie" et en wallon ma langue d'enfance, je dirai "vla co qui rattaque à ploure" (voila qu'il recommence à pleuvoir) et j'ajouterai à la manière de Francis Carco "Il pleut, c'est merveilleux, je t'aime nous resterons à la maison, rien ne nous plaît plus que nous-mêmes en ce temps d'arrière-saison" (ce texte je l'ai mis en musique dans le disque "les poésies du monde" aux éditions Louise Hélène France.
Si je regarde dans le rétroviseur du temps, je vois des torrents de larmes en Syrie, au Kivu, je pense à la souffrance des femmes dans le monde, je pense aux patientes du docteur Mukwege .
Comment faire pour remettre en chantier la grande espérance humaine?
Je pense à Malala Yousafzai, jeune fille de 14 ans victime des talibans, je pense à ces millions d'agricultrices africaines avec leur bébé sur le dos qui travaillent à longueur de jour sous le soleil pour payer l'école de leurs enfants, je pense à ces femmes constamment humiliées et violées .
En plus positif, je pense aussi à l'exploit de Félix Baumgartner parachutiste autrichien qui est devenu le premier homme à franchir le mur du son après un saut en chute libre d'une hauteur de 39 km . Il s'est laissé tombé de la nacelle de son ballon stratosphérique gonflé à l'hélium, à 39,045 km d’altitude, il filait à 1341,9 kilomètres /heure soit 1,24 fois la vitesse du son, excusez du trop, il était comme une fusée vivante et cela s'est passé le 14 octobre 2012. La preuve que l'homme est capable de faire des actions positives et magnifiques.
J'ai reçu à la maison de la radio de Paris entre-temps le prix Charles Cros pour toute mon œuvre ..... quel beau cadeau, quelle belle reconnaissance !
J’ai l’espérance de vous revoir toutes et tous en l’an terriblement 13 et pourquoi pas à Paris au 20ème théâtre les 25 et 26 février?
Julos Beaucarne le 31 décembre 2012

11:06 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (18)
27 septembre 2012
Ô toi ma Meuse, ô toi mon amour au long cours
La Meuse en chômage

Qu'est-ce qui t'arrive ma chère Meuse?
Ô toi ma Meuse, ô toi mon amour au long cours
Du plus loin que je me souvienne de toi
Qu'il y ait soleil, pluie ou frimas
A chaque heure, à chaque minute, à chaque pico-seconde, tu changes
Tu nous changes, tu changes le monde, tu nous varies, tu nous grandis
Tu es une et non des moindres, tu es une des artères de ce grand corps qu'est la terre, notre mère.
Tu es pleine d'infinis détours, tu suis fidèlement ton cours, ton destin aquatique, tu nages maintenant en haute mer, tu es une nageuse olympique, et ton destin frise l’épique.
Tu vas tête la première au large de toutes les mers, de tous les océans, tu avances à pas de géant et sans cesse tu regardes dans ton rétroviseur le chemin parcouru, tu mesures ta progression .....
D’où te vient ce goût d’aller si loin, de creuser avec l’eau, ta fille, ton long chemin de serpenteuse anguille ?
Tu fus ruisselante, ensuite ruisselet puis ruisseau, tu devins rivière puis fleuve.
Ô toi ma chère Meuse, ma Muse, tu m’amuses, toi si tant petite sur le plateau de Langres, maintenant tu es si tant grande, tu es si tant grandette, tu te précipites dans la mer, elle-même, tu la gonfles et tu goûtes à l'immense largitude des mers et des océans, tu deviens océane! Quel magnifique destin.
Ô toi qui contemples et caresses du regard du haut de ta culminance d’enfance le chemin parcouru, te souviens-tu avoir été si petite et si nue? D’avoir été ce tout petit chemin d’eau si tant menu et nu, ce petit chemin nu dans un petit jardin de village, ce petit chemin comme l’eau elle-même qui à force de faire des gouttes coule et coule "jusqu’à ce qu’elle fut appelée en fin final Océane" et cela peut-être pour l’éternité ..... qui sait?
Julos le 23 septembre 2012
Ce texte figurera dans le catalogue de l’exposition « Meuse, amour … au long cours » des œuvres de Jean-Luc Pierret, visible au centre culturel régional de Dinant du 17/11 au 16/12/12
19:20 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (8)
24 mai 2012
La révolte au Québec
La jeunesse du Kébek est en révolte et le vieux système "au nom du pèse et du fisc" veut anéantir leur enthousiasme généreux . Nous les soutenons avec Gilles Vigneault qui s'est mêlé à la foule des contestataires.
On veut empêcher de vivre la jeunesse, on veut l'empêcher de grandir au nom du vieux système et du vieux monde qui veut posséder toute la terre, la polluer, l'appauvrir. Ils veulent tuer l'enthousiasme de la grande Vie avec leurs armes de mort, avec leurs pesticides et les machines à sous.
Nous sommes tels que vous nous fîtes, ô vous grands de la terre, vous nous avez pétris bien vite à votre manière et si nous disons quelques mots de suite, il faut que l'on nous mate et nous buvons à vos tonneaux le vin amer et la matraque, nous ne sommes pour vous que gueux que matériaux que cochonnailles, vous nous aimez au fond si peu, vous faites donner la mitraille et nous restons sur le pavé, nous qui n'avons que nos pensées sans argent pour les démontrer, sans généraux ni grandes armées.
Julos Beaucarne Belgik le 22 mai 2012 Tourinnes la grosse.
23:16 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (5)
09 mai 2012
Le Balbuzard Fluviatile
Depuis que je navigue sur l’océan des mots et que mes mélodies et mes parlures sont murmurées souventes fois par des gens que je ne connais pas et que je finis toujours par rencontrer au détour d’une route ou d’un sentier perdu, depuis que, tout petit, j’ai appris à parler, à zonzonner et même à écrire et même à chanter, je mesure le chemin parcouru.
Un jour que je marchais au bord d’un large fleuve, j’ai rencontré ce grand oiseau. Il faisait 1 mètre septante d’envergure, excusez du trop, son nom était aussi très long. C’était iI y a très longtemps déjà mais j’ai gardé souvenance de son majestueux vol, de sa façon de planer, de se laisser porter par le vent en pleine extase, en méditation souveraine.
Après que se fût envolé un peu partout le fameux “jaseur boréal”, je me suis souvenu du “balbuzard fluviatile”. Cet oiseau mythique au nom magique, pour ce 49 ème disque me semblait tout à fait approprié .
J’aimerais que nous balbuzions encore longtemps ensemble et si possible jusqu’à la fin des temps.
Julos

Pour commander le CD contactez Claude Duchateau
tel 0032(0)10 41 73 74
gsm 0032(0)486 10 12 54
Prix du CD: 20€ + frais de port
14:57 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (18)
06 mai 2012
Inquiétante journée
Aujourd'hui dimanche 6 mai 2012 inquiétante journée … une question se pose … lancinante : l'empereur Ysokras premier va-t-il persister en tant que menteur professionnel ? Il est passé maître en ubiquité puisqu'il est capable (c'est lui qui le dit) d'être en même temps à Fukushima et à Paris, de pratiquer la "mensongerie" et de polluer par son blabla et la gestuelle de celui qui fait semblant qu'il sait, la France et toute l'Europe qu'il a conduit au bord du précipice et cela toujours au nom du pèse et du fisc et du sacro-saint bénéfice.
Si j'avais un conseil à lui donner, je lui dirais de quitter la politique, de démonter son cirque et d’aller se faire voir ailleurs. Cet habitué des voyages virtuels qui ne se passent que dans sa tête, devrait peut-être davantage se servir de son boeing personnel qui moisit hélas dans un hangar de Charles de Gaulle. Il pourrait se servir de cet avion qui sort rarement pour se sauver et atterrir dans une république bananière.
Ô grand St Nicolas, s'il vous plaît ne laissez pas rouiller votre avion-jouet qui vous a coûté si cher et vite, servez-vous-en pour aider les plus nécessiteux de la planète terre. Je pense aux victimes de la sécheresse en Afrique. Il est encore temps, cher Nicolas, pour gagner votre salut et le salut de toutes les françaises et des français et de tous les habitants de la planète, il est encore temps de retourner encore une fois votre veste (les vestes qu'on retourne tout le temps finissent par s'user et à avoir des trous).
Sachez, ô vous qui savez tout sur presque tout, que vous allez devenir pour la postérité le clown verbal et mondial à la gestuelle ample qui ne fait penser hélas qu'au cinéma muet. Recyclez-vous tout de suite tant qu'il est temps parce que vous commencez à avoir mauvaise presse et si vous n'agissez pas maintenant, si vous n'avouez pas vos fautes et vos manquements, vous serez obligé de pointer au chômage … adieu veaux, vaches, cochons, couvées … et vous vous retrouverez avec celles et ceux que vous avez réduits à la portion congrue. Triste fin de règne ne pensez-vous pas ?
Notez bien .... ce que j'en dis, c'est en passant. Bonne chance, cher Ysokras premier. Je crains que vous n'ayez bientôt plus les liquidités nécessaires pour vous payer "le Cri" de Munch …
Julos Beaucarne
16:59 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)
08 avril 2012
Les étonnants voyageurs
Bientôt, je mettrai le cap sur Saint-Malo pour rencontrer mes amis ”les étonnants voyageurs”, celles et ceux qui traversent les océans et les déserts, celles et ceux qui écoutent le murmure du vent à bord d’étranges embarcations de toutes sortes, de la coquille de noix à la barque sophistiquée.
Et voilà Pâques qui revient ... Pâques serait un passage vers quoi? Vers qui? Les voiles se gonflent, le coeur aussi et la mer … ”toujours recommencée” ? Son mystère est au-dedans de nous, nous virons de bord à chaque seconde, les rencontres sont des rades où l’on mouille, où l’on se mouille avant de repartir vers d’autres aventures, une halte, un nouveau départ, un nouveau passage sous d’autres cieux.
Les étonnants voyageurs vont-ils nous parler de Rangoon, où je ne suis jamais allé. Je sais qu’il y a là la cloche d’or de la pagode Sule et tous ces mondes fantastiques qui renversent nos imaginaires de marin, de terre, de paroles et d’eau .... Je sais si peu et en même tant si tant beaucoup et mon âme s’élargit à chaque voyage, à chaque battement d’ailes de papillon. Je vous emmène et je vous raconterai la suite de mes jours .
Bien à vous, lectrices et lecteurs de ce blog
Julos Beaucarne 8 avril 2012 Pâques en Tourinnes la grosse

Dessin de Garène

18:32 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (15)
08 mars 2012
La journée de la femme
Les femmes sont les premières maisons des hommes et des femmes.
Elles sont leurs rampes de lancement, leurs ponts, elles leur donnent leur âme.
Ainsi les hommes pendant 9 mois ont été qu'ils le veuillent ou pas, des femmes.
Une fois sortis d'elles, hélas, il arrive qu'ils les profanent, les massacrent, les violent, les damnent.
Ô vous, qui que vous soyez, c'est aux femmes que vous devez la fête et le fait de naître,
de marcher sur la terre et de transmettre.
Ne laissez pas se faner les fleurs qui vous ont porté si tendrement vers la lumière.
Elles vous disent : "Je vous ai fait". A vous, à présent, de vous faire.
C'est à vous, aujourd'hui, d'achever l'ouvrage déjà commencé.
A votre tour de vous faire naître.
Julos Beaucarne
16:11 Écrit par Julos Beaucarne | Lien permanent | Commentaires (6)




